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Alpinisme niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18  kilomètres. Passages en altitude. Pour une découverte des techniques de haute montagne.
Alpinisme niveau 5
(en moyenne) marche de 6 à 7 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages en altitude. Nécessite une connaissance basique des techniques de haute montagne : niveau F (facile).
Alpinisme niveau 6
(en moyenne) marche engagée de 7 à 8 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages en altitude. Nécessite une maîtrise des techniques d’alpinisme : niveaux PD et AD. Evolution en cordée autonome ou avec un guide.
Alpinisme niveau 7
Marche très engagée de 8 heures par jour et plus hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive. Passages en altitude. Nécessite une maîtrise des techniques d’alpinisme : niveaux AD à D. Evolution en cordée autonome ou avec un guide.
Alpinisme niveau 8
Marche très engagée en très haute altitude de 8 heures par jour et plus hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive. Nécessite impérativement une maîtrise des techniques d’alpinisme : niveaux AD à D. Evolution en cordée autonome ou avec un guide.
Canyoning niveau 1
Accessible à toute personne en bonne forme physique.
Canyoning niveau 2
Pour toute personne ayant une première pratique de l’activité.
Canyoning niveau 3
Pour toute personne ayant une bonne pratique de l’activité.
Canyoning niveau 4
Pour toute personne ayant une pratique régulière de l’activité.
Découverte niveau 1
Marche de moins de 4 heures les jours de randonnée, sur chemin, piste, ou sentier, accessible à toute personne aimant la marche et en bonne forme physique.  
Découverte niveau 2
Marche de 4 à 5 heures les jours de randonnée, sur chemin, piste, sentier ou parcours vallonné.
Multiactivités niveau 1
Accessible à toute personne en bonne forme physique.
Multiactivités niveau 2
Pour toute personne ayant une première pratique de l’activité.
Multiactivités niveau 3
Pour toute personne ayant une bonne pratique de l’activité.
Multiactivités niveau 4
Pour toute personne ayant une pratique régulière de l’activité.
Rando-kayak niveau 1
Accessible à toute personne en bonne forme physique.
Rando-kayak niveau 2
Pour toute personne ayant une première pratique de l’activité.
Rando-kayak niveau 3
Pour toute personne ayant une bonne pratique de l’activité.
Rando-kayak niveau 4
Pour toute personne ayant une pratique régulière de l’activité.
Randonnée niveau 2
Marche de 4 à 5 heures les jours de randonnée, sur chemin, piste, sentier ou parcours vallonné.
Randonnée niveau 3
(en moyenne) marche de 5 heures par jour sur sentier et/ou 600 à 800 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 kilomètres.
Randonnée niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Randonnée niveau 5
Marche de plus 6 heures hors sentier ou en terrain accidenté, avec plus de 1000 mètres de dénivelée positive (et/ou 20 km). Possibilité de passages en altitude.
Randonnée niveau 6
(en moyenne) marche engagée de 7 à 8 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté, avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Randonnée d'altitude niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18  kilomètres. Passages en altitude. Pour une découverte des techniques de haute montagne.
Randonnée d'altitude niveau 5
(en moyenne) marche de 6 à 7 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages en altitude. Nécessite une connaissance basique des techniques de haute montagne : niveau F (facile).
Randonnée du vertige niveau 3
(en moyenne) marche de 5 heures par jour sur sentier et/ou 600 à 800 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 kilomètres. Passages aériens.
Randonnée du vertige niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18 kilomètres. Passages aériens.
Randonnée du vertige niveau 5
(en moyenne) marche de plus de 6 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté, avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages aériens.
Raquette niveau 1
Marche de moins de 4 heures par jour accessible à toute personne aimant la marche et en bonne forme physique.
Raquette niveau 2
(en moyenne) marche de 4 à 5 heures par jour sur  parcours vallonné.
Raquette niveau 3
