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Olivier L.
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Jambo, jambo bwana !
C’est en swahili que l’on souhaite le bonjour en Afrique de l’Est. Ce bonjour se chante, se danse, se dit out au long des chemins.
Alors, avant de livrer mes impressions sur une belle aventure, à vous qui me lisez : Jambo !
VENDREDI 4 AOUT 2006, 17h 40
Montpellier, le Puech d’Argent. Georges, kiki et Gala arrivent. Mon sac est prêt depuis longtemps. Guy, notre chauffeur, se fait attendre.
17h50 : Guy arrivé, les embrassades de l’au-revoir accomplies, nous roulons vers Marignane d’où nous devons décoller demain de bonne heure.
Nous mangeons tous trois, en parlant de nos exploits passés et à venir. Tartares de saumon et de bœuf accompagnent nos propos. Fin du repas : Guy, qui préfère les felouques égyptiennes à l’effort de la conquête de sommets majestueux, rentre à
Montpellier, nous laissant à nos rêves.
Première nuit, calme, avec Geogeo…
SAMEDI 5 AOUT
Lever 3h 50. « Alibert » nous avait fixé rendez-vous à 4 heures à l’aéroport. Nous y arrivons à 4h 15, pratiquement seuls dans les halls.
Début de l’enregistrement à 5h 10 (nous sommes les premiers). La tante (Georges est présent) commence et enfin, nous décollons pour atterrir à Amsterdam à 9 heures où, peu de temps après, nous retrouvons Marc. Auparavant (chinois), mon anglais parlé m’aura permis de demander aux douaniers des Pays Bas : « c’est par où pour aller où on va ? ». Et, ainsi, de trouver dans cet immense aéroport « our gate ».
10h 15 : départ pour Nairobi pour 8 heures d’avion. Mais, à peine décollé, panique dans l’aéroplane : Georges ouvre tous les casiers : il a perdu son sac à dos … qu’i retrouvera dans le casier où il l’avait rangé… Arrivée à Nairobi à 19 heures (heure locale, soit + 1h. par rapport à « chez nous »). Georges voit le Pic Saint Loup ( !), me dit une grossièreté que la décence m’interdit de rapporter ici et rit ! Il fait nuit et 19° C..
Nous nous rendons à l’hôtel, bien protégé par fils de fer barbelé et vigiles que Georges contemple hâtif.
Je laisse, déjà, 1$ de pourboire, nous mangeons un morceau au restaurant de l’hôtel où nous rencontrons Quentin et Francis, puis Sylvain que Jacques rejoindra sans sa chambre durant la nuit.
Bonne première nuit en Afrique. La moitié de l’équipe est présente, à demain pour les « 8 autres »….
I. Au KENYA : La pointe LENANA : 5985m , dans le Mont Kenya.
DIMANCHE 6 AOUT
Après un bon et copieux petit déjeuner, le point fait avec les responsables locaux de notre trek, nous partons à 10h 30 en minibus, vers « Mountain Rock lodge » sous un temps gris.
5 heures de route aux nombreux « nids d’autruche », bordée de caféiers, théiers, bananiers, anananiers….. etc, et de quelques originaux et pauvres villages grouillant de monde et aux nombreux étals et échoppes remplis de fruits, légumes, vêtements, et plein d’autres choses aussi diverses telles que charbon de bois, roseaux, pierres taillées, etc…
15h 30 : nous découvrons notre premier « camp » : Mountain rock lodge. A 1950 mètres d’altitude et situé en pleine savane, au bord d’une modeste rivière . Tentes et logements spartiates cohabitent dans un ensemble fleuri et accueillant. Mais, en cours de route, on a « sauté » un repas…. Nous râlons, un peu, mais nous nous rattraperons le soir même.
En attendant, chacun passe le temps, en se baladant pour la plupart d’entre nous. Avec Georges, nous nous aventurons audacieusement hors du camp, traversons une petite forêt (plus vierge) et, ô agréable surprise ! nous nous retrouvons nez à nez avec des babouins : des gros et des petits et des mamans portant leur bébé sur le dos. Beau spectacle qui sera complété au retour avec des singes plus sauvages, noir avec une longue queue blanche touffue…
19h : repas. En self service : nous en profitons…. Le thé ou café bu, nous allons voir les danses traditionnelles interprétées par quelques hommes et femmes d’une tribu locale accompagnés d’ un fougueux pygmée sur le rythme de djambés puis, surprise, une bourrée (et oui !) et des « tubes » des étés passés (en France) s’enchaînent. Les danseurs invitent alors les vacanciers présents, cela devient (un peu) ridicule. Alors, discrètement, nous rejoignons nos lits.
