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> Auteur Gérard G. / Voir ses carnets |
Certains sahariens n'en démordent pas: La Tadrart est, c'est sûr, le plus beau massif désertique! Mais mon copain finlandais Toni ne jure que par l'Antarctique, et Yves par l'Atacama... Moi? Je ne sais pas, je découvre et je savoure toutes les minutes de ce voyage entre dunes et montagnes. Je me laisse bercer par le rythme du désert entre marche, cérémonie du thé, préparation de la taghela...
La montée de la dune de Merzouga (260 m) se vit comme une belle ascension alpine avec un final de toute beauté sur l'arête sommitale entre mer de dunes et plateau de grès aux mille couleurs. Enfin au sommet, je cherche, en vain, mon.... piolet pour le brandir en signe de victoire...
Un court transfert et nous voilà au pied des tassili N'adjer. On accède sur ce plateau haut perché par d'étroits passages rythmés par de gigantesques marches d'escalier: les Akbakh... Nous prenons enfin pied sur les Tassili et entamons la traversée d'un reg aux roches noircies par le soleil. Bientôt nous pénétrons dans un immense dédale entre tours et chateaux imaginaires, copie d'un tableau surréaliste de Max Ernst, sculptés par les infatiguables tailleurs de pierre que sont le vent et l'eau. De l'eau, il y en a eu à voir la taille des canyons, et les lauriers roses qui s'entêtent à occuper les fonds de vallée. De l'eau, et donc des hommes qui ont laissé sur le plateau d'innombrables sculptures et peintures rupestres: hommes à têtes rondes, chamois...
Ce carnet a été lu 1158 fois depuis le 22/06/2007 à 09h09