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Yann W.
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Si el candor pone fin à la lucidez, a la paranoia, prudente es sonar. Eso. Largarse, dejarse ir y volver como una de curiosa, infatigable, revolotear ensimismandose en el placer de la evocacion empelesada, internarse en el immenso sueno que nos engendro, cerrar los ojos para poder mirar hacia adentro, hacia las constelaciones blancas, purpureas, violaceas, nacatadas, impresas en la retina del inconciente.
Donde estaba el tiempo antes de la pampa ? Donde son los que han muerto, donde estan los que han nacido ?
Resucitar, renconstruir, pedir refugio en la luz, atreverse a ser nube…
Que nazca el primer dia !
Si la candeur met fin à la lucidité, à la paranoïa, alors il est prudent de rêver . Oui larguer les amarres, se laisser aller et venir tel une vague curieuse, infatigable, se pelotonner en osmose dans le plaisir de l’évocation embellie, s’intégrer à l’immense songe qui nous engendra, fermer les yeux pour pouvoir se regarder en-dedans, jusqu’aux constellations blanches, pourpres, violacées, nacrées, imprimées dans la rétine de l’inconscient.
Où était le temps avant la pampa ? Où sont ceux qui sont morts et ceux qui ne sont pas encore nés ?
Ressuciter, reconstruire, demander asile dans la lumière, s’amuser à devenir nuage…
Que naisse le premier jour !
José Munoz
Ce carnet a été lu 1295 fois depuis le 03/09/2007 à 21h30