J 1/ Vol Paris - Helsinki - Ivalo - Laponie finlandaise
Vol matinal vers la Finlande et le modeste aéroport d’Ivalo. Dès notre
arrivée, “direction plein nord” pour nous rendre au bord du lac Inari,
immense réserve de pêche des Sâmes d’Inari. Très nombreux lacs,
quelques groupes de rennes se nourrissant au bord de notre route.
Installation pour la nuit en chalet, nous faisons le plein de vivres
pour trois jours. Décalage horaire de 1 heure.
J 2/ Les Lapons, peuple du Soleil, de la Terre et de l’Eau
Le
matin, visite du centre Siida à Inari,
présentant la nature, la culture et les
traditions Sâmes.
Nombreuses informations et ateliers didactiques sur le peuple du
Soleil, de la Terre et de l’Eau, collections permanentes expositions temporaires sur le peuple lapon et sa culture.
L’après-midi,
un bateau nous amène à Ukonsaari, l’une des 3 318 îles rocheuses semées
sur le lac qui émerge en pyramide à 11 kilomètres d’Inari. Sur cette
île,
Ukonkivi (rocher d’Ukko, le dieu du tonnerre emprunté par les Lapons au
panthéon finnois) était utilisé par les Lapons comme lieu de sacrifice
jusqu’à une époque récente, peut-être même jusqu’au XIXe siècle.
Des découvertes archéologiques importantes ont été faites sur Ukonsaari
(fragment de bijou en argent trouvé dans une grotte sacrificielle). Les
noms de beaucoup d’autres îles adjacentes suggèrent également une
pratique religieuse ou magique. Après s’être fait déposer au bord du
lac, retour à pied par l’église en bois
du XVIIIe siècle de Pielpäjärvi puis par une belle taïga de pins
parsemée de lacs et
de tourbières. Vous pouvez faire, comme si vous y étiez déjà, cette
promenade en regardant la vidéo sur
ce site
(avec Chopin comme accompagnateur !). On en profite pour faire les
derniers réglages de portage.
Nuit en
hytte au camping d'Inari.
J 3/ Parc national de Kevo et découverte du canyon
Transfert à Kenestupa, point de départ de cette grande
traversée de la Laponie. Randonnée trois jours durant dans le parc
national de Kevo et son célèbre canyon. Nombreux aménagements en bois,
escaliers, passerelles… mais aussi sentiers truffés de racines et
autres nappes de chariage d'origine glaciaire. Les rennes des Sâmes de Finlande sont montés sur les tunturis
pour les migrations du printemps : ce déplacement leur permet de
s'éloigner des moustiques, très présents en mai et juin, moustiques qui
peuvent provoquer leur mort, après de nombreuses piqûres qui diminuent
très vite leur capacité respiratoire. Hébergement en mökki (cabane de bois).
8-9 h de marche. M = D : 350 m de dénivelée.
J 4/ Parc national de Kevo et la Kevojoki Geavvu
Nous poursuivons la traversée du parc en longeant la Kevojoki
Geavvu, interminable rivière qui alimente le lac Luopmosjavrit au sud-
ouest. Le vent est omniprésent. D’immenses forêts de bouleaux, quelques
abris, dont des habitations en tourbe, dans lesquelles les Sâmes des
forêts se réfugiaient autrefois durant le froid et interminable hiver.
De nombreux groupes de rennes, des traces de renard, un pluvier doré
qui se dresse sur un bloc de granit, et, après la taïga, les premiers
paysages de toundra qui s’offrent à nous. Hébergement en mökki.
8-9 h de marche. M = D : 300 m de dénivelée.
J 5/ Karasjok, la capitale des Lapons
Poursuite de la traversée du parc national de Kevo : des paysages
de toundra, un lac de 8 kilomètres – lieu de la création du monde selon les Sâmes du nord –, une étrange, fine et
interminable moraine qui le traverse… Une fin de journée ponctuée
par un transfert vers Karasjok, capitale des Lapons de Norvège. Après
le traditionnel approvisionnement, vous profitez des bienfaits du sauna
en bois construit par la famille qui nous héberge. Nuit dans des
cabanes de bois confortables au camping de Karasjok.
