Le 18/03/2008
En pays dogon, l'agriculture est l'une des principales sources de revenus. Le microcrédit fournit un apport de base indispensables aux femmes, elles s'affranchissent ainsi des commerçants auxquels elles revendent leur production.
En mars 2008, les crédits ont été accordés, représentant une enveloppe globale de 1 000 000 FCFA. Quarante femmes ont reçu chacune 25 000 FCFA, qui leur ont permis d'investir à l'automne dans la semence et les engrais. La première récolte des oignons a lieu au printemps.
Entretien avec les femmes de Sangha |
| A Bamako, il y a également des intermédiaires, mais nous ne savons pas comment cela se passe là-bas. Nous vendons ici à 675 FCFA le kilo la boule d'oignon pilé et séché. C'est nous-mêmes qui transformons en écrasant les oignons avec de gros pilons sur des pierres plates, à côté des champs. La filière est pourrie... il y a quelques gros bonnets qui font la pluie et le beau temps. Surtout à Bamako, mais aussi ici à Sangha. Le pire, c'est à Bamako. Certains sont si puissants qu'ils arrivent à balancer de grosses quantités sur le marché. Les prix s'effondrent, et ils rachètent tout à bas prix. Il y a beaucoup d'intermédiaires. Les femmes, évidemment, sont celles qui sont le plus exploitées. Pour celles qui ont profité de ce crédit Ne peuvent-elles pas s'associer ? Cela te paraît impossible à faire ou bien peut-on considérer qu'elles ne sont pas prêtes. |