La préservation de l’environnement
L’Islande était à l’origine une île boisée. Les forêts auraient été, au cours des siècles, exploitées par les habitants pour le chauffage. Le pays compte actuellement plusieurs programmes de reforestation. La végétation est constituée en particulier des mousses ou des lichens qui ont colonisé les laves récentes (dans l’est ou en altitude). Quelques fleurs ont réussi à s’implanter en Islande : campanule arctique, primevères, saxifrage et bruyère.
Les oiseaux constituent la véritable richesse de la faune de l’île, en particulier les grandes colonies d’oiseaux marins : jusqu’à quatorze espèces dans leur environnement, les villages de pêcheurs ou sur les falaises, hautes de 20 à 300 mètres, qui en abritent des centaines de milliers. Le pétrel fulmar, qui ressemble à la mouette, la mouette tridactyle, le macareux moine, le petit pingouin, le guillemot de Troïl, très répandu sur les côtes, l’eider, la sterne arctique, l’oie ou encore le goéland brun.
Les rivages, particulièrement poissonneux, abritent par ailleurs de nombreuses colonies de phoques et pas moins de dix-sept espèces de cétacés. Saumons, truites et anguilles sont particulièrement fréquents dans les eaux douces. Le seul mammifère terrestre originaire d’Islande est le sympathique renard arctique. Quelques espèces ont été introduites sur l’île, notamment le vison et le renne. Parfois, des ours polaires, profitant des glaces dérivant depuis le Groenland, s’aventurent jusqu’aux abords de l’île.
L’eau, froide ou naturellement chaude, est extrêmement abondante dans l’île, il n’y a donc pas lieu de l’économiser particulièrement. Au contraire, une attitude responsable quand on fait la vaisselle consiste à utiliser beaucoup d’eau chaude et peu ou pas de détergent pour éviter la pollution.
Partir en Islande, c’est oser la nature à l’état brut : volcans, déserts de cendres noires, glaciers démesurés, superbes fjords, etc. Les Islandais sont imprégnés d’une conscience écologique poussée, afin de préserver ces beautés naturelles intactes, qui peut nous paraître extrême : ils respectent la nature jusqu’aux insectes et aux végétaux vivant sous une pierre, et s’ils déplacent le moindre élément, ils le repositionnent à l’endroit exact où ils l’ont trouvé !
Pour conserver ce patrimoine naturel d’exception, essayons d’être des voyageurs responsables :
- Laissons les espaces naturels que nous traversons aussi propres que possible, y compris nos campements.
- Consommons de l’eau naturelle traitée avec des pastilles (type micropur) afin d’éviter les bouteilles plastiques et de minimiser la pollution.
- Evitons la cuisine au feu de bois, et évitons les feux d’agrément.
- Evitons de laisser les déchets de nos voyages dans les zones rurales, les villes petites et moyennes. Et rapatrions les déchets difficilement triables et recyclable (piles, plastiques, lingettes…) dans les grandes villes.
- Evitons de trop nous approcher de la faune, il ne faut surtout pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire.
- Préservons la flore car celle-ci est la source de vie des animaux et des hommes.
- Evitons de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique ou symbolique unique.
- Economisons l’eau et évitons de souiller les points d’eau notamment avec les produits d’hygiène (savon, gel douche, etc.).
- Evitons de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel.
- Economisons l’énergie en logeant chez l’habitant car quand nous bénéficions de l’électricité, c’est souvent une chance.
- Utilisons les toilettes parfois prévues dans les campements ; s’il n’y en a pas, éloignons-nous absolument des sources d’eau. Dans la nature, brûlons, sans risque d’incendie, notre papier hygiénique après usage.
- Respectons les règles des parcs nationaux.
Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
http://www.allibert-trekking.com/320-environnement-responsable-durable.htm.
Commentaires
Jean-David M. (Il l'a fait) : posté le 26/07/10 à 16:36