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Patagonie, le rêve devenu réalité

Pour Natacha, conseillère en voyage, la Patagonie était un rêve lointain, une affiche sur un mur, un ciel trop bleu pour être vrai. Jusqu’à ce qu’en janvier dernier…
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Un voyage parfaitement huilé

“Au festival de Banff de l’année dernière, je tenais le stand Allibert Trekking, raconte Natacha. On y distribuait des affiches sur lesquelles une randonneuse posait devant le Fitz Roy. J’en ai gardé une pour chez moi, juste pour rêver, car à ce moment-là je ne pensais pas mettre un jour les pieds en Patagonie. Et puis j’ai eu l’opportunité d’y aller vingt jours en janvier, pour le voyage très complet intitulé ‘Patagonie-Terre de Feu’. Evidemment, j’en ai ramené une photo clin d’œil, inspirée de celle de l’affiche…

Sur le plan de l’organisation, ce circuit est parfaitement huilé. Il n’y a ni précipitation ni temps mort, le rythme est très homogène. Pour les transferts, dès qu’on descend d’un bus, un autre nous attend, les tentes sont montées et Germain, notre guide, a été parfait. Malgré son jeune âge (32 ans), il connaît tout sur tout ! Quant aux randonnées, elles sont d’un bon niveau. Le voyage est coté ‘niveau 3’ parce qu’on ne marche pas tous les jours, mais les marches flirtent parfois avec un niveau 4, ce sont de vraies belles randonnées.

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Ushuaïa, Fitz Roy, Perito Moreno : le chapelet mythique

Ce qui m’a frappée, c’est la succession continue de spots. On commence par Ushuaïa, puis le canal de Beagle, le parc des Torres del Paine, le Fitz Roy… On enchaîne les paysages à tomber par terre. Arrivés au glacier Perito Moreno, il faisait gris, mais même par ce temps, c’était incroyable. Sous le soleil, je pense qu’on ne s’en remet pas ! En tout cas, pour moi, la vision du Fitz Roy sous le ciel bleu, c’était… pfffff… magique !

Globalement, ce qui est très surprenant, c’est de se trouver dans un paysage de haute montagne à seulement 800 mètres d’altitude. On se croirait dans les Alpes à 3 000 mètres. On monte à travers un univers assez minéral, on franchit une butte, et tout à coup on se retrouve au milieu de colonnes de granit impressionnantes. Parfois, c’en est presque écrasant, hors normes en tout cas. Mais tout est hors normes, en Patagonie : les paysages, les glaciers, la météo, la nourriture (les repas sont gargantuesques, un steak fait 400 g, et c’est la meilleure viande que j’aie jamais mangée !). A tel point qu’à un moment je me suis demandé si c’était moi qui avais rapetissé ou tout le reste qui avait pris de l’ampleur…

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Comme dans une immense réserve animale

L’autre aspect très marquant de la Patagonie est la dimension de ‘nature vierge’. Les animaux ne craignent rien puisqu’ils sont protégés quasiment partout, on s’y sent comme dans une immense réserve. Un matin, en levant le camp, nous avons vu débouler un lièvre… et le renard à ses trousses ! Tout à coup, nous avons eu le sentiment d’être chez eux, et non l’inverse… Les chemins sont eux aussi très préservés, et tout le monde est vigilant : la communion avec la nature est donc réelle, palpable.

Enfin, si le mois de janvier correspond à la haute saison, nous n’avons jamais eu le sentiment d’être dans un endroit touristique. Il n’y a pas de touristes, en Patagonie, seulement des marcheurs. Dans la ville d’El Chaltén, d’ailleurs, la concentration étonnante de gens équipés de sacs à dos et de chaussures de marche donne un peu l’impression de revenir à l’époque de la ruée vers l’or. Il règne une ambiance de ville de pionniers, assez particulière et plutôt amusante.”

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