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Alpinisme niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18  kilomètres. Passages en altitude. Pour une découverte des techniques de haute montagne.
Alpinisme niveau 5
(en moyenne) marche de 6 à 7 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages en altitude. Nécessite une connaissance basique des techniques de haute montagne : niveau F (facile).
Alpinisme niveau 6
(en moyenne) marche engagée de 7 à 8 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages en altitude. Nécessite une maîtrise des techniques d’alpinisme : niveaux PD et AD. Evolution en cordée autonome ou avec un guide.
Alpinisme niveau 7
Marche très engagée de 8 heures par jour et plus hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive. Passages en altitude. Nécessite une maîtrise des techniques d’alpinisme : niveaux AD à D. Evolution en cordée autonome ou avec un guide.
Alpinisme niveau 8
Marche très engagée en très haute altitude de 8 heures par jour et plus hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive. Nécessite impérativement une maîtrise des techniques d’alpinisme : niveaux AD à D. Evolution en cordée autonome ou avec un guide.
Canyoning niveau 1
Accessible à toute personne en bonne forme physique.
Canyoning niveau 2
Pour toute personne ayant une première pratique de l’activité.
Canyoning niveau 3
Pour toute personne ayant une bonne pratique de l’activité.
Canyoning niveau 4
Pour toute personne ayant une pratique régulière de l’activité.
Découverte niveau 1
Marche de moins de 4 heures les jours de randonnée, sur chemin, piste, ou sentier, accessible à toute personne aimant la marche et en bonne forme physique.  
Découverte niveau 2
Marche de 4 à 5 heures les jours de randonnée, sur chemin, piste, sentier ou parcours vallonné.
Multiactivités niveau 1
Accessible à toute personne en bonne forme physique.
Multiactivités niveau 2
Pour toute personne ayant une première pratique de l’activité.
Multiactivités niveau 3
Pour toute personne ayant une bonne pratique de l’activité.
Multiactivités niveau 4
Pour toute personne ayant une pratique régulière de l’activité.
Rando-kayak niveau 1
Accessible à toute personne en bonne forme physique.
Rando-kayak niveau 2
Pour toute personne ayant une première pratique de l’activité.
Rando-kayak niveau 3
Pour toute personne ayant une bonne pratique de l’activité.
Rando-kayak niveau 4
Pour toute personne ayant une pratique régulière de l’activité.
Randonnée niveau 2
Marche de 4 à 5 heures les jours de randonnée, sur chemin, piste, sentier ou parcours vallonné.
Randonnée niveau 3
(en moyenne) marche de 5 heures par jour sur sentier et/ou 600 à 800 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 kilomètres.
Randonnée niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Randonnée niveau 5
Marche de plus 6 heures hors sentier ou en terrain accidenté, avec plus de 1000 mètres de dénivelée positive (et/ou 20 km). Possibilité de passages en altitude.
Randonnée niveau 6
(en moyenne) marche engagée de 7 à 8 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté, avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Randonnée d'altitude niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18  kilomètres. Passages en altitude. Pour une découverte des techniques de haute montagne.
Randonnée d'altitude niveau 5
(en moyenne) marche de 6 à 7 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages en altitude. Nécessite une connaissance basique des techniques de haute montagne : niveau F (facile).
Randonnée du vertige niveau 3
(en moyenne) marche de 5 heures par jour sur sentier et/ou 600 à 800 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 kilomètres. Passages aériens.
Randonnée du vertige niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18 kilomètres. Passages aériens.
Randonnée du vertige niveau 5
(en moyenne) marche de plus de 6 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté, avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages aériens.
Raquette niveau 1
Marche de moins de 4 heures par jour accessible à toute personne aimant la marche et en bonne forme physique.
Raquette niveau 2
(en moyenne) marche de 4 à 5 heures par jour sur  parcours vallonné.
Raquette niveau 3
(en moyenne) marche de 5 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 600 mètres de dénivelée positive et/ou 15 kilomètres.
Raquette niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 15 à 18 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Raquette niveau 5
(en moyenne) marche de plus de 6 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Possibilité de passages en altitude ou sur glacier. Nécessite une connaissance basique des techniques de haute montagne : niveau F (facile).
Ski de randonnée niveau 2
4 à 5 heures de ski de randonnée par jour et 400 à 800 m de dénivelée. Accessible aux bons skieurs à l’aise sur piste noire ayant une première expérience du ski hors piste et sachant skier avec un sac à dos léger. Pentes larges, régulières et peu raides.  
Ski de randonnée niveau 3
5 à 6 heures de ski de randonnée par jour et 500 à 900 m de dénivelée. Accessible aux bons skieurs toute neige ayant une première expérience du ski de randonnée et sachant skier avec un sac à dos de 6 à 8 kg. La connaissance de la technique de conversion (en montée) est nécessaire. Quelques passages techniques sur des pentes dépassant parfois 30°.     
Ski de randonnée niveau 4
6 à 7 heures de ski de randonnée par jour et 800 à 1 200 mètres de dénivelée. Accessible aux très bons skieurs sachant évoluer sur neige difficile avec un sac à dos de 8 à 12 kg et pratiquant régulièrement le ski de randonnée. Quelques passages techniques sur des pentes pouvant aller jusqu’à 35°.  
Ski de randonnée niveau 5
6 à 8 heures de ski de randonnée par jour et 1 000 à 1 500 mètres de dénivelée. Accessible aux très bons skieurs sachant évoluer sur neige difficile en altitude et sur glaciers, sur des parcours engagés, avec un sac à dos de 8 à 12 kg. Quelques passages techniques et/ou raides sur des pentes pouvant aller jusqu’à 35°.
Ski de randonnée niveau 6
6 à 8 heures de ski de randonnée par jour et 1 000 à 1 500 mètres de dénivelée, voire 1 800 certains jours. Accessible aux très bons skieurs entraînés sachant évoluer sur neige difficile en altitude et sur glaciers, sur des parcours engagés, avec un sac à dos de 8 à 12 kg et possédant des connaissances de base en alpinisme. Passages techniques et aériens avec portage des skis sur des pentes pouvant aller jusqu'à 40°.
