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Alpinisme niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18  kilomètres. Passages en altitude. Pour une découverte des techniques de haute montagne.
Alpinisme niveau 5
(en moyenne) marche de 6 à 7 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages en altitude. Nécessite une connaissance basique des techniques de haute montagne : niveau F (facile).
Alpinisme niveau 6
(en moyenne) marche engagée de 7 à 8 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages en altitude. Nécessite une maîtrise des techniques d’alpinisme : niveaux PD et AD. Evolution en cordée autonome ou avec un guide.
Alpinisme niveau 7
Marche très engagée de 8 heures par jour et plus hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive. Passages en altitude. Nécessite une maîtrise des techniques d’alpinisme : niveaux AD à D. Evolution en cordée autonome ou avec un guide.
Alpinisme niveau 8
Marche très engagée en très haute altitude de 8 heures par jour et plus hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive. Nécessite impérativement une maîtrise des techniques d’alpinisme : niveaux AD à D. Evolution en cordée autonome ou avec un guide.
Canyoning niveau 1
Accessible à toute personne en bonne forme physique.
Canyoning niveau 2
Pour toute personne ayant une première pratique de l’activité.
Canyoning niveau 3
Pour toute personne ayant une bonne pratique de l’activité.
Canyoning niveau 4
Pour toute personne ayant une pratique régulière de l’activité.
Découverte niveau 1
Marche de moins de 4 heures les jours de randonnée, sur chemin, piste, ou sentier, accessible à toute personne aimant la marche et en bonne forme physique.  
Découverte niveau 2
Marche de 4 à 5 heures les jours de randonnée, sur chemin, piste, sentier ou parcours vallonné.
Multiactivités niveau 1
Accessible à toute personne en bonne forme physique.
Multiactivités niveau 2
Pour toute personne ayant une première pratique de l’activité.
Multiactivités niveau 3
Pour toute personne ayant une bonne pratique de l’activité.
Multiactivités niveau 4
Pour toute personne ayant une pratique régulière de l’activité.
Rando-kayak niveau 1
Accessible à toute personne en bonne forme physique.
Rando-kayak niveau 2
Pour toute personne ayant une première pratique de l’activité.
Rando-kayak niveau 3
Pour toute personne ayant une bonne pratique de l’activité.
Rando-kayak niveau 4
Pour toute personne ayant une pratique régulière de l’activité.
Randonnée niveau 2
Marche de 4 à 5 heures les jours de randonnée, sur chemin, piste, sentier ou parcours vallonné.
Randonnée niveau 3
(en moyenne) marche de 5 heures par jour sur sentier et/ou 600 à 800 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 kilomètres.
Randonnée niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Randonnée niveau 5
Marche de plus 6 heures hors sentier ou en terrain accidenté, avec plus de 1000 mètres de dénivelée positive (et/ou 20 km). Possibilité de passages en altitude.
Randonnée niveau 6
(en moyenne) marche engagée de 7 à 8 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté, avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Randonnée d'altitude niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18  kilomètres. Passages en altitude. Pour une découverte des techniques de haute montagne.
Randonnée d'altitude niveau 5
(en moyenne) marche de 6 à 7 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages en altitude. Nécessite une connaissance basique des techniques de haute montagne : niveau F (facile).
Randonnée du vertige niveau 3
(en moyenne) marche de 5 heures par jour sur sentier et/ou 600 à 800 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 kilomètres. Passages aériens.
Randonnée du vertige niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18 kilomètres. Passages aériens.
Randonnée du vertige niveau 5
(en moyenne) marche de plus de 6 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté, avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages aériens.
Raquette niveau 1
Marche de moins de 4 heures par jour accessible à toute personne aimant la marche et en bonne forme physique.
Raquette niveau 2
(en moyenne) marche de 4 à 5 heures par jour sur  parcours vallonné.
Raquette niveau 3
