La marche en montagne est, heureusement, moins gourmande en énergie que la course à pied ou le cyclisme. On estime ainsi que 300 à 400 kcal/h sont consommées lors d’une montée soutenue – en plus des besoins de base. Cette consommation énergétique est liée au rythme cardiaque et, a fortiori, à la vitesse de progression. A titre d’exemple, un coureur de fond consomme près de 700 kcal/h !
Ainsi, on peut estimer que, sous un climat tempéré et en altitude moyenne, les consommations énergétiques pour nos différents niveaux sont de l’ordre de :
Par temps froid, la consommation d’énergie augmente de l’ordre de 100 kcal/h (du fait de la thermorégulation). On sait que les Inuits, gros mangeurs de graisse animale, ont développé un métabolisme particulier, leur permettant de transformer plus rapidement ces graisses en glycogène. Un marcheur sportif en Arctique aura besoin d’environ 7 000 kcal/jour, soit plus de 2 000 kcal que dans un climat tempéré.

L’effort en très haute altitude pose d’autres problèmes. On constate que, au-delà de 4000 mètres, les lipides sont peu utilisés, notre organisme préférant le glycogène, et cela même lors d’efforts longs et de faibles intensités. Ainsi, en haute altitude, les efforts de type "endurance" doivent être considérés comme des efforts intenses de type "résistance". Par ailleurs, la raréfaction d’oxygène semble avoir un effet inhibitif sur l’appétit, avec notamment un fort dégoût pour les graisses et les aliments carnés. Au-delà de 6000 mètres, les alpinistes ne consomment guère plus de 1 500 à 2 000 kcal. Le déficit journalier est alors de l’ordre de 2 000 à 3 000 kcal/jour et se traduit, lors d’expéditions de plusieurs semaines, par une perte de poids très sensible.
Pour une activité comme le trekking, manger des sucres lents la veille de l’activité (pâtes, riz, pain, pommes de terre…) constitue le meilleur apport de carburant pour notre corps.
Cependant, on ne négligera pas :