Ski hors piste niveau 3
Pour bon skieur en toute neige voulant s’initier et progresser en ski hors-piste.
Ski hors piste niveau 4
Pour très bon skieur en toute neige ayant déjà une expérience du ski hors-piste. Très bon contrôle des virages et des arrêts. Descentes sur des pentes de 35 degrés environ.
Ski hors piste niveau 5
: pour excellent skieur en toute neige ayant déjà une expérience du ski hors-piste. Très bon contrôle des virages et des arrêts. Descentes sur des pentes de 35 degrés et plus.
Ski nordique niveau 3
(en moyenne) étapes de 5 heures par jour nécessitant la maîtrise du pas glissé et du pas tournant à la descente. Itinéraires au relief doux, en général damés.
Ski nordique niveau 4
(en moyenne) étape de 6 heures par jour nécessitant une bonne maîtrise technique sur terrain montagneux sans trace académique.
Ski nordique niveau 5
(en moyenne) étape de plus de 6 heures par jour nécessitant une bonne maîtrise technique sur terrain montagneux sans trace académique.
Trail niveau 6
En moyenne, rando-course de 6 heures par jour sur sentier et/ou 1 200 à 1 500 mètres de dénivelée positive (journée possible à plus de 2000 m) et/ou 20 à 25 kilomètres par jour.
Trail niveau 7
En moyenne, rando-course de 6 à 8 heures par jour sur sentier et/ou 1 500 à 1 800 mètres de dénivelée positive (journée possible à plus de 2200 m) et/ou 25 à 35 kilomètres par jour.
Trail niveau 8
En moyenne, rando-course de 8 à 10 heures par jour sur sentier et/ou 1 800 à 2 200 mètres de dénivelée positive (journée possible à plus de 2500 m) et/ou 35 à 45 kilomètres par jour.
Traîneau à chiens niveau 1
Accessible à toute personne en bonne forme physique.
Traîneau à chiens niveau 2
Pour toute personne ayant une première pratique de l’activité.
Traîneau à chiens niveau 3
Pour toute personne ayant une bonne pratique de l’activité.
Trekking niveau 2
(en moyenne) marche de 4 à 5 heures par jour sur chemin, piste, sentier ou parcours vallonné.
Trekking niveau 3
(en moyenne) marche de 5 heures par jour sur sentier et/ou 600 à 800 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 kilomètres.
Trekking niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Trekking niveau 5
(en moyenne) marche de plus de 6 à 7 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté, avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Trekking niveau 6
(en moyenne) marche engagée de 7 à 8 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté, avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Trekking niveau 7
Marche très engagée de plus de 8 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté, avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Trekking-alpinisme niveau 4
(en moyenne) marche de 6 heures par jour sur sentier et hors sentier et/ou 700 à 1 000 mètres de dénivelée positive environ et/ou 15 à 18  kilomètres. Passages en altitude. Pour une découverte des techniques de haute montagne.
Trekking-alpinisme niveau 5
(en moyenne) marche de 6 à 7 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages en altitude. Nécessite une connaissance basique des techniques de haute montagne : niveau F (facile).
Trekking-alpinisme niveau 6
: (en moyenne) marche engagée de 7 à 8 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Passages en altitude. Nécessite une maîtrise des techniques d’alpinisme : niveaux PD et AD. Evolution en cordée autonome ou avec un guide.
Trekking-alpinisme niveau 7
Marche très engagée de 8 heures par jour et plus hors sentier ou sur terrain accidenté et/ou plus de 1 000 mètres de dénivelée positive. Passages en altitude. Nécessite une maîtrise des techniques d’alpinisme : niveaux AD à D. Evolution en cordée autonome ou avec un guide.
Vélo niveau 1
2 à 4 heures de vélo par jour (soit 20 à 40 kilomètres) sur routes ou chemins généralement plats ; 200 mètres de dénivelée positive maximum. Accessible à toute personne ayant une bonne forme physique.
Vélo niveau 2
3 à 5 heures de vélo par jour (soit 30 à 50 kilomètres) sur chemins ou routes vallonnés ; 500 mètres de dénivelée positive maximum avec des montées toujours courtes. Accessible à toute personne pratiquant une activité physique régulière.
Vélo niveau 3
4 à 6 heures de vélo par jour (soit 40 à 70 kilomètres) sur chemins ou routes vallonnés ; 800 mètres de dénivelée positive maximum ; côtes pouvant atteindre un kilomètre et/ou distances longues sur terrain plat (jusqu'à 70 kilomètres). Accessible à toute personne ayant une pratique régulière du vélo sur terrain vallonné.
Vélo niveau 4
5 à 7 heures de vélo par jour (soit 40 à 70 kilomètres) sur terrain très vallonné à montagneux ; plus de 1 000 mètres de dénivelée positive ; côtes ou passages de cols de plusieurs kilomètres. Accessible à toute personne sportive ayant une pratique régulière du vélo avec dénivelée.
Label
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Confort
Par rapport au standard du pays, hébergement très confortable et transports privés.
Sommet
Sommets prestigieux de 3 000 à 6 000 mètres : un volcan ou un pic glaciaire, des ascensions plus ou moins difficiles au cœur des plus belles montagnes du globe.
Voyage d'exception
Sites mythiques, régions sauvages et reculées, grandes traversées, treks extraordinaires autour du monde, des voyages uniques où l’aventure est intense.
Expé
Des voyages qui nécessitent un minimum d’expérience des techniques d’alpinisme (cramponnage, descente en rappel, etc.), destinés aux personnes autonomes dans des conditions extrêmes, capables de vivre en petit groupe, loin de toute civilisation. Une expérience forte où l’engagement est réel. 
Photo
Des voyages adaptés à la prise de vue pour des passionnés d’images et d’espaces sauvages, encadrés par des guides ou accompagnateurs photographes.
Bon plan
Des voyages au prix réduit grâce à des prestations simplifiées par rapport au standard Allibert : par exemple, hébergement chez l’habitant, hôtel de catégorie inférieure, transports en commun, équipe logistique ajustée, dîners libres, etc.
Essentiel
Les voyages ou sites incontournables du pays ou de la région.
Autotour
Circuit dont les déplacements sont effectués avec un véhicule conduit par le client
Safari
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Autonomie : lire le balisage et s’orienter avec une carte et/ou suivre un tracé GPS dans un environnement francophone ou international.

