Turkménistan

Repères

Population

5,3 millions d’habitants.

Superficie

488 000 km2.

Capitale

Achgabat.

Villes principales

Turkmenabat (160 000 ha), Dasoguz (112 000 ha).

Point culminant

Ayrybaba (3 139 m).

Langues

turkmène (off.), russe.

Religions

islam (89 %), christianisme (9 %).

Décalage horaire

par rapport à la France, trois heures de plus d’avril à octobre, quatre heures de plus de novembre à mars. UTC/GMT : + 5 h.

Géographie

Le Turkménistan est bordé par la mer Caspienne à l'ouest et a des frontières avec le Kazakhstan et l'Ouzbékistan au nord et au nord-est, l'Afghanistan au sud-est et l'Iran au sud. Il s'étend au pied de la chaîne du Kopet-Dag, entre la mer Caspienne et le fleuve Amou-Daria ; 90 % du territoire appartiennent aux déserts et semi-déserts de la dépression aralo-caspienne  du Karakoum.

Climat

Le climat est continental sec, avec des hivers modérés et peu pluvieux, avec parfois un peu de neige. Les étés sont très chauds (jusqu'à 50 degrés dans le désert du Karakoum) et secs avec des vents de sable soufflant depuis le nord ou l'est. Il y a en moyenne 250 jours de soleil par an et les précipitations ne dépassent pas les 200 mm par an dans les plaines, mais atteignent 350 mm dans les zones montagneuses. Le Turkménistan est le pays le plus sec de l'Asie centrale, du fait de la présence des montagnes du sud qui empêchent l'arrivée des masses d'air humides en provenance de l'océan Indien.


Économie

L'agriculture a connu un grand essor, grâce à la construction du canal du désert de Karakoum en 1954, l'un des plus longs du monde (815 km), depuis l'Amou-Daria, au sud-est, jusqu'à Kizyl-Arvat, permettant d'irriguer de nombreuses oasis qui produisent du coton, des légumes et des céréales. L'autre grande région agricole suit le cours de l'Amou-Daria, le long de la frontière avec l'Ouzbékistan. Au nord, la région irriguée de Tachaouz, permet la production de coton, de riz, de fruits et de légumes, ainsi que l'élevage de moutons.
Le pays possède quelques industries, principalement dans les secteurs de l'équipement, de l'agroalimentaire, du textile et du cuir. Le pays possède des réserves importantes de gaz naturel et de pétrole.

Société

Sa population est relativement homogène - les trois quarts des habitants sont d'ethnie turkmène -. Elle se concentre le long du grand axe de circulation sud-est/nord-ouest (chemin de fer transcaspien) et sur les rives du fleuve Amou-Daria. La population turkmène, autrefois nomade, mais toujours fortement tribale, est musulmane. Toutefois, les pratiques chamanistes, associées au soufisme, la rendent peu perméable aux fondamentalismes voisins (iranien et afghan). La langue turkmène est très vivace. Les minorités russe (7 %) et ouzbek (9 %) n'entravent pas l'unité du pays ; cependant, la population urbaine (45 %) est beaucoup plus slavisée.

L'histoire du pays

L'histoire
A partir du Ve siècle, des tribus nomades turcophones originaires de Haute Asie s'installent dans la région. C'est seulement au XIe que les Seldjoukides, dynastie turkmène, prennent le contrôle de cette partie de l'Asie Centrale, qui sera ensuite intégrée au khanat mongol de Gengis Khan et de son fils (XIIIe et XIVe siècles), à l'émirat de Tamerlan (XIVe et XVe siècles), puis au khanat de Khiva (XVIe au XIXe siècles).
Les Russes imposent en 1873 un protectorat au au khanat de Khiva, après une résistance acharnée des tribus turkmènes. L'instauration du régime soviétique, après la révolution russe de 1917, rencontre l'opposition des Turkmènes, dont une partie préfère rejoindre l'Afghanistan et l'Iran plutôt que de se soumettre à la politique de sédentarisation et de collectivisation des terres et du cheptel. En 1924, les Turkmènes reçoivent un territoire national, la République socialiste soviétique (RSS) du Turkménistan, avec Achkhabad pour capitale, mais ils conservent, malgré les bouleversements sociaux imposés par le régime communiste, leur structure tribale.
Le Turkménistan accède à l'indépendance en 1991 et adopte une nouvelle constitution en 1992. Les élections présidentielles de juin reconduisent S. Niazov, candidat unique. Le dirigeant instaure un régime despotique marqué par le culte de sa personnalité. Niazov s'autoproclame Turkmenbachi ("Père des Turkmènes") et président à vie en 1999. Il publie le Ruhnama ("Livre de l'âme") dont la connaissance est exigée pour l'entrée à l'université, l'accès au fonctionnariat et dont le contenu est diffusé dans les mosquées en parallèle au Coran.
Son décès inattendu en 2006 ouvre l'espoir d'un changement politique. Son remplacement par le vice-premier ministre Gourbangouly Berdymoukhammedov, élu président en 2007, apporte quelques avancées (réforme de la constitution pour introduire le multipartisme, suppression du Ruhnama). Mais les promesses du président, réélu en 2012 sont vite oubliées. Aucun des candidats aux premières élections législatives de 2013 ne se démarque des positions officielles.
En politique étrangère, le Turkménistan a fait le choix de la neutralité permanente. Cette politique est largement dictée par les intérêts économiques du pays, recelant les quatrièmes réserves mondiales de gaz naturel.

