Burkina Faso

Au cœur de cette région d’Afrique occidentale d’une grande diversité géographique et culturelle, le Burkina Faso, autrefois Haute-Volta, est un pilier entre le Sahara et le golfe de Guinée. Les Burkinabés (burkinabè, “habitants” en fulfuldé, langue peule) sont issus de plusieurs ethnies, dont les Sénoufos sont un groupe remarquable. La politique du pays a été fortement influencée par Thomas Sankara, homme politique panafricaniste et tiers-mondiste.
En parcourant ces terres à la fois si lointaines et si proches, les rues animées des villes et des villages traditionnels, les lieux préservés et les sites sacrés, nos voyages à pied permettent une immersion et un dépaysement incomparables.
Le Burkina Faso avec Allibert

Repères

Population

16,9 millions d’habitants.

Superficie

274 200 km2.

Capitale

Ouagadougou.

Villes principales

Bobo-Dioulasso, Koudougou.

Point culminant

le Tenakourou (749 m).

Langues

français (off.), moré, dioula, gourmantché, foufouldé.

Religion

islam (50 %), animisme (40 %), christianisme (10 %).

Décalage horaire

par rapport à la France, une heure de moins de novembre à mars, deux heures de moins d’avril à octobre. UTC/GMT : + 0 h.


Géographie

Le Burkina Faso est limitrophe du Mali qui l’entoure au nord et à l’ouest. Il a des frontières avec le Niger au nord-est. Au sud-est, il touche le Bénin et au sud le Togo, le Ghana et la Côte d’Ivoire. Il n’a pas de débouché sur la mer. C’est un pays à la topographie très plate, puisque le point culminant est le Tenakourou, à 749 m seulement.
La pointe nord du pays est désertique avec le Sahel et se transforme graduellement en savane lorsqu’on va vers le sud. On trouve même des forêts dans la région de Bobo-Dioulasso et Banfora ainsi que vers Gaoua et les frontières ivoiro-ghanéennes.

Climat

Globalement, deux saisons prédominent :
- l’été, un flux humide arrive de l’ouest ;
- l’hiver, un vent chaud, l’harmattan, souffle du Sahara. 

La répartition est inégale et directement influencée par la proximité du golfe de Guinée au sud ou du désert au nord.

janv.

fév.

mars

avril

mai

juin

juil.

août

sept.

oct.

nov.

déc.

saison sèche

saison des pluies

saison sèche





Économie

Le Burkina Faso est un pays en voie de développement, une situation qui s’explique en partie par son enclavement, la faiblesse de ses ressources naturelles, l’importance de sa croissance démographique (3 % par an), la rudesse de son climat, le faible accès de sa population à l’eau potable, aux soins de santé primaire ou à l’éducation.
L’agriculture représente 32 % du produit intérieur brut et occupe 80 % de la population active. Il s’agit principalement d’élevage, mais également de cultures vivrières : sorgho, mil, et de cultures d'exportation : maïs, arachide, canne à sucre, légumes, et surtout coton. Si les industries extractives (or, zinc, manganèse, bauxite) demeurent peu importantes, les activités de transformation progressent ; certes, le nombre des usines reste faible et se limite à quelques unités de production de biens de consommation (boissons, minoteries, textile, montage de cycles, chaussures).
Le chômage entraîne un fort taux d’émigration : trois millions de Burkinabés vivent en Côte-d’Ivoire, pays ami. L’aide internationale contribue pour une grande part à l’activité économique du pays. Ce que l'on a coutume d'appeler le "secteur informel" (qui échappe largement au contrôle de la puissance publique) est très répandu, surtout en ville, où il offre la majorité des emplois disponibles et permet de vendre des biens et des services indispensables à des prix abordables pour une population à faible revenu : construction, matériaux divers, mobilier, tissus et vêtements, coiffure, restauration rapide, réparations en tout genre.

