Mali

Situé à la charnière du Sahara et du Sahel, le Mali est une véritable terre de rencontres : confluence du sable et de la savane, croisée des peuples d’Afrique du Nord et d’Afrique noire, des caravaniers touaregs et des agriculteurs dogons...
Un dégradé de paysages d’une beauté exceptionnelle s’offre au voyageur : aiguilles et plateaux tabulaires des monts Hombori, falaises habitées du pays dogon, villages aux marchés animés et colorés, ponctués de superbes greniers aux toits de chaume, mosquées en banco à l’architecture sobre. Sans oublier l’ambiance du fleuve Niger, qui parcourt généreusement tout le pays, donnant vie aux terres arides. Cultures, paysages et ambiances se mêlent et se distinguent pour offrir un “cocktail africain” d’une incroyable richesse, rythmé par des rencontres passionnantes !
Venez partager une expérience humaine d’une rare intensité, au cœur d’une Afrique vivante et multiple, imprégnée de croyances et superstitions très fortes…
Le Mali avec Allibert

Repères

Population

13, 5 millions d’habitants.

Superficie

1 241 231 km2.

Capitale

Bamako.

Villes principales

Ségou, Sikasso, Mopti, Gao, Kayes, Tombouctou.

Point culminant

le Hombori Tondo (1 155 m).

Langues

français (off.), mandingue (bambara, malinke, dioula), tamasheq, poular, senoufo, bobo, songhaï…

Religions

islam 90 %, animisme 9 %, christianisme 1 %.

Décalage horaire

par rapport à la France, une heure de moins de novembre à mars, deux heures de moins d’avril à octobre. UTC/GMT : + 0 h.

Géographie

Le Mali est le plus vaste Etat d’Afrique de l’Ouest après le Niger. Il est enclavé à l’intérieur de l’Afrique occidentale, entre le tropique du Cancer et l’équateur. Deux grands fleuves traversent le pays : le Sénégal et le Niger. La majorité de la population vit en zone rurale. Sa densité, très variable, passe de 90 habitants/km² dans le delta central du Niger à moins de 5 habitants/km² dans la région saharienne du Nord.
Le pays est vallonné. Les monts Mandings culminent à des altitudes variant de 400 à 800 m. La falaise de Bandiagara en pays Dogon est une longue chaîne de grès s’étirant du sud au nord-est sur une distance de 200 km. C’est l’un des sites les plus imposants d’Afrique de l’Ouest pour ses caractéristiques archéologiques, ethnologiques et géologiques. Les monts Hombori sont un massif rocheux situé dans le prolongement de la falaise de Bandiagara dans la région de Mopti, à environ 100 km de la ville de Douentza, dans lequel se trouve le Hombori Tondo, point culminant du pays et site archéologique. En effet, plusieurs grottes auraient été habitées il y a 2 000 ans. L’Adrar des Ifoghas est un massif montagneux situé au nord-est du Mali. Il fait partie des principaux massifs montagneux du Sahara, avec l’Aïr, le Hoggar et le Tibesti.

Climat

Pays continental, le Mali est à la fois sous l’influence du climat sec du Sahara et de la mousson du golfe de Guinée. Il en résulte deux saisons très marquées :
- la saison sèche, de fin octobre à mai, particulièrement adaptée à un voyage. Le climat varie très peu, avec des journées chaudes ; nos trekkings se déroulent dans des zones de reliefs où souffle souvent un léger vent qui rend la chaleur très supportable ;
- la saison des pluies, de juin à fin septembre, appelée aussi hivernage, se prête également à la découverte du Mali, même si les pistes sont en moins bon état. Période plus verte et un peu plus fraîche.