(en moyenne) marche de 5 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 600 mètres de dénivelée positive et/ou 15 kilomètres.
Raquette niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 15 à 18 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Raquette niveau 5
(en moyenne) marche de plus de 6 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Possibilité de passages en altitude ou sur glacier. Nécessite une connaissance basique des techniques de haute montagne : niveau F (facile).
Ski de randonnée niveau 2
4 à 5 heures de ski de randonnée par jour et 400 à 800 m de dénivelée. Accessible aux bons skieurs à l’aise sur piste noire ayant une première expérience du ski hors piste et sachant skier avec un sac à dos léger. Pentes larges, régulières et peu raides.  
Ski de randonnée niveau 3
5 à 6 heures de ski de randonnée par jour et 500 à 900 m de dénivelée. Accessible aux bons skieurs toute neige ayant une première expérience du ski de randonnée et sachant skier avec un sac à dos de 6 à 8 kg. La connaissance de la technique de conversion (en montée) est nécessaire. Quelques passages techniques sur des pentes dépassant parfois 30°.     
Ski de randonnée niveau 4
6 à 7 heures de ski de randonnée par jour et 800 à 1 200 mètres de dénivelée. Accessible aux très bons skieurs sachant évoluer sur neige difficile avec un sac à dos de 8 à 12 kg et pratiquant régulièrement le ski de randonnée. Quelques passages techniques sur des pentes pouvant aller jusqu’à 35°.  
Ski de randonnée niveau 5
6 à 8 heures de ski de randonnée par jour et 1 000 à 1 500 mètres de dénivelée. Accessible aux très bons skieurs sachant évoluer sur neige difficile en altitude et sur glaciers, sur des parcours engagés, avec un sac à dos de 8 à 12 kg. Quelques passages techniques et/ou raides sur des pentes pouvant aller jusqu’à 35°.
Ski de randonnée niveau 6
6 à 8 heures de ski de randonnée par jour et 1 000 à 1 500 mètres de dénivelée, voire 1 800 certains jours. Accessible aux très bons skieurs entraînés sachant évoluer sur neige difficile en altitude et sur glaciers, sur des parcours engagés, avec un sac à dos de 8 à 12 kg et possédant des connaissances de base en alpinisme. Passages techniques et aériens avec portage des skis sur des pentes pouvant aller jusqu'à 40°.
Ski hors piste niveau 3
Pour bon skieur en toute neige voulant s’initier et progresser en ski hors-piste.
Ski hors piste niveau 4
Pour très bon skieur en toute neige ayant déjà une expérience du ski hors-piste. Très bon contrôle des virages et des arrêts. Descentes sur des pentes de 35 degrés environ.
Ski hors piste niveau 5
: pour excellent skieur en toute neige ayant déjà une expérience du ski hors-piste. Très bon contrôle des virages et des arrêts. Descentes sur des pentes de 35 degrés et plus.
Ski nordique niveau 3
(en moyenne) étapes de 5 heures par jour nécessitant la maîtrise du pas glissé et du pas tournant à la descente. Itinéraires au relief doux, en général damés.
Ski nordique niveau 4
(en moyenne) étape de 6 heures par jour nécessitant une bonne maîtrise technique sur terrain montagneux sans trace académique.
Ski nordique niveau 5
(en moyenne) étape de plus de 6 heures par jour nécessitant une bonne maîtrise technique sur terrain montagneux sans trace académique.
Trail niveau 6
En moyenne, rando-course de 6 heures par jour sur sentier et/ou 1 200 à 1 500 mètres de dénivelée positive (journée possible à plus de 2000 m) et/ou 20 à 25 kilomètres par jour.
Trail niveau 7
En moyenne, rando-course de 6 à 8 heures par jour sur sentier et/ou 1 500 à 1 800 mètres de dénivelée positive (journée possible à plus de 2200 m) et/ou 25 à 35 kilomètres par jour.
Trail niveau 8
En moyenne, rando-course de 8 à 10 heures par jour sur sentier et/ou 1 800 à 2 200 mètres de dénivelée positive (journée possible à plus de 2500 m) et/ou 35 à 45 kilomètres par jour.
Traîneau à chiens niveau 1
Accessible à toute personne en bonne forme physique.
Traîneau à chiens niveau 2
Pour toute personne ayant une première pratique de l’activité.
Traîneau à chiens niveau 3
Pour toute personne ayant une bonne pratique de l’activité.
Trekking niveau 2
(en moyenne) marche de 4 à 5 heures par jour sur chemin, piste, sentier ou parcours vallonné.
Trekking niveau 3