8-9 heures de marche, peu de dénivelée.
J 6/ Kautokeino, la ville du “réveil sâme”
Visite du Parlement lapon de Norvège en début de matinée, puis
transfert à Kautokeino. Approvisionnement pour deux jours de randonnée.
Kautokeino est la ville dans laquelle les Lapons se sont révoltés le 8
novembre
1852.
Le Parlement lapon de Norvège, Sámediggi, est une assemblée élue mise en
place en Norvège pour représenter et traiter des affaires concernant le
peuple lapon de Norvège. La création du Sámediggi a été confirmée par
l’article 110a de la Constitution norvégienne. Le Sámediggi fut
inauguré le 9 octobre 1989 par le roi Olav V de Norvège. Siégeant
quatre fois l’an, il est composé des 39 représentants élus. C’est
l’assemblée législative du Parlement. Le pouvoir exécutif, le
Présidium, est composé de cinq des délégués. La rébellion lapone de
Kautokeino de 1852 est l’une des seules réponses violentes des Lapons
à la politique d’assimilation imposée par le gouvernement norvégien.
C’est la seule confrontation connue entre Lapons et Norvégiens ayant
entraîné la perte de vies humaines. Nuit en lavvu, au bord de la rivière Kautokeinoelva, au camping de
Kautokeino.
J 7/ Galanito, haut lieu de la résistance
Après un court transfert vers Galanito, haut lieu de la résistance
lapone, nous marchons plein ouest vers Goatteluobbal, ancienne sita
traditionnelle, utilisée surtout en hiver de nos jours. Des étendues de
sable, des traces de loup bien visibles, et le refuge d’Hirvasvuopio en
fin de journée, après une courte marche à la
boussole et une traversée de rivière en barque, juste à la frontière
entre Finlande et Norvège. Nuit en
refuge.
8-9 h de marche, peu de dénivelée.
J 8/ Des airs de bouts du monde
Une grande journée de marche : de vastes forêts de saules nains, de
nombreux franchissements de gués et de tourbières. Nous empruntons
l’Artic Trail,
célèbre piste reliant la Norvège à la Finlande, pour un hors
sentier sauvage jusqu’à Raittijarvi. Nombreuses zones humides, des polis
glaciaires et un petit hameau au
bout du monde, où nous franchissons une large rivière sur une barque.
Hébergement au sein d’une famille sâme, éleveur de rennes, chez Saara.
très copieux dîner traditionnel.
8-9 h de marche, peu de dénivelée.
J 9/ Les activités traditionnelles
Après cette première nuit chez les éleveurs de rennes, nous buvons le
café dans le lavvu, essayons les costumes traditionnels et
lançons le lasso en vue de capturer un renne… Randonnée autour du hameau avec Saara, notre principale interlocutrice,
qui nous raconte l’histoire de son village. Nuit à Raittijarvi.
2-3 h de marche, peu de dénivelée.
J 10/ Vers la montagne sacrée des Sâmes
Une grande journée de marche dans la toundra, le long d'un long lac et
des premières falaises de granit, à quelques kilomètres de la Suède,
jusqu'à Kilpisjärvi. Transfert en bus de ligne ou en taxi. Possibilité
de faire l'étape en hélicoptère (non compris) : ça fait “lapon moderne”,
car c'est le moyen qu'utilisent l'été les autochtones pour se
ravitailler et se déplacer… ou encore repérer leurs troupeaux à
l'automne.
10 h de marche, peu de dénivelée.