- Températures moyennes maximales et minimales en °C à Douentza (entre pays dogon et monts Hombori) :

décembre

janvier

février

mars

avril

27 - 16

27 - 15

29 - 17

34 - 21

36 - 24


Économie

L’économie s’appuie essentiellement sur l’agriculture, qui occupe, avec la pêche, 80 % de la population. Le Nord et le centre appartenant au Sahara et sa bordure sont le domaine de l'élevage nomade (bovins et surtout ovins et caprins). Les cultures du riz, des arachides et du coton se sont développés à côté des traditionnels mils et sorghos. L’industrie est en revanche très peu développée, se centrant autour des activités de transformation des productions locales (rizeries, huileries, tanneries, égrenage du coton). Les activités "informelles" sont omniprésentes et fournissent de nombreux emplois, y compris en milieu rural. Le pays dispose de bonnes ressources naturelles en or, qui constitue sa principale source d’exportation, mais elles bénéficient surtout aux compagnies minières étrangères qui les exploitent.

Société

Au croisement de diverses civilisations, la population malienne regroupe de nombreuses ethnies : Soninkés, Malinkés, Peuls, Touaregs… Les Bambaras sont majoritaires, représentant plus du tiers des Maliens. Le Nord et le Centre du pays, occupés par le Sahara et le Sahel, sont très peu habités sauf par les peuples nomades, qui représentent moins d’un dixième des Maliens. Le reste de la population vit dans le Sud, notamment dans la région de Bamako et du fleuve Niger, mais reste très rural.
La population dogon est estimée à 700 000 personnes. Les Dogons sont avant tout des cultivateurs (essentiellement du mil) et des forgerons. Ils sont réputés pour leur cosmogonie et leurs sculptures. Leur langue, le dogon, regroupe plusieurs dialectes. Il existe aussi une langue secrète, le sigi so, langue réservée aux masques lors des cérémonies religieuses. Les Dogons pratiquent une religion animiste, incluant l’esprit héréditaire Nommo, avec ses festivals et une mythologie dans lesquels l’étoile Sirius joue une part importante. Une minorité significative des Dogons s’est convertie à l’islam, et quelques autres au christianisme. La société dogon est patrilinéaire. Chaque communauté ou famille élargie est dirigée par un aîné masculin. Ce chef en chef est le fils vivant le plus âgé de l’ancêtre de la branche locale de la famille.
L’islam est la principale religion pratiquée (90 %) alors que les catholiques et protestants sont très minoritaires. La religion est d’une grande importance. Il est rare de trouver un village sans mosquée. Mais des cérémonies animistes, pourtant interdites par l’islam orthodoxe, persistent encore dans des villages pourtant majoritairement musulmans.