(en moyenne) marche de 5 heures par jour sur sentier et/ou 600 à 800 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 kilomètres.
Trekking niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Trekking niveau 5
(en moyenne) marche de plus de 6 à 7 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté, avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Trekking niveau 6
(en moyenne) marche engagée de 7 à 8 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté, avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Trekking niveau 7
Marche très engagée de plus de 8 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté, avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Trekking-alpinisme niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18  kilomètres. Passages en altitude. Pour une découverte des techniques de haute montagne.
Trekking-alpinisme niveau 5
(en moyenne) marche de 6 à 7 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages en altitude. Nécessite une connaissance basique des techniques de haute montagne : niveau F (facile).
Trekking-alpinisme niveau 6
: (en moyenne) marche engagée de 7 à 8 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages en altitude. Nécessite une maîtrise des techniques d’alpinisme : niveaux PD et AD. Evolution en cordée autonome ou avec un guide.
Trekking-alpinisme niveau 7
Marche très engagée de 8 heures par jour et plus hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive. Passages en altitude. Nécessite une maîtrise des techniques d’alpinisme : niveaux AD à D. Evolution en cordée autonome ou avec un guide.
Vélo niveau 1
2 à 4 heures de vélo par jour (soit 20 à 40 kilomètres) sur routes ou chemins généralement plats ; 200 mètres de dénivelée positive maximum. Accessible à toute personne ayant une bonne forme physique.
Vélo niveau 2
3 à 5 heures de vélo par jour (soit 30 à 50 kilomètres) sur chemins ou routes vallonnés ; 500 mètres de dénivelée positive maximum avec des montées toujours courtes. Accessible à toute personne pratiquant une activité physique régulière.
Vélo niveau 3
4 à 6 heures de vélo par jour (soit 40 à 70 kilomètres) sur chemins ou routes vallonnés ; 800 mètres de dénivelée positive maximum ; côtes pouvant atteindre un kilomètre et/ou distances longues sur terrain plat (jusqu'à 70 kilomètres). Accessible à toute personne ayant une pratique régulière du vélo sur terrain vallonné.
Vélo niveau 4
5 à 7 heures de vélo par jour (soit 40 à 70 kilomètres) sur terrain très vallonné à montagneux ; plus de 1 000 mètres de dénivelée positive ; côtes ou passages de cols de plusieurs kilomètres. Accessible à toute personne sportive ayant une pratique régulière du vélo avec dénivelée.
Label
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Confort
Par rapport au standard du pays, hébergement très confortable et transports privés.
Sommet
Sommets prestigieux de 3 000 à 6 000 mètres : un volcan ou un pic glaciaire, des ascensions plus ou moins difficiles au cœur des plus belles montagnes du globe.
Voyage d'exception
Sites mythiques, régions sauvages et reculées, grandes traversées, treks extraordinaires autour du monde, des voyages uniques où l’aventure est intense.
Expé
Des voyages qui nécessitent un minimum d’expérience des techniques d’alpinisme (cramponnage, descente en rappel, etc.), destinés aux personnes autonomes dans des conditions extrêmes, capables de vivre en petit groupe, loin de toute civilisation. Une expérience forte où l’engagement est réel. 
Photo
Des voyages adaptés à la prise de vue pour des passionnés d’images et d’espaces sauvages, encadrés par des guides ou accompagnateurs photographes.
Bon plan
Des voyages au prix réduit grâce à des prestations simplifiées par rapport au standard Allibert : par exemple, hébergement chez l’habitant, hôtel de catégorie inférieure, transports en commun, équipe logistique ajustée, dîners libres, etc.
Essentiel
Les voyages ou sites incontournables du pays ou de la région.
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Autonomie : lire le balisage et s’orienter avec une carte et/ou suivre un tracé GPS dans un environnement international ou un milieu isolé ; sur certaines étapes, prendre en compte la spécificité du terrain et la météo.