(en moyenne) marche de 5 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 600 mètres de dénivelée positive et/ou 15 kilomètres.
Raquette niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 15 à 18 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Raquette niveau 5
(en moyenne) marche de plus de 6 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Possibilité de passages en altitude ou sur glacier. Nécessite une connaissance basique des techniques de haute montagne : niveau F (facile).
Ski de randonnée niveau 2
4 à 5 heures de ski de randonnée par jour et 400 à 800 m de dénivelée. Accessible aux bons skieurs à l’aise sur piste noire ayant une première expérience du ski hors piste et sachant skier avec un sac à dos léger. Pentes larges, régulières et peu raides.  
Ski de randonnée niveau 3
5 à 6 heures de ski de randonnée par jour et 500 à 900 m de dénivelée. Accessible aux bons skieurs toute neige ayant une première expérience du ski de randonnée et sachant skier avec un sac à dos de 6 à 8 kg. La connaissance de la technique de conversion (en montée) est nécessaire. Quelques passages techniques sur des pentes dépassant parfois 30°.     
Ski de randonnée niveau 4
6 à 7 heures de ski de randonnée par jour et 800 à 1 200 mètres de dénivelée. Accessible aux très bons skieurs sachant évoluer sur neige difficile avec un sac à dos de 8 à 12 kg et pratiquant régulièrement le ski de randonnée. Quelques passages techniques sur des pentes pouvant aller jusqu’à 35°.  
Ski de randonnée niveau 5
6 à 8 heures de ski de randonnée par jour et 1 000 à 1 500 mètres de dénivelée. Accessible aux très bons skieurs sachant évoluer sur neige difficile en altitude et sur glaciers, sur des parcours engagés, avec un sac à dos de 8 à 12 kg. Quelques passages techniques et/ou raides sur des pentes pouvant aller jusqu’à 35°.
Ski de randonnée niveau 6
6 à 8 heures de ski de randonnée par jour et 1 000 à 1 500 mètres de dénivelée, voire 1 800 certains jours. Accessible aux très bons skieurs entraînés sachant évoluer sur neige difficile en altitude et sur glaciers, sur des parcours engagés, avec un sac à dos de 8 à 12 kg et possédant des connaissances de base en alpinisme. Passages techniques et aériens avec portage des skis sur des pentes pouvant aller jusqu'à 40°.
Ski hors piste niveau 3
Pour bon skieur en toute neige voulant s’initier et progresser en ski hors-piste.
Ski hors piste niveau 4
Pour très bon skieur en toute neige ayant déjà une expérience du ski hors-piste. Très bon contrôle des virages et des arrêts. Descentes sur des pentes de 35 degrés environ.
Ski hors piste niveau 5
: pour excellent skieur en toute neige ayant déjà une expérience du ski hors-piste. Très bon contrôle des virages et des arrêts. Descentes sur des pentes de 35 degrés et plus.
Ski nordique niveau 3
(en moyenne) étapes de 5 heures par jour nécessitant la maîtrise du pas glissé et du pas tournant à la descente. Itinéraires au relief doux, en général damés.
Ski nordique niveau 4
(en moyenne) étape de 6 heures par jour nécessitant une bonne maîtrise technique sur terrain montagneux sans trace académique.
Ski nordique niveau 5
(en moyenne) étape de plus de 6 heures par jour nécessitant une bonne maîtrise technique sur terrain montagneux sans trace académique.
Trail niveau 6
En moyenne, rando-course de 6 heures par jour sur sentier et/ou 1 200 à 1 500 mètres de dénivelée positive (journée possible à plus de 2000 m) et/ou 20 à 25 kilomètres par jour.
Trail niveau 7
En moyenne, rando-course de 6 à 8 heures par jour sur sentier et/ou 1 500 à 1 800 mètres de dénivelée positive (journée possible à plus de 2200 m) et/ou 25 à 35 kilomètres par jour.
Trail niveau 8
En moyenne, rando-course de 8 à 10 heures par jour sur sentier et/ou 1 800 à 2 200 mètres de dénivelée positive (journée possible à plus de 2500 m) et/ou 35 à 45 kilomètres par jour.
Traîneau à chiens niveau 1
Accessible à toute personne en bonne forme physique.
Traîneau à chiens niveau 2
Pour toute personne ayant une première pratique de l’activité.
Traîneau à chiens niveau 3
Pour toute personne ayant une bonne pratique de l’activité.
Trekking niveau 2
(en moyenne) marche de 4 à 5 heures par jour sur chemin, piste, sentier ou parcours vallonné.
Trekking niveau 3