LUNDI 7 AOUT
Nous attendons le reste de notre troupe qui arrive un jour après nous. Avec Quentin (notre benjamin, 41 ans plus jeune que moi), nous spéculons sur le nombre de femmes qui seront présentes. Lui dit 2, moi 4… elles seront 5, les « 2 » Dominique, Ketty, Anne Marie et Sophie, la femme de Lionel, qui sera pour moi, une dévouée secrétaire malgré qu’elle soit une mauvaise joueuse de coinche… 11h, le minibus arrive…. Nous regardons. Ennio, le plus dynamique, descend le premier, suivi du reste de la troupe. En plus des femmes sus-citées et de Lionel, Jean Luc nous rejoint et complète ainsi notre fabuleuse équipe.
En route maintenant pour « Old Moses Camp » à 3280 m. En cours de route, nous passons l’équateur. Arrêt pour découvrir le « phénomène de Coriolis ». Selon que l’on se trouve au nord ou au sud de l’équateur, même à très, très peu de distance, un bout de bois pris dans un tourbillon d’eau tourne dans un sens ou dans l’autre. Et sur la ligne précise du parallèle, le bout de bois reste immobile… Etonnant.
Descente du minibus, sac à dos et en route pour l’aventure…. sous la pluie, pour l’essentiel du chemin. Nous traversons une luxuriante forêt qui cesse vers 3000 mètres pour laisser la place à la savane.
Le refuge, sommaire, nous accueille enfin et, comme cela va être le cas les 13 prochains jours, « nos » cuisiniers s’occupent fort bien de nous.
Nous accompagneront durant ce trek : 15 porteurs (minimum), 3 cuisiniers, 1 guide chef et 2 à 4 guides assistants. Il y aura ainsi jusqu’à 35 personnes pour nous aider dans nos exploits à venir…
Nous aurons marché près de 4h. cette première journée avec un dénivelé de 1000 mètres environ.
MARDI 8 AOUT
Lever à 6h 30. Il fait (presque) beau. Une immense mer de nuages couvre la vallée. Les pointes effilées de Batian et Nelon, à plus de 5 000 m., (sommets du Mont Kenya) sont visibles.
7h 50 : départ. Nous découvrons la savane, végétation basse, dans laquelle poussent -entre autres- les « obélies », drôle de jolie plante-fleur que nous voyons à tous les stades de son cycle. Nous montons « polé, polé » sous un ciel gris à travers une végétation très différente de « ma » garrigue ! Nous croisons quelques « marmottes » et « chicken ». A 13 heures, nous sommes à 3 900 mètres et soudain, au milieu d’un tapis de mousse… une nappe est posée, couvert dressé !!!! Et oui, c’est ainsi ici…. Repas cependant frugal et abrégé par la pluie, qui ne nous quittera plus de la journée, mais nous avons nos ponchos, bonne humeur et courage Et c’est si beau…
Le paysage est fantastique. Malgré la pluie et la boue, les « séneçons (- ?- ) nous accompagnent de leurs formes originales et parfois fantasmagoriques. Je suis bien, j’ai un réel plaisir de marcher, seul pendant plus d’une heure, à plus de 4000 mètres, sur ce sentier détrempé et boueux qui traverse ce plateau. J’arrive, ravi, au sommaire refuge qui nous attend. Nous sommes à 4200 mètres, il est 15h., 7 heures de marche et 1100 mètres de dénivelé pour aujourd’hui, mais tout va bien. Très bien. Je suis heureux. Mais je pense à Roland et sa promesse non tenue de nos courses à venir en montagne et à ce couillon d’Antoine et à tous nos projets qui ne se réaliseront pas. Mourir ! Quel manque de savoir vivre…
Je pose mon sac et retourne au petit col avant le refuge pour prendre en photos Geogeo et les copains qui grimpent la dernière petite côte. (3ème catégorie comme dirait Francis…)
Il y a moins de place que prévu dans les « chambres » du refuge : 20 « lits » ! sur 2 étages. Cela ne nous empêchera pas de bien dormir après ce qui deviendra un rituel : thé, coinche ou tarot, repas (vers 19 h.), coinche ou tarot (pas toujours) et couchés de bonne heure…
Nous découvrirons, Georges et moi, deux joueuses de coinche : une débutante qui fera de très rapides progrès, Anne Maire et une professionnelle, Sophie, que, tout au long du séjour, nous battrons sévèrement… enfin… quelques fois, lorsque Geogeo ne leur donnera pas la victoire.
