Je reviens de six jours passés en pays dogon. La crise du tourisme qui s’annonce, suite, entre autres, à la prise d’otages au Niger, est vécue là-bas comme un drame. Il faut passer quelques jours dans ces villages du fin fond de la campagne malienne pour comprendre les conséquences économiques et sociales de l’arrêt de ce revenu, ne serait-ce qu’une seule saison.
C'est par un temps frais et ensoleillé que se sont déroulées les Journées Allibert au-dessus de notre camp de base, dans le massif alpin des Bauges, à Aillon-le-Jeune pour les connaisseurs.
Je suis quelqu’un de trouillard, et lorsque je gravis une montagne, j’attends qu’un ensemble de paramètres soient réunis afin de limiter les dangers inhérents à l’activité et pour ne pas éprouver de vaines angoisses générées par une prise de risques excessive.
Durant les vacances de Pâques, les randonneurs des groupes Allibert ont simplement pris un grand sac-poubelle. Au cours de certaines étapes, ils ont collecté ces bouteilles plastiques afin qu'elles soient brûlées au village de Rum.
La ville est moderne, propre, banale, avec ses magasins, ses arcades, sa population industrieuse. Partout, la vie, les gens, les restaurants, les jeux vidéos tonitruants, les bus, les trains, les vélos sur le trottoir comme partout au Japon.
Le 20 mars, près de Thórsmörk, un fissure volcanique s’est ouverte au col situé entre les glaciers Eyjafjallajökull et Myrdalsjökull. Cette éruption, relativement modeste, a duré quelques semaines.
Jeudi soir, le printemps est enfin là et j'en profite pour prendre mon VTT et faire un petit tour. Eh oui, l'avantage de travailler au pied de la Chartreuse et presque à la campagne !
Plutôt léger dans la tête après une journée de travail bien remplie, même si les aéroports du nord de l'Europe sont fermés et si juste avant d'enfourcher mon vélo, j'ai reçu une dernière news évoquant une rumeur : Roissy allait peut-être fermer... je n'y croyais pas !
Dimanche soir, je rentre chez moi, les batteries un peu à plat, après 48H de bureau non stop en compagnie de notre équipe « de crise » à prévenir des clients qu'ils ne pourront pas partir comme prévu, à en retracer d'autres coincés quelque part entre Canton à Marrakech, à essayer de trouver des solutions de rapatriement malgré l'incertitude, les retournements de situation, à suivre minute par minute les ouvertures et les fermetures des aéroports