Dominique

Au centre de l’arc des Petites Antilles, entre la Guadeloupe et la Martinique, se trouve une île atypique : la Dominique (Commonwealth Dominica). Sur cette île, peu de plages, mais une forêt tropicale extraordinairement riche, des rivières qui partout se transforment en cascades plongeant dans des piscines naturelles. Lacs en ébullition, sources chaudes et paysages en partie minéraux témoignent d’un volcanisme actif. Le parc national du Morne-Trois-Pitons a été classé au patrimoine mondial naturel par l’Unesco
Vous l’aurez compris, on vient ici pour la forêt et la beauté des paysages, pour l’exploration de cette nature restée vierge, pour la rencontre avec des îliens chaleureux, Créoles, Caraïbes ou Rastas.
Waitikubuli (nom caraïbe de la Dominique), une destination d’aventure dont vous reviendrez ébloui !
 
Voyages et randonnées  à la Dominique

Repères

Population

73 000 habitants.

 Superficie

754 km2.

 Capitale

Roseau.

 Villes principales

Marigot, Portsmouth.

 Point culminant

Morne Diablotins (1 447 m).

 Langues

anglais (off.), créole français.

 Religions

catholiques (61,4 %), protestants (29,5 %, incluant différentes Eglises, pentecôtistes, méthodistes, baptistes, etc.), rastafari (1,3 %).

 Décalage horaire

par rapport à la France, cinq heures de moins de novembre à mars, six heures de moins d’avril à octobre. UTC/GMT : - 4h.


Géographie

Située à mi-chemin des îles de la Guadeloupe (au nord) et de la Martinique (au sud), l’île de la Dominique est la plus montagneuse des Petites Antilles, longue de 47 kilomètres et large de 29 kilomètres dans ses plus grandes dimensions. Le morne Diablotins, qui est le plus haut sommet des Antilles, s’élève à 1 447 mètres. Plus au sud, le morne Trois Pitons, inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, atteint 1 342 mètres. Cette petite île de 754 km2 est parcourue de 360 cours d’eau. Les reliefs sont couverts d’une grande forêt tropicale, quasiment inexploitée. Les origines volcaniques de l’île se manifestent notamment au lac Bouillant, dans des fumerolles et dans une vallée d’origine volcanique très sulfureuse, véritable vallée de la désolation, alimentée par des sources chaudes qui empêchent le développement de toute vie végétale, contrastant ainsi avec les forêts tropicales environnantes.
Une seule route, assez récente, traverse l’île par le centre.

Climat

La Dominique bénéficie d’un climat tropical humide typique, avec des températures moyennes de 24 à 32 °C et de fortes précipitations. La chaleur et l’importante humidité sont tempérées par les alizés, des vents intermittents du nord-est, qui soufflent lors de la saison des ouragans. Les variations de températures dans une même journée dépassent rarement les 3 °C. En montagne, le temps fraîchit.
La saison des pluies (abondantes) dure d’août à septembre. Quelques précipitations mineures pendant la période sèche (janvier à mai). Septembre est le mois des cyclones, qui provoquent de nombreux dégâts sur l’île. 

Pour réaliser un voyage, la période idéale se situe entre début novembre et fin mai.

- Températures et précipitations moyennes à Roseau, en °C et mm :


janv.

fév.

mars

avril

mai

juin

juil.

août

sept.

oct.

nov.

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Temp.

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Pluie

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Économie

L’économie repose essentiellement sur l’agriculture, qui contribue pour 18 % au produit intérieur brut. La banane constitue la principale culture d’exportation. L’importance de l’agriculture dans l’économie rend celle-ci vulnérable aux conditions climatiques, notamment aux tempêtes tropicales. Le développement d'infrastructures pour la pêche et d’une industrie de transformation des produits agricoles traduit la volonté de diversification de l’économie. Le tourisme (12 % du PIB) représente une source de revenus importants. La Dominique mise sur l’écotourisme, grâce à son environnement préservé, ses forêts et ses paysages.

Société

La démographie de la Dominique connaît un taux de croissance quasi nul (0,3 %) qui a pour cause une importante émigration. 40 % environ des migrants vivent dans d’autres pays des Caraïbes, une proportion similaire aux Etats-Unis, les 20 % restant ayant émigré au Royaume-Uni. La population est très majoritairement d’origine africaine ; à plus de 85 % elle est composée de Noirs pour un faible pourcentage de 1 % de Blancs. On note également la présence de la dernière population indigène des Antilles, les Caraïbes, représentant environ 3 000 individus vivant sur un territoire qui leur est réservé, sur la côte orientale.
Près de 70 % de la population sont catholiques. L’île compte également plusieurs communautés protestantes importantes, ainsi que d’autres petites communautés chrétiennes (anglicans, méthodistes, pentecôtistes, baptistes...), et quelques musulmans. Bien que la langue officielle du pays soit l’anglais, 80 % des citoyens s’expriment en créole dominiquais. D’après les derniers recensements, 10 % de la population parlent français.

