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> Auteur Pauline M. / Voir ses carnets |
Un jour j'ai decide de partir pour les antipodes, surement le plus lointain pays de chez moi...
Ne me demandez pas pourquoi, une attraction peut etre mais avant tout une envie de decouverte et de perfection de mon anglais.
Me voila donc a 20 ans seule sur la terre australe.
J'ai pris mon Back-bag de 12 kg et j'ai atteri a Sydney le 5 novembre 2007, deboussolees par le nombre de fuseaux horaires traverses en 22 heures.
-10 heures de decalage horaire avec la France et surtout une saison a l'envers puisque "A l'envers de la terre", ici c'est le printemps au mois de novembre et l'ete arrive mi-decembre.
Comme beaucoup disent les voyages forment la jeunesse, mais je dirais qu'ils font decouvrir la vie que l'on ne peut imaginer lorsque l'on est dans son petit "chez soi" ...
La premiere page de mon road book commence ainsi...
le 07/11/2007
Alone...
La Solitude, des le premier jour c'est le plus grand sentiment qui ressort.
A peine atteri je me suis demande qu'est ce que j'etais venu faire ici aussi loin??? et surtout pas envie de rester, moi vouloir rentrer chez MOI !
Je serais surement rentrer si je n'avais pas rencontre Anais et Alex, un couple frenchy qui sont venu me voir a l'aeroport.Mes premiers compagnons de voyage. La solitude nous croque a pleine dents sans que l'on puisse reagir. C'est un combat quotidien ou il faut retenir ses larmes et se battre pour trouver du courage et aboutir a l'accomplissement de soi.
A l'heure qu'il est je ne sais si je resterais 6 mois dans ce pays, sur cette ile, meme s'il y a un million de choses a decouvrir. Je sais que je sortirais pas indifferente de se voyage et que je vais grandir.
Mais je pleure et si seulement il y avait quelqu'un a mes cotes pour m'epauler et m'aider a relever ses defis que je me suis lances...Etre deux dans la vie nous apporte beaucoup mais il faut d'abord savoir etre seul pour etre deux.
Je pense alors a ma Francoise qui part souvent seule en voyage...
La solitude c'est la force.
Mais il y a une phrase qu je me repete depuis mon arrivee et qui va surement ponctuee mon voyage, "ce n'est pas le but qui compte mais le chemin que l'on fait".
Apres mon atterrissage difficile, j'ai donc suivit mes compagnons a leur backpackers le Jollyswagman.
J'ai dormis dans un dortoir de 4 lits avec une irlandaise, une japonaise et une allemande...je crois que je ne pouvais pas mieux tomber au niveau du melting pot de nationalite, j'ai de suite ete dans le ton de mon voyage : Rencontre, rencontre, rencontre....ce que j'attendais.
Pendant mes 5 premiers jours a Sydney j'ai donc parcouru la ville a pied, recherche d'informations pour le travail, se faire enregistrer sur le système australien du travail, car en Working Holiday visa on a des droits particuliers, et trouver une voiture dans un budget de 1000 dollars australiens pour mes compagnons de routes avec qui je doit continuer le voyage...
On a rencontré d'autres frenchy, Clémence et Pierre, qui recherchaient également une voiture, donc on les a un peu aiguillés.
Un matin a l'auberge de jeunesse dans la salle de bain commune j'ai rencontré une française, Aurore, j'ai reconnu qu'elle était française car elle avait un gel douche « petit Marseillais », ce n'est qu'un détail qui a l'étranger ne peut passer inaperçus. Je lui ai donc parlé et on a échangé des informations.
Cette rencontre a changé le cour de mon voyage...
Elle était venue avec un copain, ils ont acheté une voiture et le mal du pays a fait qu'il est rentré en France au bout de six jours.
Pour moi les galères ont commencé, au bout de cinq jours de Backpackers, et de vie a Sydney, on s'est vite retrouver a squatter dans une auberge de jeunesse de Clémence et Pierre a sept dans huit mètres carré. Cela pendant deux nuits.
La suite c'est mon road Book qui le raconte :
Le 12/11/07
C'est une page de l'histoire Oz qui se tourne, après avoir passé quelques jours de galères avec ces frenchy j'ai décidé de ne pas faire le road trip prévu avec Anaïs et Alex...des gens très gentils mais c'est un couple et moi je suis seule et difficile de vivre avec un couple quand on est loin de son copain et nous n'avions pas le même budget.
Là je dors dans une voiture, sur le siège avant...c'est aussi ça l'aventure. Point de confort, sans parlé du manque de douche.
Le confort c'est un concept...mais quand on part a l'aventure on se demande si cela existe, je suis sure d'une chose c'est que a mon retour en France je vais être heureuse de retrouver et apprécier ce que je possède. On se rend compte de ce que l'on a que lorsqu'on ne la plus.
Aujourd'hui je vais repartir à zéro...
Vous vous rappelez de cette rencontre dans les douches du backpackers et bien c'est dans sa voiture que je dormais et elle m'a proposé de faire le road trip avec elle.
Apres avoir déposé son ami a l'aéroport de Sydney on a pris la route et on quitter Sydney !
En voiture a bord d'une Ford Falcon, nous voila partis Aurore et moi, hasard ou coïncidence cette rencontre dans les douches de l'auberge de jeunesse ?
