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| Durée : | 20 jours |
| Portage : | Uniquement vos affaires de la journée |
| Hébergement : | Hôtel, tente, chez l'habitant |
| Encadrement : | Guide-accompagnateur Allibert français |
| Groupe : | De 4 à 12 participants |
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Remonter les gorges du fleuve Zanskar, ou Chadar en hiver... Un voyage hors du commun, de ceux que l’on peut classer dans les grands voyages extraordinaires, s’adressant à des hommes et à des femmes à la recherche du vrai, du beau, de l’émotion.
La fatigue, le froid et l’inconfort sont les défis qui nous conduiront à la rencontre de la nature la plus belle, la plus dure et la plus sauvage, à la rencontre de l’âme profonde d’un peuple fascinant. Nous supporterons les difficultés, un isolement et un engagement total, mais la récompense sera omniprésente. Ce voyage est un rêve pour les amoureux de la montagne et de la vie, un aboutissement, car peu de trekkings vous marqueront aussi profondément.
La vallée du Zanskar est l’une des plus isolées du monde himalayen :
les seuls moyens d’accès passent par des cols dont le plus bas se situe
à 4 400 mètres environ. A l’approche de l’hiver, la neige recouvre tous
les cols, et le Zanskar est plongé dans un isolement que seule
l’arrivée du printemps permet de rompre. Mais au creux de l’hiver,
lorsque les nuits sont glaciales, le fleuve Zanskar gèle suffisamment
en surface pour permettre le passage de quelques caravanes. Par cette
voie naturelle extraordinaire, les Zanskarpas quittent durant quelques
semaines la terre de leurs ancêtres. Ils se rendent à Leh dans l’espoir
d’y trouver un petit travail ou de troquer du beurre de yack contre des
Thermos ou des chaussures... La marche, d’une distance d’environ 70
kilomètres, est généralement “avalée” par les Zanskarpas en deux ou
trois jours. Il nous en faudra cinq au départ de la route après le
village de Chilling pour rejoindre le hameau de Pidmo, à la sortie des
gorges.
L’écosystème du Chadar est fragile. Il importe de ne pas le
bouleverser, parce qu’il est l’unique lien de communication avec le
monde extérieur. Le bois, denrée rare et précieuse, permet aux
Zanskarpas d’entretenir laborieusement le salvateur feu quotidien : il
convient de l’utiliser à bon escient. Au Zanskar même, nous serons
logés chez l’habitant, afin de mieux découvrir ce peuple fascinant en
partageant son quotidien.
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Les points forts de ce voyage
• Un trajet coutumier unique au monde.
• Un trek extraordinaire par cette progression sur la glace pure.
• Les gorges immenses du Zanskar et leurs roches colorées et polies.
• La survie hivernale dans les villages et les monastères.
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Points de repères
Niveau 5 : En moyenne : marche de plus de 6 à 7 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté, avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Trekking : pour plonger en pleine nature pendant plusieurs jours consécutifs. Marches itinérantes en autonomie, loin de toute infrastructure.
Marche originale, sur glace, 4 à 5 heures, avec des journées pouvant durer 8 heures ou plus si l’eau vient en surface, si des variantes dans les rives rocheuses se trouvent être obligatoires par le manque de jonction avec la glace. Peu de dénivelée durant le trek, car nous sommes souvent en fond de vallée. Vous devez être à l’aise en éboulis et sur terrain glissant. Sur le fleuve gelé, les étapes sont dictées par la nécessité de trouver une bonne grotte pour la nuit, afin que les porteurs puissent s’abriter.
Le froid est un élément déterminant dans la difficulté physique (– 10/– 20 °C).
