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Nadine P.
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Trek en Himalaya indien effectué en juillet 2006
et continuation du voyage jusqu'à Bombay (Mumbai)
D'abord réviser sa géographie : après le survol de l'Allemagne, la Pologne, l'Ukraine, la Russie, le Kazakhstan, le Turkestan (ne pas confondre avec le Turkménistan), l'Afghanistan, le Pakistan enfin l'Inde forcément comme on ne l'avait pas imaginée : magnifique, misérable, attachante, comment résister à ce pays de contradictions ? La plus grande démocratie du monde, en plein essor économique, des fortunes colossales, une classe moyenne laborieuse et dynamique et des millions de misérables luttant chaque jour pour leur survie. Une société indienne inégalitaire du fait du système des castes, le poids des traditions, des superstitions, l'omniprésence de nombreuses religions... une multitude de langues officielles mais une langue commune l'anglais, un riche passé colonial, un cocktail qui vous donne le tournis dès que l'on foule le sol de ce merveilleux pays. Un voyage en Inde ne doit rien au hasard.
8 Août - Aéroport de Delhi au petit matin, tout va trop vite, après une pause de quelques heures à l'hôtel, nous partons pour l'aéroport national pour un envol très matinal, à destination de Leh capitale du Ladakh. En cas de conditions météo difficiles, les vols sont annulés. Superbe survol des montagnes dont les plus hautes dépassent les 6000m (le Stok Kangri culmine à 6 121m), les pics enneigés dépassent des nuages tels des spectres magnifiques.
L'atterrissage à Leh est d'une précision extrême, il n'est pas conseillé aux pilotes débutants : d'abord le survol de la piste puis l'avion amorce sa descente en faisant un tour complet entre les montagnes proches de quelques petites centaines de mètres. L'aéroport militaire est hyper surveillé par des gars en mitraillette armés jusqu'aux dents, mais le calme règne.
Il fait un temps superbe, l'air est frais. Une légère impression d'essoufflement à l'effort se faire sentir à cette altitude.
Nous faisons connaissance avec Shailendra notre guide indien francophone, ne sachant pas encore qu'il sera un guide attentionné et cultivé, un garçon attachant qui n'aura de cesse de nous raconter son pays.
Leh 10 000 habitants, est située à 3500 m d'altitude dans la vallée de l'Indus, à quelques centaines de kilomètres du Pakistan et de la Chine, dans l'état du Jammu-et-Cachemire, état occupé par l'Inde mais convoité par le Pakistan, le frère ennemi.
Une ville tentaculaire d'un abord assez pauvre, de modestes maisons au toits plats, des routes goudronnées du fait de l'occupation militaire de cette région, dans le centre des rues commerçantes destinées à faire le bonheur des nombreux touristes : cybercafés, agences de treks, magasins de pacotille sans oublier le « laundry », où l'on peut faire laver ses vêtements, la machine à laver étant une grande bassine en étain dans laquelle un gars en bottes piétine le linge, n'y confier bien sûr, que « garanti grand teint ».
Leh est fournie en électricité grâce à des générateurs, par conséquent ne pas s'étonner des nombreuses coupures de courant. Il faut être prévoyant, ne pas oublier sa lampe frontale car dès la tombée de la nuit on n'est jamais sur de rien. Ne pas non plus compter sur une douche chaude, le bon sens vous rappelle que vous êtes en Himalaya. Nous nous installons à l'hôtel pour un peu de repos après une nuit de voyage. Puis dans l'après midi, nous montons au palais royal Glechen qui surplombe la ville, la vue est superbe, puis nous grimpons plus haut sur la colline, où les drapeaux à prières claquent au vent...
Mais en fin de journée, un violent mal de tête commence à me serrer le crane comme un étau, je me sens groggy et je ne suis pas la seule, au moment du repas, si on déduit ceux qui ont la tête en compote et ceux qui ont mal au ventre, il reste une moitié de survivants en pleine forme. Eh oui, comme le mal de mer, on n'est pas égaux devant le mal des montagnes.