(en moyenne) marche de 5 heures par jour sur sentier et/ou 600 à 800 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 kilomètres.
Trekking niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Trekking niveau 5
(en moyenne) marche de plus de 6 à 7 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté, avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Trekking niveau 6
(en moyenne) marche engagée de 7 à 8 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté, avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Trekking niveau 7
Marche très engagée de plus de 8 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté, avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Trekking-alpinisme niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18  kilomètres. Passages en altitude. Pour une découverte des techniques de haute montagne.
Trekking-alpinisme niveau 5
(en moyenne) marche de 6 à 7 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages en altitude. Nécessite une connaissance basique des techniques de haute montagne : niveau F (facile).
Trekking-alpinisme niveau 6
: (en moyenne) marche engagée de 7 à 8 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages en altitude. Nécessite une maîtrise des techniques d’alpinisme : niveaux PD et AD. Evolution en cordée autonome ou avec un guide.
Trekking-alpinisme niveau 7
Marche très engagée de 8 heures par jour et plus hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive. Passages en altitude. Nécessite une maîtrise des techniques d’alpinisme : niveaux AD à D. Evolution en cordée autonome ou avec un guide.
Vélo niveau 1
2 à 4 heures de vélo par jour (soit 20 à 40 kilomètres) sur routes ou chemins généralement plats ; 200 mètres de dénivelée positive maximum. Accessible à toute personne ayant une bonne forme physique.
Vélo niveau 2
3 à 5 heures de vélo par jour (soit 30 à 50 kilomètres) sur chemins ou routes vallonnés ; 500 mètres de dénivelée positive maximum avec des montées toujours courtes. Accessible à toute personne pratiquant une activité physique régulière.
Vélo niveau 3
4 à 6 heures de vélo par jour (soit 40 à 70 kilomètres) sur chemins ou routes vallonnés ; 800 mètres de dénivelée positive maximum ; côtes pouvant atteindre un kilomètre et/ou distances longues sur terrain plat (jusqu'à 70 kilomètres). Accessible à toute personne ayant une pratique régulière du vélo sur terrain vallonné.
Vélo niveau 4
5 à 7 heures de vélo par jour (soit 40 à 70 kilomètres) sur terrain très vallonné à montagneux ; plus de 1 000 mètres de dénivelée positive ; côtes ou passages de cols de plusieurs kilomètres. Accessible à toute personne sportive ayant une pratique régulière du vélo avec dénivelée.
Label
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Confort
Par rapport au standard du pays, hébergement très confortable et transports privés.
Sommet
Sommets prestigieux de 3 000 à 6 000 mètres : un volcan ou un pic glaciaire, des ascensions plus ou moins difficiles au cœur des plus belles montagnes du globe.
Voyage d'exception
Sites mythiques, régions sauvages et reculées, grandes traversées, treks extraordinaires autour du monde, des voyages uniques où l’aventure est intense.
Expé
Des voyages qui nécessitent un minimum d’expérience des techniques d’alpinisme (cramponnage, descente en rappel, etc.), destinés aux personnes autonomes dans des conditions extrêmes, capables de vivre en petit groupe, loin de toute civilisation. Une expérience forte où l’engagement est réel. 
Photo
Des voyages adaptés à la prise de vue pour des passionnés d’images et d’espaces sauvages, encadrés par des guides ou accompagnateurs photographes.
Bon plan
Des voyages au prix réduit grâce à des prestations simplifiées par rapport au standard Allibert : par exemple, hébergement chez l’habitant, hôtel de catégorie inférieure, transports en commun, équipe logistique ajustée, dîners libres, etc.
Essentiel
Les voyages ou sites incontournables du pays ou de la région.
Autotour
Circuit dont les déplacements sont effectués avec un véhicule conduit par le client
Safari
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Autonomie : lire le balisage et s’orienter avec une carte et/ou suivre un tracé GPS dans un environnement international ou un milieu isolé ; sur certaines étapes, prendre en compte la spécificité du terrain et la météo.

