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raquette neige

Randonnée alpine : bien choisir ses raquettes



La randonnée à raquettes en moyenne et haute montagne exige d’être paré. Aussi l’équipement est-il important. Aujourd’hui, le randonneur hivernal a le choix entre deux grandes familles de raquettes :

raquette neige

•  Les raquettes en aluminium, constituées d’un cadre en acier et d’un tamis en toile synthétique. Dotées d’une large surface, elles sont particulièrement utilisées dans les régions froides (Amérique du Nord, Finlande, Sibérie...), où la neige est pulvérulente et peu portante, à condition que le relief soit peu accentué.

• Les raquettes composites, spécialité européenne, ont l’avantage dès lors que la pente s’accélère. Avec quelques notions techniques et des raquettes plastiques correctement équipées, il est possible de monter des pentes raides, jusqu’à 35°. Les raquettes plastiques sont adaptées aux régions au climat tempéré, sur neige transformée. En revanche, avec leurs semelles au relief irrégulier, elles retiennent la neige humide et bottent* assez facilement.

* La neige humide adhère à la semelle, formant un sabot de plus en plus volumineux et lourd sous les raquettes.

 

Petite histoire…
La raquette à neige aurait été inventée il y a plus de 12 000 ans par les peuples d’Asie centrale émigrant vers le Canada. Une idée ingénieuse pour marcher plus facilement sur la neige en répartissant son poids sur une plus grande surface que les pieds (la portance), adoptée dès lors par les Amérindiens pour chasser. A cette époque, les raquettes étaient constituées d’un cadre de bois consolidé par deux traverses et d’un tamis de cuir provenant de la peau de castor, de caribou, de renne, d’orignal ou d’ours…

raquette neige
S’assurer de la qualité d’une raquette
• La surface du tamis, d’où dépend la facilité de la marche : elle est fonction du poids du pratiquant (équipé avec sac).
• La présence de solides cales de montée (inox, composite plein) pour un meilleur confort de marche.
• Les crampons sous la semelle pour une bonne adhérence sur terrains plat et en pente.
• La griffe sous l’avant du pied, permettant une meilleure accroche.
• Le système de réglage de la pointure facile et non sujet au gel.
• Le système de fermeture facile (à cliquet) et manœuvrable avec des gants.
• La solidité de l’articulation, mise à l’épreuve lors de marches en dévers.
• La forme du tamis (nez spatulé pour les courses en pente).

Les indispensables
  • Des bâtons pour améliorer la stabilité et la progression, pour tester la profondeur, la consistance de la neige, pour “débotter ” d’un coup sec, pour enlever la neige des branches basses…
  • Des chaussures chaudes et étanches (semelles isolantes) : on prendra soin en serrant les sangles de fixation de ne pas couper la circulation, particulièrement par temps froid.
  • Des guêtres d’autant plus montantes que la neige est profonde, pour éviter d’avoir pieds et jambes trempés.
  • La trilogie Arva (appareil de recherche de victime d’avalanche)-pelle-sonde en terrain exposé aux avalanches.

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© ALLIBERT | 25/01/08