Tout ce que vous vouliez savoir sur le MAM sans jamais oser le demander :
Mordus d'alpinisme, montagnardes et montagnards, passez ce paragraphe, mais pour les habitants des plaines, des vallées, du bord de mer, sans oublier nos amis du Plat Pays, enfin ceux et celles qui ne se sont jamais élevés guère plus haut que les 3 700 m de l'Aiguille du Midi (en téléphérique) ne pas négliger la lecture de la brochure de l'ARPE. Elle vous aidera à mieux connaître et comprendre le mal des montagnes, enfin tout ce qu'il faut savoir afin de ne pas gâcher son voyage. Pour ma part, j'ai pris du Diamox sur prescription médicale.
Nous avons trois jours pour visiter la région de Leh, le temps de s'acclimater doucement à l'altitude, découvrir ce territoire surnommé « Le Petit Tibet », les Ladakhis sont bouddhistes lamaïstes, une variante tibétaine du bouddhisme.
Fouler le sol du Ladakh c'est plonger dans un autre univers, dans un autre temps ou l'omniprésence du sacré est remarquable. Tenter de comprendre le bouddhisme et ses rites, découvrir et admirer les monastères, les chortens, les murs à mani, les drapeaux à prière, les moulins à prière,
10 aout Visite du monastère d'Hemis, datant de 1633. Les monastères (gompas) sont des lieux d'étude et de méditation. Quand on entre pour la première fois dans un temple, il faut respecter certains rituels. Quitter ses chaussures, se déplacer dans le sens des aiguilles d'une montre. La plupart du temps il est possible de prendre des photos mais sans flash, les moines bouddhistes sont extrêmement tolérants et souriants, voire bon enfant malgré l'atmosphère de recueillement qui vous envahit dès que le seuil du temple est franchi. Quelle richesse dans les couleurs, les poutres et colonnes sont en bois de peuplier ou de saule. Les divinités sont si nombreuses que ... je me promets de les étudier dès mon retour.
Je connaissais ce sigle de sinistre réputation mais cette fois-ci je le remarque sur un tapis à l'intérieur de ce monastère, il est bien sur orienté différemment, c'est le svastika. «Le svastika est un des plus vieux symboles de l'humanité et on le retrouve dans toutes les civilisations du monde et à toutes les époques. En sanscrit SVASTI signifie BONHEUR ou PROSPERITE et par extension se sentir bien. C'est donc d'abord un symbole heureux. Nous savons tous que l'Allemagne nazie l'a utilisé en lui en enlevant complètement son côté positif mais le svastika, vieux comme l'humanité est d'abord le symbole de la vie, l'amour, la force, la perfection suprême, de l'infini »A la sortie nous nous prêtons au rituel des moulins à prières que l'on fait tourner dans le sens des aiguilles d'une montre, les prières alors sont démultipliées ...
Nous reprenons la route qui surplombe la rivière Zanskar qui se jette dans l'Indus. Puis nous passons près du monastère de Tikse et nous arrêtons ensuite au Monastère de Shey surplombant le village, il domine un grand étang, le « Holy Pond ». Ici l'argent et le manque d'entretien sont flagrants.
11 aout : Départ matinal sous la pluie vers le monastère d'Alchi. La route est très sinueuse, les voitures et les 4X4 roulent à toute allure et klaxonnent en traversant les villages, c'est aux piétons (et aux enfants) de faire attention !
Puis nous arrivons au monastère de Likir et son imposant bouddha doré de 25m surplombant la colline.
En chemin nous nous arrêtons pour admirer des chortens. Le chorten (tibétain) ou stupa (hindou) sont des réceptacles d'offrandes. De différentes tailles et de plusieurs couleurs, ils peuvent contenir également des reliques. Les dépouilles mortelles des dignitaires religieux (Dalaï lama, Panchen lama...) sont ensevelies dans des chortens en or de très grande dimension.
12 aout Aujourd'hui grande marche vers Yangtang, nous nous arrêtons pour déjeuner près de la route, où nos chevaux et les mules nous rejoignent, environ 27 bêtes. Les muletiers montent nos tentes avant notre arrivée. On se fait une petite ballade avant la nuit, prés du torrent bordé de saules. Deux nuits sont prévues dans ce campement près du torrent.
