Niger

Ténéré, Aïr... Ces noms résonnent comme des symboles du Sahara. Au Niger, cœur du pays touareg, le passage du désert du Ténéré aux montagnes de l’Aïr a engendré des paysages exceptionnels et fortement contrastés : la pince de crabe d’Arakao, avec ses gigantesques dunes enfermées dans un cirque rocheux ; l’Adrar Chiriet, forteresse rocheuse posée dans le sable ; Agadez, Timia, Bilma, oasis de fraîcheur où la vie s’est installée.
Un désert d’exception habité par les “hommes bleus”, les Touaregs, ravis de nous faire découvrir leur mode de vie ancestral.
Niger, ce nom évoque aussi le fleuve, source de vie dans ce paysage désertique. Ses rives sont le théâtre de la rencontre des cultures nomades et sédentaires. Non loin de Niamey, nous vous proposons ainsi de voyager de manière plus intimiste et de découvrir peuples et paysages extraordinaires. Une véritable aventure humaine... 
Le Niger avec Allibert

Repères

 Population

17,8 millions d’habitants.

Superficie

1 267 000 km2.

Capitale

Niamey.

Villes principales

Zinder, Maradi, Tahoua, Agadez.

Point culminant

mont Bagzane (2 022 m).

Langues

français (off.), haoussa, djerma, tamasheq (langue touareg).

 Religions

  islam (80 %), animisme et christianisme (20 %).

Décalage horaire

par rapport à la France, pas de décalage de novembre à mars, une heure de moins d’avril à octobre. UTC/GMT : + 1 h.

Géographie

La situation géographique du Niger en fait un carrefour d’échanges par excellence entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne. Limitrophe avec le Mali, l’Algérie, la Libye, le Tchad, le Nigeria, le Bénin et le Burkina Faso, le Niger est le plus vaste des pays d’Afrique occidentale.
Le pays se présente comme une vaste pénéplaine, d’une altitude moyenne de 350 mètres. On peut distinguer trois grandes zones :
— le Niger méridional, une bande de 1 300 kilomètres de long qui suit la frontière du Nigeria jusqu’au Mali. Sa largeur ne dépasse pas 200 kilomètres. C’est la partie la moins aride du territoire national et elle constitue de ce fait le Niger “utile” ;
— l’Aïr, massif montagneux situé au nord-ouest du pays, qui s’étend sur 300 kilomètres du nord au sud et 200 kilomètres d’est en ouest. Il se présente comme un ensemble de hauts massifs cristallins et volcaniques émergeant d’un socle ancien. Les altitudes dépassent souvent 1 000 mètres ;
— le Ténéré constitue la plus grande partie du nord-est du pays. C’est une plaine sableuse extrêmement aride qui se termine à l’est par la falaise du Kaouar et au nord par les plateaux du Djado et du Mangueni. C’est, avec la Majâbat al-Koubrâ et le désert Libyque, la zone la plus aride du Sahara actuel.

Climat

En hiver, dans l’Aïr et le Ténéré, très fortes variations de température ente le jour et la nuit. L’absence d’humidité rend la chaleur ou le froid beaucoup plus supportables que sous nos latitudes. Les pluies sont extrêmement rares, mais peuvent se produire en toute saison. Au cœur de l’hiver, les soirées et les nuits dans le désert peuvent être très froides avec des températures en dessous de zéro.

Températures moyennes maximales et minimales en °C à Iférouane (près de la bordure nord Aïr-Ténéré) :


octobre

novembre

décembre

janvier

février

mars

avril

29-14

27-11

24-4

23-2

23-4

27-9

30-13

Économie

Faibles potentialités naturelles, enclavement, aridité : nombreuses sont les contraintes qui s'opposent au développement économique.
L'agriculture vivrière (légumes, fruits, mil, sorgho, manioc, riz) permet, généralement, de subvenir aux besoins alimentaires de la population. Les superficies irriguées ont été accrues dans la vallée du Niger. Le coton est devenu la principale culture d'exportation, remplaçant progressivement l'arachide. L'élevage, traditionnellement important (moutons, chèvres, bovins, dromadaires) est lui aussi tributaire des aléas climatiques et de la sécheresse.
L’économie du pays repose sur les mines, dont la plus importante, celle d’uranium située à Arlit, est aujourd’hui la mine d’uranium la plus importante de toute l’Afrique et la deuxième du monde. Le Niger possède aussi des mines de charbon dans la région de Tchirozerine. L'industrie de transformation est le fait de petites unités valorisant les matières premières ou produisant quelques biens de consommation.
Le développement du réseau routier bitumé permet désormais au Niger une liaison facile avec le Bénin et le Burkina, ce qui intensifie le commerce avec ces deux pays.

