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Patrick B.
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J'avais toujours rêvé de poser le pied sur Madagascar.
Une grande île, en forme de pied dont les orteils sont les îles satellites, j'allais pas attendre d'avoir un pied dans la tombe pour mettre sur pied mon projet de voyage là-bas. Au pied levé, je trouve un suppléant pour me remplacer au bureau (mon chef m'aurait cassé les pieds sinon). Bon pied, bon œil, ayant enfin trouvé mon pied-à-terre à Tana, la capitale, je me retrouve assis dans l'avion, les chaussures défaites à faire des petits mouvements sur la pointe des pieds. Environ, douze heures de vol, houlà là, c'est loin ! À l'arrivée, mon guide est là, il m'attend de pied ferme dans le hall. Rapidement, la route déserte de l'aéroport nous conduit en ville et nous arrivons à un bel hôtel.....fermé. Quelques minutes à faire des pieds et des mains, et un gardien de nuit, re-levé du bon pied, vient nous ouvrir, bredouillant en malgache, quelques excuses, se jetant à nos pieds, de peur d'être mis à pied. Le lit, la douche, ne sont plus qu'à quelques minutes... « Sortir en ville ? » ; non, merci, je ne tiens plus sur mes pieds et je connais trop les femmes africaines, toujours en quête de trouver chaussures à leur pied, à se jeter à nos pieds. Allez bonne nuit, et à demain matin !
Au petit matin, au pied levé, au pied de l'escalier, je pose mon sac et profite d'un copieux petit-déjeuner. Le serveur est élégant, costume pied-de-coq pour servir ses œufs au plat. J'avais l'estomac dans les talons, et cela me remet sur pied rapidement. Nous pouvons partir !
Paysages magnifiques, rencontres sublimes, il faut vivre le parcours, profiter des rencontres, marcher jusqu'à ne plus pouvoir mettre un pied devant l'autre, admirer le travail d'arrache-pied de toute la population. Pas de pauvres dans ce pays ? Tout le monde semble à pied d'œuvre. Première soirée dans un gîte au fin fond des hautes terres, au pied du pic Boby. Pendant le repas, un homme-orchestre sympathique jouant comme ses pieds annone quelques refrains typiques. Je suis encore un pied tendre et dans quelques jours, je serai déjà familiarisé avec la culture locale. Nouvelles étapes, nouvelles découvertes, facile de perdre pied. Flore superbe avec ses pieds-d'éléphants, ses pieds d'alouette, faune incroyable devant les espèces de lémuriens, on ne sait plus sur quel pied danser ! Géologie incomparable, au pied du mur, dans l'Andringitra, plusieurs centaines de mètres de granit verticaux au-dessus de nous, sur un pied d'égalité, dans l'Isalo, des blocs et des formes familières à taille humaine que nous contournons à pied, partout des passages splendides tantôt en pas lents, tantôt à cloche-pied, drop ! Un p'tit saut, l'essentiel est de retomber sur ses pieds et d'avoir les pieds bien sur Terre...
Enfin, la mer au bout du voyage. Minuit, je suis nu de la tête aux pieds, l'eau tiède du lagon qui glisse sur moi marque la fin d'un beau voyage....
Quels pieds !
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24/01/2008 à 14h15 - Rencontres à Mada : à pied entre mer et montagnes - Allibert
© ALLIBERT | 20/03/07