L'histoire du pays

L'histoire
Des peintures rupestres témoignent du peuplement de la région à l'époque où le Sahara était encore verdoyant.
Le Mali a été le berceau de trois grands empires : l'empire du Ghana, l'empire du Mali et l'empire songhaï.
L'empire du Ghana, aussi nommé Ouagadou, est érigé par les Sarakolés au IVe siècle. Il fonde sa prospérité sur le sel et l'or. Il se désagrégera en 1076 avec l'arrivée des berbères venus islamiser l'Afrique occidentale.
L'empire du Mali, fondé au XIe siècle, unifié en 1222, est fondateur de l'identité malienne. Au début du XIVe, à son apogée, il s'étend sur une région comprise entre l'océan Atlantique et le Niger ; sa prospérité repose sur le commerce transsaharien du cuivre, du sel, de l'or et des étoffes. Tombouctou, Gao et Djenné sont les centres économiques et culturels de cette civilisation au centre de l'islam soudano-malien.
L'empire songhaï supplante l'empire du Mali à partir du XVe siècle. Il s'étend alors sur la plus grande partie du Mali actuel. En 1591, l'empire est quasiment entièrement démantelé par les troupes du pacha Djouder en provenance du Maroc. Se succédent une mosaïque de petits états : les royaumes bambaras de Ségou (1652-1861) et du Kaarta, l'empire peul du Macina, l'empire Toucouleur au XIXe siècle, le royaume du Kénédougou, etc. La pratique de l'esclavage se développe pendant cette période. Au XIXe siècle, les Bambaras qui, comme les Dogons, ont résisté à l'islamisation, sont victimes de la guerre sainte menée par le chef musulman El Hadj Oumar Tall.
A partir de 1857, la pénétration coloniale française, menée par Louis Faidherbe, puis Joseph Gallieni, se fait à partir du Sénégal, les Français conquièrent progressivement tout le territoire, l'armée entre dans Bamako en 1883. Le territoire malien, dénommé Haut-Sénégal-Niger devient, en 1895, une colonie française intégrée à l'Afrique-Occidentale française avec une portion de la Mauritanie, du Burkina Faso et du Niger. Kayes est son chef-lieu pour laisser la place, en 1907, à Bamako. En 1920, la colonie devient le Soudan français. Afin d’assurer sa domination sur les populations africaines, le colonisateur français met en place un système très centralisé.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la vie politique reprend au Soudan français. La France souhaite l’intégration d’Africains à la vie politique. Deux collèges sont créés, un pour les colons français, l'autre pour les autochtones. Un chef de territoire nommé par le gouvernement français préside le conseil de gouvernement. Les décisions de ce conseil peuvent être annulées par le ministre de la France d'Outre-mer. La question du fédéralisme divise les dirigeants africains. L’ivoirien Félix Houphouët-Boigny s'oppose à la fédération ne voulant pas que la Côte d’Ivoire devienne "la vache à lait des autres territoires". A l’opposé le Soudanais Modibo Keïta et le Sénégalais Léopold Sédar Senghor soutiennent l’idée d’une fédération. La Guinée devient indépendante, les autres territoires de l’Afrique-Occidentale Française votent majoritairement pour et deviennent des Etats autonomes au sein de la Communauté française. En 1959, la constitution de la Fédération du Mali est adoptée. Les divergences entre les Soudanais et les Sénégalais sont nombreuses. En 1960, l'ancien Soudan français devient un Etat indépendant. Il se proclame République du Mali et élit son premier président, Modibo Keita, de tendance socialiste.
Le régime souhaite une modernisation de l'agriculture dans le sens d'un socialisme collectiviste. L'Etat tente de lutter contre les chefferies traditionnelles et de mettre en place des collectivités socialistes dans les campagnes, afin de promouvoir le "champ collectif", cultivé par l'ensemble des villageois. Les paysans doivent vendre leur production de céréales à des prix très bas fixés par l'Etat. Le gouvernement créé le Franc malien qui remplace le franc CFA, mais le Franc malien ne parvient pas à se maintenir face au Francs CFA, un marché noir s’instaure. Le dialogue avec la France est tendu.
En 1962, une première rébellion touarègue qui éclate dans la région de Kidal, pour refuser l'autorité du président Modibo Keïta, est réprimée violemment. Début 1968, Modibo Keïta dissout l’Assemblée nationale et décide de gouverner par ordonnance. En novembre 1968, des quartiers officiers militaires renversent le régime de Modibo Keïta. Le président est arrêté. Un Comité militaire de libération nationale (CMLN) met en place un régime d’exception, la constitution de 1960 est abolie et remplacée par la Loi fondamentale. Le CMLN est l'organe suprême du pays, son président, Moussa Traoré, est chef de l'Etat. Le CMLN promet l'adoption rapide d'une nouvelle constitution et des élections dans l'année à venir, Moussa Traoré prend le titre de colonel.