Société

Le Niger est globalement peu peuplé (8 habitants par km2), avec une répartition très inégale de la population. Le Sud et le Sud-Ouest, zones de cultures et d'échanges avec le Nigeria, regroupent 90 % de la population, voire davantage. Le dynamisme démographique demeure considérable, du fait d'une fécondité exceptionnelle, l'une des plus élevées du monde, qui atteint près de 8 enfants par femme. L'émigration économique est relativement importante, notamment en direction de la Côte d'Ivoire et, dans une moindre mesure, du Nigeria. L'urbanisation reste modérée, les trois quarts de la population vivant encore en zone rurale. La capitale, Niamey, est de très loin la principale agglomération du pays.
La société nigérienne est composée d’environ 90 % de musulmans, les chrétiens et les animistes forment le reste de la population. Les populations chrétiennes et animistes habitent pour la majorité la région de Doutchi. Les nomades éleveurs et les agriculteurs sédentaires cohabitent avec plus ou moins de difficultés selon les époques. 
Les Touaregs représentent la plus grande partie de la population saharienne du Niger. Ce sont des Berbères nomades vivant dans le Sahara, notamment en Libye, au Mali, en Algérie, au Burkina Faso et au Niger. Leur langue est appelée tamasheq, tamajaq ou tamahaq selon les régions. Ils utilisent un alphabet appelé tifinagh (prononcer “tifinar”). Descendants des premiers habitants de l’Afrique du Nord, les Touaregs portent traditionnellement un long vêtement et un chèche appelé taguelmoust ou encore turban. Traditionnellement, l’homme ne quitte jamais son turban fait de lin, dont la teinture tend à déteindre sur la peau, valant au Targui (singulier de Touareg) son surnom d’homme bleu.