 
  • Alpes, uniques et plurielles

  Pays de Fribourg : une douce escapade

Derrière son visage de ville médiévale, bilingue et universitaire, Fribourg cache un arrière-pays de sommets calcaires et une nature montagnarde préservée.
Cap sur Schwarzsee et le parc naturel régional du Gantrisch, à vélo électrique.

Un reportage d’Alpes magazine. Textes : Philippe Vouillon. Photos : Julien Dorol

A lire aussi : Aux sources du Rhône>    Val d’Hérens : au-delà du folklore>




Il paraît que les touristes asiatiques commencent à en avoir assez d’Interlaken et de Lucerne... Et que certains d’entre eux viennent chercher autour de Fribourg et des montagnes du Gantrisch un calme et un dépaysement tout helvétiques. À quel imaginaire doit-on faire appel pour capter cette clientèle internationale ? Sans doute à celui de nos mêmes envies d’une Suisse éternelle. Vus de France, Fribourg et son arrière-pays sentaient bon la désalpe et les armaillis de la Gruyère, les coteaux viticoles du Vully sur les rives du lac de Morat. Et le Gantrisch ? Et Schwarzsee, le lac Noir ? J’avouais mon ignorance. Une rapide recherche iconographique nous laissa surpris par cette géologie calcaire tout en plis et en failles, cernée de lumineuses prairies tachées de forêts. Allons voir sur place.

Fribourg de haut en bas

Rien de mieux pour faire connaissance avec une ville que de la regarder d’en haut. Je n’ai pas dit « de haut » : visiter demande humilité. 365 marches, 74 mètres. Va pour la tour de la cathédrale Saint-Nicolas. Ça change des gratte-ciel de Shanghai et la vue de la plate-forme embrasse toute la cité fondée en 1157 par le duc Berthold IV de Zähringen. Nulle trace d’occupation humaine avant la décision ducale, seulement ce canyon creusé dans la molasse par les eaux de la Sarine. Et entre deux boucles de la rivière, le gué de l’Auge. Le site était idéal pour être fortifié. Fortifiante aussi, la marche entre les quartiers de basse et de haute ville. On passe de l’un à l’autre par des ruelles pavées, des escaliers ou via le « Funi », improbable crémaillère à contrepoids fonctionnant avec les eaux usées. La technologie ferroviaire made in Switzerland est sans limite ! Gérald Caboussat nous attendait en bas, place du Petit-Saint-Jean. « Mon coin préféré quand j’étais gamin, c’était le Court-Chemin [nom d’une rue, NDLR]. Les femmes tricotaient sur le pas de la porte, on jouait aux cartes dehors. Neuveville était le quartier des artisans et des ouvriers. » Les ruelles proches des Tisserands et des Drapiers rappellent aussi l’histoire médiévale de Fribourg qui connut la prospérité par ses activités exportatrices et proto-industrielles — tannerie, tissage, métallurgie  — regroupées au fil d’installations hydrauliques. L’usine du monde de l’époque... L’endroit a gardé le charme d’un village, transformé par la gentrification qui a repoussé vers les banlieues les habitants de condition modeste. Le patrimoine joue la machine à remonter le temps. Deux cents maisons gothiques dévoilent leurs soubassements en tuf et leurs façades d’un vert glauque, pierre taillée de molasse et fenêtre à meneaux. Dans la Grand-Rue, les maisons patriciennes baroques nous plongent dans le Fribourg des XVIIe et XVIIIesiècles et laissent imaginer des trésors cachés derrière les lourdes portes de chêne ou les grilles en fer forgé des balcons. Parmi les autres richesses architecturales de Fribourg, citons ce remarquable réseau de fontaines figuratives de la Renaissance ou les deux kilomètres de remparts flanqués de quatorze tours, le plus vaste ensemble de fortifications médiévales du pays. Une petite muraille de Chine...