Société

Les habitants sont inégalement répartis sur le territoire : la densité moyenne est de 45 habitants par km2, mais elle ne dépasse guère 10 à 15 habitants par km2 au nord et à l'est, alors qu'elle peut atteindre jusqu'à 100 habitants dans le centre-sud du pays, où se trouve la capitale. Ouagadougou, comme Bobo-Dioulasso, dans le sud-ouest, connaît une forte croissance. Malgré cela, le taux de population urbaine - 17 % de citadins -  demeure moins élevé que dans beaucoup de pays africains, ce qui explique, pour une part, la faiblesse de la scolarisation – en particulier des filles – et la lenteur de l'acceptation de l'idée de contrôle des naissances.
60 langues et dialectes sont dénombrés dans le pays. La société burkinabé est composée de plusieurs ethnies, conséquence de la diversité des civilisations qui se sont succédées dans le pays. Les Mossis, majoritaires, représentent près de 50 % de la population. Le reste se partage entre de nombreuses ethnies (Peuls au nord, Bobos à l'ouest, Bissas et Gourmantchés à l'est, etc.
Les Sénoufos (ou Siéna, nom qui signifie ceux qui parlent le séné, le sénoufo) sont environ 1 500 000 divisés en plus d’une trentaine de sous-groupes avec leurs propres caractéristiques, mais avec plusieurs traits culturels qui font leur unité : la langue, les patronymes, l’organisation sociale et religieuse ; le pays sénoufo est réparti entre trois Etats : la Côte-d’Ivoire, le Mali et le Burkina Faso. Les villages sénoufos sont gouvernés par un conseil des anciens. Dès l’âge de sept ans, ils sont initiés et éduqués. La théologie Sénoufo est basée sur la croyance en Koulotiolo, dieu puissant, et Katielo, déesse-mère. Les sociétés initiatiques, dont le Poro est la plus importante, jouent un rôle déterminant dans la vie des Sénoufos.