 
  • Alpes, uniques et plurielles

  Val d'Hérens : au-delà du folklore

Une nature, des traditions et des village préservés, une race de vaches locale, la Dent Blanche... le val d’Hérens ne manque pas d'atouts. Une destination postmoderne et patrimoniale portée par la jeune génération.

Un reportage d’Alpes magazine. Textes : Philippe Vouillon. Photos : Christian Martelet.

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J’aimerais être comme l’écrivain Maurice Zermatten en son pays du Valais, « confondu avec le monde, mêlé par toute ma substance à ce paysage ouvert sous mes yeux [...] ». Je suis allé chercher l’osmose dans le val d’Hérens, sa terre de naissance. De sa commune — Saint-Martin —, et ses landes brûlantes en été, un chemin Maurice Zermatten mène à la cabane des Becs de Bosson, à presque 3 000 m d’altitude. Nous ne suivrons pas ce balisage, préférant quatre jours de butinage. Mais l’envie est la même : aller au-delà de l’évocation du pittoresque de ce pays où les vaches sont reines. Soulever le voile des costumes pour peindre au mieux le patrimoine de la région, voire l’âme de ses habitants. Départ d’Hérémence, sur le versant opposé au village natal de Maurice Zermatten, là où Borgne et Dixence mêlent leurs eaux glaciaires.

Surprises de l’histoire

La rivière évoque le barrage monumental de la Grande Dixence - la plus grande retenue de Suisse - qui pèse de tout son poids sur le paysage et l’histoire de la vallée. On est resté à distance, installé à la buvette de Pralong, prenant le temps de boire un verre au pied des 400 milliards de litres d’eau retenus derrière la muraille de béton. On ne devrait pas mourir de soif... C’est l’église d’Hérémence, contemporaine du complexe hydroélectrique et consacrée en 1971, qui a retenu notre attention. Le clocher tour gris ciment cache un dédale d’escaliers, de coursives et une entrée dérobée. L’intérieur de ce « bunker de la foi », comme le surnommèrent ses détracteurs, est saisissant. Nos sens hésitent entre une plongée au cœur de l’architecture industrielle du barrage et l’image d’une carrière sculptée par l’exploitation des veines d’un minerai. L’animation d’un son et lumière achève de vous prendre aux tripes. « Une église dans un village ne doit pas être la copie des chalets environnants. Elle ne doit pas non plus refléter simplement le passé », avait déclaré le curé de l’époque. Aucun risque ici ! À ses côtés, de hautes maisons tours construites dans la pente exposent leurs singulières façades, pierres côté amont, madriers de bois massif côté aval. Placide Dayer, membre de l’association Patrimoine Hérémence, nous détaille leur construction : « La maison bourgeoisiale dans laquelle est installé le musée date de 1584. Mais la construction de ces bâtiments s’est étalée pour certains sur trois siècles. La technique de coupe de poutres —  à la hache, à la scie à main puis à la scie mécanique — permet de distinguer chaque époque. Elles étaient souvent en copropriété et des familles nouvelles venaient habiter l’étage ajouté à la construction. » En face d’Hérémence, le site agritouristique d’Ossona raconte l’histoire d’un autre village, celui des souvenirs de Zermatten. « Combien de fois, le même jour, fallait-il descendre à Ossone pour arroser les prés, et grimper jusqu’au haut de la côte où le temps était venu des fenaisons. Deux heures de marche. L’espace se mesurait à la durée des pas humains. Ossone, ses grands noyers ronds, ses pruniers, ses cerisiers et la vigne, cette centaine de ceps qui portaient des raisins mûrs couleur de cuivre. » Comment ne pas songer ici à un jardin d’Éden aux printemps toujours plus précoces que dans le village de Suen, cinq cents mètres plus en altitude ? Et comment ne pas comprendre l’attachement viscéral de certains à ce vaste hameau abandonné par son dernier habitant en 1962 ?