Ce qui pourrait plaire aussi à ces visiteurs étrangers, c’est l’air pur à respirer depuis l’inauguration de l’élégant pont haubané de la Poya - le plus long de Suisse avec 851,60 mètres. Avant 2014, un flot quotidien de 25 000 véhicules traversait le centre ancien, faisant de la cathédrale Saint-Nicolas le seul rond-point gothique que je connaisse. Le bourg historique de Fribourg est en pleine renaissance et le pont de Zähringen, l’ancien, désormais dédié à la circulation des bus, taxis et vélos, sera notre porte pour sortir de la ville et rejoindre Schwarzsee, à 35 km au sud-est.

À vélo sur la frontière

Notre e-bike de location est de couleur noire. C’est le seul point commun avec le modèle du prolétaire sous Mao. Grâce à une batterie lithium-ion de 23 Ah, il annonce 500 W au pédalier. L’argument technique ne vous dit rien ? À moi non plus. J’ai compris en attaquant la première côte, route de Bourguillon, en direction de la porte éponyme et de la chapelle de Lorette. Une révolution culturelle est à l’œuvre en matière de déplacements pour les loisirs autour du tandem « vélo - transports en commun ». Notre itinéraire cycliste va nous faire jouer à saute-mouton avec le Röstigraben —  littéralement : fossé à rösti(s), du nom de la fameuse galette de pommes de terre. Cette métaphore née dans les années 1970 désigne les divisions entre Suisse romande et Suisse alémanique. À Fribourg, sur les bords de la Sarine, une œuvre du sculpteur André Bucher —  deux monolithes de calcaire gris et ocre ceinturés par une bande de fonte  — figure les liens et les fractures entre les communautés. Mais la situation linguistique de la région est encore plus compliquée. Vous pouvez vous exprimer en français ou en patois franco-provençal, en allemand ou en singinois (Senslerdeutsch) ou bien mélanger français et allemand dans une même phrase. Vous parlez alors le bolze, drôle d’idiome fribourgeois de la basse ville. Mais attention, sachez que certains parlent le bolze français, et d’autres le bolz allemand, selon leur langue maternelle... Le bolze, dialecte, argot, identité ? Les spécialistes hésitent. En tout cas, certains habitants se sentent un peu bolzes sur les bords.

Mais revenons à notre pédalage de part et d’autre de la Gérine — Ärgera en singinois  —, rivière qui tient lieu de frontière linguistique. Pour simplifier : la rive droite est germanophone — Tentlingen (Tinterin), puis Giffers (Chevrilles) ; la rive gauche, francophone —  Le Mouret. La langue de l’administration communale et celle enseignée à l’école vont de pair. Nous avançons à bonne allure, un œil sur le paysage, l’autre sur l’indicateur de batterie. Mieux vaut être économe. Ces petites routes déroulent une campagne vallonnée, encore très agricole jusqu’à Plaffeien (Planfayon), bourg résidentiel et point de passage de la ligne 123 des Transports publics fribourgeois. Trop lourds et trop chers, nos deux-roues électriques ne seront pas accrochés sur le porte-vélo à l’arrière du car —  problème d’assurance, un comble en Suisse —, mais nous serons autorisés à les monter à bord de ce long bus articulé d’allure urbaine qui s’engage sur la route de montagne. Bientôt le terminus et Schwarzsee, perle noire dans la lumière satinée du soir. Direction l’hôtel. Demain, « le peuple chinois doit se lever », comme disait le Grand Timonier.

