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Himalaya : montagnes de la démesure

Quatorze sommets de plus de 8 000 mètres s’élançant vers le ciel jusqu’à toucher les étoiles. Des paysages à couper le souffle : rizières, gorges, forêts, solitudes glaciaires et cimes étincelantes. Dans ces montagnes, la vie des hommes est rythmée par le sacré. Drapeaux, moulins à prières, murs de mani transmettent aux dieux les prières qui y sont inscrites. Un monde hors du temps qui résonne du souffle des dieux.
Himalaya montagne de la démesure

EN IMAGES

L’ère des conquêtes

En 1936, les Anglais Odell et Tilman foulent la Nanda Devi, 7 817 mètres. Le premier sommet de l’Himalaya est conquis, levant le voile sur cette mystérieuse chaîne de montagnes longtemps interdite aux étrangers.
Le 3 juin 1950, Maurice Herzog et Louis Lachenal parviennent au sommet de l’Annapurna, 8 091 mètres. Le premier “8 000” s’inscrit dans la légende.
Reste à gravir le point culminant de la planète, l’Everest, 8 848 mètres. Le 29 mai 1953, l’explorateur néo-zélandais Edmund Hillary et le sherpa Tenzing Norquay sont sur le toit du monde.
C’est le début des grandes conquêtes himalayennes. Nanga Parbat, Lhotse, Makalu, Dhaulagiri, Cho Oyu... les expéditions se succèdent.

Montagnes des dieux

Dans ces montagnes où s’épanouissent l’hindouisme, le bouddhisme et l’islam, la vie des hommes est rythmée par le sacré. Drapeaux, moulins à prières, murs de mani transmettent aux dieux les prières qui y sont inscrites. Les chortens protègent les villages et les cols des esprits malveillants. Monastères et temples abritent sâdhus, moines et lamas, qui viennent y méditer.
Sur cette demeure des dieux qu’est la forteresse de l’Himalaya, veillent de redoutables sentinelles : à l’ouest, la Nanga Parbat, au Pakistan, 8 125 mètres, à l’ouest, la Namcha Barwa, 7 756 mètres, aux confins tibéto-chinois.

Peuples himalayens 

Depuis des siècles, paysans, écoliers, moines, empruntent les chemins de l’Himalaya jusqu’aux derniers villages habités. Perchés dans les collines, accrochés à flanc de montagne ou nichés au creux des hautes vallées.
Plus on s’élève en altitude, plus l’habitat devient austère, plus les conditions de vie sont difficiles. Au-delà de la limite des arbres, seuls de maigres pâturages et des cabanes qui abritent les bergers l’été. Plus haut, un monde minéral dominé par la roche, les glaciers et les neiges éternelles. Des conditions de vie extrêmes pour ceux qui parviennent à y vivre.

 

Conseil de guide : l’altitude sans brûler les étapes >