MERCREDI 9 AOUT
Lever 6h 30. Nuit agitée : il nous semble que « certains » ont fait des imprécations bizarres et la danse du soleil durant la nuit… Cela a peut-être servi car le ciel est bleu ; mais il faut froid (-5° C). Juste au-dessus de nous, devant le refuge et près de 1000 mètres plus haut, bien visibles, les sommets du Mont Kenya.
Départ 8h 30 pour plus de 5 h. de marche à plus de 4200 mètres dont 2 cols à 4500 et 4400 mètres et un « sommet » à 4591 m. .
Le soleil, hélas, nous quittera après une heure d’une « belle grimpette » qui nous aura cependant permis de découvrir notre chemin de la veille et lacs et vallées environnants. Le temps se met réellement au gris au col « Hausbnerg » à 4500 m. Quelques-uns uns d’entre nous profitent d’un arrêt au col pour faire un tour sur les crêtes toutes proches. Je fais ainsi un « sommet » à 4591 m. .
Un pierrier magnifique nous attend pour la descente vers les lacs annoncés « turquoises » ! Avec ce temps, ils sont d’un beau gris, sombre, et le brouillard ou les nuages se marient parfois à l’eau. Ce qui n’empêche pas les photos et le fait que j’aie toujours autant de plaisir à être là…
Re-montée, re-descente, re-re-montée et re-re-descente qui nous font traverser des rochers couverts de lichens, passer au bord de lacs et arriver au « confortable !? » refuge de « Teleki hut » à 4200 m. Après 5 heures de bonne marche, nous voici donc au refuge. Dîner puis coinche ; Georges rêve un peu, les « Georges… » de Sophie se font plus fréquents pendant qu’Anne Marie lit et relit ses notes et vérifie que as, roi, dame et 10 ne sont pas un cinquante… On perd ! Sieste une heure puis goûter : chocolat et beignets… hummm. Puis re-coinche. Nous gagnons !
Il est 19h. souper puis dodo, demain est un grand jour….
Demain, nous quittons le Kenya pour la Tanzanie. Dommage car Kenya pour 2, y en a pour 3… (je sais, depuis la Patagonie, j’ai peu progressé…)
Bonne nuit. Mais, Georges m’énerve avec son « pschitt-pschitt » pharmaceutique pour dormir. Ce n’est pas bon à avaler (il m’a forcé à en prendre), et il ronfle quand même.
SAMEDI 12 AOUT
Nos affaires lavées sont (presque) sèches. Tant pis, on partira avec. Copieux petit-déjeuner anglais accompagné de melon vert, fruit de la passion, mangue, banane, ananas, papaye, etc…
J’écris mes cartes postales (28) et une lettre « super-timbrée » (20) pour Lolo.
Départ 11 h. C’est parti mon kiki pour le Kili ! (et non pas l’inverse…)
13h. Adieu le goudron, vive la poussière… Et de la poussière, « on va en bouffer »… Et pas qu’un peu !
Arrêt chez un « marchand de souvenirs typiques et Massaï » !! Un « vendeur » s’occupe de moi (sic !). Bien que parlant parfaitement Anglais (mais non le Swahili), je ne comprends pas toujours ce qu’il me dit. L’aide de Quentin et Sylvain m’est utiles. Le « vendeur » me dit de choisir tout ce qui me plait, on s’arrangera ensuite. Il n’y a pas de prix « à la pièce »…. Je fais donc… Et attends… Sur le bout de papier, il me présente la facture : 420 dollars !!! Je dis non, « I’m poor, me » « not américan »… Nous discutons. Je lui propose 150 dollars le tout… Il m’en demande 350. Au bout de 10 mn, nous tombons d’accord à… 240 $. ! No comment….
