
Le Japon est un long collier de perles de culture et de nature enfilées sur un fil de soie, comme ces milliers d’îles d’un archipel alignées le long d’un arc montagneux. Les quatre îles principales : du nord au sud : Hokkaido, Honshu, Shikoku et Kyushu, sont constituées à près de 80% de montagnes et de volcans dont une quarantaine sont actifs (visibles notamment dans le Parc National de Aso). Volcans, séismes mais aussi sources naturelles d’eau chaudes (onsen) sont les manifestations géologiques visibles de l’enfoncement, dans les profondeurs des fosses océaniques, des plaques du Pacifique et des Philippines sous la plaque Eurasienne.
Insularité, topographie, montagnes isolées ont façonné l’implantation humaine et la culture japonaise. L’archipel, avec une superficie à peine supérieure à la péninsule Italienne, concentre l’essentiel de ses habitants sur la côte orientale avec une succession quasi ininterrompue de paysages urbains de Tokyo à Yokohama. Plus de 50% des Japonais vivent sur 2% de la superficie. Cela laisse quelques espaces pour randonner.
Les paysages sauvages ne manquent pas, notamment au sein des parcs et réserves qui représentent près de 6% de la surface du pays. Malgré l’urbanisation galopante, Les forêts représentent encore les deux tiers du territoire. Celles-ci ont été protégées des hommes par les pentes raides, par les seigneurs (daimyos) et shoguns soucieux de préserver leurs territoires de chasse, et par les esprits et dieux (kami) du Shinto qui sanctifient la Nature. Forêts mixtes de feuillus, de résineux et de bambous, le Japon compte 160 espèces d’arbres : ginkgo qui a survécu à l’extinction des dinosaures et dont la feuille est devenu le symbole de Tokyo, hinoki le cyprès du froid, rhus vernicifera, de la famille des sumacs, dont la sève toxique sert à la préparation de la laque… Et, bien entendu, pruniers et cerisiers dont les branches graciles se couvrent de fleurs dès les premières chaleurs d’avril.
Le shintoïsme est la religion ancestrale des Japonais et devint même, sous l’ère Meiji (1868) une religion d’état. Le monde de Shinto est peuplé de multiples esprits et d’êtres supérieurs aux hommes par leur nature (Kami). Comme dans les autres systèmes religieux anciens, on y retrouve le Soleil, la Lune mais aussi toutes formes naturelles qui ont enchanté ou mystifié les anciens habitants: les montagnes, le Mont Fuji, la mer, une cascade, un rocher, un arbre, un animal, la musique de l’eau sur une feuille… Ainsi chaque randonnée est un pèlerinage au pays des Kami. Mêlant animisme (croyance selon laquelle la nature est régie par les esprits) et chamanisme (médiation entre les hommes et les esprits au travers du Chaman) Shinto cohabite avec le bouddhisme, religion importée au VI° siècle depuis la Corée puis la Chine. De nombreux japonais se définissent comme shintoïstes et bouddhistes. Ne dit-on pas qu’un japonais naît shintoïste, se marrie chrétien et meurt bouddhiste ?
repères :
Trekking - Japon
Nos points forts au Japon
• Une approche plus secrète du Japon : Alpes japonaises, parc nationaux, mer du Japon…
• La visite des plus beaux sites historiques du pays : Kyoto, Tokyo, temples, pèlerinage de Kumano…
• Des départs garantis à cinq participants, sans supplément.
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Carte d'identité
| Population |
127 millions d'habitants |
| Superficie |
377 855 km² (Densité 335 Hab/km²)
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| Capitale |
Tokyo |
| Point culminant
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Fuji San (3776m) |
Parcs Nationaux
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28 parcs nationaux
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Langue officielle
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Le japonais |
| Monnaie |
Le Yen (¥); 1 € = 160 ¥
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| Religion |
Shintoïsme, bouddhisme, et christianisme
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| Régime |
Monarchie constitutionnelle |
| Chef de l’état |
Empereur : Akihito ; Premier ministre : Yasuo Fukuda |
Décalage horaire
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+ 7 h par rapport à Paris |
| Formalités |
Un passeport valide 6 mois après la date de retour du voyage est suffisant.