Quelques précisions sur la difficulté du parcours
La glace ! La patinoire, devrait-on dire. Une rivière gèle globalement à l’horizontale, il faut le rappeler. Au début de l’hiver, les bords commencent à se figer, goutte à goutte, éclaboussures sur film délicat. Il fait – 15 à – 20 °C, certaines fois sans doute moins. Mais rapidement les grands froids envahissent la gorge privée de soleil, les “trottoirs” de 30 à 50 centimètres d’épaisseur se solidifient durablement, gagnant progressivement sur l’eau en mouvement, la glace ferme la surface, le Chadar est formé. Epaisse, translucide ou opaque, montrant ses blessures en longues bandes de fractures, en hélices dessinées par les tentions profondes, en volcans de blocs soulevés. Des bulles sont là, figées sous la surface en séries aléatoires, magnifiques.
Les premiers pas sont timides, la prise en main du terrain est surprenante. Ça glisse ? Oui ! Zou, le pied attaquant trop franchement part en avant... La récupération, fruit d’un réflexe, résulte en un pas de danse forcé. A défaut, vous voilà sur le dos, une certaine douleur au coude ou au poignet. Bon, repartons avec cette expérience, imitant le pas glissé des Zanskarpas qui nous accompagnent. Pas facile sur de longues distances, d’autres muscles travaillent. En y regardant bien, si la glace se présente telle un miroir, méfiance ! La vitre se ternit ? L’adhérence augmente. Tapez du bâton et écoutez la résonance : parfois blanche, la couche glacée dissimule un vide. Si elle est fragile, elle casse sous votre poids et vous prenez pied sur la couche inférieure, plus solide. Entre les deux, parfois de l’eau : plouf ! Le plus grand piège ? Le petit bout d’éclat de glace, posé là, juste sous votre pied, glace sur glace, invisible : beaucoup plus efficace et discret que le coup de la banane.
L’hiver avance, les eaux deviennent rares, gelées sur les montagnes. L’étiage du Zanskar se trouve plus d’un mètre sous le niveau des premiers gels. C’est alors que survient le darlo, le retournement des glaces, une sorte de débâcle, de place en place, due à l’écroulement des dalles et ponts construit au début d’hiver. Un “iceberg” se coince et hop, voilà un débordement, on va patauger, les luges se couvriront de glace, parfois il faut escalader les berges. L’eau reprend ses droits en surface, refait les couches de façon idéale au niveau le plus bas. Une période de stabilité relative ouvre une porte plus sûre vers le Zanskar. L’aventure !
Deux cas de figure sont envisageables :
- La glace est bonne, comme c’est généralement le cas en janvier : aucune difficulté technique, mais l’on peut être amené à traverser une ou deux sections d’eau peu profonde (de 10 à 40 cm) et à escalader quelques rochers.
- La glace n’est que moyennement bonne : nous traverserons plusieurs fois des portions d’eau peu profondes et nous grimperons sur des parois rocheuses ne nécessitant pas de connaissances particulières en escalade, mais où un excellent sens de l’équilibre est indispensable. L’utilisation de la corde dans ces passages délicats ne devrait pas être utile. Vous pourrez emmener un harnais léger si vous le souhaitez. Si vous souffrez du vertige, cet itinéraire est à déconseiller. Le mois de janvier est la meilleure période.
Au jour le jour
J 1/ France... Delhi
Vol pour Delhi. Accueil et transfert vers le terminal domestique.
J 2/ Vol Delhi - Leh (3500 m)
Vol Delhi-Leh. Ce vol est l’un des plus beaux que l’on puisse imaginer
en hiver. Il est cependant soumis à de nombreux aléas climatiques, et
peut être reporté aux jours suivants. Arrivée à Leh, capitale du Ladakh,
et transfert à l’hôtel. Fin de journée libre. Nous commençons
l’acclimatation à l’altitude. Nuit en hôtel.
NB : en cas de report du vol, journée libre à Delhi pour les achats et repos.
J 3/ Leh - Chilling (3200 m) - Tilat Sumdo
Transfert en bus privé au-delà de Chilling, sur la rive gauche de la
rivière Zanskar, vers Tamar Youkma, une belle gorge dans les rochers
rouges. Les travaux de la route des gorges vers Padum avancent en amont
de l’entrée de la vallée de la Marka. Sa construction titanesque est
lente et nous réserve encore plusieurs années avant de détruire
l’enchantement du Chadar. Nous faisons connaissance avec notre équipe,
c’est le début de la grande aventure. Exploration du torrent de Tilat
Sumdo qui remonte vers le sud, fournissant le bois mort et le bois
d’œuvre pour la région. Nuit sous tente.