Le 13/11/07
Feelings
Un sentiment palpitant, une adrénaline qui monte au fil des kilomètres et à mesure que l'on s'éloigne de Sydney. On est parti pour découvrir 1 million de choses ensemble. Je me suis donc débrouillé pour conduire à gauche. On continue de dormir dans la voiture, souvent on dort face à la mer, mais je dors très mal. On s'est arrêté a Newcastle, une ancienne ville sidérurgique avec un paysage d'usine au bord de l'eau. Une belle ville loin des buildings de Sydney et de la pollution.
Le lendemain le 14 novembre, direction Byron Bay mais avant on fait escale a Port Macquarie, une charmante ville avec des paysages paradisiaques... Le soir arrivée a Byron bay, ambiance surfer, camping sur le parking face a l'ocean Pacifique, plein de camper van a côté de notre Ford Falcon.Les romanichelles ont débarqué.Cette nuit là fut particulièrement agitée...à 3 heure du matin, je me réveille et là je vois deux hommes à la fenêtre de Aurore en train de nous regarder, j'ai réveillé Aurore, qui a fait un bond de 5 metres avec son bandeau sur les yeux, et je leur ai dit de faire le tour et de venir de mon côté, je pensais qu'ils venaient nous dire de partir car « camping prohibited » interdit.J'ai failli leur donner les papiers de la RTA (prefecture )que l'on avait mis tant de temps à avoir.En fait ce n'était que des jeunes qui s'amusaient.
Le 15 /11/07
Le matin à Byron bay, 5h30, c'est le tour du ranger de toquer à la fenêtre pour cette fois nous dire que l'on avait pas le droit de dormir là, que l'on risquait d'avoir une amende et blablabla alors j'ai sortis mon bel accent frenchy et je lui ai dit « moi pas comprendre ce que toi dire a moi » en anglais bien sûre, il a rigolé et nous a dis de partir quand on serait prête, voila comment éviter les amendes a l'étranger !!!!
On s'est donc mises a chercher du « fruit picking » cueillette de fruit et légumes de bonne heure et de bonne humeur !
On a trouver rapidement quelques adresses par contre les campagnes australiennes sont quelques peu fachées avec les panneaux alors on s'est perdu dans le bush, intèrieur des terres, et on a mis à peu prés deux heures avant de trouver la ferme des Blueberries Field...qui nous annonçait qu'il ne rechercher personne pour le travail.Au final on a été au centre de l'agriculture de la région qui nous a donné le numéro de téléphone d'un monsieur sur Bundaberg environ 700 kilomètres de Byron, qui nous a dit qu'il avait du travailles et qu'on le rappelle une fois arrivé Bundaberg. Nous voilà partis pour Bundaberg, mais avant on décide d'en rpofiter et de s'arrêter a Surfer Paradise et d'y dormir.
Le 16/11/07
We take the Pacific Highway, la route qui mène a Brisbane ou Brisbie comme l'appelle les locaux.Ce matin on s'est réveillé a Surfer Paradise, une grande ville bétonné sur la côte un des paysages dont on ne rêve plus.C'est le soi-disant paradis du surf et des surfers...mais il n'en est rien et le mythe du surf a été remplacer par celui de l'apparat.Ce matin c'est douche sur la plage mais avant on s'est baigné dans des vagues d'une puissance impressionnante mais pas tres hautes.
La bonne surprise c'est qu'une fois que l'on s'est savonné et plein de bulles sur nous on s'est rendu compte que le douche ne marchait pas ! alors on a trouvé un jet d'eau a côté d'un restaurant panoramique vue sur l'ocean et on s'est rincé devant tous les gens qui mangeaient tranquillement en nous regardant, j'ai rarement eu aussi honte, heureusement que le ridicule ne tue pas !!
Après la douche on a rencontré deux allemandes qui venaient aussi se laver sur la plage et elle venaient de Cairns, elles faisaient la même route que nous mais dans l'autre sens - on commence à avoir des couleurs, coups de soleil sur les épaules...
En voyage, sur la route on a souvent des interrogations sur la vie qui nous viennent a l'esprit et aujourd'hui s'était celle-ci : A t-on toujours peur vers l'inconnu ?
Une peur qui nous pousse en avant parce qu'on veut voir ce qu'il y a au bout.
C'est peut être ce que l'on appelle l'envie.
Le 16/11/07 au soir,
Glass House Mountains, nous voilà face à un paysage merveilleux, des éminences volcaniques, ce qui est impressionnant c'est que en une heure de route, a peine on change complètement de paysage et de climat, beaucoup plus humide et un paysage de colines et de moyennes montagnes.16 éminences volcaniques aux forment étranges qui peuvent s'élever a plus de 500mètres, au dessus d'une végétation dense de forêt de pin et d'eucalyptus.Pour les aborigènes, elles représentaient les membres d'une famille d'esprit de la montagne, le plus imposant étant Tibrogargant, le père.
Un lieu calme et paisible sous le son des grillons, cigalles appelés cicada (qui peuvent atteindre jusqu'à un nombre élevé de décibels) et moustiques (mozzie) qui viennent nous crier dans les oreilles et nous piqué par la même occasion.Nous avons décidé d'y passer la nuit.
Nous n'avons fait que passer par Brisbane, on s'y est arreté pendant 4 heures car le parking pour garer la voiture coûtait très cher et il faisait une chaleur étouffante ;il y avait beaucoup de travaux et de pollution, encore une ville de buildings que je n'arrive pas à apprécier.
Enfin, je lève les yeux de mon road book et je contemple le coucher de soleil sur les éminences et c'est éblouissant...
Deain nous allons à Noosa, il paraît que c'est magnifique aussi.
Aïe les mozzies m'attaquent... !!!
Le 17/11/07
Ce carnet a été lu 558 fois depuis le 13/01/2008 à 08h44