Pays des maharajas, des éléphants, des sâdhus, des temples jaïns et de l’Himalaya, l’Inde est spirituelle ; le bouddhisme et l’hindouisme imprègnent fortement cette terre.
De l’Inde himalayenne, celle des hauts sommets – Nun et Kun (7 100 m), Nanda Devi (7 816 m), Kanchenjunga (8 586 m) –, aux paysages désertiques et villes majestueuses du Rajasthan, des rizières verdoyantes, de la végétation tropicale aux plages à perte de vue du Tamil Nadu, de la douceur du Kerala à l’exubérance des temples dravidiens, des traditions des petits villages à la modernité des mégalopoles, l’Inde est un pays immense et riche en couleurs.
Des régions authentiques propres à séduire tous les amateurs de trekking et de découverte !
Présentation
|
Population
|
1 140 millions habitants.
|
|
Superficie
|
3 287 263 km2.
|
|
Capitale
|
New Delhi.
|
|
Villes principales
|
Bombay (Mumbai), Calcutta (Kolkata), Madras (Chennai),
Bangalore, Hyderabad, Lucknow.
|
|
Points culminants
|
Kanchenjunga (8 598 m), Nanda Devi (7 816 m), Kun (7
080 m), Shivling (6 543 m).
|
|
Langues
|
anglais et hindi (langues off.). La Constitution de l’Inde
reconnaît dix-huit langues : assami, bengali, gujerati, hindi, kannada,
cachemiri, konkani, malayalam, manipuri, marathi, nepali, oriya, penjabi,
sanskrit, sindhi, tamoul, telugu, ourdou.
|
|
Religions
|
hindouisme (80,5 %), islam (13,4 %),
christianisme (2,3 %), sikhisme (1,9 %), bouddhisme (0,7 %),
jaïnisme (0,5 %), zoroastrisme, judaïsme.
|
|
Décalage horaire
|
par rapport à la France, trois heures et demie de plus
d’avril à octobre, quatre heures et demie de plus de novembre à mars.
|
Géographie
L’Inde est située au sud de la chaîne himalayenne, entre les 36e et 38 e degrés de latitude nord. Son territoire s’étend du nord au sud sur 3 200 km et d’est en ouest, sur 3 000 km. Elle partage un total de 15 168 km de frontières avec la Birmanie, le Bangladesh (enclavé dans le territoire indien), la Chine, le Bhoutan, le Népal et le Pakistan, tandis que la longueur totale de ses côtes est d’environ 6 100 km.
Le territoire indien est composé de trois grands ensembles géographiques :
- au nord, la chaîne montagneuse de l’Himalaya, qui s’étend sur près de 2 400 km du massif du Pamir, au nord-ouest, jusqu’à l’Assam, au nord-est ;
- au sud de l’Himalaya, la plaine indo-gangétique, des contreforts himalayens au plateau du Dekkan, d’une longueur de plus de 3 000 km ;
- plus au sud, le plateau du Dekkan, flanqué par les Ghâts (hauteurs en terrasse de 610 m à 2 440 m d’altitude), et formé à l’ouest de coulées basaltiques.
Climat
Du fait de la taille du pays et de sa topographie allant des zones maritimes à la haute montagne, le climat en Inde est très varié. Même s’il est très difficile de généraliser, on dénombre officiellement quatre saisons, l’hiver, janvier et février, l’été, de mars à mai, la mousson ou saison des pluies, de juin à septembre, et la période post-mousson ou automne, d’octobre à décembre.
— Ladakh et Zanskar (Etat du Jammu-et-Cachemire)
cette zone montagneuse à l’abri des pluies diluviennes de la mousson pendant les mois d’été, à parcourir de juin à septembre, est la seule partie de l’Himalaya qui se visite en été. Les journées sont généralement belles et sèches avec des passages nuageux l’après-midi. Des pluies violentes à caractère orageux sont possibles, plus fréquentes ces dernières années. En hiver, l’itinéraire le long du fleuve Zanskar gelé est exceptionnel !
— Dans le Garhwal et le Kumaon (Etat de l’Uttaranchal),
le temps est beaucoup plus variable, dépendant en grande partie de l’importance de la mousson et des dépressions qui se forment à l’est de l’Inde. Les mois d’avril à mai et d’octobre à mi-novembre présentent des conditions généralement propices au trekking. Toutefois, chaque année s’avère différente de la précédente. D’abondantes précipitations (pluie et/ou neige) se produisent régulièrement.