13 aout Aujourd'hui nous longeons le torrent dans une vallée très encaissée, afin de rejoindre le monastère de Rizong qui fut créé par un moine Ladakhi. A l'entrée un très beau portique et en arrière plan, majestueux le monastère et son école monastique. Nous apercevons les petits moines qui jouent dans la cour.
Au moment de repartir nous passons près d'un point d'eau où quelques moinillons font une toilette sommaire, deux d'entre eux se chamaillent, arrive alors un plus grand qui semble être le chef, il est le seul à porter des lunettes de soleil : il distribue une ou deux torgnoles, le problème est réglé et tout rentre dans l'ordre.
Rizong a été durement touché par des inondations. Lors de la visite d'un monastère les donations sont donc les bienvenues, elles permettent aux moines de vivre et d'entretenir les bâtiments.
14 aout Yangtang - Ang (3600 m) Montée de trois cols successifs, mais le troisième se fait sous la chaleur et nous traînons quelque peu, laissant passer les chevaux et les mules, nous profitons alors d'un spectacle étonnant les muletiers se sont mis à chanter, le tout rythmé par le son des clochettes des animaux, ambiance irréelle ...
Déjeuner au col et longue descente vers le campement. Nous nous arrêtons à Tingsmogang, une superbe vallée fertile et verdoyante, la rivière est bordée de peupliers majestueux qui se détachent sur la montagne, des vergers remplis d'abricotiers, une vieille dame nous offre des abricots au passage. On peut remarquer qu'ils sèchent sur les toits plats des maisons.
« Om mani padme hum »
En pays bouddhiste, on trouve à l'entrée de chaque village des murs à mani, ce sont des prières gravées sur des pierres, pour l'éternité ... Il faut bien sûr contourner ces murs, par la gauche.
Nous nous installons au campement, mais il est très petit, bordé de murs en pisé, les tentes sont les unes à côté des autres, dommage d'être cantonnés à si peu d'espace. Toilette et « grande » lessive de la semaine au ruisseau, en prenant soin de ne pas polluer la rivière, même si l'on utilise le savon de Marseille, on vide sa bassine assez loin du bord.
15 aout Nous quittons ce beau village et grimpons pour aller visiter la nonnerie de Tea. Les nonnes nous offrent le thé, les bâtiments sont modestes et bien tenus malgré la pauvreté, des fleurs partout, une touche féminine. Nous grimpons ensuite vers un col à 4 050 m. Pique-nique et sieste à l'ombre sous les arbres. Les aides cuisiniers nous apportent chaque midi une thermos de soupe chaude, il faut les voir galoper devant nous sans fatigue comme si nous étions au niveau de la mer ...
16 aout Nous reprenons notre chemin à flanc de montagne. Soudain des bruits sourds venus d'un peu plus haut sur le versant opposé, nous levons les yeux. C'est alors un spectacle incroyable : perchés tout là-haut à flan de rochers, une dizaine d'ouvriers munis de pioches cassent d'énormes blocs de pierres lesquels se détachent et s'écroulent en contrebas en se fracassant dans un bruit d'enfer : on construit une route. Aucune sécurité, le moindre faut pas et c'est une chute de plusieurs centaines de mètres : la vie de ces hommes n'a aucune valeur.
Un peu plus loin nous croiserons des ouvriers travaillant au terrassement de la future route, leurs femmes et leurs enfants campent un peu plus loin dans des tentes.
Nous marchons jusqu'à Khalse : retour vers la civilisation et la pollution, la bourgade est traversée par des camions bariolés qui crachent une fumée noire, il y a des militaires à chaque coin de rue, des magasins d'alimentation et des cafés où l'on devine au vu des affiches sur les vitres, des sympathies avec le régime des Ayatollahs. Intermède provisoire qui vous change de l'air pur de la montagne....
En attendant notre bus, nous allons boire un thé, je déguste un délicieux thé masala. Il nous faudra une bonne heure de route pour rejoindre Lamayuru, route sinueuse, les ravins sont profonds et les virages impressionnants. Installation au camping près de la rivière.
Lamayuru est le plus beau de tous: datant du XIe siècle, il a fière allure dans ce site absolument majestueux.
