Carnet de route Ruwenzori
Si votre enfance a ét é bercée par les é popées de Stanley et Livingstone, si l'aventurier qui sommeille en vous r ê ve de suivre les pas du Duc des Abruzzes au coeur de l'Afrique, alors le trek du Ruwenzori est pour vous...
Point n'est besoin d'aller acheter les dernières nouveaut é s en matière de chaussures de randonn é e, allez plutôt chercher vos bonnes vieilles bottes en caoutchouc, votre é quipement classique de trekking, et en route pour La grande aventure au coeur d'une nature superbe et très pr é servée.
C'est ainsi qu'en ce mois de juin nous nous retrouvâmes 6 à l'aéroport d'Entebbe, au bord du lac Victoria en Ouganda.
Une petite journée de voiture au milieu des plantations de bananes et de th é et nous voici à l'entr é e du parc du Ruwenzori, tout près de la fronti è re avec le Congo Démocratique.
Une agence très bien structur é e met à notre service trois guides et une douzaine de porteurs tous aussi chaleureux que sympathiques ; Ezra, le cuisinier, s'est occup é d'acheter la nourriture pour huit jours, et en route pour la première é tape qui nous conduira au refuge de Nyabitaba. Dès l'entr é e dans le parc national, nous quittons les zones habitées et p é nétrons dans la for ê t vierge. Impossible cependant de se perdre : hors du chemin bien marqué, la for ê t est inextricable.
Les étapes ne sont pas tr è s longues (4 à 5 heures en moyenne) mais le chemin est souvent raide et glissant et requiert un bon é quilibre.
Tous les campements consistent en une série de 3 ou 4 petits refuges en bois en excellent é tat avec matelas mousse, tables, bancs , toilettes sèches...
Dès le deuxi è me jour il nous faudra ranger les chaussures de randonnée pour chausser les bottes. En effet, le chemin qui nous conduit en quatre é tapes de 1600 à 4500m, traverse tous les é tages de la vég é tation et le sentier est souvent boueux voire marécageux. C'est ainsi que nous allons d é couvrir les joies du « bigo bog » dans lequel nous pataugerons au moins un moment au cours de chacune des étapes.
- Késako le « bigo bog »?
- Une zone marécageuse parsem é e de touffes d'herbes et de mousses diverses. Dans de nombreux endroits, de bonnes âmes ont pos é à terre des rondins de bois ou des branches qui é vitent de s'enfoncer dans une boue qui peut atteindre 40 cm de profondeur.
La progression est un peu surprenante au début mais rapidement nous parvenons à distinguer tel type d'herbe qui fait comme de petits ilôts au milieu de la boue, ou tel type de mousse qui semble flotter et laisse s'enfoncer le pied du malheureux trekkeur qui l'aura choisie comme appui. A l' é tape les pantalons sont plus ou moins crottés selon les aptitudes et la chance de chacun. Seuls nos trois guides ougandais semblent touver toujours le bon appui et ne jamais maculer leurs v ê tements de boue...
Après la for ê t tropicale primaire dense, luxuriante mais inextricable, nous traversons la zone des bambous qui fait rapidement place à l' é tage des fougères arborescentes de plusieurs m è tres de haut. Ensuite vient la zone des lobélies et s é neçons g é ants. Si certains d'entre nous avaient déj à vu des exemplaires de cette fameuse plante sur les flancs du Kilimandjaro ou du mont Kenya, ici nous cheminons dans une véritable for ê t de ce lointain cousin de la petite fleur jaune de nos Alpes.
Les lacs ne sont pas absents de ce périple et chacun d'entre nous gardera un souvenir idyllique d'une soir é e autour d'un immense feu de bois à d é guster de délicieuses brochettes de poulet grill é au bord du lac Kitandara.
- Et le Ruwenzori, me direz-vous?
- Cerise sur le gateau de cet extraordinaire périple, il offre un vaste et d é bonnaire plateau glaciaire que l'on atteind par un cheminement pas facile dans des rochers plutôt glissants. Le sommet en tant que tel n é cessite, après la remont é e de la vaste pente neigeuse, une escalade mixte peu difficile mais tout de même exigeante pour atteindre le point culminant de ce massif et le troisi è me plus haut sommet du continent africain à 5108 m è tes.