— Dans l’Etat du Sikkim,
seul l’automne offre plusieurs journées ensoleillées consécutives. Ici aussi, l’importance de la mousson et les dépressions se formant sur le golfe du Bengale jouent un rôle considérable.
— Dans l’Etat du Rajasthan,
le temps est sec et chaud toute l’année. Mai et juin sont les mois les plus chauds, le mercure restant souvent bloqué au-dessus de 40 °C. La mousson des mois suivants (de juin à septembre) apporte un peu d’humidité, mais la région peut connaître de longs mois sans précipitations. De septembre à mars, les températures sont douces (entre 15 °C et 20 °C).
— Dans la région des Etats du Kerala et du Tamil Nadu,
le climat est tropical avec deux saisons différentes : la saison sèche, qui s’étend d’octobre à mars, le temps y est sec et la chaleur est supportable ; la saison humide, d’avril à septembre, est synonyme de mousson. Des pluies violentes peuvent entraîner des retards dans les transports si vous voyagez en voiture ou en train.
— Les chaînes du Garhwal et du Kumaon,
hauts lieux de l’hindouisme, servent d’écrin aux sommets du Shivling et de la Nanda Devi. Avec l’Etat du Sikkim, au pied du Kangchenjunga, ces régions de l’Inde offrent, au printemps et à l’automne, ce qu’il convient d’appeler “l’autre Népal” : des panoramas himalayens grandioses, mais une moindre fréquentation.
Economie
Depuis l’indépendance, le pays a fait face à une augmentation de la population qui garde un rythme soutenu, mais la croissance a été insuffisante pour mettre fin à la pauvreté de masse (28,6 % de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté). L’économie indienne, qui s’est largement développée grâce à son investissement dans les services informatiques, se tourne désormais vers l’industrie pour se diversifier. Profitant de la consommation en hausse et des investissements de l’Etat, elle croît rapidement. En revanche, l’agriculture (18 % du PIB et dont dépendent 50 % des Indiens) stagne. C’est pourquoi les différences de niveaux de vie sont énormes entre l’élite éduquée des grandes villes et la population rurale (70 %) ou ouvrière. Toutefois, une classe moyenne se développe, signe que la croissance économique du pays commence à se diffuser.
- Rajasthan
Cet Etat créé à l’indépendance regroupe 19 Etats princiers (Rajputs). A l’ouest des monts Aravallis, où le climat est très sec, l’élevage domine. A l’est, les pluies permettent la production de blé, de millet et de coton. Le nord de l’Etat est irrigué par le Grand Canal du Rajasthan, en provenance de l’Himalaya. Zinc, amiante et marbre constituent les ressources minières. Les anciennes capitales des Etats princiers (Jaipur, Udaipur) s’industrialisent.
- Kerala et Tamil Nadu
Le Kerala, en bordure de la mer d’Oman, né en 1956 de la réunion des Etats princiers de Travancore et de Cochin, et le Tamil Nadu, étymologiquement “pays des Tamouls”, ouvert sur le golfe du Bengale, constituent la pointe sud de l’Inde. Grands producteurs de riz sur les côtes, ces Etats, qui s’industrialisent également, sont plus riches et plus urbanisés que la moyenne nationale.
- Ladakh et Zanskar
C’est dans ces deux régions du Cachemire (Etat du Jammu-et-Cachemire) que se déroulent la plupart de nos circuits dans l’Inde himalayenne.
Le Ladakh comprend une haute chaîne de montagnes et la vallée supérieure de l’Indus, au climat sec. La population d’origine mongole est majoritairement bouddhiste. Les ressources proviennent pour l’essentiel de l’agriculture, médiocre, de l’élevage transhumant, du commerce caravanier et du tourisme.
L’ancien royaume du Zanskar rattaché maintenant à la région du Ladakh n’est composé que de quelques vallées posées à des altitudes comprises entre 3 400 et 4 400 m. La vallée du Zanskar compte environ 15 000 habitants très majoritairement bouddhistes et paysans. Les conditions climatiques très rudes – la région est coupée du monde environ huit mois par an – et le manque criant d’eau ne permettent pas une culture intensive, les villageois ne cultivent que de quoi subvenir à leurs besoins. Les principales cultures sont l’orge, les petits pois et le blé. Les villageois possèdent parfois un petit potager. Il n’y a aucun arbre fruitier au Zanskar, les fruits sont rares et tous importés en camions du Ladakh ou de Srinagar.
