
Martine, est accompagnatrice en montagne et conseillère en voyage dans notre agence de Chamonix… Elle est aussi une excellente glaciériste. Chamoniarde, alpiniste… Comment s’étonner qu’elle ait attrapé la fièvre de la haute altitude ? Mais Martine ne se contente pas d’oxygène raréfié, elle a voulu gravir son premier 8000, le Cho Oyu (8201m), à sa manière, avec panache.
En partant en « amoureux », avec un seul compagnon, François, son mari (prof à l’Ensa).
En refusant, « bien entendu » tout secours d’oxygène.
En grimpant en style « alpin », c’est à dire sans l’utilisation de sherpas d’altitude et en n’établissant qu’un camp d’altitude pour monter au sommet en une traite de 1100 mètres de dénivelée !
Pari réussi malgré une météo pourrie.
Chapeau bas aussi pour Stef, notre responsable commercial ! Notre Speedy Gonzalez ne peut envisager un jour sans courir. Si nous l’écoutions, nous multiplierions les distances journalières de nos circuits par trois ou quatre. Avec Stef, on n’est jamais trop loin, trop vite, trop haut! Ses dernières vacances : un Ultra trail du Mont Blanc suivi tout récemment par une « Diagonale des Fous » sur l’île de La Réunion. Diagonales des fous ? Le principe est simple, vous sélectionnez plus de 2200 allumés, vous les secouez pendant plus de 150 km et 9200 mètres de dénivelée et après plus de 24 heures, vous regardez si vous avez bien décollé la pulpe. Notre Stef, arrivé 27° en 29h50’, non seulement il a décollé mais il a volé au dessus de paysages merveilleux : cirque de Mafate, Piton des Neiges…
Réactions
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Sacrée nana ! Tu as dû rentrer à l’agence de Chamonix avec des étoiles dans les yeux.
Des employés qui sont montés à 8000, on en a déjà quelques-uns, mais tu es la première fille à y aller !
J’ai une seule demande à te faire Martine: un carnet de voyage, des photos, des récits...
On attend avec impatience que tu nous fasses partager tout ça.
En tout cas bravo, surtout comme ça, au sommet sans porteur, sans oxygène...
Je suis vraiment impressionnée.
Pour Evelyne, cette réflexion.... il ne faut pas confondre les activités. Comme beaucoup, nous apprécions ces endroits magiques, pour y retrouver cette part de rêve qui est en nous et dont nous nous nourrissons pour avoir envie de nous lancer sur ces chemins. Quand on "trekke", c'est de cet esprit que l'on est perclu. Par contre, quand on "raide", on prend plaisir à participer à une compétition et là il n'est plus question de rêver, même si courir dans des endroits magiques décuple le plaisir...bien sûr. Pour ce qui est des effets négatifs dont tu parles, c'est de la responsabilité de l'organisation de la course et pas des coureurs eux-même et là on n'est plus dans le monde du trek mais souvent dans celui de la finance et de la rentabilité. Certaines organisations arrivent à concilier cet aspect avec un engagement de remettre tout en état voire même d'améliorer les choses... mais il ne faut pas condamner les participants. Pour avoir rencontrer Stéph, je suis sûr qu'il a couru en transportant ses déchets jusqu'à une poubelle.... pas vrai ?
Sans rancune,
Olivier D
Je vous rejoins complètement sur la beauté des cirques, en particulier celui de Mafate qui est extraordinaire et encore préservé de l'automobile (mais pas de l'hélicoptère !). J'ai eu le temps d'admirer tout cela en détail et de m'imprégner de cette ambiance unique lors du trek effectué la semaine précédent la course (rencontre de nos groupes Allibert sur le terrain et de nos guides)
Les déchets sur la diagonale des fous sont un vrai problème malgré les recommandations très nombreuses de l'organisation. Je ne comprend pas un tel comportement et ne peut l'admettre !
Mais je vous rassure, je n'ai rencontré ce problème que sur cette course et une équipe de bénévoles est chargée de nettoyer les chemins après la course (dommage d'en arriver là !)
Les comportements sont parfois long à changer...
Pour ce qui est de prendre le temps de vivre, c'est assez personnel. Mais sur ces courses de 30h, on vit tellement de choses profondes ... que c'est aussi une autre découverte, mais plus sur soi-même.
Stef
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