Le 29/11/2006
Cœur du pays touareg, le Niger est un pays sahélien avec des déserts d’exception, offrant des paysages extrêmement contrastés. Journal de bord |
| Ce projet a pris naissance sous l’impulsion de Simone Allibert, cofondatrice d’Allibert montagnes et déserts, et amoureuse du Niger. Après avoir abordé plusieurs fois ce problème d’approvisionnement en eau avec notre partenaire local, Aghali, ils ont décidé d’initier un projet dans ce pays, l’un des plus pauvres de la planète. Ainsi, nous avons décidé de participer à la réalisation de ce puits, souhaité par les habitants du village d’Assada, avec l’aide d’Aghali Abdou, responsable de notre équipe locale, et de Ghissa Alhassane, secrétaire du GSC Tagazt, petite ONG d’Agadez. Le village est situé sur les circuit d’Allibert : « Entre Aïr et Ténéré » (T 67 E), « Le Ténéré Mythique » (T 68 E) et « La Pince de Crabe d’Arakao » (T 69 E). Cette région subie des conditions climatiques très précaires, ce qui fait que les ressources en eau de surfaces (mares) sont quasi inexistantes. La population se trouvait démunie de points d’eau modernes pour couvrir les besoins des animaux. En effet, leur bétail était soumis à des déplacements vers d’autres horizons à la recherche de l’eau. A cela s’ajoutaient, la dégradation des aires de pâturage et le manque d’aliments complémentaires pour bétail. Les animaux s’abreuvaient au niveau des jardins et des puits villageois, ce qui engendrait beaucoup de conséquences néfastes. | |
Au niveau des jardins![]() - Dégâts sur les cultures dus à l’invasion des bêtes. - Dégradation du couvert végétal, des clôtures des jardins. - Baisse de la production maraîchère. - Conflits entre les agriculteurs et les éleveurs. Baisse précoce de la nappe phréatique due au double prélèvement d’eau pour l’arrosage des plants et l’abreuvement des animaux. Au niveau des puits villageois - Conflits entre les villageois et les éleveurs. - Mauvaise qualité de l’eau à cause des déjections animales. Le cheptel se trouvait bien souvent réduit par les mortalités fréquentes. Nous avons donc participé à la réalisation de ce puits pour pallier toutes ces difficultés et améliorer les conditions de vie des habitants et des animaux. Le puits a seulement été terminé en novembre 2006, car les travaux avaient été décalés à cause de la pluie. Il possède désormais un diamètre de 2 m 20 et une profondeur de 10 m et a été complété par 2 abreuvoirs. | |