L’Inde est une démocratie parlementaire et une république fédérale. Avec son milliard d’habitants, l’Inde se présente comme “la plus grande démocratie du monde”.
Société
La société indienne est une véritable mosaïque de cultures : langue, religion et traditions varient d’un Etat à un autre. 18 langues sont officiellement reconnues, et bien d’autres utilisées quotidiennement. L’hindi et l’anglais sont les deux langues les plus partagées, qui servent de passerelle entre les différentes régions. Le système des castes, qui structure traditionnellement la société indienne, est encore très présent mais la discrimination des dalits, autrefois appelés intouchables, est désormais interdite. La grande majorité des Indiens est hindoue, mais d’autres religions ont une place importante. Ainsi, avec 13,4 % de pratiquants, l’Inde est le troisième pays musulman au monde.
Etre femme en Inde aujourd’hui recouvre des réalités bien différentes. Entre la jeune citadine issue des hautes castes et une intouchable des villages de l’Andhra Pradesh, rien de comparable, à première vue. Et pourtant... Si l’on s’en tient à la tradition patriarcale, toutes deux n’auront d’existence réelle, au cours de leur vie, qu’au travers des hommes de leur famille. Toutes deux sont presque assurées de se marier traditionnellement, sans avoir forcément rencontré leur futur époux avant le jour de la cérémonie. Toutes deux, en fait, dépendent du bon vouloir de la famille et de la société pour devenir des individus à part entière. Car entre le poids de la tradition et les contingences économiques, la femme indienne a bien des obstacles à combattre pour se faire une place.
Bon à savoir
Quelle langue réviser avant de partir en Inde?
Vous pouvez réviser votre anglais, langue comprise par tout Indien en contact avec le tourisme.
Quels souvenirs rapporter d’un voyage en Inde?
Vous n’aurez que l’embarras du choix tant l’artisanat indien est riche et varié. En revanche, soyez attentifs à ne pas acheter de souvenirs ou d’objets du patrimoine culturel et traditionnel, notamment les textes religieux (mantras) sur parchemin ou les œuvres d’art de plus d’un siècle, qui sont interdits à la vente. N’hésitez pas à demander conseil à votre guide.
La danse
Avant d’être un spectacle, la danse indienne est un acte rituel. Les Indiens distinguent, quel que soit le style, deux types de danse :
- nritta, la danse purement rythmique, dans laquelle n’intervient l’expression d’aucun sentiment, et où les divers mouvements ne jouent qu’un rôle esthétique ;
- nritya, danse mimée, narrative ou symbolique, utilisant le langage très complexe de l’abhinaya, mouvements expressifs de tout le corps, et particulièrement du visage et des mains (mudra), dont les multiples combinaisons constituent un code précis.
Le sati
Cette pratique de crémation rituelle des veuves a été interdite par les Anglais dès 1829. Aujourd'hui pourtant, des rares cas de sati perdurent. En 2002, un cas s’est encore produit, considéré par la justice indienne comme un crime.
Le sari
5,50 m d’étoffe drapée, c’est tout ce qu’il y a dans un sari. Et pourtant, il peut exprimer l’humeur, l’événement, l’occasion, l’ethnie, la religion. La couleur indique l’occasion : le blanc pour le deuil, le pourpre pour la nouvelle mariée, etc. ; la manière de le draper révèlera l’ethnie ou la religion.
Aujourd’hui, c’est le style urbain qui se répand dans toute l’Inde : quelles que soient la texture et l’étoffe, le sari est porté de manière à permettre aux femmes des mouvements plus aisés.
Le tilak (ou tika)
Cette marque sur le front représente le troisième œil de Shiva ou “œil de la vérité”. Autrefois dessiné d’un geste religieux avec le majeur de la main droite, le tilak est aujourd’hui plus décoratif mais toujours censé porter bonheur. Il peut présenter différentes couleurs et formes, chacune ayant une signification sociale (rouge pour les femmes mariées, noir pour les filles célibataires, etc.).
Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries, et un adaptateur pour les prises électriques.
Quelques mots utiles
L’hindi est la langue officielle, mais 18 langues régionales sont reconnues par la Constitution et 4 000 dialectes sont parlés. Au Zanskar et au Ladakh, le dialecte local est proche du tibétain. Apprendre quelques mots clés en hindi vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de faciliter vos échanges avec les Indiens. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour et au revoir : namaste (accompagné d’une légère inclinaison de la tête). Salutation identique au Népal. Au Ladakh, bonjour et au revoir : djule.