Nous grimpons jusqu'au monastère et faisons quelques rencontres en chemin
A l'intérieur du monastère, le recueillement est de mise, nous retenons notre respiration, silence total. Deux moines et une jeune femme occidentale sont penchés sur la confection d'un mandala. C'est un incroyable travail de patience, le travail peut durer des semaines voire des mois. Et un jour lors d'une cérémonie, il est balayé, mis dans une sorte de jarre et dispersé dans la rivière.
Le mandala est le symbole de l'éphémère. « Diagramme cosmique peint sur une toile ou composé de sable coloré, le mandala constitue parfois aussi un motif architectural. Dans le bouddhisme tibétain, ce milieu mystérieux représente le commencement et la fin de tout ce qui est. Avec son langage imagé, le mandala est donc une carte géographique pour la compréhension de l'univers et en même temps du paysage intérieur de l'âme humaine. »
Nous revenons à la réalité, car ce soir c'est la fête, on célèbre l'anniversaire de Vishnu, divinité vénérée par les Hindous. Cham, notre super chef Népalais nous a préparé un gâteau d'anniversaire, qui sera généreusement arrosé de rhum. Ambiance festive.
17 aout Nous partons vers Wanla, petite journée de marche vers le col de Prikiti, à 3 730 m, paysages sublimes dans les tons roses, puis descente dans la vallée étroite et caillouteuse de Shilla. Nous longeons les villages, et les champs ou les paysans travaillent sans relâche. L'après midi, visite du monastère de Wanla
18 aout Urshi 3 400 m
Petite journée de marche vers Urshi, sur la route des ouvriers balaient en cadence le terrain avec des balais de paille avant que la grosse machine ne fasse couler le goudron brûlant.... Arrivée au campement après avoir traversé le village, des gamins s'installent sur le mur pour nous regarder monter les tentes.
Nous profitons de la proximité de l'école pour aller leur rendre une petite visite et donner des cahiers et stylos. Les enfants, en uniforme, sont sagement assis en tailleur dans la salle de classe, enfin la maîtresse arrive, nous aurons l'occasion de feuilleter quelques uns de leurs livres rédigés en anglais. Du campement, la vue est sublime à 360° !
Et là-haut, il nous attend, nous sommes au huitième jour du trek, fini la ballade, on passe aux choses sérieuses. Demain les 5 000 m !
Le Tar-La semble nous narguer du haut de ses 4940 m, presque 5000, quoique sur une carte il est indiqué à 5 200 m, allez on ne chipote pas on dit 5 000, ça fait un chiffre rond.
Demain nous partirons au lever du soleil, vers 5h30 (réveil à 4h00) : c'est pas des vacances ça ...
Nous démarrons dans le vent frais du matin, au bout d'un moment, un petit groupe de queue se forme, je ne sais pas où sont passés les autres mais forcément devant. Shailendra nous attends régulièrement car la montée est longue, très longue, mais le moral est au super beau et c'est ce qui compte. Sur la fin la montée me paraît absolument interminable, on s'arrête souvent pour souffler et les derniers mètres se font pas à pas. Mais à l'arrivée, surprise, nos compatriotes nous applaudissent, embrassades, photos, l'ambiance cordiale est incroyable ! Notre petit groupe mettra 5 heures, mais les bons grimpeurs et grimpeuses, natifs des régions montagneuses, 2h50. Il nous faudra plus de 3 heures pour redescendre (aïe aïe les genoux) dans une bonne partie de pierriers, des traversées de torrents, en se faisant rattraper par les mules qui portent nos affaires et les muletiers qui chantent ...
20 aout
Le groupe se sépare, certains préférant redescendre tranquillement vers le campement du soir.
Mais pour nous autres, c'est reparti pour le col Ipti La (4470m) et le Mangyu La (4150m) qui se font bien ma foi, il est vrai que la forme est à son maximum en milieu de trek.
Les paysages sont d'une incroyable minéralité, des gris et des ocres, parfois du pourpre ... Alors je me demande : pourquoi n'a-t-on jamais un(e) géologue sous la main ?