L'histoire du pays

L'histoire
Aux époques préhistorique et protohistorique, le climat du Sahara, humide, offre des conditions favorables à l'agriculture et à l'élevage. La désertification, qui s'amorce vers le Ve millénaire avant J.-C., repousse progressivement vers le sud les populations sédentaires, qui abandonnent leurs anciens terroirs aux éleveurs nomades. Au début de notre ère, le Niger devient une zone d'échanges transsahariens, animés par des tribus berbères venues du nord, utilisant le dromadaire comme moyen de transport. Cette immigration, qui se poursuit par vagues successives pendant une quinzaine de siècles – les Arabes succédant aux Berbères –, s'accompagne de métissages entre Noirs et Blancs, et entraine, dès la fin du VIIe siècle, le début de l'islamisation de la région.
Puis se créent les premiers Etats noirs. L'empire Songhaï se développe dans l'ouest du Niger actuel ; vassalisé par l'empire du Mali au début du XIVe siècle, il se dégage cent cinquante ans plus tard de l'emprise de ce dernier au point de lui succéder ; l'empire Songhaï atteint son apogée autour des années 1500, - il s'étend alors jusqu'au Sénégal et à la Guinée -, il disparaît après la défaite que lui infligent les Marocains en 1591. A l'est, autour du lac Tchad, le royaume du Kanem commence son expansion à partir du XIe  siècle ; déchiré par des luttes de clans, il disparaît à la fin du XIVe. Les survivants de l'ancienne dynastie fondent, au nord-est du Nigeria actuel, l'empire du Bornou, qui domine rapidement le territoire de l'ancien Kanem. Au sud, les cités-Etats Haoussas, dont la prospérité est liée au commerce à longue distance, se libèrent de la tutelle Songhaï et, dès le XIIe, étendent leur influence. Le XIXe siècle voit naître l'empire peul de Sokoto (nord-ouest du Nigeria actuel), il conquiert les cités-Etats Haoussas, se heurte au Bornou, contre lequel il proclame la guerre sainte.
La France souhaite relier sans discontinuité le Sénégal au Congo et ses possessions subsahariennes à l'Algérie. La conquête du sud du pays est plus diplomatique que guerrière ; le Nord offre beaucoup plus de résistance. La configuration définitive du Niger n'intervient que dans les années 1920 et sa capitale est fixée à Niamey en 1926. C'est le territoire le plus excentré de toute l'Afrique-Occidentale française ; il est pauvre, aussi il ne bénéficie guère de l'attention de la métropole, dont la principale innovation est d'introduire la culture de l'arachide.
L'indépendance est acquise en 1960, une Constitution de type présidentiel est adoptée. Hamani Diori, élu président de la République, va régner sans partage sur le pays pendant 14 années. Les perspectives économiques sont encourageantes grâce à l'uranium, et les relations avec la France et les pays voisins sont au beau fixe. Le coup d'Etat dirigé par le lieutenant-colonel Seyni Kountché, qui renverse H. Diori en 1974, coïncide avec les premiers effets de la sécheresse, et vise plus à écarter du pouvoir un entourage présidentiel accusé de corruption que le président lui-même. S. Kountché suspend la Constitution et les partis, dissout l'Assemblée nationale, met en place un Conseil militaire suprême et s'attribue les pouvoirs exécutif et législatif. Le régime veut instaurer une "société de développement" associant tradition et modernité.
A la mort de S. Kountché en 1987, son cousin, le colonel Ali Seibou le remplace. L'année 1990 est marquée par le développement des violences : manifestations, rébellion des Touareg ; le régime entre dans la voie des concessions, autorisant les partis, une constitution unitaire est adoptée, les élections présidentielles de 1993 sont remportées par un statisticien de 42 ans, Mahamane Ousmane. L'opinion publique ne réagit pas au coup d'Etat du colonel Ibrahim Baré Maïnassara de 1996, ne reconnaissant pas au président déchu, le mérite d'être parvenu à des accords de paix avec la rébellion touareg.
Le nouveau chef d'Etat procède à une normalisation accélérée : nouvelle constitution, retour au multipartisme, levée de l'état d'urgence, élection présidentielle qu'il remporte. En 1999, I. B. Maïnassara, qui a perdu le soutien de l'armée, est assassiné par sa garde personnelle. Une nouvelle constitution est promulguée, Mamadou Tandja est élu président de la République ; le Niger reprend le chemin de la démocratie et renoue avec les institutions financières internationales. Mais les difficultés socio-économiques sont toujours présentes, et la rébellion touareg reprend en 2007. Après dix ans de paix relative, le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), constitué en partie d’ex-combattants de la rébellion des années 1990, et en partie de jeunes Touaregs urbanisés mais marginalisés et néophytes dans la lutte armée, exige, en vertu de l'accord de paix de 1995 prévoyant la redistribution de la manne uranifère, que 50 % des recettes de l'uranium soient reversées aux collectivités locales et aux projets de développement régional. Le président Tandja reste sourd à ces revendications. Sa volonté, de se maintenir au pouvoir par tous les moyens après deux quinquennats consécutifs, ouvre une crise politique et institutionnelle. En 2009, il dissout l'Assemblée nationale avant de faire adopter par référendum une réforme de la Constitution lui permettant de se maintenir au pouvoir 3 ans supplémentaire.
En 2010, M. Tandja est renversé par des militaires réunis au sein du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD). Salou Djibo, le numéro un de la junte, prend les fonctions de président par intérim. Le Niger, dont la croissance est frappée de plein fouet par la crise économique mondiale, est dans une situation de grande pauvreté et très dépendant de l'aide internationale. En 2009 et 2010, bien que les pourparlers engagés, aient entraîné le désarmement des différents mouvements de rébellion touareg, les trafics transfrontaliers sont particulièrement intenses dans la région sahélo-saharienne ; le Niger, tout comme la Mauritanie et le Mali, est frappé par les actions terroristes d'al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).
En 2011, après l’adoption par référendum d’une nouvelle Constitution, les Nigériens élisent leur nouveau président. Mahamadou Issoufou, président du parti nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS-Tarayya), l’emporte. Brigi Rafini, touareg originaire de la région d’Agadez, est nommé Premier ministre. Afin de prévenir les crises alimentaires cycliques, l’ambitieux programme "3 N" - les Nigériens nourrissent les Nigériens -, est lancé. Etalé sur cinq ans, il prévoit un soutien à l’accroissement, la diversification et la commercialisation des productions agropastorales, la création d'un fonds de sécurisation des producteurs agricoles, la réhabilitation des terres dégradées ainsi que le développement de l’irrigation avec la construction d'un barrage sur le Niger. Parallèlement, une nouvelle Haute Autorité pour la consolidation de la paix est instituée en 2011, destinée à l’intégration des anciens combattants touareg et des populations locales du Nord afin de créer les conditions d’un retour durable à la sécurité.
A partir de 2013, en plus de faire face à un important afflux de réfugiés en provenance du nord du Mali, le Niger est la cible de deux attaques-suicides djihadistes revendiquées par le Mujao (Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest), l'un des groupes combattus par l'armée française au Mali. La France décide d'installer à Niamey le maillon-clé de sa lutte contre le terrorisme dans le Sahel. Le Niger pâtit également de l'insurrection armée de Boko Haram qui sévit au nord-est du Nigéria et subit plusieurs attaques. Depuis, les forces armées nigériennes interviennent contre Boko Haram en territoire nigérian aux côtés de l’armée tchadienne.
Réélu pour un second mandat en 2016 et assuré d’une majorité pour son parti, M. Issoufou reconduit B. Rafini au poste de Premier ministre.