Le trek de retour se fait par la vallée de la rivi è re M'Buku avec une fois encore succession de paysages extraordinaires dont la vue d'un sommet enneigé depuis une clairi è re en plein coeur de la jungle n'est pas des moindres.
Pour compléter ce fabuleux p é riple, nous nous rendons ensuite dans le parc Queen Elizabeth au bord du lac Edouard pour un safari au cours duquel nous aurons la chance d'observer un léopard, une lionne et ses petits ainsi que de nombreux buffles, cobes, é léphants, phacoch è res, antilopes... Une balade en bateau sur le canal qui relie le lac Edouard et le lac Albert est enfin l'occasion d'approcher à quelques m è tres quantité d'hippopotames et d'oiseaux en tous genres.
Une dernière nuit dans un campement digne d' » Out of Africa » et c'est le retour vers Kampala.
« Oui, mais il pleut tout le temps! » dans ce massif dénomm é par Ptolém é e « les montagnes de la lune » .
Il existe en effet deux saisons très humides mais aussi deux saisons s è ches. Pour ce qui concerne notre aventure, il n'a quasiment pas plu au cours des huit journées que nous avons pass é dans ce massif et nous n'avons pas marché une seule minute sous la pluie, presque d éç us de ne pouvoir utiliser ponchos et sursacs que quelques récits plut ô t apocalyptiques glanés çà et là sur internet nous avaient fait acheter avant le d é part.
Quant à la fr é quentation du massif du Ruwenzori, c'est bien simple : hormis un groupe croisé deux heures apr è s le départ et un autre trois heures avant l'arriv é e, nous n'avons vu que des singes, des duikers (sorte de chevreuils) et une multitude d'oiseaux.
Vous aimez sortir des sentiers battus? Vous rêvez d'une aventure empreinte d'Histoire que peu de gens ont eu la chance de vivre? Vous aimez le contact avec des gens simples et chaleureux? L'Ouganda vous attend et il m é rite votre visite.
Emmanuel V. (Il l'a fait) : posté le 12/07/08 à 10:35
Si votre enfance a ét é bercée par les é popées de Stanley et Livingstone, si l'aventurier qui sommeille en vous r ê ve de suivre les pas du Duc des Abruzzes au coeur de l'Afrique, alors le trek du Ruwenzori est pour vous...
Point n'est besoin d'aller acheter les dernières nouveaut é s en matière de chaussures de randonn é e, allez plutôt chercher vos bonnes vieilles bottes en caoutchouc, votre é quipement classique de trekking, et en route pour La grande aventure au coeur d'une nature superbe et très pr é servée.
C'est ainsi qu'en ce mois de juin nous nous retrouvâmes 6 à l'aéroport d'Entebbe, au bord du lac Victoria en Ouganda.
Une petite journée de voiture au milieu des plantations de bananes et de th é et nous voici à l'entr é e du parc du Ruwenzori, tout près de la fronti è re avec le Congo Démocratique.
Une agence très bien structur é e met à notre service trois guides et une douzaine de porteurs tous aussi chaleureux que sympathiques ; Ezra, le cuisinier, s'est occup é d'acheter la nourriture pour huit jours, et en route pour la première é tape qui nous conduira au refuge de Nyabitaba. Dès l'entr é e dans le parc national, nous quittons les zones habitées et p é nétrons dans la for ê t vierge. Impossible cependant de se perdre : hors du chemin bien marqué, la for ê t est inextricable.
Les étapes ne sont pas tr è s longues (4 à 5 heures en moyenne) mais le chemin est souvent raide et glissant et requiert un bon é quilibre.
Tous les campements consistent en une série de 3 ou 4 petits refuges en bois en excellent é tat avec matelas mousse, tables, bancs , toilettes sèches...
Dès le deuxi è me jour il nous faudra ranger les chaussures de randonnée pour chausser les bottes. En effet, le chemin qui nous conduit en quatre é tapes de 1600 à 4500m, traverse tous les é tages de la vég é tation et le sentier est souvent boueux voire marécageux. C'est ainsi que nous allons d é couvrir les joies du « bigo bog » dans lequel nous pataugerons au moins un moment au cours de chacune des étapes.
