Allibert - Montagnes et déserts
 

Economiser le bois sur l'itinéraire du fleuve gelé au Zanskar

Le 08/03/2006

zanskarAu nord de l’Inde, se trouve la région habitée la plus isolée et la plus haute du monde himalayen : le Zanskar.


Territoire cerné par des cols culminant à plus de 6000 mètres, impraticables en hiver, le seul axe de communication reliant les habitants de la vallée à la ville de Leh est la rivière Zanskar.
Les Zanskarpas quittent alors pour plusieurs semaines leurs villages isolés pour se rendre à Leh.

Nous nous y rendons en hiver, lors de notre voyage Le Fleuve Gelé, pour vous faire découvrir cette terre d’exception.

Le parcours du Chadar, nom donné au fleuve Zanskar en hiver, dure trois à cinq jours (aller). Il est coutume de faire du feu pour se chauffer et cuisiner, mais le seul bois utilisable est celui charrié par les crues automnales… et il est rare !

Conscients de la nécessité d’économiser le bois sur cet itinéraire pour ne pas en priver les habitants des hauts villages, qui font eux aussi le trajet, nous avons donc décidé d’équiper les porteurs et les cuisiniers, afin de réduire la consommation de bois de manière significative : cette ressource est vitale pour la population.
        
Nous procédons régulièrement à des envois de vêtements chauds — le prochain est prévu en 2007 —, et nous demandons à notre équipe locale d’utiliser le gaz comme combustible pour la cuisine.

Journal de bord

Rémy Florchinger, guide-accompagnateur et conseiller en voyage Allibert, a tiré la sonnette d’alarme à son retour du trek Le Fleuve Gelé, en 2005.

Avertis de la situation d’urgence, nous avons décidé d’agir immédiatement. Le premier envoi de vêtements chauds a eu lieu à l’automne 2005 : combinaisons de ski ESF, vestes Millet, bonnets et chaussettes. Nous avons acheté sur place des réchauds et des vêtements supplémentaires.
Avec l’aide de notre partenaire local, nous avons également veillé aux conditions de travail des porteurs. Nous vérifions avant chaque départ leurs équipements et la bonne répartition des charges entre eux.

Ces nouvelles habitudes sont difficiles à faire accepter aux locaux qui nous accompagnent, pour qui rien ne vaut la chaleur d’un feu à l’abri dans une grotte. Il faut encore expliquer longuement les enjeux de ces actions.

Aujourd’hui, afin de pérenniser ces efforts, nous continuons à sensibiliser les Zanskarpas et les trekkeurs à l’équilibre fragile de l’environnement au Zanskar.
 
C’est pour cela que nous continuons à équiper régulièrement l’équipe locale ; un nouvel envoi de vêtements est prévu en 2007.
         
L’avis de Rémy, guide-accompagnateur et conseiller en voyage Allibert :
 
Le Fleuve Gelé est un voyage exceptionnel, grâce aux paysages uniques que l’on traverse, aux rencontres inattendues le long du Chadar, mais aussi aux conditions difficiles qu’il faut affronter : les températures oscillent souvent autour de – 25°. Mais, très vite, on se rend compte que cet environnement exceptionnel est fragile, et nous devons, ici plus qu’ailleurs, être vigilants si nous voulons conserver ces richesses.
Par exemple, économiser le bois devient une nécessité. Un soir, nous avons entendu des bruits près de notre campement, c’était un père et ses trois enfants qui cherchaient du bois pour se réchauffer.
Nous les avons accueillis, et ils ont passé la soirée et la nuit avec nous. Le bois se faisant de plus en plus rare, ils doivent, chaque jour, aller encore plus loin pour le ramasser.”
zanskar
Un Zanskarpa charriant son bois.

zanskar 

Collecte de bois sur le Zanskar.
 

 

 

Identification

Voyages Désert
Selectionner le code - Fermer la fenêtre

Prévisualisation du lien :