Bon à savoir

Informations pratiques

Le tapis
Objet décoratif et de confort, le tapis turkmène, généralement de petite taille, est tissé en poil de chèvre ou laine de mouton. La femme, dès son jeune âge, apprend à nouer les tapis et tisse elle-même une paire d'asmalyks pour "décorer les flancs du chameau qui la portera lors de son mariage". Le point commun est l'utilisation de dessins géométriques, ainsi que de représentations d'animaux ; le motif triangulaire est connu comme étant un talisman permettant de conjurer le mauvais œil. Le tapis qui recouvre l'intérieur de la yourte sert de lit.

Les bijoux
L'art de la joaillerie est particulièrement développé chez les Turkmènes. Auparavant, les femmes turkmènes ornaient non seulement leurs cheveux, mais aussi leur foulard de bijoux. Elles portaient également des colliers, boucles d'oreille (syrqâs), et bracelets. On ornait même les objets de la vie quotidienne comme les peignes, dés, outils de tissage, etc.

Navrouz
Le Nouvel An turkmène, Navrouz, est célébré au printemps. Les maisons sont décorées avec des branches de pommiers, grenadiers, abricotiers. Autrefois, afin que tous les voeux se réalisent, chacun jetait huit petites pierres dans la rivière.

Electricité
Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Prévoyez un adaptateur pour les prises électriques.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Prévoir une autonomie suffisante car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.
 
Quelques mots utiles
Apprendre quelques mots clés en turkmène vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs, de faciliter et de rendre plus agréables vos échanges avec les populations rencontrées.
Vous pouvez demander à votre guide… Votre voyage n’en sera que plus riche ! Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Tourisme responsable

Le respect des us et coutumes

Les Turkmènes cultivent l'hospitalité, le respect des aînés, la modestie, la noblesse d’âme, la véracité, l'honnêteté, le courage, la générosité chaleureuse et mettent haut la notion d'honneur. Ils aiment répéter "Mon honneur est un honneur de ma famille, de ma tribu, de mon peuple". Ils saluent leur hôte avec la phrase rituelle" : "Comme nous sommes contents de vous voir ! Nous avons l’honneur de vous accueillir !". Cette tradition ancienne est solidement enracinée dans la conscience moderne des Turkmènes. Autrefois, vivre dans le désert était difficile, il n'était pas possible de survivre sans le soutien de l'autre. Les Turkmènes apprécient l'amitié et l'amour et développent de bonnes relations avec les voisins, il y a d'ailleurs une multitude de proverbes à ce sujet : "Avant de construire la maison, apprends qui est ton voisin", "En premier lieu prend soin du voisin",etc.

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.

Ces précautions favorisent les échanges.

Les conseils de Marie, responsable pour le Turkménistan
— Ne marchez pas sur la nappe au sol sur laquelle est déposée la nourriture, elle est sacrée.
— Le pain et le sel sont sacrés. Marcher dessus porte malheur.

La préservation de l'environnement

La préservation de l'environnement
Dans ce pays aride, seuls poussent herbes et petits arbustes. Des figuiers et des noyers croissent près des montagnes. Le plus renommé des animaux est l'akhal-téké, un splendide cheval à la robe dorée qui serait l'ancêtre des actuels pur-sang. Les dromadaires sont omniprésents entre les villes et les villages. Dans le Karakoum, le très rare zemzen ou varan gris est fascinant ; en dépit de sa grande taille et de sa morsure douloureuse, les Turkmènes le considèrent toujours avec bienveillance parce qu'il dévore ou effraie les serpents, mange les souris et éradique les colonies d'insectes. Vous pourrez aussi voir des fennecs, des hiboux et des écureuils du désert, très communs.
Le Turkménistan, ayant détourné pour l'irrigation l’eau qui alimentait la mer d’Aral, paie un lourd tribut ; son assèchement a provoqué une salinisation des terres et des problèmes de santé pour les habitants dans le nord du pays. L’écologie ne préoccupe guère les Turkmènes, qui ne se soucient pas d’économiser le gaz, l’électricité ou l’eau, tous subventionnés par le gouvernement.

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. 
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans l’absorption carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking absorbe depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...