Malgré l’interdiction des partis politiques, le parti malien du travail (PMT) s’active dans la clandestinité pour la défense des libertés individuelles et l'instauration du pluralisme politique. Moussa Traoré fait approuver en 1974 une nouvelle constitution créant la 2eme république par référendum. En 1976, le parti unique, l'Union démocratique du peuple malien (UDPM), est créé. Le régime autoritaire met en place l'Union nationale des jeunes du Mali afin de contrôler la jeunesse et réduire l’influence du syndicat étudiant. La jeunesse, et plus particulièrement les lycéens et les étudiants, sont les principaux contestataires du régime de Moussa Traoré. La population se mobilise, des manifestations sont organisées. En mars 1991, Moussa Traoré est arrêté par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré.
Un comité de réconciliation nationale formé par les militaires rencontre les organisations démocratiques regroupées au sein du Comité de coordination des associations et des organisations démocratiques (CCAOD) et décide de constituer le Comité transitoire pour le salut du peuple (CTSP), qui comprend dix militaires et quinze représentants des organisations démocratiques et du mouvement de rébellion du nord. Le CTSP, présidé par Amadou Toumani Touré, assume les fonctions de gouvernement provisoire, le multipartisme est reconnu. Les maliens approuvent, par référendum, en 1992, la nouvelle constitution. Le nouveau gouvernement signe un pacte national de réconciliation avec les Touaregs qui prévoit l’intégration des ex-rebelles dans les services publics et dans les activités socio économiques, l’allégement du dispositif militaire et le retour de l’administration et des services techniques dans les régions du Nord, la reprise des activités économiques et la mise en œuvre de programmes de développement socio-économique d’envergure pour le moyen et le long terme. En 1992, Alpha Oumar Konaré devient le premier président de la 3eme république, il est investi pour un second mandat en 1997. La décentralisation est l’une des œuvres la plus importante de la 3eme république.
En 2001, Amadou Toumani Touré, dit ATT, obtient sa mise en retraite anticipée de l’armée pour se présenter à l’élection présidentielle. Il est élu président du Mali en mai 2002, puis en 2007. Les relations commerciales, politiques et culturelles avec la France se ralentissent tandis que celles avec la Chine, la péninsule arabique et les Etats-Unis se renforcent.
En septembre 2010, sept étrangers, dont cinq Français, sont enlevés par Al-Qaida au Maghreb islamique. Treize mois plus tard, des Touareg maliens, ex-mercenaires en Lybie, reviennent dans la partie nord du Mali : le contrôle de cette partie du pays échappe  de plus en plus au pouvoir de Bamako entre les interventions de Al-Qaida au Maghreb islamique et ces forces Touaregs. En mars 2012, le capitaine Amadou Haya Sanogo dirige un coup d’Etat militaire. Quelques mois plus tard, soumis à une pression internationale, il rend le pouvoir à des autorités civiles, pour une période de transition, avec comme président par intérim Dioncounda Traoré. Celui-ci organise une élection présidentielle en 2013, Ibrahim Boubacar Keïta est élu.
Durant cette même année 2012, profitant des bouleversements politiques successifs à Bamako, les événements s'accélèrent dans le nord du pays et dans le Sahel, au centre du pays. De mars à septembre 2012, les villes de Kidal, Gao, Tombouctou et Mopti tombent aux mains des islamistes qui se rapprochent des régions du sud, le Mali et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) s'accordent sur le déploiement d'une force africaine au Mali. Le 11 janvier 2013, les troupes françaises interviennent en appui, c'est l'opération Serval. Un an et demi plus tard, l'opération Serval apparait comme un succès militaire : le territoire du nord du pays est libéré, un dialogue est rétabli avec les différentes composantes Touareg et l’Etat malien est stabilisé. Mais Al-Qaida au Maghreb islamique procède à des incursions ponctuelles et des attentats, le maintien sur place des troupes françaises et africaines est décidé. En 2014, l’opération Barkhane succède à l'opération Serval, pour sécuriser la bande sahélo-saharienne, avec la mission de lutter contre les groupes djihadistes et d’empêcher la constitution de sanctuaires terroristes.

