Les chaînes de montagnes, comme les Alpes, l’Hindu Kuch, le Karakorum, l’Himalaya, le Caucase… se trouvent au cœur des continents. A l’inverse, les chaînes de cordillères, telles les Andes, longent le bord de l’océan et sont situées à l’arrière d’une zone de subduction (quand une plaque océanique plonge sous une plaque continentale, à l’arrière, il se forme une zone montagneuse et un volcanisme associé, comme dans les Andes).
L’écartement des continents est provoqué par l’expansion des océans au niveau des dorsales océaniques (zone volcanique sous-marine où la croûte océanique se forme). Cet écartement est compensé en d’autres endroits de la Terre par des fermetures et un rapprochement de blocs continentaux qui créent des chaînes de collision.
Si un océan possède une dorsale océanique active qui permet son ouverture, il continue d’exister (l’océan Pacifique, par exemple). Au contraire, s’il n’a pas de dorsale océanique active où le plancher océanique se forme, alors la subduction engloutit progressivement cet océan (c’est le cas de la Méditerranée). C’est alors que les continents se rapprochent et finalement entrent en collision. Pendant cette collision, la subduction continue un moment puis, comme la densité des deux masses est voisine, il y a fracturation, plissement, écaillage et parfois un morceau de croûte océanique est soulevé (phénomène d’obduction). Ces témoins des anciennes sutures océaniques se retrouvent alors au sommet de montagnes : citons les ophiolites du Chenaillet et du mont Viso dans les Alpes, où l’on peut observer des anciennes laves en coussins (pillow-lava, formées au niveau des dorsales océaniques).
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