Il y a très peu de végétation, et puis surprise, après la descente d'un col, une oasis de verdure, un village en fond de vallée, un torrent, des peupliers et des saules, des gens pauvres mais pas misérables, toujours très accueillants et souriants et toujours une ribambelle de gamins curieux qui arrivent pour nous regarder monter les tentes. Nous profitons de la proximité d'une école pour leur donner des cahiers et stylos. Les enfants, en uniforme, sont sagement assis en tailleur dans la salle de classe, enfin la maîtresse arrive, nous aurons l'occasion de feuilleter quelques uns de leurs livres rédigés en anglais.
21 aout Dernier jour de trek, redescente vers la civilisation. Nous rejoignons nos mules et chevaux qui nous ont précédés. Alors commence une longue attente en bordure de route où des camions bariolés passent à toute allure en crachant de la fumée noire. Nous nous asseyons sur un muret de pierres, l'attente est longue en plein cagnard. Las d'attendre les véhicules, nous finissons par nous installer dans un jardin près de la route pour déjeuner. Enfin les 4X4 arrivent, ils s'étaient trompés de ville. Sur la route vers Leh, nous nous arrêtons pour visiter un temple Sikh.
Bon, ce soir, pas de folies, lever à 4h30 pour prendre l'avion de 7h30 afin de regagner Delhi.
22 aout :
L'Everest (8 850 m), Chomolungma, Sagarmatha सगरमाथा
A nouveau, superbe survol des montagnes, un régal pour les alpinistes. Un de nos compatriotes grenoblois -qui connaît bien sa géographie - me fait des grands signes car il LE voit par le hublot. Mais je suis dans la rangée opposée et le petit déjeuner se termine. Chacun est encombré de son plateau repas. Je me débarrasse comme je peux du mien, pour chercher à l'apercevoir avant qu'il ne soit trop tard, et c'est le nez au ras de la tasse de café d'une dame américaine que je peux l'admirer, pas trop longtemps car visiblement je dérange la dame gloutonne, mais je l'ai vu, dans des conditions certes extrêmement frustrantes, mais j'ai vu l'EVEREST ! Je suis émue et je retourne sagement à ma place, l'image de la montagne mythique incrustée dans mes pupilles.
Arrivée à Delhi, chaleur suffocante. Nous regagnons notre hôtel pour quelque repos. L'après midi nous prenons un taxi à plusieurs pour aller vers le quartier de Connaught Place. Puis nous décidons de tester le métro, il s'avère être ultra moderne, climatisé, construit par Alsthom en 2004. A l'entrée, fouille des sacs et détection de tout objet suspect comme dans un aéroport ...
Nous sortons à la station Chawri Bazar et c'est le choc absolu. De la modernité du métro, nous passons à un autre univers, un quartier grouillant de monde, de véhicules de toutes sortes, chars à bras et rickshaws, vélos, piétons, vaches, des immeubles décatis où le réseau de fils électriques ressemble à la jungle, chaleur et odeurs pestilentielles : Inde, pays des contrastes les plus terribles, où l'on peut côtoyer le pire comme le meilleur.
Mais le choc passé, si on veut bien s'imprégner de l'atmosphère de ce pays, se laisser couler dans la foule, oublier le bruit des klaxons et les clameurs, se laisser porter par l'ambiance de la rue, ses petites échoppes où l'on peut trouver toutes les merveilles de pacotilles. Curiosités que tous ces petits métiers : petites librairies, échoppes minuscules d'où s'échappent des odeurs de nourriture ou bien délicieux encens à l'entrée d'un petit temple où regards et sourires sont au rendez-vous. Nos pas nous mènent vers le quartier des quincaillers, vendeurs de serrures, de pneus et de roues, de pièces détachées de toutes sortes pour réparer vélos, mobylettes et tout véhicule terrestre à moteur...
Puis nous remontons vers la mosquée Jama Masjid, la plus grande de l'Inde datant de 1650 et sous la chaleur accablante nous arrivons vers le Fort Rouge pour y visiter les jardins.
Le voyage se termine, nous faisons nos adieux à nos compatriotes qui rentrent à Delhi pour le retour sur Paris.
Ce carnet a été lu 1634 fois depuis le 22/10/2007 à 19h25