Au petit matin et au pas lent de la Longue Marche, nous prenons la direction de la vallée de la Brecca, guidés par Rachel Rumo, accompagnatrice en montagne, qui fouilla ici la grotte du Bärenloch, remarquable repaire d’ours des cavernes. « Dans la vallée voisine des Euschels, les plus anciennes traces d’occupation humaine connues datent de -10 000 à - 6 000 ans. Des hommes sont venus y établir des campements pour tailler des silex et chasser. » Ce qui frappe, en sillonnant cette vallée en entonnoir, c’est la présence discrète de l’homme. La montagne calcaire est pourtant si sauvage, sculptée par l’eau et les glaciers, avec ces crêtes morainiques, cônes d’éboulis, lapiaz… Mais c’est comme si un peintre paysan avait peaufiné le tableau par petites touches : ici un muret de pierres, là un patchwork de couleurs selon que les terrains sont pâturés ou non. Et surtout les érables sycomores, figures hiératiques des lieux…

Au royaume des érables 

«  Poussant jusqu’à 1 400 mètres, souvent planté près des chalets, l’érable était comme une présence pour l’armailli seul à l’alpage. C’est l’arbre de l’amitié, peut-être à cause de sa feuille en forme de main », explique Rachel. Tenancier de la buvette Marbach Brecca, Hans-Ueli Hürzeler, alpagiste et bûcheron, a redonné de la vigueur à l’un d’eux en coupant les épicéas qui l’étouffaient. Bientôt, son feuillage sera flamboyant. « Veaux et génisses sont déjà redescendus dans les fermes. Nous resterons là jusqu’à ce que la neige nous chasse. Notre première bataille de boules de neige ! » De notre côté, rien ne nous incite à partir, sauf un planning à respecter...

De retour à Schwarzsee, nous filons vers l’est du parc naturel régional du Gantrisch où un chemin passerelle traverse la forêt de Gägger dévastée en 1999 par l’ouragan Lothar. Les forestiers ont eu l’idée d’y bâtir ce sentier suspendu au-dessus des tourbières et de la végétation renaissante. Le panorama s’ouvre sur la chaîne des Préalpes fribourgeoises, dont le sommet du Gantrisch et son profil d’oiseau, bec levé vers le ciel. Instants de contemplation. Je songe aux vautours fauves survolant en été la Brecca et aux aigles nichant dans les falaises du col des Euschels. Que la nature puisse nous recharger en énergie, nous, gens pressés des villes, Adolf Kaeser, directeur de Schwarzsee Tourismus, en est convaincu. Autrefois spécialiste de machines à sous, il s’est engagé dans le développement touristique de sa région. « Ce qui était un handicap hier — ne pas avoir construit autour du lac Noir  — est notre atout pour l’avenir. Mais comment gagner de l’argent avec cette nature préservée ? Au-delà des revenus indirects par la vente de produits agricoles, la restauration et les nuitées dans les hôtels, nous devrons imaginer demain d’autres formules. Peut-être faire payer l’entrée ou le stationnement des voitures pour financer des projets touristiques. Car l’automobile abîme l’ambiance du site », analyse Adolf Kaeser en imaginant un parking souterrain. Pour lui, comme pour le directeur du parc naturel régional, Christoph Kauz, l’heure est au slow tourism. Tout le contraire d’un tour d’Europe à l’asiatique en sept jours. Leurs propositions ? Plutôt une escapade dans le Gantrisch en mobilité douce, à pied, en car et à vélo électrique. Nous aurons joué les éclaireurs.

 

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