- Késako le « bigo bog »?
- Une zone marécageuse parsem é e de touffes d'herbes et de mousses diverses. Dans de nombreux endroits, de bonnes âmes ont pos é à terre des rondins de bois ou des branches qui é vitent de s'enfoncer dans une boue qui peut atteindre 40 cm de profondeur.
La progression est un peu surprenante au début mais rapidement nous parvenons à distinguer tel type d'herbe qui fait comme de petits ilôts au milieu de la boue, ou tel type de mousse qui semble flotter et laisse s'enfoncer le pied du malheureux trekkeur qui l'aura choisie comme appui. A l' é tape les pantalons sont plus ou moins crottés selon les aptitudes et la chance de chacun. Seuls nos trois guides ougandais semblent touver toujours le bon appui et ne jamais maculer leurs v ê tements de boue...
Après la for ê t tropicale primaire dense, luxuriante mais inextricable, nous traversons la zone des bambous qui fait rapidement place à l' é tage des fougères arborescentes de plusieurs m è tres de haut. Ensuite vient la zone des lobélies et s é neçons g é ants. Si certains d'entre nous avaient déj à vu des exemplaires de cette fameuse plante sur les flancs du Kilimandjaro ou du mont Kenya, ici nous cheminons dans une véritable for ê t de ce lointain cousin de la petite fleur jaune de nos Alpes.
Les lacs ne sont pas absents de ce périple et chacun d'entre nous gardera un souvenir idyllique d'une soir é e autour d'un immense feu de bois à d é guster de délicieuses brochettes de poulet grill é au bord du lac Kitandara.
- Et le Ruwenzori, me direz-vous?
- Cerise sur le gateau de cet extraordinaire périple, il offre un vaste et d é bonnaire plateau glaciaire que l'on atteind par un cheminement pas facile dans des rochers plutôt glissants. Le sommet en tant que tel n é cessite, après la remont é e de la vaste pente neigeuse, une escalade mixte peu difficile mais tout de même exigeante pour atteindre le point culminant de ce massif et le troisi è me plus haut sommet du continent africain à 5108 m è tes.
Le trek de retour se fait par la vallée de la rivi è re M'Buku avec une fois encore succession de paysages extraordinaires dont la vue d'un sommet enneigé depuis une clairi è re en plein coeur de la jungle n'est pas des moindres.
Pour compléter ce fabuleux p é riple, nous nous rendons ensuite dans le parc Queen Elizabeth au bord du lac Edouard pour un safari au cours duquel nous aurons la chance d'observer un léopard, une lionne et ses petits ainsi que de nombreux buffles, cobes, é léphants, phacoch è res, antilopes... Une balade en bateau sur le canal qui relie le lac Edouard et le lac Albert est enfin l'occasion d'approcher à quelques m è tres quantité d'hippopotames et d'oiseaux en tous genres.
Une dernière nuit dans un campement digne d' » Out of Africa » et c'est le retour vers Kampala.
« Oui, mais il pleut tout le temps! » dans ce massif dénomm é par Ptolém é e « les montagnes de la lune » .
Il existe en effet deux saisons très humides mais aussi deux saisons s è ches. Pour ce qui concerne notre aventure, il n'a quasiment pas plu au cours des huit journées que nous avons pass é dans ce massif et nous n'avons pas marché une seule minute sous la pluie, presque d éç us de ne pouvoir utiliser ponchos et sursacs que quelques récits plut ô t apocalyptiques glanés çà et là sur internet nous avaient fait acheter avant le d é part.
Quant à la fr é quentation du massif du Ruwenzori, c'est bien simple : hormis un groupe croisé deux heures apr è s le départ et un autre trois heures avant l'arriv é e, nous n'avons vu que des singes, des duikers (sorte de chevreuils) et une multitude d'oiseaux.
Vous aimez sortir des sentiers battus? Vous rêvez d'une aventure empreinte d'Histoire que peu de gens ont eu la chance de vivre? Vous aimez le contact avec des gens simples et chaleureux? L'Ouganda vous attend et il m é rite votre visite.