L'histoire du pays

L'histoire
Plusieurs royaumes, de peuplement mossi, (Gourma, Yatenga, Dagomba, Wogodogo...) se constituent à partir du XIe siècle sur une base militaire - le royaume de Wogodogo (Ouagadougou) prend une place particulière - ; leurs visées expansionnistes se heurtent aux grands Etats de la boucle du Niger, et notamment à l'immense Empire songhaï, qui s'étend, au début du XVe siècle, de l'est du Sénégal au Niger actuel. La défaite de Korienzé, en 1483, met définitivement fin aux razzias mossi, et les royaumes (Ouagadougou au centre, Yatenga au nord, Gourma à l'est) se stabilisent, restant relativement à l'écart des grands courants d'échanges transsahariens. L'Ouest et le Nord du Burkina échappent à la suprématie mossi.
A la fin du XIXe siècle, les royaumes, dont beaucoup connaissent des difficultés dynastiques, sont soumis à une double pression externe : celle du chef malinké Samori Touré, qui conquiert une partie du Sud avant d'être repoussé et celle des Français, qui instaurent entre 1895 et 1901, leur domination. La conquête se heurtant à de sérieuses résistances armées, le pays est soumis à une administration militaire. La future Haute-Volta, fort démunie, n'est qu'un maillon permettant de relier Dakar à Brazzaville, et fait partie tout d'abord du Soudan français (actuel Mali), puis forme, en 1904, avec ce territoire le Haut-Sénégal-Niger, dont elle est séparée en 1919, prenant le nom de Haute-Volta. En 1932, un nouveau découpage la partage entre la Côte d'Ivoire, le Soudan et le Niger. Elle n'est reconstituée qu'en 1947. Seule richesse du pays, les hommes viennent, lors de la Première Guerre mondiale,  renforcer les rangs des "tirailleurs sénégalais" ; puis, ils participent à la construction du chemin de fer ou sont envoyés dans des plantations de Côte d'Ivoire ; ils sont à nouveau recrutés à l'occasion de la Seconde Guerre mondiale. En 1946, comme dans toute l'Afrique noire française, les partis sont autorisés et des élections organisées. Moderniste, la section voltaïque du RDA (Rassemblement démocratique africain, dont la figure de proue est l'Ivoirien Félix Houphouët-Boigny) s'impose face au PRA (parti du Rassemblement africain), davantage lié à la chefferie. En 1960, l'indépendance est proclamée, et M. Yaméogo est élu président.
La 1ère République est marquée par la politique de pouvoir personnel de Yaméogo, au mépris de toute démocratie. Son parti, l'UDV (Union démocratique voltaïque), nom local du RDA, devient parti unique, et les arrestations politiques se multiplient. La gestion financière hasardeuse et ses dépenses somptuaires choquent la population. Le mécontentement gagne l'ensemble du pays. Yaméogo, que la rue menace d'une grève générale, est destitué début 1966 par un coup d'Etat dirigé par le chef d'état-major de l'armée, Sangoulé Lamizana. Le général Lamizana travaille en priorité à remettre de l'ordre dans les affaires publiques, notamment sur le plan budgétaire, puis entreprend une libéralisation du régime, que consacre une nouvelle Constitution instaurant la IIe République. Les partis sont autorisés, le scrutin proportionnel est adopté, un poste de Premier ministre créé. Les élections législatives de 1970 voient la nette victoire de l'UDV-RDA devant le PRA et le MLN (Mouvement de libération nationale) du professeur Joseph Ki-Zerbo. Mais le parti majoritaire déjà divisé sur le plan idéologique est déchiré par des affrontements personnels. Ces querelles conduisent le général Lamizana à dissoudre l'Assemblée, suspendre la Constitution et à interdire les partis. Une nouvelle phase de gouvernement militaire commence. Le général se heurte à une réaction immédiate des organisations syndicales qui déclenchent, en 1975, une grève générale particulièrement suivie. Lamizana fait alors la promesse d'un retour constitutionnel.
Avec la Constitution adoptée par référendum en 1977, commence la IIIe République ; Lamizana est élu président dans un scrutin libre, mais la forte abstention traduit la méfiance de la population ; le président est renversé en 1980, dans un contexte de grèves et de manifestations. Le colonel Saye Zerbo, nouveau chef de l'Etat, se contente de suspendre les libertés publiques. Il est à son tour chassé du pouvoir en 1982 par le commandant Jean-Baptiste Ouédraogo, lui-même évincé en 1983, par le capitaine Thomas Sankara.
Un an plus tard, la Haute-Volta devient la République démocratique et populaire du Burkina-Faso  - "le Pays des hommes intègres" - et une véritable révolution commence. Sankara s'appuie sur deux catégories de la population peu considérées dans la société traditionnelle : les jeunes et les femmes. Une lutte est engagée contre les chefferies, des hauts fonctionnaires civils et militaires sont priés de se retirer dans leur village d'origine, des tribunaux révolutionnaires sont mis en place et, surtout, des CDR (Comités de défense de la révolution), aux mains de la jeunesse, doublent chacune des structures du pays. Ces mesures totalitaires lèsent de nombreux intérêts, et le régime inquiète ses voisins, tant par son radicalisme interne que par ses relations privilégiées avec la Libye. Sankara est renversé en 1987 par son plus fidèle compagnon, le capitaine Blaise Compaoré. Tué lors du coup d'Etat, sa fin tragique contribue à forger un véritable mythe. Pour beaucoup d'Africains, Sankara est un héros.
Compaoré ne remet pas en cause officiellement les fondements du Burkina qui reste "démocratique et populaire", il autorise sept partis, groupés au sein du Front populaire. La Constitution de la IVe République est adoptée par référendum en 1991, par 93 % des votants, mais les abstentions dépassent 50 %. Compaoré et son parti dominent la vie politique ; les principales formations politiques boycottent l'élection présidentielle de 1998, qui voit la victoire sans surprise de Compaoré. En 2005, Compaoré annonce son intention de briguer un troisième mandat, considéré comme anticonstitutionnel par l'opposition. Mais la Cour constitutionnelle autorise Compaoré - élu pour un premier septennat en 1991 et un second en 1998 -, à se présenter une troisième fois en 2005, pour cinq ans. En 2005, Compaoré est réélu avec plus de 80 %. Une série de scrutins confirme l'hégémonie du parti présidentiel : élections municipales de 2006, élections législatives de 2007. En 2010, Compaoré décide de briguer un quatrième mandat ; le président met en avant la stabilité politique dont il a été le garant tandis que Sankara affirme vouloir unir une opposition divisée et affaiblie. Compaoré est réélu sans difficulté avec plus de 80 % des voix devant Hama Arba Diallo, candidat d'une "coalition des Forces progressistes" (8 % des suffrages) et Sankara (autour de 6 %). Contesté par l'opposition qui dépose un recours en annulation, le résultat est validé par le Conseil constitutionnel. Cette réélection est suivie d'une vague de mécontentements à partir de 2011, en particulier au sein de l'armée. Tentant d'apaiser la contestation, Compaoré remplace le chef d'état-major et dissout le gouvernement, mais la tension reste vive. Au pouvoir depuis vingt-sept ans, Compaoré reste sourd à la contestation croissante au sein de la société civile et entend briguer un nouveau mandat en 2015. Après avoir envisagé un référendum afin de modifier à cette fin la Constitution, le chef de l'Etat décide de confier cette révision aux parlementaires qui lui sont pour la plupart acquis. Ce projet provoque alors manifestations massives et émeutes. La jeunesse et les étudiants, qui n'ont connu comme président que Compaoré, figurent en première ligne de la contestation. Pris de court, lâché par de proches alliés et par l'armée, le président démissionne en 2014 et quitte le pays.
Les militaires, qui ont dissous l'Assemblée et suspendu la Constitution, semblent vouloir s'imposer tout en annonçant une transition démocratique, tandis que les partis d'opposition tentent de trouver une solution pacifique à la crise. Les concertations entre état-major, responsables politiques, représentants de la société civile et des autorités religieuses et coutumières débouchent sur la signature d'une "Charte de la transition" devant compléter la Constitution préalablement rétablie. Un Conseil national composé de représentants des partis affiliés à l'opposition politique, de la société civile, des forces de défense et de sécurité, et des autres partis hérite du pouvoir législatif ; Michel Kafando, ancien ambassadeur auprès des Nations unies, est choisi comme président de la transition, le poste de Premier ministre est confié au lieutenant-colonel Zida, signe d'un compromis entre les civils et l'armée. La transition ne se déroule pas sans tensions.
Fort de sa longue expérience politique commencée lors de la révolution sankarienne, Roch Marc Christian Kaboré, ancien allié et possible dauphin de Compaoré, mais ayant rompu avec ce dernier en 2014, est élu président de la République en 2015.