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Le climat
Sur l’île principale : Honshu, les hivers sont relativement doux avec peu de neige en dehors des zones alpines dont les sommets restent blancs jusqu’en mai-juin. L’été, soumis au régime de la mousson, est chaud (moyenne de 30-32°C en juillet et août) et humide, particulièrement à basse altitude. C’est l’époque où les Japonais montent en montagne pour trouver un peu de fraîcheur. Le Japon connaît deux pics de précipitation de mi-juin à mi-juillet, puis en septembre où les typhons ne sont pas rares. Les saisons les plus agréables, en bord de mer, sont le printemps (avril-mai), et l’automne (Shurin : de la fin septembre jusqu'à la mi-novembre) avec des températures douces (18-22°C) et un faible taux d’humidité.
1- Votre destination
1.1- L'organisation de votre voyage
>Sur le terrain
L'équipe
Guides accompagnateurs japonais francophones.
Les déplacements
— Transports publics : train et bus climatisés la plupart du temps, bateau. Le Japon dispose d’un réseau de train très développé et efficace : du Shinkansen (grande vitesse) aux lignes qui parcourent les Alpes japonaises.
— Bus privés lorsque les transports locaux ne nous permettent pas de réaliser certaines étapes du programme.
— A Kyoto et Tokyo : essentiellement le métro.
L'hébergement
Nous privilégions, en dehors des grandes villes, les Ryokan, auberges traditionnelles. Les chambres souvent parfois ouvertes sur un jardin Zen. Le sol est recouvert du « tatami » traditionnel en paille de riz et le mobilier se résume à une table basse. En effet, les clients dorment sur un « futon » que l’on déroule avant la nuit après avoir refermé les cloisons coulissantes, les « shoji ». Les clients revêtent un Kimono d’intérieur en coton (Yukata) ainsi que des tongs ou pantoufles. Les toilettes et les salles de bain sont communes, avec une séparation pour les hommes et les femmes.
Lorsque cela est possible (ex. Kôya-San), nous dormons dans des gîtes installés dans les enceintes de temples bouddhistes (Shukobô). Cette pratique remonte à l’ère Edo (1603-1868) quand les moines parcouraient le pays de temple en temple afin de parfaire leur éducation spirituelle. L’accès aux Shukubô fut progressivement été étendu aux samouraïs, puis aux pèlerins et enfin, depuis peu, aux touristes. Les visiteurs bénéficient d’un cadre souvent unique et peuvent s’initier aux activités monacales : méditation assise (zazen), prières, ou encore purification par l’eau froide (takigyo). Les soirées sont calmes et les réveils souvent matinaux car les visiteurs sont réveillés à l’heure de la prière, peu avant 5 heures !.
Dans les Alpes Japonaises, nous dormirons en gîte et en refuge (dortoirs) au confort parfois spartiate. Certains de ces refuges peuvent accueillir plusieurs centaines de randonneurs ! Nous essayons, naturellement, d’éviter les refuges les plus fréquentés.
Dans les hébergements traditionnels ou collectifs (Ryokan, Shukobô, refuges), il convient de suivre un minimum d’étiquette japonaise : enlever ses chaussures ou pantoufles avant de marcher sur un tatami, se doucher avant de pénétrer dans les vasques des sources chaudes ou dans les bains collectifs.
Enfin, dans les grandes villes, nous utilisons des hôtels de classe moyenne (équivalent deux ou trois étoiles) de type « international ». Rappelez vous cependant qu’au Japon, l’espace est compté et les chambres souvent étriquées (20m2 et moins). Les bagages seront utilement rangés sous le lit. Au Japon, les chambres non-fumeurs ne sont pas encore très répandues.
Les repas
La cuisine japonaise (nihon ryori) est un lien entre la nature (et donc les esprits) et les hommes. Elle est un élément essentiel de la réussite de votre voyage.
— Dans les Ryokans : on sert le soir un dîner assez formel (Kaiseki) composé de nombreux plats utilisant les éléments naturels de la région : champignons et poisson de rivière à Nagano et poisson de mer et algues à Kanazawa. Le petit-déjeuner traditionnel peut surprendre les occidentaux par la variété et la nature des choix : poisson séché (nori), grillé, œufs, soupe de soja (miso) et légumes saumurés (tsukémono) sont, en effet, indispensables.
— Dans les hôtels de ville : nous aurons la possibilité de renouer avec nos habitudes occidentales à l’aide de solides buffets de breakfast : toast, céréales, joghurts, jus d’orange, etc.