3 h de route. 45 min de marche, environ 4 km.
J 4/ Tilat Sumdo - Shirma Kongma
La marche est assez facile, même s’il faut parfois escalader des rochers
ou se déchausser pour traverser l’eau. Encore de belles perspectives de
roche rouge (Tamar Kongma, les “rochers rouges supérieurs”). Nos
porteurs sont plutôt tireurs de luges artisanales et filent au plus vite
vers les quelques virages de la gorge où le soleil pénètre, ô combien
agréablement. Nous suivons leurs traces sur la glace car ce sont les
meilleurs guides sur ce terrain. Camp au soleil soir et matin, selon
l’heure et la saison, sur le sable dans une grande boucle. La nuit, le
silence infini de la montagne n’est troublé que par les craquements de
la glace qui regèle. Nuit sous tente.
5 h à 8 h de marche, environ 11 km.
J 5/ Shirma Kongma - Tip Bavo
L’austérité magique des gorges reprend ses droits : ombre et froid, jeu
de couleurs de la roche et de la glace, cache-cache du soleil en haut
sur les sommets. On laisse la grande grotte de Tsumu Do en rive droite
avant de passer un étranglement marqué de la rivière, Toutou, “le cou”.
Plus loin, c’est le lieu des “hautes herbes”, Dimbuchen, avant une
nouvelle belle grotte, Hotong. Camp de Tip Bavo au soleil si l’on arrive
tôt, ou désespérément à l’ombre si l’on se place en rive droite sous
l’énorme grotte traditionnelle. Une longue vallée en rive gauche est
exploitée en hiver par les habitants de Skiumpata pour son bois d’œuvre,
la glace facilitant le glissage des troncs. Nuit sous tente.
5 h à 8 h de marche, environ 12 km.
J 6/ Tip Bavo - Nierak
Nous nous enfonçons dans un dédale invraisemblable de canyons
impressionnants. De tous côtés, des sommets et des falaises barrent
notre horizon, les paysages sont extraordinaires, mais il y a peu de
soleil. Après la gorge de Sachu, “les eaux salées”, on arrive à Sharcho,
le genévrier sacré enrubanné de drapeaux de prière. Nous dépassons les
chutes de glace figées et le pont suspendu, et retrouvons quelques
habitations à Nierak une heure au-dessus du camp. Nuit sous tente.
5 h à 8 h de marche, environ 12 km.
J 7/ Nierak - Lingshed (3650 m)
L’ouverture de Nierak n’est pas favorable à la bonne glace, mais, très
rapidement, la gorge reprend ses droit dans le défilé de Houama. Les
levers de soleil sont splendides dans les canyons, la montagne se
réveillant après une nuit glaciale. Nous quittons la vallée du Zanskar
pour un aller-retour dans la gorge donnant accès au magnifique
amphithéâtre de Lingshed, l’un des villages les plus isolés de la
région. Presque mille habitants y vivent en autarcie. Visite du grand
monastère (à 1 h, 4000 m). Nuit chez l’habitant.
4 à 5 h de marche, environ 13 km. Montée 600 m.
J 8/ Lingshed - Tsarak Do
Nous redescendons la vallée de Lingshed et retrouvons la surface lisse
et glacée de la rivière Zanskar. Nous vivons en complète harmonie avec
le monde glacé qui nous entoure. Déjeuner éventuel au soleil à Charlow,
“l’ouverture à l’est et au sud”, belle gorge où des barres plantées dans
la falaise peuvent dépanner. La fin de journée est marquée par
l’apparition de la route en construction qui de ce côté aussi gagne peu à
peu. Camp réputé pour ses températures glaciales. Nuit sous tente.
6 h à 8 h de marche, environ 20 km. Descente 600 m.