Bon à savoir

Informations pratiques

Quelques sites touristiques
- La ville de Banfora
Son marché est très animé et particulièrement bien approvisionné en objets d’artisanat. Banfora est le point de départ idéal pour découvrir la région : le pays sénoufo commence à quelques dizaines de kilomètres de cette ville située sur le principal axe routier burkinabé.
- Le lac de Tengrela
A l’ouest de Banfora, en direction de Sindou, le petit village de Tengrela est célèbre dans tout le Burkina pour ses “trembleuses”, danse spectaculaire exclusivement féminine, caractérisée par des tremblements de l’ensemble du corps. A un kilomètre du village, le beau lac de Tengrela mérite le détour. En empruntant une pirogue, il est possible d’observer les derniers hippopotames de la région ayant résisté à la sécheresse et au braconnage. Le lac est aujourd’hui protégé pour préserver ces mammifères herbivores en voie de disparition.
- Les pics de Sindou
Incontournable curiosité naturelle du Burkina Faso, les pics ou aiguilles de Sindou sont bien connus des géographes et géologues. Il s’agit d’un prolongement des falaises de grès de Banfora qui courent du nord-est au sud-ouest du pays, reliant Bobo-Dioulasso à Banfora et qui continuent vers l’ouest au-delà de la frontière avec le Mali. C’est près de cette frontière que se situe le mont Tenakourou, point culminant du pays. L’érosion a modelé ces reliefs gréseux en une longue frise minérale, offrant des formes tourmentées et fantasmagoriques, refuges des aigles et des génies.
 