— En randonnée : nous emporterons souvent notre repas dans une boîte (bentô) comportant de nombreux petits plats (eki-ben), par exemple : riz aux palourdes ou aux légumes de montagne, sushi aux truites, etc. Sinon, nous déjeunerons sur le pouce dans l’une des innombrables auberges disséminées le long des chemins de randonnée. Les restaurateurs japonais exposent en devanture de fidèles copies en résine des plats proposés, ce qui facilite notre choix.
Le transport des bagages
Pendant la randonnée, chaque participant se déplace à pied avec un
petit sac contenant les affaires nécessaires pour la journée : gourde,
appareil photo, quelques vivres, etc. Selon le circuit, le reste de vos
affaires est laissé à l'hébergement où nous passons la nuit ou transporté
au prochain par des véhicules réservés au groupe. Lors des
différents transferts en groupe (train, taxis,
hôtels, bateaux, bus, etc.), chacun assume la responsabilité de ses
bagages et effets personnels. Lors des excursions en montagne de plusieurs jours, vous emporterez vos affaires personnelles.
Les devises
Le yen (¥) est la devise officielle du Japon. En Janvier 2008, un euro équivalait à 160 yens (JPY).
Les japonais utilisent des pièces de 1, 5, 10, 50, 100 et 500 (environ 3€) ¥, ainsi que des billets de 1000, 2000, 5000, 10000 ( environ 60 €) ¥. Les cartes de crédit sont peu utilisées en dehors des grands centres urbains et lieux très fréquentés par les touristes et hommes d’affaires. Les chèques des banques françaises ne sont pas acceptés et les chèques de voyage sont acceptés uniquement dans les grandes villes. Quant aux devises étrangères, dollars ou euro, elles sont systématiquement refusées.
Vous l’avez compris, en dehors du Yen en billets ou pièces, peu de salut ! Il est ainsi prudent de partir avec une certaine somme avant son départ afin d’éviter les commissions assez élevées prélevées par les banques locales. Sur place, préférez les grandes banques nationales. En dehors des grandes villes, les distributeurs refusent en général les cartes de crédit internationales à l’exception notable des postes japonaises qui commencent à équiper leurs bureaux.
Téléphone
Téléphoner à l'étranger depuis le Japon est difficile. En effet, les accords entre opérateurs téléphoniques Japonais et européens sont rares et le téléphone mobile ne fonctionne qu’en de rares et onéreuses occasions.
Les cabines téléphoniques sont rares. Finalement, le plus simple est encore de téléphoner depuis un hôtel de style occidental ou de trouver un téléphone de couleur gris portant la mention "international telephone", KDD ou HCD (Home Country Direct). Ceux-ci peuvent être utilisés avec une carte que l’on achète dans les supermarchés.
1- vous sélectionnez un opérateur international et composez son indicatif. Il y en a trois:
- Japan Télécoms : 0041
- IDC: 001
- KDD: 0061
2- vous composez ensuite le numéro de l'indicatif de votre pays, puis le numéro de votre correspondant: France: 0033… - Suisse:0041… - Belgique:0032…
Pour appeler en PCV composer le 0051.
> Les vols
Au départ de Paris
— Vol Paris – Osaka et Tokyo – Paris, sur les lignes régulières de
la compagnie Air France, Lufthansa, Japan Airlines, Cathay Pacific.
— Vol intérieur Osaka – Fukuoka pour le voyage T7BB Mont Fuji et Cités
impériales, sur les compagnies régulières japonaises Japan Airlines ou
Nippon Airways.
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Partez sur un autre vol
Départs de province, Belgique ou Suisse
Pour tous les circuits au Japon, il est possible de partir soit
directement, soit par préacheminement, de nombreux aéroports de
province*.
Supplément** par rapport au tarif “départ de Paris” (€) :
| Bordeaux |
Lyon |
Marseille |
Mulhouse/Bâle |
Nantes |
Nice |
Strasbourg |
Toulouse |
Bruxelles |
Genève |
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150 |
150 |
* Sous réserve de :
— disponibilité au moment de la réservation ;
— modification des accords avec la compagnie depuis l'écriture de la fiche ;
et selon la compagnie aérienne utilisée.
** Ce supplément inclut
le réajustement du prix du billet, les frais de gestion et d’envoi du
billet (ou remise aéroport) ainsi que l'accueil à l'aéroport et le
transfert à l'hôtel.