Bon à savoir

Informations pratiques

La légende de Sirius
Les Dogons considèrent que l’origine du monde est une étoile nommée voisine de Sirius (appelée Sigi Tolo), qui serait la plus petite et la plus lourde des étoiles et contiendrait le germe de toute chose. Cette étoile serait Sirius B (appelée Po Tolo, l’étoile du Commencement), une naine blanche, effectivement une étoile très dense et très lourde mais qui n’a été découverte qu’en 1862 par Friedrich Wilhelm Bessel et Alvan Clark qui ont calculé que sa révolution autour de Sirius était d’environ 50 ans. 60 ans est la durée entre deux cérémonies du Sigui, la principale cérémonie des Dogons. De plus, selon la cosmogonie dogon, Sirius aurait un deuxième satellite, ou plutôt une étoile compagnon, appelée Emme ya Tolo, mais ce n’est qu’en 1995 que Jean-Louis Duvent et Daniel Benest, astronomes à l’observatoire de Nice, guidés par des irrégularités apparentes du mouvement de Sirius, soupçonnent l’existence d’une naine rouge hypothétique.
 
Quels souvenirs rapporter du Mali ?
L’artisanat dogon est extrêmement riche. Vous trouverez de nombreuses statuettes en bois, en bronze, des sacs, vêtements, tissages, couvertures, mais aussi un grand nombre d’instruments de musique (calebasse, djembés, etc.) et de bijoux. 

Quelles sont les particularités de la randonnée au Mali ?
Il fait particulièrement chaud au Mali. Nous vous conseillons donc de vous hydrater abondamment, de vous vêtir de vêtements amples et couvrants, et de faire de grandes siestes pour bien récupérer. Du fait de ces siestes imposées par la chaleur, certaines étapes peuvent paraître un peu longues en durée, mais nullement en kilomètres ou en dénivelée.
En pays dogon, l’itinéraire le long de la falaise de Bandiagara passe du pied au sommet et vice-versa en empruntant les fameuses “échelles” dogons. Ces échelles sont des troncs d’arbres fourchus entaillés de marches grossièrement taillées. Les accompagnateurs sont d’une aide particulièrement efficace dans ces moments, mais ne remplacent pas votre attention et votre vigilance.

Electricité
Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Les prises électriques sont identiques aux prises françaises.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Prévoir une autonomie suffisante, car il n’est pas possible de recharger les batteries pendant les randonnées.
 
Quelques mots utiles
Chaque ethnie parle sa propre langue. Mais. rassurez-vous, le français, langue officielle, est le moyen de communication privilégié entre les différents groupes ethniques. Toutefois, le bambara, l’autre langue officielle, est aussi largement utilisé. Apprendre quelques mots clés de cette langue vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de rendre plus agréables vos échanges avec les tribus rencontrées. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour : anikié.
Comment ça va ? : i ka kéné wa ?
Très bien, merci : hèrè dòròn !
Merci : inikié.
Au revoir : kambé.
Oui : on on (en bougeant la tête de bas en haut). Non : on on (en bougeant la tête de gauche à droite).
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer… Votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Site Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mali#Environnement.

Guides
Mali, Olizane.
Mali, Le Petit Futé.

Romans et récits
Mali blues, Lieve Joris, Actes Sud.
Marcel Griaule, citoyen dogon, Isabelle Friemeyer, Actes Sud.
Akoullel, l’enfant peul, Amadou Hampâté Bâ, J’ai lu.

Beaux livres
Tombouctou et les villes du fleuve, Marie-Claude Priez et Thomas Renaut, Asa.
Empreinte du Désert, Claude Brunerie et Jean-David Laurence, Critères Éditions.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Capables de se sortir de toutes les situations, Yannick et Moïse sont les véritables piliers de l’organisation de nos voyages au Mali. Passionnés par le mode de vie dogon, empreint de légendes et de mystères, ils ont parcouru un à un tous les sentiers reliant les différents villages et déniché les plus beaux et les moins fréquentés. Au fil des explorations et des reconnaissances sur place, des relations de confiance et d’amitié se sont nouées. Ils n’hésitent pas à faire partager leur expérience à toute l’équipe (guides, chauffeurs, “pinassiers”…), qu’ils ont formée avec l’aide d’Allibert. Ces hommes généreux et pleins d’humour, issus des différents villages dogons que nous traversons lors de nos voyages, sont pour la plupart des paysans. Formés au métier d’accompagnateur, ils ont suivi, sur le terrain, l’apprentissage des règles de sécurité, d’hygiène, de gestion de groupes, en compagnie de nos guides français, qui leur ont transmis leur savoir-faire. Aujourd’hui parfaitement autonomes, nos amis maliens vous guideront avec une bonne humeur légendaire au cœur de leur monde secret si fascinant.

Nos actions de tourisme responsable

Nos actions de tourisme responsable
- Microcrédit pour les femmes de Sangha pour l'achat de semences d'oignons.