Bon à savoir

Informations pratiques

L'archéologie
Plusieurs cimetières de dinosaures sont disséminés dans le désert, notamment un site près de la falaise de Tiguidit, au sud d’Agadez. De nombreux squelettes et fossiles d’animaux ont été découverts. Il n’est pas rare, dans le désert, de traverser des sites où l’on trouve des pointes de flèche en silex. Les populations nomades locales peuvent essayer d’en vendre aux touristes. Les textes législatifs sont clairs. Pour tenter d’empêcher tout trafic, la sortie du pays de ces pièces est formellement interdite.

Quels sont les souvenirs intéressants à rapporter ? 

Dans les rues commerçantes ou sur le marché d’Agadez, très riche en artisanat, vous trouverez de nombreux vêtements touaregs, des objets en cuir, ainsi que des bijoux.

Peut-on voyager en Mauritanie pendant le ramadan ?

La période du ramadan n’empêche pas de voyager en pays musulman. Il y a simplement quelques petites adaptations concernant les repas et l’organisation de la journée. Lire notre conseil de guide https://www.allibert-trekking.com/191-ramadan-debut-fin 

Que faut-il savoir pour marcher dans les meilleures conditions dans le désert ?
Pour la marche, nous vous conseillons de porter des vêtements amples, à la fois agréables, mais aussi signe de respect pour les locaux. Nous vous rappelons que les contacts avec les populations locales sont facilités si votre tenue est en accord avec les coutumes locales. Avoir les bras et les jambes couverts dans le désert permet également de se déshydrater moins vite et réduit les risques d’insolation. Pour vous protéger du soleil, du vent et de la poussière, vous pouvez acheter un chèche en début de voyage. Il remplace avantageusement foulard, chapeau, etc.

Le sable pose-t-il un problème dans certains cas ?
Malgré notre meilleure volonté et un entretien rigoureux, vous pouvez rencontrer des difficultés avec les fermetures à glissière des tentes : ces dernières sont définitivement incompatibles avec un vent de sable ! Ne forcez pas, nettoyez-les avec une vieille brosse à dents et informez votre guide. Merci de votre compréhension.
 
Electricité
Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Les prises électriques sont identiques aux prises françaises.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Prévoir une autonomie suffisante, car il n’est pas possible de recharger les batteries pendant les randonnées.

Quelques mots utiles
La langue des Touaregs est le tamasheq et l’alphabet, le tifinagh. Apprendre quelques mots clés de cette langue vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de rendre plus agréables vos échanges avec les nomades touaregs. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour : madjafo.
Ça va bien alher ghas.
Merci tanemert.
Bonne nuit : artufat.
Chaleur : toukssé. Froid : essamed.
L’eau : amane. Le feu : temssé. Le désert : ténéré. La montagne : adghagh.
La nuit : ehad. L’étoile : atri. La lune : telit. Le soleil : toufouk. Le vent : adou.
Dormir : edisse. Manger : tété.
Partir : téklé.
Chameau alam
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer, votre voyage n’en sera que plus riche ! Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Site Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Niger#Environnement
.

Guides
Niger
, Le Petit Futé.
Niger, Agadez et les montagnes de l’Aïr, aux portes du Sahara
, Aboubacar Adamou, Alain Morel, La Boussole.

Beau livre
Empreinte du Désert, Claude Brunerie et Jean-David Laurence, Critères Editions.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Aghali Abdou, notre partenaire nigérien, est vraiment un personnage... Homme du désert, il est toujours vêtu à la manière touarègue, même lorsqu’il vient nous rendre visite dans nos locaux de Chapareillan. C’est dire s’il surprend sur les quais de la gare de Grenoble ! Du haut de ses deux mètres, il s’adresse à ses interlocuteurs de façon précise et posée. 
Lorsque nous avons fait connaissance de cet homme si charismatique et à l’intelligence rare, nous savions qu’il serait le partenaire idéal pour démarrer les voyages au Niger. Au moment de notre rencontre, Aghali possédait déjà sa propre agence réceptive à Agadez, où il est reconnu dans le monde du voyage d’aventure et jouit d’une certaine influence au plan régional.
Ensemble, nous avons réalisé de nombreuses explorations pour concevoir de beaux voyages dans l’esprit Allibert et former notre équipe de guides touaregs aux besoins particuliers d’un groupe d’Occidentaux. Depuis, notre histoire au Niger n’a cessé d’évoluer pour vous offrir des voyages originaux toujours mieux organisés et soignés. 
Aghali partage également des valeurs humaines avec l’équipe Allibert. Très attentif au développement local de sa région, il est actif dans plusieurs associations et veille constamment à ce que le travail soit réparti au mieux, afin que les retombées du tourisme soient bénéfiques pour tous les habitants. Décidément, nous ne pouvions rêver meilleur partenaire !

