

La diversité des paysages volcaniques est essentiellement due à la variété des matériaux émis en fonction du contexte géodynamique, et donc du type de volcan.
Les laves très fluides formant les basaltes peuvent produire des coulées de plusieurs dizaines de kilomètres, comme la fissure éruptive du Lakagigar en Islande en 1783. Les deux éruptions de cette année formèrent des coulées de 40 kilomètres et 60 kilomètres de long pour un volume de lave émise de plus de 12 kilomètres cubes.
Parfois, la lave ne s’écoule pas et forme un lac de lave dans le cratère. Ce phénomène est assez rare et généralement temporaire, car l’équilibre qui maintient la lave à l’état liquide est fragile. Trois exceptions, l’Erta Ale en Ethiopie, l’Erebus en Antarctique et le Nyiragongo en République démocratique du Congo possèdent un lac de lave en fusion de façon quasi permanente.
A l’opposé, d’autres laves émises sont très visqueuses, telles les andésites, et s’accumulent en formant un dôme, comme au Puy-de-Dôme dans le Massif central, ou des aiguilles à l’aplomb du cratère. Quand le volcan est en activité et sous la pression du magma sous-jacent, ce dôme peut exploser violemment.
Les volcans émettent également une importante quantité de projections de taille et de nature diverses :
Des blocs : expulsés à l’état solide, souvent arrachés aux parois de la cheminée volcanique.
Des bombes : morceaux de laves rejetés à l’état liquide ou pâteux.
Les lapillis : projections de quelques millimètres à quelques centimètres.
Des cendres : qui peuvent s’élever à plusieurs kilomètres dans le ciel.
Les geysers, à l’instar du site de Geysir en Islande.