Le 02/02/2007
Comme l’ensemble de la Mauritanie, Ouadane attire de plus en plus d’amoureux du désert.
L’ancienne capitale caravanière, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, connaît depuis plusieurs années un nouvel essor économique. En créant des emplois dans cette région pauvre, le tourisme aide à lutter contre la pauvreté en milieu rural et à ralentir l’exode des jeunes vers les centres urbains.
Journal de bord |
Dimanche 30 janvier 2005, 8 h 30, sur la place du village. Une cinquantaine de personnes, hommes et femmes, patientaient en discutant gaiement, assis sur le sable. Le brouhaha s’interrompit à l’arrivée de M. Dada Ould Slama, maire de Ouadane, qui prononça ces mots : “C’est notre ville, c’est à nous de nous occuper de ces déchets. Vous participez au nettoyage pour vous, la santé de vos enfants et la réputation de votre ville à l’étranger, et c’est beaucoup plus important que le petit peu que vous allez gagner aujourd’hui en ramassant.” Très impliqué dans cette opération, il était venu encourager et sensibiliser la population au problème des déchets, et distribuer en personne les sacs pour la collecte. En peu de temps, l’armée de volontaires, en majorité des femmes du village, encadrés par les membres de l’équipe Déserts Purs Allibert, avait envahi les ruelles de la vieille ville, taches de couleurs vives se détachant sur l’ocre des murs des bâtisses. Plastiques emportés par le vent, restes d’animaux, conserves rouillées, piles… rien n’avait été oublié. Quatre heures et une pause thé plus tard, les déchets collectés avaient été entassés à l’entrée de la ville. |
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Le raid Sahara, qui campait au pied de la falaise, avait prêté ses pick-up pour transporter les sacs à la décharge, de l’autre côté de la vieille ville. | |