Nos actions de tourisme responsable

Les habitants de l’Aïr vivent essentiellement de l’élevage de caprins, camélidés, ovins et de maraîchage. Pour abreuver le cheptel, cultiver les jardins et pérenniser le mode de vie de ces populations, la construction de puits, pastoral ou maraîcher, est essentielle.
Nous avons participé avec les  villageois à la construction d’un puits pastoral à Assada, un puits communautaire a été réhabilité dans la région d’Aoudarass, trois puits maraîchers ont été réhabilités au cours de l’automne 2010 : deux à Goofat, un à Tequert.
2012 : Aide au Sahel, une action de solidarité
La collecte de dons pour aider nos équipes au Sahel, privées des revenus du tourisme après la fermeture de leur pays, a permis de récolter la somme de 23 790 euros auprès de nos voyageurs, de nos guides, prestataires, ... auxquels s'ajoute l'abondement Allibert, une somme équivalente, soit 47 580 euros. Aghalli et l'ONG Tagutewet ont reçu la somme de 11573 euros, ce qui a permis la construction et l'aménagement d'une salle de classe en dur à Takaya, près d'Agadez.

Pour suivre toutes nos actions de tourisme responsable, rendez-vous sur notre site : www.allibert-trekking.com/84-tourisme-responsable-equitable.

Le respect des us et coutumes

De nombreuses ethnies se côtoient au Niger. Djermas, Songhaïs, Mossis, Gourmanchés, Maoris, Kanouris, Haoussas, Toubous, Peuls et Touaregs occupent chacun un territoire bien particulier en fonction de leur mode de vie, de leurs origines et de leur histoire.
Dans l’Aïr et le Ténéré, régions dans lesquelles se déroulent nos circuits, nous sommes véritablement au pays des Touaregs. De tous les pays d’Afrique, le Niger est en effet l’un de ceux qui en compte le plus grand nombre. Les rencontres avec d’authentiques nomades en campement sont courantes. Les données statistiques ont bien peu de valeur à leurs yeux. Leur pays ne s’arrête pas aux frontières politiques qu’on leur a imposées, mais se prolonge bien au-delà. Au nord, vers l’Algérie et la Libye, à l’ouest, vers le Mali, au sud, vers le Burkina Faso, tous réunis autour d’une même langue, le tamasheq, et un même monde, le désert. Ces hommes bleus ont beaucoup de choses à nous faire découvrir. Sachez par exemple que les Touaregs sont régis par un régime matriarcal : c’est l’homme qui vit chez la femme ! 

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules.
— Si vous voyagez en période de ramadan, consultez notre conseil de guide : https://www.allibert-trekking.com/191-ramadan-debut-fin
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.

Ces précautions favorisent les échanges.

Les conseils de Aghalli, notre partenaire au Niger
— Déchaussez-vous avant d'entrer dans une tente ou une maison.
— Lorsque vous mangez avec la main, utilisez la droite. La gauche est considérée comme impure.

La préservation de l'environnement

Le territoire du Niger est constitué à 80 % par le Sahara et le Sahel. Seule une bande au sud du pays est verte. L’accès à l’eau est très problématique pour une grande partie de la population, même si des châteaux d’eau sont petit à petit construits dans les villes. Avec la pauvreté et la famine, c’est un des grands soucis du pays. La désertification progresse. Les programmes gouvernementaux de reforestation n’avancent pas à cause des sècheresses successives et  de la demande croissante en bois et en terres agricoles. Depuis 1990, la forêt a perdu un tiers de sa surface et ne couvre plus que 1 % du pays.

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. 
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Les conseils d'Aghalli, notre partenaire au Niger
Il est formellement interdit de sortir du pays tout objet archéologique : pointe de flèche en silex, fossiles, etc.

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans l’absorption carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking absorbe depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...