Si l’altitude attire, elle reste définitivement une (belle) inconnue. Et pour cause : la diminution de l’oxygène, l’air plus sec, les températures en dents de scie (de + 40° à – 30°), les rayonnements solaires excessifs ou le mal aigu des montagnes (MAM) sont (quasi) impossibles à anticiper !
Lors d’une ascension, il faut garder cette règle à l’esprit : “ne pas grimper trop vite” et “monter haut et dormir bas”, et savoir que les vieux adages font toujours recette. D’ailleurs, le “connais-toi toi-même” cher à Socrate pourrait être le meilleur conseil (de guide) avant d’aller tutoyer les sommets. “L’aspect psychologique est prépondérant sur le physique”, confirme le guide de haute montagne Paul Bonhomme.
3 questions à Paul Bonhomme, guide de haute montagne
Petit lexique de l’altitude
Acclimatation : temps que requiert l’organisme pour s’habituer à la diminution de la pression atmosphérique.
Caisson hyperbare : enceinte en matériau flexible mise en pression à l’aide d’une pompe, dans laquelle est placée une personne atteinte du mal aigu des montagnes.
Hypoxie : diminution de la quantité d’oxygène dans les tissus.
Mal aigu des montagnes (ou MAM) : pathologie la plus fréquente en altitude, qui se traduit par de violentes céphalées, des troubles visuels, digestifs ou du sommeil, des sensations de vertige ou des palpitations cardiaques pouvant entraîner un œdème pulmonaire ou cérébral. Le MAM ne se “soigne” pas : il se gère par caisson hyperbare, évacuation et redescente.
