La préservation de l’environnement
- La faune
Les prédateurs comme les lynx, les aigles et les gloutons vivent toujours au cœur des immenses forêts orientales du pays, à proximité de la frontière russe. L’ours brun, jadis redouté au point qu’il était tabou de prononcer son nom (
karhu), demeure le plus impressionnant. Ayant retrouvé son habitat, depuis la désertification des immenses sapinières de la Carélie russe annexée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il n’est désormais plus menacé d’extinction. Les loups en revanche ont quasiment disparu. La haine et la peur ancestrales de l’animal sont tels dans l’est de la Finlande qu’un loup, une fois repéré, est immédiatement traqué. Le phoque vivant dans le lac Saimaa et dont l’espèce est pratiquement éteinte bénéfice, quant à lui, d’une protection légale. Parmi les autres grands mammifères qui peuplent le pays, citons les élans, les cerfs et les rennes semi-domestiqués, très nombreux en Laponie. Le renard polaire est également assez commun, ainsi que le castor, tout comme le hérisson, le rat musqué, la martre, la loutre et le lièvre. En Laponie, les troupeaux de rennes, lors de leurs migrations annuelles, se rassemblent sur les
tunturis, ces mystérieuses hauteurs qui se profilent à perte de vue.
- La flore
Particulièrement riche pendant la belle saison, de fin mai à septembre, elle offre ses parterres de fleurs des champs au cœur des forêts de bouleaux. Les baies sauvages et les champignons envahissent les marchés de province dès l’automne. On trouve également quantité de groseilles, de myrtilles, d’airelles et les curieuses lakka, baies polaires au goût particulier ressemblant à des framboises jaunes.
Les Finlandais sont très sensibles à leur environnement : ils chérissent et respectent particulièrement cette nature préservée. Prenons exemple sur eux, essayons d’être des voyageurs responsables et :
- Laissons les espaces naturels que nous traversons aussi propres que possible, y compris nos campements.
- Consommons de l’eau naturelle traitée avec des pastilles (type micropur) afin d’éviter les bouteilles plastiques et de minimiser la pollution.
- Evitons la cuisine au feu de bois, et évitons les feux d’agrément.
- Evitons de laisser les déchets de nos voyages dans les zones rurales, les villes petites et moyennes. Et rapatrions les déchets difficilement triables et recyclable (piles, plastiques, lingettes…) dans les grandes villes.
- Evitons de trop nous approcher de la faune, il ne faut surtout pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire.
- Préservons la flore car celle-ci est la source de vie des animaux et des hommes.
- Evitons de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique ou symbolique unique.
- Economisons l’eau et évitons de souiller les points d’eau notamment avec les produits d’hygiène (savon, gel douche, etc.).
- Evitons de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel.
- Economisons l’énergie en logeant chez l’habitant car quand nous bénéficions de l’électricité, c’est souvent une chance.
- Utilisons les toilettes parfois prévues dans les campements ; s’il n’y en a pas, éloignons-nous absolument des sources d’eau. Dans la nature, brûlons, sans risque d’incendie, notre papier hygiénique après usage.
- Respectons les règles des parcs nationaux.
Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
http://www.allibert-trekking.com/320-environnement-responsable-durable.htm.
Commentaires
Stephane A. (Il l'a fait) : posté le 29/08/11 à 12:41
Un zest d'imprevu a la recherche d'un pont fantome...