Services Plus Allibert
Prolongez votre voyage
Départ anticipé et retour différé
Sous réserve de disponibilité au moment de la réservation, vous pouvez
choisir de partir avant le groupe et/ou de rentrer plus tard. Il vous
suffit de préciser les dates souhaitées lors de votre inscription.
Dans le cas d'un départ anticipé ou un retour différé, le rendez-vous
ou la séparation avec le groupe se fait à l'hôtel dont les coordonées
vous sont précisées sur votre convocation.
|
A noter
: si vous souhaitez un départ d’une ville de province et/ou un départ
différent du groupe, il est essentiel de vous inscrire longtemps à
l’avance (en particulier pour un départ en juillet-août). Plus vous
vous y prenez tard, moins vous aurez de chance d’avoir de la place !
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1.2- A prévoir avant le départ
>Formalités
Un passeport en cours de validité (6 mois après la date de retour du voyage)
Peu avant l’arrivée, vous devrez remplir une carte de "embarcation/disembarcation". L’employé des douanes prélèvera le coupon "disembarcation". Il conviendra de ne pas perdre le coupon "embarcation" qui vous sera demandé lors de votre départ.
Important
A compter du 20 novembre 2007, les ressortissants étrangers se rendant sur le territoire japonais sont soumis à la prise de données biométriques. A cet effet, ils doivent, avant de franchir la frontière, au moment des formalités d’immigration, se livrer à la prise d’empreintes digitales et d’une photographie de face avant d’être interrogés par un officier d’immigration. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site Internet des services d’immigration japonais :
www.immi-moj.go.jp/english/index.html.
L’importation de produits alimentaires frais n’est pas autorisée.
> La santé
Vaccins
Aucune vaccination n’est obligatoire, sauf pour les personnes arrivant de régions contaminées. Soyez cependant à jour pour les vaccinations classiques : Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite, Fièvre typhoïde.
Dentiste et médecin
Nous vous recommandons d’effectuer une visite de contrôle avant votre départ
Pour plus d'informations sur les précautions à prendre au niveau santé,
vous pouvez consulter le site Internet de SMI (Service Médical
International) : www.smi-voyage-sante.com
1.3- Pour en savoir plus
Bibliographie
Une sélection de la librairie Gaia-Store, disponible au magasin 6 rue d'alsace 38000 Grenoble 04.76.86.86.96 ou sur le web
www.gaia-store.com.
Guides
Japon - Lonely Planet, 2006, ISBN 978-2-84070-465-X
Japon - National Geographic,2005, ISBN 978-2845820852
Japon - Hachette, 2004, ISBN 978-2012439078
livres en français
Shinto : Origines, croyances, rituels, fêtes, esprits, lieux du sacré - Gründ, 2003, ISBN 978-2700026542
Shintoïsme & bouddhisme au fil des temples japonais - L’Harmattan, 2003, ISBN 978-2747522328
Histoire du Japon et des Japonais - "Edwin O. (Edwin Oldfather) Reischauer", Seuil, 1973, ISBN 978-2020006750n.fr
Le Japon, dictionnaire et civilisation - Louis Frédéric, Robert Laffont, 1999, ISBN 978-2221067642
Sites Internet
http://www.nihon-zen.ch
http://www.clickjapan.org
http://www.jnto.go.jp
http://www.cuisine-japonaise.com
http://www.tourisme-japon.fr
2- L'esprit Allibert
2.1- L'Esprit Trek
2.2- Une démarche responsable
2.3- Bon à savoir
Comment compenser les émissions de CO2 liées à mon transport aérien ?
Le montant de la compensation pour un vol AR Paris - Tokyo est de 103 € ; Paris - Fukuoka : 101 €.
Vous pouvez verser cette somme à l'association "Globetrekkeurs -
démarche pour un tourisme responsable" pour donner plus d'ampleur aux
projets de compensation menés par Allibert
(http://www.allibert-trekking.com/94-tourisme-responsable-equitable.htm),
notamment la réalisation de serres solaires au Ladakh en partenariat
avec le GERES.
Vous pouvez de la même façon participer à un autre projet de développement local.
S'agissant d'un "don aux oeuvres d'intéret général", les personnes
imposables en France bénéficient d'une réduction d'impôts sur le revenu
à hauteur de 66% de ce don.