4 heures de piste très sèche et plus que très poussiéreuse nous attendent… Quel changement de temps et de décor avec la semaine précédente…
Nous apercevons girafes, zèbres, antilopes mais aussi quelques fiers guerriers Massaï dans la savane. Et puis, tout au loin, perçant difficilement des nuages, pour la première fois, nous voyons le Kilimandjaro.
Nous atteignons, enfin, Kibo slopes cottages, où je prends une douche tout habillé… L’eau qui coule au sol est d’une belle couleur marron…
Avant de souper, fort bien et gentiment servis, nous jetons un regard sur le « Kili » qu’un dernier rayon de soleil éclaire…
II. En TANZANIE : UHURI Peak : 5895m. , Kilimandjaro.
DIMANCHE 13 AOUT
7h 30. Grand beau temps. Petit déjeuner et départ en minibus, poussière comprise, vers la Tanzanie. Et le Kili.
Village de Rongaï, en Tanzanie. Frontière = 50 $ pour le visa… Soupir. Mais du bonheur nous attend.
Autour de nous, une vingtaine de gamins de 3 à 15 ans (environ) joue au foot avec une vieille balle peu gonflée. Nous nous joignons à eux. Puis, idée de génie, Lionel propose d’aller jouer sur le « champ », de l’autre côté de la piste… C’est alors pas loin de 50 gamins (dont une fille, en robe, de 7 ou 8 ans) qui se trouvent opposés à Quentin, Lionel, Francis et moi-même pour un match international…. Avec un public nombreux, les habitants du village se groupant près du terrain et « nos » supporters, appareils de photos en bandoulière, nous encouragent. Quelle joie partagée avec ces enfants qui n’ont rien si ce n’est cette balle… Quel plaisir dans leurs yeux et larmes de joie dans les nôtres. Nous avons vécu, ce matin là, un grand et fort bel instant d’échanges. Trop bref. Et plein de regrets car nous ne pourrons remettre, hélas, à ces gamins le ballon que nous leur avions acheté.
On repart en minibus jusqu’à la lisière de la forêt et des champs (vers 2000 m.) de maïs où nous attendent porteurs, cuisiniers, guides, etc… 35 personnes au total…. Ouf.
Sac à dos, poussière de partout, nous attaquons la montée jusqu’à notre campement vers 2800 m. 3 heures plus loin.
Nous voici donc à notre campement, planté en pleine savane mais, ô joie, en bordure d’un ruisseau. Malgré l’eau froide et les (la) sangsue(s), je me lave presque tout… même la tête. Faut dire que je n’ai pas hésité à charger la poussière….
En montant, j’ai demandé à mes amis s’ils avaient déjà mangé des mets locaux. Ils m’ont tous répondu non !!! Comme dirait Georges : ils sont Kikuyou… Puis, toujours, tarot et rami pour certains, coinche pour nous.
Souper : « fish and ships » , succulent ! avec soupe , salade et fruits frais. Puis, soirées « blagues », regard longtemps fixé sur un ciel extraordinairement étoilé (jamais vu autant d’étoiles, la voie lactée aussi large, aussi belle !!) et bonne nuit à 2 700m.
LUNDI 14 AOUT
Lever 6h. 30 . Il a gelé mais le soleil est présent. Toujours un peu de poussière sur ce chemin qui traverse la savane sans fin au pied du Kili. Tout en marchant, nous apprenons que le sommet du volcan magnifique coiffé d’un béret de glace n’est pas le sommet… UHURU peak, 5 895 m. n’est pas visible d’où nous sommes et il nous faudra attendre longtemps encore avant, enfin, de l’apercevoir. Grâce à Jean Luc nous goûtons l’armoise, crue. Sur les conseils de notre guide-sorcier il a mangé une bonne poignée d’armoise et, ma foi (ou plutôt son foie), son mal au ventre s’atténue.. alors nous aussi, pour la forme nous goûtons. Et c’est vrai, je n’ai plus mal au ventre. C’est aussi vrai que je n’avais pas mal avant…
Midi. Nous arrivons à la « 2 éme cave », baume naturelle nichée sous un énorme plissement d’une coulée de lave. On coinche-cacahuètes vite fait et repas. Toujours aussi copieux et bien préparé par nos cuisiniers-porteurs.
