Le 15/11/2007 | Gérard GUERRIER
Du rififi à Tripoli
Aller retour express Paris-Sebha
Les faits
Les « autorités libyennes », sans préavis, sans même prévenir leurs autorités consulaires, ont décidé, dimanche dernier, que les passeports des visiteurs devaient être traduits en arabe par un traducteur assermenté.
C’est ainsi que 56 de nos clients ont effectué dimanche dernier un aller-retour express Paris-Sebha après avoir été refoulés à l’arrivée en Libye. C’est ainsi qu’un de nos groupes, déjà sur place, a vu ses vacances prolongées de 24h. C’est ainsi que les passagers de trois bateaux de croisière n’ont pu débarquer à Tripoli, etc.
Autant dire que, sitôt informés, nous n’avons pas ménagé ni nos efforts ni nos économies pour trouver, dans l’urgence, les meilleures solutions pour nos clients échoués dans un hôtel de Roissy ou de Sebha, pour les clients devant partir prochainement.
Les réactions
Il est bien naturel de protester contre une telle désinvolture, un tel mépris des usages diplomatiques. On peut même déplorer que près de 200 tonnes de CO2 aient été émis dans l’atmosphère, pour rien!
Mais on peut aussi regarder cette réalité de biais et….
- Relativiser… Après tout, nous (les clients, les guides et prestataires locaux, la compagnie aérienne, les agences) n’ont perdu que du temps et de l’argent. Et plaie d’argent n’est pas mortelle…
- Se réjouir de la croissante modernité du régime libyen. Cette hyper administration du contrôle des frontières ne trouve-t’elle pas son inspiration à Washington, Londres ou Paris ?
- Interpréter ce tour de passe-passe comme un manque d’imagination. Et à tout prendre, ne faut-il pas préférer cette comédie, aux inspirations passées du dramaturge libyen ?
Réactions
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