La préservation de l’environnement
- La faune
On distingue trois zones.
Au sud, l’archipel d’Okinawa est habité par plusieurs espèces indigènes, dont les chats sauvages d’Iriomote-jima, près de Taiwan (
Iriomote yamaneko, moins de 200 individus encore en liberté) et une espèce animale dangereuse pour l’homme, le serpent habu. Mais ce sont surtout les fonds marins qui accueillent de nombreux plongeurs dans cette zone tropicale qui font la renommée internationale de l’archipel.
Au centre, incluant les îles de Kyûshû, Shikoku et les deux tiers sud de l’île de Honshû, on rencontre une faune très variée : cerfs, sangliers, loups (exterminés et réintroduits), renards, visons, lièvres noirs, antilopes et
tanuki (chiens viverrins). De nombreux oiseaux habitent ou passent aussi par ces régions : aigle couronné, colombe, faucon, geai, rossignol, hibou et ibis huppé (symbole du Japon, mais aujourd’hui presque éteint). Enfin les insectes sont très présents avec les lucioles (
hotaru), les lucanes (
kuwagatamushi) qui peuvent atteindre des tailles impressionnantes (pour le grand plaisir des petits garçons), les cigales (
semi ou
higurashi) et les grillons qui annoncent la fin de l’été, les libellules (
tonbo) et enfin les moustiques (
ka).
Dans la partie nord de l’île de Honshû et dans l’île d’Hokkaidô, on rencontre également certaines de ces espèces ainsi qu’une population importante d’ours bruns, de martres noires et de sconses.
- La flore
Pour la flore également, plusieurs zones sont à distinguer, selon un axe nord-sud. Les forêts japonaises comptent jusqu’à 168 essences différentes contre 85 en Europe. Cette richesse se retrouve à tous les étages de la végétation (herbes, fougères, arbustes). Tout au nord, ce sont des forêts des feuillus tels que
kamba,
miyama-nanakamado,
todomatsu et des conifères comme le
shirabe. En descendant un peu, apparaissent des arbres à feuilles caduques comme les
buna et d’autres variétés de conifères comme les
hiba,
kuromatsu et
hinoki (cyprès du Japon). C’est aussi le début de l’apparition des
momiji (érables japonais) qui s’étendent loin jusqu’au sud de Honshû. Dans une seconde zone, on rencontre des forêts tempérées d’arbres à larges feuilles comme le
shii et des variétés implantées par l’homme lors de reboisement comme les cryptomérias du Japon (
sugi). C’est ici aussi que poussent des dizaines de milliers de cerisiers d’ornement, eux aussi plantés par l’homme. Enfin, tout au sud, on retrouve des arbres à feuilles persistantes comme le
kusunoki (camphrier) et les
tachibana (citronniers) et des arbres tropicaux :
birô, cocotier et
sotetsu (cycas, palmier).
Pour conserver ce patrimoine naturel d’exception, essayons d’être des voyageurs responsables :
- Laissons les espaces naturels que nous traversons aussi propres que possible, y compris nos campements.
- Consommons de l’eau naturelle traitée avec des pastilles (type micropur) afin d’éviter les bouteilles plastiques et de minimiser la pollution.
- Evitons la cuisine au feu de bois, et évitons les feux d’agrément.
- Evitons de laisser les déchets de nos voyages dans les zones rurales, les villes petites et moyennes. Et rapatrions les déchets difficilement triables et recyclable (piles, plastiques, lingettes…) dans les grandes villes.
- Evitons de trop nous approcher de la faune, il ne faut surtout pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire.
- Préservons la flore car celle-ci est la source de vie des animaux et des hommes.
- Evitons de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique ou symbolique unique.
- Economisons l’eau et évitons de souiller les points d’eau notamment avec les produits d’hygiène (savon, gel douche, etc.).
- Evitons de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel.
- Economisons l’énergie en logeant chez l’habitant car quand nous bénéficions de l’électricité, c’est souvent une chance.
- Utilisons les toilettes parfois prévues dans les campements ; s’il n’y en a pas, éloignons-nous absolument des sources d’eau. Dans la nature, brûlons, sans risque d’incendie, notre papier hygiénique après usage.
- Respectons les règles des parcs nationaux.
Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
http://www.allibert-trekking.com/320-environnement-responsable-durable.htm.
Commentaires
Bernard C. (Il l'a fait) : posté le 21/05/12 à 12:10
Maxime F. (Il veut le faire) : posté le 19/05/12 à 14:42
Gérard G. (Il l'a fait) : posté le 15/11/10 à 22:36