J 9/ Tsarak Do - Pidmo
Après un début dans une gorge splendide, l’espace s'élargit peu à peu.
Le petit hameau de Hanumil marque l’entrée des hautes vallées cultivées.
A Pidmo, le retour vers la vie des villages est magique : bienvenue au
Zanskar ! Nuit chez l’habitant : c’est très sommaire, mais nous
découvrons un peuple infiniment accueillant.
5 h à 8 h de marche, environ 16 km.
J 10/ Pidmo - Zangla (3550 m)
Journée courte. Nous passons par le pont sur la rive droite de la
rivière Zanskar et remontons doucement la route enneigée vers le bourg
de Zangla, ancienne capitale du royaume. Repos et visite du village, de
la nonnerie. Les Zanskarpas logent en hiver au rez-de-chaussée, à
proximité du bétail. Ils nous laissent donc l’étage, de nombreuses
pièces autour d’un patio central ouvert vers le toit. Une pièce vitrée,
orientée au soleil, équipée du poêle à bouses traditionnel nous sert de
dortoir. Un W.-C. permet le compostage, essentiel pour les cultures.
Nuit chez l’habitant.
2 h de marche, environ 8,6 km.
J 11/ Zangla - Pipiti (3650)
Petit déjeuner et transfert vers le village de Pipiti, près de Padum,
capitale du Zanskar aux magasins désertés en hiver. Journée de repos
avant le grand retour : nous profitons de ce merveilleux village et du
monastère de Karsha qui le domine à 7 kilomètres de là. Nuit chez
l’habitant.
1h de route. 1 h de marche.
J 12/ Pipiti - Karsha - Pipiti
Lever matinal pour assister à la cérémonie religieuse du matin. Visite du très beau monastère de Karsha. Retour à Pipiti.
2 h de marche.
J 13/ Pipiti - Tsarak Do
Agréable matinée à Pidmo dont les habitations, magnifiques, se serrent
au pied d’un des cinq principaux monastères du Zanskar, bâti aux tout
premiers temps de l’expansion du bouddhisme. Il nous faut déjà songer au
retour vers le Ladakh. Un transfert nous ramène au-dessus de Tsarak Do,
à l’entrée des gorges du Zanskar. Nuit sous tente.
2 h de bus, 30 min de marche.
J 14 - 17/ Tsarak Do - Nierak - Tip Bavo - Shirma Yokma - Tamar Youkma - Chilling - Leh
Bien que nous soyons venus par le même chemin, l’émerveillement est
toujours au rendez-vous. Les conditions auront changé, l’aventure est
toujours au détour d’une gorge. Retour en trois jours et demi à
Chilling et transfert à Leh en bus privé à la fin du J 17. Nuits sous
tente puis en hôtel à Leh.
J 18/ Leh - Delhi
Magnifique vol matinal pour Delhi. Nous retrouvons avec un immense
plaisir la chaleur et le confort. Journée de repos. Nuit en hôtel.
J 19/ Journée de réserve
Journée de réserve en cas de retard sur le vol Delhi-Leh
(essentiellement dû aux conditions météorologiques). Le temps libre
éventuel à Leh peut être utilisé pour la visite des monastères de la
vallée de l’Indus : Spituk, siège du Bakula Rimpoche ; Phyang, qui
domine son village du haut de la colline ; Tiksey, sans doute le plus
beau monastère de la région.
Ou journée libre à Delhi, avec possibilité d’excursion à Agra (non
incluse dans le prix, voir conditions détaillées de cette excursion dans
la fiche Inde B910). Hôtel en utilisation de journée avant le départ
pour l’aéroport.
J 20/ Delhi... France
Vol de retour.
NB : les temps de marche sont donnés à titre indicatif.
Commentaires
Rémy F. (Il l'a fait) : posté le 09/11/10 à 13:12
Jean-François T. (Il l'a fait) : posté le 18/02/10 à 20:42
Francis R. (Il l'a fait) : posté le 04/02/08 à 14:05