J 11/ Mont Saana (1029 m) ou journée de récupération
Nous retrouvons une zone plus fréquentée à Kilpisjärvi, centre de nature
touristique à la frontière norvégienne. Journée de récupération et de
repos : étirements, lessive, sieste, baignade, sauna, lecture... ou
ascension du mont Saana, la montagne sacrée des Lapons en option.
Hébergement en chalets de bois confortables, au Retkeilykeskus (centre
de randonnée) de Kilpisjärvi.
3-4 h de marche. M = D : 600 m de dénivelée.
J 12/ Le cairn des trois royaumes
Un court transfert en
bateau jusqu’à la frontière suédoise protégée par son grillage
destiné à empêcher les rennes d’un pays d’aller voir si les lichens
sont meilleurs de l’autre côté de la frontière des hommes... En une heure
de marche, nous atteignons le point géographique où se rejoignent les
frontières de trois pays scandinaves : Norvège, Suède et
Finlande. Il s’agit d’un tripoint qui s’appelle ici Treriksrøyser (Cairn des trois royaumes) en norvégien, Kolmen Valtakunnan Pyykki (Borne des trois Etats) en finnois. Le
paysage change au fur et à mesure : les forêts de saules
et de bouleaux ont laissé la place à de vastes étendues de lichens, de
mousses et de rochers erratiques, témoins de l’ancienne activité
érosive de ces régions de l’Europe du Nord. Le sentier bien balisé du Den Norsk Touristforening (le club alpin norvégien) conduit au refuge de Gapohytta, en Norvège.
6-7 h de marche. M = D : 300 m de dénivelée.
J 13/ Un passage par la Suède
Un nouveau et court passage en
Suède. Des falaises de granit, l’étage alpin à partir de 900 mètres
d’altitude… de la neige au passage de col, des champs de blocs
erratiques, une longue et magnifique vallée verdoyante, de nombreux
rennes, et l’arrivée au refuge de Rostahytta (Norvège) au pied du
Jammafjellet où nous passons la nuit.
8-9 h de marche. M = D : 400 m de dénivelée.
J 14/ Retour à la civilisation
Nous descendons la
vallée de Rostadalen en longeant la
Rosta, rivière bien fraîche, peut-être de belles traces d’ours brun....
2 heures de marche. Nous avons donné rendez-vous au taxi au bout de la
route carrossable. Route pour Tromsø : 150 kilomètres.
Nous fêterons la fin et la réussite de notre longue traversée du territoire Sâme, dans la soirée.
Il y a beaucoup de choses à faire et à voir à Tromsø, le Paris du Nord
(allusion à l’élégance des dames de cette ville…). Il faudra choisir, entre le Musée polaire
ou le musée des Aurores boréales, par exemple. Certaines de ces
activités sont en option (payantes), mais pas la mise en jambes du Storsteinen (420 m) pour découvrir le site de Tromsø
et ses deux grands ponts élancés au-dessus de leur sund ("passe de
mer"). L’un de ces ponts est gardé par la cathédrale arctique de
Tromsdal, chef-d’œuvre d’architecture moderne, qui abrite l’un des
plus grands vitraux d’Europe.
La vie nocturne à Tromsø est animée,
malgré l’absence des étudiants de l’université la plus septentrionale
du monde, en vacances estivales. Le vendredi soir, les Norvégiens
s’éclatent bruyamment dans les pubs et dans les rues, eux d’ordinaire
si calmes et discrets. La
montée au Storsteinen est bienvenue le soir à la lumière dorée du crépuscule qui durera jusqu’à l’aube. Hébergement en chalets à 5 kilomètres du centre-ville de Tromsø.
J 15/ Tromsø - Oslo - Paris
Vols pour Oslo (possibilité d’extension, voir rubrique Services plus) puis Paris.
NB : les temps de marche sont donnés à titre indicatif. M : dénivelée positive. D : dénivelée négative.
Commentaires
Stephane A. (Il l'a fait) : posté le 29/08/11 à 12:41
Un zest d'imprevu a la recherche d'un pont fantome...