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Ethiopie, à l'aube du monde

Ancienne Abyssinie, l'Ethiopie regorge de paysages d'exception et de trésors culturels plurimillénaires. Un alliage précieux qui insuffle au voyage un parfum de retour aux origines.
Ethiopie, à l’aube du monde

Principal pays de la corne de l'Afrique, l'Ethiopie présente une géographie rêvée pour le trekking. Ses paysages à la stupéfiante variété — hauts plateaux creusés de vertigineux canyons, montagnes basaltiques aux formes arrondies et contrées verdoyantes, déserts  extraordinaires, où s’exprime une activité volcanique intense — conduisent les randonneurs sur les traces de royaumes disparus ou au bivouac de tribus authentiques plongées dans une nature majuscule.

En Ethiopie, la grande vallée du Rift, les hauts plateaux d’Abyssinie, le Nil bleu, les montagnes du Simien et de Balé ou le désert du Danakil offrent une diversité de paysages extraordinaires. Addis-Abeba, Lalibela, Aksoum, les églises rupestres du Tigré témoignent d’un héritage chrétien orthodoxe d’une grande richesse. Un trekking dans ce pays d’Afrique de l’Est permet la découverte de sites archéologiques remarquables, l’observation d’une faune et d’une flore riches et variées, protégées dans les parcs nationaux, et l’approche des nombreux volcans du Rift, dont l’Erta Ale, au lac de lave extraordinaire. En Ethiopie, où se trouve le berceau de l’humanité, les rencontres avec des tribus ayant conservé leur mode de vie traditionnel, comme dans la vallée de l’Omo, sont des moments intenses.
Pays mythique et fascinant, encore très peu fréquenté, l’Ethiopie accueille les amateurs de trekking avec un grand sens de l’hospitalité.
 

DéSERT DU DANAKIL

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Désert du Danakil, l’un des lieux les plus chauds et les plus inhospitaliers de la planète. Mais aussi l’un des plus extraordinaires, où s’exprime une activité volcanique intense, à la beauté irréelle. Dallol : colonnes de cristaux blancs, mares bouillonnantes, lacs saturés d'hydrocarbures.

Erta Alé : incandescent lac de lave, volutes de fumée, bulles de magma. Du blanc scintillant de sel au lac noir d'acide en passant par les jaunes, oranges, carmins explosifs, les dégradés de vert et tous les reflets du ciel, difficile de ne pas succomber à la magie du spectacle !
 

récit de guide

De la grande vallée du Rift aux hauts plateaux d'Abyssinie, Yonas accompagne nos groupes à la découverte des terres si contrastées de son pays, avec toutefois une prédilection pour le triangle de l’Afar. Il nous raconte les paysages de cette région unique au monde, son peuple aussi, et sa vie de guide.

“Le Danakil, dans le Grand Rift, c’est le désert le plus brûlant, le plus inhospitalier de la planète, en territoire afar. C’est ici qu’on trouve l’Erta Ale, qui signifie “la montagne qui fume”, avec son lac de lave en fusion permanente, un des derniers sur la Terre. Ce volcan actif (613 m) est un volcan bouclier aux pentes très faibles, facile à gravir. Au sommet, le spectacle est incandescent : fontaines de lave, bulles de magma...
Dans ce désert, on trouve aussi le Dallol, à l’activité géothermique. Ses curieuses formations géologiques — sources chaudes acides, montagnes de soufre, colonnes de sel, geysers gazeux... — ont des couleurs incroyables, du jaune à l’orange, du rouge au brun, toutes les nuances de blanc, du turquoise, du vert fluorescent… La forte présence de soufre, d’oxyde de fer, de sel et d’autres minéraux produit ces paysages grandioses.

Le lac Karoum se situe plus loin, à l’extrémité nord. Ici, le sel est encore exploité de nos jours par les Afars. Ils dépendent en grande partie du commerce millénaire du sel, l’or blanc du désert. Le sel est extrait manuellement de la croûte terrestre, puis il est transporté sur des centaines de kilomètres par des caravanes de dromadaires.

Pendant toutes ces années de voyages dans la région, j’ai gagné la confiance des Afars, un peuple nomade et guerrier. Les amitiés que j’ai nouées avec les caravaniers, avec le chef du village de Kusywad, ont facilité mon travail de guide. Je connais bien les familles, et je ne vais jamais dans l’Afar les mains vides. Les cahiers et les stylos sont des cadeaux importants, car les parents, et les enfants, ont bien compris que c’est l’école qui pourra changer leur avenir. Ces bonnes relations avec la population afar, une équipe de chauffeurs soudée et un bon cuisinier m’ont permis de remporter la victoire sur ce désert très difficile. Je peux donc me concentrer sur les visiteurs, je réponds à leurs questions, j’explique, mais j’apprends moi aussi ! Lors de l’ensablemens de nos 4X4 dans le fesh fesh*, on a maintenant tellement l’habitude que ça ne nous prend que quelques minutes pour sortir du piège !

Ce que j’appelle aussi victoire, c’est quand je vois le sourire sur le visage des voyageurs lorsqu’ils arrivent au sommet de l’Erta Ale ou du Dallol. Ce sont ces moments qui me confirment que le voyage se déroule bien. Car c’est leur satisfaction qui me motive et m’encourage à sillonner encore et encore les terres merveilleuses de l’Ethiopie.”
* Sable très volatile.