:
Autonomie : lire le balisage et s’orienter avec une carte et/ou suivre un tracé GPS dans un environnement international ou un milieu isolé ; sur certaines étapes, prendre en compte la spécificité du terrain et la météo.

 

 Le blog : Dhaulagiri

Aventuriers
le 02/06/2010

Dhaulagiri

Je suis quelqu’un de trouillard, et lorsque je gravis une montagne, j’attends qu’un ensemble de paramètres soient réunis afin de limiter les dangers inhérents à l’activité et pour ne pas éprouver de vaines angoisses générées par une prise de risques excessive.

Je suis quelqu’un de trouillard, et lorsque je gravis une montagne, j’attends qu’un ensemble de paramètres soient réunis afin de limiter les dangers inhérents à l’activité et pour ne pas éprouver de vaines angoisses générées par une prise de risques excessive.

Le Dhaulagiri, 7e sommet du monde situé dans l’ouest du Népal, est une pyramide magnifique qui domine de ses 8 167 mètres les vallées et les montagnes environnantes.

Cette année, nous avions décidé avec Martine d’en tenter l’ascension par l’itinéraire de la première réalisée en 1960 par les Suisses.

Arrivés au camp de base bien acclimatés à l’altitude de 5 300 mètres, nous décidons de monter au camp 1, situé à 5 800 mètres, dès le surlendemain. Nous pensons alors y passer une nuit avant de poursuivre plus haut pour dormir au camp 2, à 6 600 mètres. Pensant que si la météo est bonne nous resterons plusieurs nuits afin de peaufiner notre acclimatation pour tenter le sommet dès que possible.
Malgré des prévisions météorologiques moyennes pour notre programme, nous décidons de monter quand même pour stationner le moins de temps possible au camp de base. Son emplacement, situé sur une étroite moraine glaciaire, étant peu attrayant, nous préférons éviter d’y séjourner trop longtemps.