Attablés à la ferme-auberge, nous nous laissons conter la renaissance d’Ossona par Daniel Beuret et Maria Pirès, les exploitants du lieu, ainsi que leur arrivée en 2005 et l’installation des troupeaux de vaches et de chèvres. Patrice Gaspoz, directeur de l’Office de tourisme de Saint-Martin, évoque la forte volonté communale, les visiteurs venant ici en famille montrer ce qu’était leur vie autrefois, et d’autres projets touristiques liés au monde agricole.

Nature, agriculture et tourisme,
trio gagnant 

C’est avec lui qu’on est monté à l’alpage de l’A Vieille. Comme l’orage menaçait, nous avons renoncé à grimper jusqu’à la cabane des Becs de Bosson. On s’est mis à chotte - comprenez à l’abri - dans ces petits chalets rudimentaires regroupés autour du , l’ancien lieu de traite central. Même si les vaches étaient dans un alpage en contrebas, il était temps de parler des hérens, dans le berceau de cette race lutteuse. « Bien sûr, le business des combats se joue chaque année à la finale cantonale, mais le vrai patrimoine se trouve à l’alpage. Être propriétaire d’une reine d’alpage est encore plus prestigieux pour les éleveurs que posséder la reine d’un match. » L’orage passé, nous avons marché vers l’ouest pour contempler le jour finissant. Les Dents de Veisivi étaient d’un noir graphite, les aiguilles Rouges d’Arolla pointaient leurs oreilles de chat. Les montagnes alentour viraient au bronze tandis que des nuages traînaient un panache de suie jusqu’au sommet des Diablerets. Il était temps d’aller dormir. Le lendemain, lever à 4 h 30 du matin pour arriver au plus tôt au pas de Lona (2 787 m), photos obligent. C’est donc sous les étoiles et à la lueur d’une frontale que nous avons gagné ce col mentionné par Maurice Zermatten dans son roman, La Porte blanche. « Monte jusqu’au col. C’est la porte blanche de la lumière », fait-il dire à un meurtrier cherchant à délivrer sa conscience dans cette ascension menée un jour de tempête de neige. Pour nous, la météo était clémente. Des edelweiss couvraient le bord du chemin montant à la cabane, « royaume des génépis » de L’Homme aux herbes, autre roman de Zermatten. Au refuge, pause petit déjeuner avant de rejoindre l’alpage de la Louère à travers le sauvage vallon de Réchy : glacier rocheux, pierrier lunaire de cargneule, dolines creusées dans le gypse, entrelacs de ruisseaux et de petits marais bordés de linaigrettes... Le tout avec vue sur la Maya, solitaire forteresse. Passé le col de Cou, le chemin nous ramena vers une nature dominée par l’homme. La buvette de la Louère, sa fromagerie et ses gîtes achevaient notre retour au pays de l’alpe. Il nous restait à rejoindre Évolène pour voir Cyrille Georges, paysan passionné et ardent défenseur de la race d’Hérens à travers le projet de La Maison des reines — centre agritouristique et d’exposition, sentier didactique. Pour l’instant, seule une arène circulaire de 2 500 places, destinée à accueillir les combats, sera inaugurée cet été aux Haudères. « Je dois avoir du sang de vache dans les veines, plaisante Cyrille, fidèle à son franc-parler. On doit valoriser cette culture agricole. Mais beaucoup ne croient plus dans l’avenir de l’agriculture ni dans le fait de gagner sa vie grâce au tourisme, et vendent leurs terres et leurs biens. »

