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Géologie et désert

Les zones désertiques sont caractérisées par de faibles précipitations et une faune et une flore rares.
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Un désert peut être chaud ou froid, selon la latitude à laquelle il se trouve, mais il est toujours caractérisé par une forte aridité. Les rosées et la brume constitutent souvent le seul apport d’eau. L’évaporation est aussi supérieure aux précipitations, ces zones sont également soumises à de fortes amplitudes thermiques et des vents quasi constants. La faune est de petite taille (insectes, reptiles, rongeurs…), et la végétation composée essentiellement de plantes grasses et d’arbustes.

On peut distinguer quatre catégories de déserts :

  • Les déserts zonaux : ils forment une ceinture au niveau des tropiques. A l’équateur, l’air chaud monte, se refroidit, laissant échapper l’humidité, qui se condense et provoque des pluies au droit de cette zone. L’air sec résiduel en altitude se répartit vers le nord et vers le sud, redescend en se réchauffant et entraîne un climat aride. Dans l’hémisphère Nord, c’est le cas du Sahara, du désert mexicain, de l’Arabie, du Sinaï, etc., et dans l’hémisphère Sud, on peut mentionner le désert du Kalahari.
  • Les désers côtiers : leur formation est due à la circulation de courants marins froids qui longent les côtes occidentales des continents et refroidissent les vents. Le jour, ces vents se réchauffent, absorbent le peu d’humidité et dessèchent les terres. Ces déserts sont très arides, comme le désert du Namib ou encore le désert d’Atacama.
  • Les déserts d’éloignement ou continentaux : ils se forment quand les vents venus des océans traversent de vastes continents et perdent leur humidité. On les rencontre en Asie centrale (désert de Gobi, Tibet…) et en Australie.
  • Les déserts d’abri : lorsqu’un vent humide rencontre une chaîne montagneuse, il se refroidit en montant, condense l’humidité et provoque des pluies sur le versant exposé au vent. Le versant opposé est quant à lui sec, car, quand le vent redescend, il se réchauffe et absorbe l’humidité. C’est le cas du désert de Mojave aux Etats-Unis.

Les zones désertiques subissent une forte érosion provenant essentiellement du vent et des variations de température (thermoclastie). Ces deux types d’érosion façonnent les paysages. L’érosion éolienne détériore les regs (déserts de cailloux), car les vents, très corrosifs, sont chargés de particules sableuses. Les variations de température provoquent, quant à elles, des fissures qui finissent par faire éclater les roches. 

Parfois, dans les zones semi-arides, l’eau érode rapidement les roches, car les brefs épisodes pluvieux sont souvent violents et forment des oueds temporaires qui charrient une grande quantité de matériaux. 

Les paysages les plus spectaculaires sont probablement les grands ergs, immenses étendues de dunes sculptées par les vents. Citons l’erg Chebbi dans le Sud marocain, où les dunes mouvantes atteignent jusqu’à 150 mètres de haut.
La forme des dunes est très variable selon la direction des vents dominants. Les dunes “étoiles” sont les plus grandes, et peuvent atteindre des centaines de mètres de haut.