Après 5 heures de marche nous atteignons notre campement installé à 3850 m. dans un site aussi désertique que volcanique, avec, au loin le Mawenzi.
Ce soir encore (car la nuit , je dors bien pendant que Georges a froid) un ciel toujours aussi extraordinairement étoilé veille sur nous.
« Merci » cependant, Georges, qui m’aura permis d’être celui qui est reste le plus longtemps au sommet : 3 heures ! MMais ,maintenant, il faut descendre vite… façon de parler. Je prends son sac à dos . Avec le mien, jusqu’à Guilman’s point je porterai plus de 15 kg sur le dos durant une heure à plus de 5500 m. . Mais plus préoccupé de sa santé que du poids des sacs. Heureusement plusieurs guides sont là qui permettront à Georges (qui ne perdra jamais moral et humour lorsqu’il est lucide) d’arriver à Guilmans’point… et… de se faire gaiement ce magnifique pierrier de 800 m. de dénivelé, soutenu à sa gauche par son guide préféré et, à sa droite, son ami de 30 ans…Ne dors pas Geogeo, on arrive.. ne dors pas…Après de nombreuses haltes et ces mots cinquante fois répétés et, ouf, qu’il est lourd , nous sommes arrivés en bas où, Quentin, brave garçon, me remplace jusqu’au camp : « Kibo hut », un des camp de base du Kilimandjaro
Où, après que Dominique (notre médecin) lui eût donné du glucose et quelques minutes de repos, nous repartirons pour 3 h de marche (Georges sans son sac à dos : bien joué !) vers Horombo hut, à , 3720m., en traversant à nouveau le « saddle » sous le regard toujours bienveillant de l’autre face du Mawenzi avant de « retomber » dans la savane.
15 heures que nous sommes levés, 13h. que nous marchons lorsque, toujours avec Georges, nous arrivons au camping… où la bière « Kilimandjaro » (en bouteille de 50cl) sera la bienvenue.
Au repas du soir, ô surprise, « nos » cuisiniers nous offrent une pastèque représentant le Kili, avec Guilman’s point et Uhuru peak et nous servent un gateau sur lequel on lit : « Congratulations »… Vraiment sympathiques…
La nuit sera bonne ; ce fut une si belle et mémorable journée !
JEUDI 17 AOUT
Bizarre mais en forme ce matin. Aucune douleur ni courbature… Cela rajoute du plaisir à regarder, au loin dans le ciel bleu le Kilimandjaro… Il fait beau, tout le monde est de joyeuse humeur. Petit déjeuner pris nous quittons notre dernier camping africain.
Avec Francis et Dominique nous cheminons tranquillement, nous retournant souvent pour apercevoir, une dernière fois le Kili. « Concours » de photos entre nous : qui aura le meilleur angle de vue, qui, originalement, prendra (en photo) l’autre ?
La savane quittée voici la forêt équatoriale.. Dense et « velue » souvent tant les lichens sont nombreux et longs. Nous croisons quelques singes, admirons petites fleurs et grands arbres et j’arrive, en ralentissant le pas, à Marangu Gate. Où l’on nous remet notre certificat attestant notre réussite. C’est très officiel ; pas la remise du diplôme que nous donnera Dominique ce soir, mais le certificat.
Mini-bus, poussière, bananiers, caféiers etc… petits villages pauvres, le chemin vers Kibo slopes cottage est long.
Nous retrouvons notre gîte et la douche bienvenue. Puis apéritif, repas arrosé aux vins blanc et rouge sud africain (je crois), petite fête animée par la monitrice Sophie au cours de laquelle chacun hérite d’un surnom que Sophie et moi avions cherché, parfois longuement lors de précédentes et secrètes soirées. Sophie me donnera , ce n’était pas prévu, le surnom de « Ourang outang tchatcheur » (allez savoir pourquoi), et moi, le la surnommerai « Tétard-sangsue-frileuse ». (voie en pièce jointe les autres surnoms).
Et puis, dernier regard vers le ciel africain et dernière nuit ici… Soupir…
C’était vraiment un beau voyage. Je l’ai déjà dit ? Ah bon… Tant pis, je le redirais probablement.
Ce carnet a été lu 2379 fois depuis le 01/02/2007 à 11h08