Lui, en contrepartie d’aides écologiques ou au maintien du paysage, s’en va encore faucher des prés dans des pentes invraisemblables. « J’utilise une souffleuse de cantonnier. C’est bien plus efficace que le râteau pour pousser le foin vers le bas. D’autant plus qu’on est aujourd’hui bien moins nombreux pour faire les foins », nous explique-t-il du haut de l’alpage de Chemeuille, accessible par le télésiège de Lannaz.

La force des traditions 

Comme Cyrille Georges, collègue d’école, Olivier Gaspoz, quatrième génération d’hôtelier à Évolène, porte un projet de développement touristique. « La commune recense plus de 3000 bâtiments historiques », explique l’entrepreneur, président d’Évolène Région Tourisme, en pointant du doigt un grenier, petite bâtisse au contenu protégé des rongeurs par des pilotis et des dalles de pierre. On trouve aussi des raccards pour le stockage des gerbes de céréales, des granges écuries et d’authentiques maisons évolénardes. « Nous sommes confrontés à des familles qui ne savent pas comment conserver cet héritage bâti, en même temps qu’à la fermeture d’hôtels. Face à cette situation, nous avons imaginé un concept de village hôtelier en réseau, une quinzaine de bâtiments pour environ 100 lits au démarrage. Chaque propriétaire gardera son bien. Nous prendrons seulement en charge la rénovation des bâtiments dont on veillera à préserver le cachet et on assurera un service hôtelier garantissant le “luxe de l’authentique”. » Ce projet, nommé Rev’Olèïnna, est en passe de voir le jour. En patois local, Olèïnna, c’est le nom d’Évolène. Car ici, le patois n’est pas mort. Pour preuve, la jeune génération le parle toujours. Ainsi Florian Pannatier, Dany et Dylan Métrailler, retrouvés à la terrasse du Vieux Mazot où Raymonde Pralong, figure locale, officie toujours en costume traditionnel. « On s’est connus au groupe de danse folklorique du village, puis à l’organisation du carnaval, explique Florian Pannatier, vingt-cinq ans cette année. C’est un héritage qu’on a reçu. On fait ces activités sans penser qu’il s’agit d’un patrimoine à préserver. Nos costumes sont des trésors de famille transmis de génération en génération. Bon, c’est vrai qu’il y a eu quelques années à l’adolescence où on ne se vantait pas trop de parler patois et de faire de la danse folklorique ! », reconnaissent-ils tous les trois en riant. Non, franchement, ce patrimoine-là ne sent pas le rance et ces jeunes diplômés, acteurs du tourisme, ont bien envie de refaire le monde... évolénard. Au point de s’être impliqué publiquement pour soutenir la dernière votation communale destinée à instaurer des taxes locales en faveur de la promotion touristique. « On ne veut surtout pas que notre village devienne une cité-dortoir de Sion. Après des études supérieures, on a fait le choix de travailler dans notre village. Notre génération Y est à la recherche d’une qualité de vie. Et on sent bien qu’il y a ici un terreau fertile pour retrouver des choses vraies, autour d’un esprit paysan, d’une nature préservée, du tourisme et des traditions. Et pour en vivre ! », ajoute Dylan, convaincu du potentiel du val d’Hérens. « En tout cas, on ne veut pas être la génération qui foutra en l’air ces traditions. Tout ce patrimoine —  les vaches, le carnaval, le patois, l’architecture...  —, on veut en prendre soin, le partager et le faire connaître à d’autres », conclut Florian. Vous avez bien entendu l’invitation ?

 

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