L'histoire du pays

Jusqu’à l’arrivée des Espagnols conduits par Christophe Colomb en 1493, la Dominique est l’un des principaux centres de peuplement des Caribs dans les Antilles. Leur caractère guerrier et la configuration naturelle de l’île ont maintenue longtemps celle-ci à l’écart de la colonisation européenne. A partir du XVIIe siècle, Anglais et Français en font un point stratégique de leur expansion dans les Antilles. En 1627, les Anglais prennent possession de l’île, sans pouvoir s’y installer. En 1748, le traité d’Aix-la-Chapelle confère à la Dominique un statut de neutralité, et en laisse la jouissance aux Caribs. Mais, en réalité, des Français y débarquent et y développent une colonie. La Dominique est occupée par les Anglais en 1759, avant d’être annexée à la Couronne britannique par le traité de Paris (1763). L’île est transformée en colonie sucrière grâce à l’importation d’esclaves africains. Les Français tentent vainement de la reconquérir (1795 et 1805). Les Britanniques réduisent la résistance des Caribs qui ne survivent plus que dans une réserve située au nord-est de l'île.
En 1967, l’île bénéficie de l’autonomie interne. Dès le début des années 1960, des revendications séparatistes voient le jour, Patrick John conduit l’île à l'indépendance en novembre 1978. La Dominique devient alors une république dans le cadre du Commonwealth. Mais la violence politique se répand et le mécontentement explose. Eugenia Charles, première femme au pouvoir dans la région des Caraïbes, a la tâche difficile de reconstruire un pays dévasté par le cyclone David d’août 1979 ; elle réchappe à deux tentatives de coup d’Etat, impliquant une partie des forces armées. L’état d’urgence est instauré en 1994 à la suite de fortes contestations sociales. En janvier 2000, le gouvernement de Pierre Charles est confronté à de graves difficultés économiques que les mesures d’ajustements structurels dictées par le FMI ainsi que les aides de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) n’arrivent pas à résorber. Les revenus du tourisme restent faibles. La décadence de l’industrie bananière pousse certains ruraux vers la production, bien plus lucrative, de cannabis. Le gouvernement dominiquais prend alors des mesures contre le blanchiment d’argent et le narcotrafic avec l’aide financière des Etats-Unis. Sous l’impulsion de Roosevelt Skerrit, la Dominique établit des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine. Les Dominiquais attendent de la reconnaissance de Pékin des aides substantielles au développement. En mai 2005, le gouvernement de Roosevelt Skerrit gagne sa légitimité en remportant les élections générales.
En décembre 2014, le Premier ministre est reconduit pour un quatrième mandat, le Parti travailliste remportant 15 des 21 sièges de l’Assemblée. Tout en ménageant ses relations avec les Etats-Unis, le pays entretient des relations privilégiées avec Cuba et avec le Venezuela qui l’approvisionne en pétrole à des tarifs préférentiels dans le cadre du programme PetroCaribe, adopté au profit de quatorze pays des Caraïbes.

Bon à savoir

Informations pratiques

Les bruits
Les nuits tropicales sont animées : cri des grenouilles et chant des crapauds, vaches assoiffées, chiens, coqs antillais. Pendant la journée, l’homme entre dans la partie : radios à tue-tête, moteurs pétaradants, klaxons en liberté... Une véritable cacophonie !
Si vous avez le sommeil léger, il peut être avisé d’emporter des bouchons d’oreille.
 
Les boissons locales
Ne manquez pas de goûter aux spécialités comme la Kubuli, bière locale très rafraîchissante, les différents punchs préparés à base de fruits frais et de rhum dominiquais et, bien sûr, tous les jus de fruits frais proposés dans les petits cafés.
 
Quels souvenirs rapporter ?
Les plus célèbres articles de fabrication locale sont les nattes tressées fabriquées par les Indiens Caraïbes avec le roseau larouma, mais les tee-shirts peints à la main, les poteries et les sculptures sur bois sont autant de souvenirs, la plupart faits à la main de façon artisanale.
 