Le Poro et les bois sacrés des Sénoufos
Quand on parcourt le pays sénoufo en saison sèche, on peut voir à proximité des villages des taches vert sombre qui dominent la brousse jaunâtre ; ce sont les bois sacrés, restes de la forêt primaire, lieux préservés et réservés au Poro. Le Poro est une société secrète, hiérarchisée en classes d’âge qui gère les connaissances traditionnelles. Sous la conduite des anciens initiés, l’enseignement à “l’université sénoufo” est longue et contraignante. Après trois cycles de sept ans, “l’étudiant” accède lui aussi au statut d’initié. Pendant toutes ces années, il apprend les lois secrètes des génies qui dominent les hommes.
 
Electricité
Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Prévoyez un adaptateur pour les prises électriques.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?

Prévoir une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.

Quelques mots utiles
La langue officielle est le français. Le mooré, langue des tribus mossis, est la plus usitée au Burkina Faso. Apprendre quelques mots-clés vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de faciliter vos échanges avec les tribus rencontrées. N’hésitez pas à utiliser les expressions ci-dessous.
Bonjour : nei beogo.
Bonsoir : niyungo.
Au revoir : beogo.
Pardon : mane sougouri.
Merci beaucoup : barka woussogo.
Oui : nien.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer... Votre voyage n’en sera que plus riche ! Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Sites Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Burkina_Faso.
http://sfk.free.fr/html/senoufo/senoufoethno/payssenoufo.html.
 
Guides
Burkina Faso, Sylviane Janin, Olizane.
Burkina Faso, Le Petit Futé
La Vie quotidienne au Burkina Faso, L’Harmattan.
Contes et légendes du Burkina Faso, recueillis en pays sénoufo, Françoise Diep, François-Moïse Bamba, Files France
 
Carte
Burkina Faso, 1/1 000 000, ITM.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Pour le développement de nos voyages au Burkina, nous sommes fidèles à Guillaume Adeline. Professionnel du tourisme, baroudeur passionné, amoureux du continent africain, il a épousé une Burkinabé et fondé ici sa famille. Depuis plus de quinze ans, il sillonne le Sahel et l’Afrique de l’Ouest, présent aux côtés de tous pour les aider à développer l’accueil et promouvoir cette destination. Connaissance, satisfaction, confiance, sécurité sont les maîtres mots de notre collaboration dans ce pays.

Nos actions de tourisme responsable

En 2009, Allibert a participé à la réalisation d’un campement sur un lieu de passage de l’un de nos circuits.

Pour suivre toutes nos actions de tourisme responsable, rendez-vous sur notre site
https://www.allibert-trekking.com/634-valeurs-et-engagement.

Le respect des us et coutumes

La plupart des Burkinabés, même convertis à une autre religion (islam ou christianisme), continuent à pratiquer des rites animistes. On parle parfois de fétichisme. Les principales ethnies pratiquant l'animisme sont les Mossis, les Gourmantchés, les Gourounsis, les Bobos, les Sénoufos, les Lobis, les Bissas... Certaines se plaignent de l'intrusion de sectes para-chrétiennes qui détruisent les valeurs ancestrales comme le respect porté à la sagesse des vieillards ou aux règles de la vie communautaire.
Le Burkina Faso est un pays de cultures et de traditions anciennes très vivaces. Il est important de faire preuve de discrétion et de réserve en matière de religion, de respecter les différents cultes. 

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.

Ces précautions favorisent les échanges.

Les conseils de Guillaume, notre partenaire au Burkina faso
— Dans les cases, ne marchez pas sur une natte avec vos chaussures.
— Chez certaines ethnies, ne photographiez jamais, les photos “volent les âmes”.

La préservation de l'environnement

Le Burkina Faso est un pays de savane qui abrite des herbivores de grande taille comme le bubale, le cob, le buffle et l'éléphant, mais aussi de nombreux carnivores comme le lion, le guépard, le chat sauvage, la hyène... Les points d'eau abritent hippopotames et crocodiles. Les oiseaux sont nombreux et variés.
La formation végétale la plus fréquente est la savane. Cette végétation diffère du nord au sud en fonction des précipitations. On passe progressivement de la forêt claire (sud) à la steppe (extrême nord), de la disparition des arbres au profit d'arbustes puis de buissons.

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. 
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.
 
Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans l’absorption carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking absorbe depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...