Comment allez-vous ? : aap kaiseh hain.
Comment vous appelez-vous ? : aap mera nam kia hé.
Oui : han. Non : nahin.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer... Votre voyage n’en sera que plus riche ! Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !
NB : Comme dans de très nombreux pays d’Asie, les mots de politesse usuelle occidentale (merci, s’il vous plaît) ne sont pas utilisés, ou dans de très rares circonstances.
Bibliographie
HIMALAYA INDIEN (Ladakh, Zanskar, Nubra)
Guides
Le Ladakh, Patrick Kaplanian, guide Peuples du monde, éditions de l'Adret.
Ladakh - Zanskar, Charles Genoud et Philippe Chabloz, Olizane.
Inde du Nord 2012, Lonely Planet.
Inde, National Geographic Society.
Récits
Sur les sentiers du Zanskar, Marylène Ducoin, Georama. ED JDM, 1992.
Le Fleuve gelé, Olivier Föllmi, éditions de La Martinière, 1996.
Cimes et lamas, Marco Pallis, Kailash, 1997.
Ouvrages illustrés
Ladakh, de la transe à l’extase, Jean-Baptiste Rabouan, Patrick Kaplanian et Gloria Raad, éditions de l'Adret.
Ladakh Zangskar, royaumes de l’Himalaya, Nathalie Bazin et Hervé Champollion, Hermé.
Cartes
Ladakh centre, Ladakh Nord, Ladakh Sud, 1/150 000, Olizane.
Sikkim India, 1/140 00, ITM.
INDE DU NORD (Uttar Pradesh, Rajasthan, Dargeeling, Sikkim)
Guides
Inde du Nord 2012, Lonely Planet.
Rajasthan, Annie Sorrel, Guide Olizane Aventure, 2008.
Inde du Nord Rajasthan, Dominique Auzias, 2010, Petit Futé.
Récits
Ti-Puss, Ella Maillart, 2002, Payot voyageurs.
Le Festin indien, Chitrita Banerji, Hoëbeke, 2011.
Les Vagabonds enchantés, Mimlu Sen, Hoëbeke, 2011.
Un barbare en Asie, Henri Michaux, L’Imaginaire Gallimard.
Fous de l'Inde, délires d’Occidentaux et sentiment océanique, Régis Airault, Payot, 2002.
Une princesse se souvient, Devi Gagatri , Ed. Kailash, 1996.
Memsahib, Rau Badami, A. Ed. Philippe Rey, 2004.
Dans la peau d’un Intouchable, Marc Boulet, Seuil Points, 1995.
Ouvrages illustrés
Rajasthan, Pauline Van Lynden, 2003, Ed Assouline.
Palais des Maharajahs, Alain Sillard et Dominique Leroy, 2007, Pelican poches.
Cartes
Carte Inde du Nord (India North), 2010, Ed. Nelles.
Inde Northern, 1/1 500 000, Nelles Maps.
INDE DU SUD (Kerala, Cochin, Pondichery)
Guides
Inde du Sud et Kerala 2012, Lonely Planet.
Guide de l’Inde du Sud Arthaud, Guide bleu Inde, Ed. Hachette.
Inde du Sud, Grand guide Gallimard.
Gandhi et la non-violence, S. Lassier, Seuil, Maîtres spirituels.
Inde du Sud, Guide du Routard.
Récits
India Song, Marguerite Duras, 1991,Gallimard.
Au royaume de Nataraja, C. Boulanger, 1991, Librairie de l’Inde.
Dans l’Inde du Sud/ le Coromandel Volume 1,1992, Maurice Maindron, Ed Kailash.
Dans l’Inde du Sud / Le Carnatic et le Madure Volume 2, 1992 Maurice Maindron, Ed. Kailash.
Pondichéry - 1674/1761, L’Echec d'un rêve d’empire, Rose Vincent, 1993, Ed. Autrement.
Mosaïque de feu, Germain-Thomas, Olivier, 2004, Ed. du Rocher.
Ouvrages illustrés
Kerala, côte des épices, Album photos, de R Singh, Ed. du Chêne.
Cartes
Carte de l’Inde du Sud, Nelles Verlag 1 : 1 500 000.
Commentaires
Soyez le premier à poster un commentaire