Que pouvez-vous donner sur place ?
A Roseau, vous pouvez donner à votre guide des consommables médicaux comme des pansements ou de petits appareillages car les hôpitaux sont très pauvres et manquent de médicaments. Vous pouvez aussi apporter des livres récents en français qui seront remis à l'Alliance Française pour promouvoir notre langue.

Electricité
Tension électrique 220/240 V, 50 Hz. Prévoir un adaptateur.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger vos batteries. 
 
Quelques mots utiles
Apprendre quelques mots clés en kwèyòl vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de faciliter vos échanges avec les Dominiquais rencontrés. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour monsieur : bon jou, misyè.
Comment allez-vous ? : sa ka fete ?
Bon après-midi : bonn apwè midi.
Combien coûte ceci ? : kouma pou sa ?
Aujourd’hui, il fait beau : jòdi sè yon bèl jou.
S’il vous plaît : souplè.
Merci : mes.
Au revoir : ovwa.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer... Votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Sites Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_pays.
http://www.routard.com/guide/code_dest/dominique.htm.
 
Guides
Martinique, Dominique et Sainte-Lucie, Lonely Planet.
Martinique et Dominique, guide Bleu évasion, Hachette.

Tourisme responsable

Le respect des us et coutumes

Créoles pleins d’humour, Caraïbes au savoir-faire ancestral ou rastas aux couleurs vert, jaune et rouge, tous ont à cœur de vous faire passer des moments inoubliables. Gentillesse, simplicité, nonchalance et goût pour la musique forment cette culture, cet art de vivre unique et propre aux Dominiquais.
 
Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules.
— Les populations rurales sont généralement pauvres, soyez humble et acceptez de vous adapter aux conditions qu’elles offrent.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.
 
Ces précautions favorisent les échanges. 

La préservation de l'environnement

- La faune
On a recensé environ 162 espèces d’oiseaux, ce qui en fait l’une des plus riches des Antilles. L’une des espèces les plus menacées et donc des plus protégées est le sisserou ou perroquet impérial, le plus grand des perroquets d’Amazonie. Présent sur le drapeau national, c’est l’emblème de l’île. On le reconnaît à son poitrail et son ventre de couleur pourpre sombre et à son dos vert.
Chauves-souris, crapauds, papillons, lézards cohabitent à la Dominique, mais l’espèce la plus impressionnante est sans conteste le boa constricteur qui peut atteindre trois mètres de long. D’autres serpents sont présents sur l’île, mais aucun d’eux ne présente de danger, ni n’est venimeux.
Chaque année entre mars et octobre, les tortues de mer viennent nuitamment sur la plage de Rosalie pour pondre. Leur observation est autorisée selon de strictes règles de sécurité et de protection dont le respect est assuré par l’organisation The Rosalie Sea Turtle Initiative qui surveille quotidiennement les nids sur la plage.
La mer des Caraïbes est l’un des derniers repaires au monde de baleines et donc le lieu idéal pour le whale watching. Les côtes de la Dominique, au même titre que celles des Açores, sont particulièrement appréciées de ces grands cétacés qui viennent souvent mettre leur bébé au monde dans ces eaux calmes et assez profondes. 22 espèces différentes de baleines et de dauphins sont observables dans les eaux de la Dominique : baleines à bosse, bleues, blanches, grises…
 
- La flore
La Dominique est connue principalement pour sa forêt tropicale humide. Cependant elle comporte aussi des zones broussailleuses, de la végétation volcanique, des forêts de littoral et d’altitude. Tous ces environnements différents en font un lieu unique, adaptés à chacun. Le gommier est l’arbre de référence de l’île ; de taille gigantesque, il est exploité pour la fabrication de pirogues. La Dominique compte plus de 1 200 espèces de plantes (40 sont endémiques) dont 20 % de fougères et 74 espèces d’orchidées.
 
Pour conserver ce patrimoine naturel d’exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire.
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
-  brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— Dans le cadre d'une démarche responsable, évitez l'achat de bouteilles en plastique. Nous vous conseillons de prévoir une gourde personnelle que vous pourrez remplir.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre, pour éviter une surconsommation énergétique.
 
Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Comment réduire votre empreinte

Comment réduire votre empreinte carbone ?
Vous pouvez participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en versant le montant de la compensation des émissions de CO2 liées à votre vol sur le site du GERES : http://www.co2solidaire.org/fr/component/hob_co2/?view=calculateur.
A titre d'exemple, voici le montant de la compensation pour un vol aller et retour vers la Dominique : 70 €.