Après un départ matinal à 5 heures, nous rejoignons rapidement les premières cordes fixes qui permettent d’atteindre le pied d’une paroi rocheuse, l’Eiger, en référence à la célèbre face nord, sous laquelle on traverse. L’itinéraire peu difficile est néanmoins exposé aux chutes de pierres et de glace qui se détachent de cette paroi lorsque le soleil tape dessus. Pour parer ce danger, il est nécessaire de partir tôt pour atteindre le plateau glaciaire situé au-delà vers 5 000 mètres.

Parce que nous avons pris le temps de nous acclimater correctement, nous rejoignons ce plateau rapidement, pour découvrir un gigantesque amphithéâtre dominé de tous côtés par d’énormes séracs. Ces tours de glace instables peuvent s’écrouler à tout moment du fait de l’avancée des glaciers. Dans les Alpes, je n’aime pas trop traverser sous une zone de séracs et je me refuse de fréquenter des itinéraires exposés, à l’instar du mont Blanc par les Grands Mulets. Bien qu’avançant vers le fond de la combe, je reste tendu par ce danger extrême duquel je ne peux m’abstraire. Et tandis que nous progressons sur d’anciennes traces d’avalanches qui recouvrent les trois quarts du plateau glaciaire, nous assistons à l’effondrement d’un sérac associé à un aérosol généré par la neige et qui a tôt fait d’engloutir les alpinistes qui nous précèdent. Parmi eux se trouve notre ami Sherpa Gyelze. Alors que nous accélérons le pas dans la mesure du possible, nous ne voyons aucune silhouette ressortir de la zone où s’est produite l’avalanche. Est-ce l’âge ou l’expérience, mais déjà j’envisage le pire, et m’attends à voir un horrible spectacle de corps abîmés. Je passe ainsi cinq bonnes minutes de ce que trivialement on appellerait un grand moment de solitude. Enfin, nous arrivons sur la zone et découvrons cinq sherpas hilares en train de boire un coup, tandis que, plus loin, le sac de Gyelze gît dans la neige. Les Helvètes ne semblent pas perturbés outre mesure et reprennent leur marche inexorable tel un car postal suisse. Pour ma part, je reste marqué par cet incident qui aurait pu être dramatique, et pour un peu je redescendrais tout de suite si Martine ne me disait d’aller au moins au camp 1. En continuant sous la menace des séracs, nous atteignons finalement le camp.

C’est au cours de la soirée que nous prenons la décision de stopper l’expédition après avoir appelé notre routeur météo qui nous annonce un temps assez instable pour les prochains jours.
Parce que nous ne sommes pas assez acclimatés, ces prévisions ne nous permettront pas de rester aussi longtemps que nous le voulons en altitude. Nous serions donc obligés de faire plusieurs passages dans le chaos cauchemardesque des séracs. Guide depuis plus de 20 ans et professeur à l’ENSA depuis plus de 10 ans, mon métier consiste avant toute chose à limiter autant que faire se peut la prise de risque en montagne. C’est ce que je fais avec mes clients et ce que j’enseigne à mes stagiaires. Je me sens donc incapable d’endosser ici la responsabilité de demander à quelqu’un d’exposer inutilement sa vie. En poursuivant cette expédition, j’exposerais la vie de Martine, de Gyelze et la mienne à trop grands périls. Si je conçois de parfois prendre des risques à titre personnel, je ne peux accepter moralement d’en faire prendre aux autres. Le choix est d’autant plus facile que nous sommes dans le même état d’esprit avec Martine.

Demain, nous redescendrons et organiserons notre retour dès que possible. Mais il faudra repasser sous ces amoncellements de glace instable. Je passe une nuit angoissée à visualiser d’énormes effondrements desquels je ne sors pas indemne. Et c’est donc le ventre noué que je commence la descente vers le camp de base.

Depuis, J’ai  réfléchi longuement à la décision que nous avons prise, et je ne la regrette pour rien au monde. Mon souhait le plus cher aujourd’hui serait que les sherpas puissent dire non face à un danger excessif, aux expéditions qui les emploient. Mais là, il s’agit peut-être d’une utopie qui demandera des années pour se concrétiser !


François Marsigny

Réactions

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Le 12/08/2010 à 14h59 par Michel P.
La "trouille" est la meilleure amie du montagnard, elle nous fait prendre conscience des dangers, souvent les drames arrivent suite à une trop grande confiance, bravo pour cette initiative courageuse et longue vie.
Le 29/08/2010 à 14h47 par Arlette V.
Bravo pour cette décision pleine de bon sens et de sagesse. Le comportement des sherpas peut inquiéter même si l'on comprend que les expéditions sont leur gagne pain. Merci de nous avoir fait partager ces moments intenses auxquels vous avez été confrontés

Arlette, à Levallois le 28/28/2010

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