Tous nos prix d’achat comprennent une somme équivalente à 4 % prélevée automatiquement et destinée à des actions sur place. Voici les actions qui ont eu lieu :
- Aide à la population de Yendouma Sogol et de Youga Piri pour l'aménagement de leurs campements villageois.
- Participation à la réparation de la route de Banani, stratégique pour la circulation entre le haut et le bas de la falaise de Bandiagara.
- Construction de la route de Tiogou, entre Sangha et Yendouma, qui permet le désenclavement de plusieurs villages, notamment en saison des pluies quand les hauteurs d’eau de la rivière ne permettent plus de les atteindre en voiture.
- Prise en charge du salaire d’un instituteur à l’école de Yendouma Sogol.
- Don à l’hôpital de brousse du docteur Anne-Marie Salomon dont la situation est précaire.
- Aide à la population de Yendouma Atô pour l’achat d’une charrette, d’une barrique, la confection de la porte principale et la charpente pour le vestibule dans le campement villageois.
- Microcrédit fait à un groupe de femmes du village de Yendouma qui disposent ainsi d’une somme d’argent pendant un temps déterminé afin de pratiquer des activités de petits commerce ou de l’embouche ovine.Ce microcrédit continue et aide les femmes du village.
Le résultat est modeste comme aiment à le dire Yannick et Moïse, mais évidemment appréciable pour les personnes concernées et chaque année de nouveaux projets voient le jour.

- En 2012, forage d'un puits dans le village de Tiébélé où le seul point d'eau était une mare souillée par les animaux qui venaient s'y abreuver.
- En 2017, forage d'un puits pastoral dans le village dogon de yendouna.

Pour suivre toutes nos actions de tourisme responsable, rendez-vous sur notre site https://www.allibert-trekking.com/634-valeurs-et-engagement.

Le respect des us et coutumes

Cimenté par l’histoire, le peuple malien a une existence largement antérieure à la naissance de la république du Mali. C’est l’unité tribale et familiale qui prend le dessus, l’importance de l’appartenance à un clan étant très forte. Religion fortement majoritaire, l’islam est vécu de manière conservatrice, il convient donc d’en respecter les règles élémentaires. Toutefois, de fortes croyances animistes subsistent, y compris chez les fidèles musulmans ou chrétiens, qui sont nombreux à perpétuer des rites ancestraux. Les animistes croient à des divinités secondaires, en général les forces de la nature personnifiées, et aux esprits (parmi lesquels ceux des ancêtres).
 
Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules.
— Si vous voyagez en période de ramadan, consultez notre conseil de guide : https://www.allibert-trekking.com/191-ramadan-debut-fin
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.

Ces précautions favorisent les échanges.

Les conseils de Alexandre, notre responsable pour le Mali
— Déchaussez-vous avant d'entrer dans une maison.
— Lorsque vous mangez avec la main, utilisez la droite. La gauche est considérée comme impure.
— Saluez toutes les personnes rencontrées par un “bonjour”, même celles que vous ne connaissez pas et ne reverrez jamais ; les salutations sont extrêmement importantes au Mali.
— Acceptez sans réserve l’hospitalité malienne, toujours offerte avec chaleur.

La préservation de l'environnement

Le Mali, des dunes sableuses du Nord aux savanes arborées du Sud, offre un dégradé de paysages superbes. La zone saharienne couvre les deux tiers de sa superficie, au nord, et la zone sahélienne, une ceinture de désert semi-aride, s’étend sur une bonne partie du centre. Le pays est désertique dans sa plus grande partie, mais le Sud est baigné par le Niger. Tout en bas, c’est la savane arborée et ses richesses.
La faune est intimement liée à la vie culturelle, car chaque animal détient, selon la tradition populaire, un ou plusieurs pouvoirs magiques. Vous aurez peut-être la chance d’apercevoir hippopotames, serpents, hyènes, oryx, mandrills, fourmiliers, etc.
La flore est d’une grande importance chez les Maliens, elle est une source pharmaceutique.
 
Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. 
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

La collecte et l’achat de souvenirs issus d’espèces faunistiques et floristiques en danger (ivoire, bijoux en poil d’éléphant, objets en peau de léopard) sont interdits.

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans l’absorption carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking absorbe depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...