Italie-Îles

Présentation

Ile d'Elbe, Iles Eoliennes, Sicile, Sardaigne
Les îles italiennes recouvrent un peu plus de 50 000 km2 (49 000 pour la Sardaigne et la Sicile) , soit 17% du territoire italien.

L'île d'Elbe
Appartenant au parc national de l'archipel toscan, avec sa mer cristalline, ses plages de sable ou de galets, sa campagne verdoyante et ses villages perchés, l'île d'Elbe a su préserver ses anciens bourgs et les vestiges de ses civilisations passées. Avec ses 224 km2, ses 147 km de côtes, c'est la troisième île d'Italie en superficie, et la plus grande de Toscane.
Fondée par les Ligures, elle est habitée par les Etrusques, les Carthaginois et les Romains ; après avoir appartenue aux Medicis, elle est rattachée au royaume de Naples ; de 1802 à 1860, elle est française avant d'être sous la domination du Grand Duché de Toscane. Aujourd'hui, 35 000 habitants résident sur l'île, dont près de 12 000 à Portoferraio.
Un relief marqué (point culminant 1 019 m au mont Capanne), des côtes découpées, des paysages variés de hêtres et de pins, des cultures en terrasses de vignobles et de vergers, mais aussi du maquis, un climat tempéré (moyenne de 23° en été pour 10° en hiver), une mer qui oscille entre 19° en avril et 27° en été, l'île est idéale pour la randonnée.
Le parc de l'archipel toscan est un sanctuaire pour les dauphins et les baleines de Méditerranée ; il abrite aussi de nombreux oiseaux marins et une flore endémique (violette et bleuet d'Elbe). Si le tourisme notamment balnéaire (ici on se baigne encore tard en automne) est devenue l'activité principale de l'île, la plongée et la randonnée connaissent de par la richesse des lieux un véritable essor.

Les îles Eoliennes
Inscrites au patrimoine mondial de l'humanité, les îles Eoliennes sont un archipel de 17 îles dont 7 sont habitées (Lipari, Stromboli, Vulcano, Alicudi, Filicudi, Salina, Panarea).
Au large de la Sicile, orientées en arc de cercle, ces îles offrent leurs beautés à qui veut les découvrir. Partie émergée de volcans récents dont certains encore actifs : Stromboli, Lipari et Vulcano. L'activité du Stromboli consiste en des explosions quasi continues à très basse énergie, avec le lancement de magma depuis l'une des bouches éruptives à l'intérieur du cratère. La dernière éruption du Vulcano a eu lieu en 1894. La dernière éruption de Lipari a eu lieu à l'époque romaine (du point de vue de la vie d'un volcan, le temps écoulé depuis est trop court pour envisager que celui-ci soit éteint).
Volcans actifs,
sources d'eau chaude sous-marines, fumerolles, souffre de Vulcano, pierre ponce et obsidienne de Lipari, parfum de fleurs sauvages de Salina, flancs escarpés de Alicudi et Filicudi, plages de sable noir, criques désertes, côtes déchiquetées, les terrasses vertes et fleuries côtoient les paysages lunaires de roches volcaniques - ce patrimoine exceptionnel et préservé est un bonheur pour tout visiteur.
14 000 habitants résident sur les 1200 km2 de ces îles dont 10 000 à Lipari et quelques centaines sur certaines.
Les Eoliennes bénéficient d'un climat méditerranéen doux et tempéré : 19° au printemps, 30° en été et 25° en automne ; la mer varie entre 17 et 26° ; le printemps et l'automne sont des périodes idéales pour découvrir ces îles. Les précipitations sont rares, les sources aussi ; l'eau potable est souvent apportée de Sicile.
Les Eoliennes sont recouvertes de bruyère, de chênes, de genêts ou d'euphorbes et abritent vigne, oliviers, capriers et figuiers ; la faune marine est riche et nombreuse. Le tourisme devenu la principale ressource cohabite avec des activités traditionnelles comme la viticulture, la pêche, la cueillette des câpres ou l'extraction et le traitement de la pierre ponce.

La Sicile
Région autonome d'Italie avec un parlement régional, c'est la plus grande île de Méditerranée. Sur ces 25 700 km2, résident un peu plus de 5 millions d'habitants. Si la langue officielle est l'italien, en famille ou entre amis, la population utilise couramment le dialecte sicilien. 
Une grande partie de la Sicile centrale est constituée d'un plateau, creusé de quelques lacs comme celui de Pergusa, et d'où émergent des pitons rocheux où s'accrochent petites villes et villages. Les côtes dont bordées de quelques plaines. Peu de rivières, encore moins de fleuves : comme ailleurs dans le Bassin méditerranéen, les rivières se transforment en torrents au moment des pluies et s'assèchent vite, dès le printemps.
La mer est proche, donc le climat largement tempéré par la brise. Au printemps, la Sicile est verte et fleurie, les orangers embaument l'air. En été, c'est un climat africain : végétation rase et desséchée, ce qui n'exclut pas parfois de gros orages. Un pull-over peut d'ailleurs être utile partout et en toute saison, surtout le soir. Les automnes sont doux, les hivers généralement ensoleillés, avec toutefois certains jours un peu frisquets. L'île est montagneuse - l'Etna culmine à 3 330 m ; son altitude élevée est à l'origine d'un micro climat humide - et la neige recouvre en hiver  les sommets de l'Etna et des massifs des Madonie et des Nebrodi.
Principale activité de l'île, l'agriculture emploie 15% de la population active, mais le manque d'eau et le régime des latifundia (grands domaines agricoles aux techniques archaïques) sont des obstacles au développement. La pêche est importante. L'île a de nombreux atouts touristiques, mais le manque d'infrastructures hôtelières, la vétusté des aéroports en freinent le décollage.
Le trinacria
Symbole de la Sicile, il signifie l'île aux trois pointes ;  c'est le nom que les Grecs donnèrent à la Sicile, alors que celle-ci s'appelait la Sicania au temps des Sicules et des Sicanes. Il est inspiré par le triskèle monnaie de l'époque sur lequel était représenté un tête de Gorgone entourée par trois jambes.

La Sardaigne
Située au sud de la Corse, à mi-chemin entre l'Italie et la Tunisie, la Sardaigne (24 090 km2), deuxième plus grande île de Méditerranée après la Sicile, s'étend sur environ 270 klm de long et 120 de large.
Terre sauvage et préservée, presque impénétrable dès que l'on s'éloigne de ses côtes, son relief  est tout sauf monotone, les plaines et les plages ne représentent que 20% de sa superficie. L'intérieur est formé de collines qui créent un relief escarpé - son sommet le plus élevé, la punta Marmora, culmine à 1 834 m - entaillé de profondes gorges et de petites vallées enclavant les villages. Les côtes sont bordées de falaises surplombant la mer où s'égrènent des plages de sable blanc ourlées d'eaux turquoise. La Sardaigne compte également plusieurs rivières et plusieurs fleuves, notamment le Tirso et le Coghinas.  Cette terre rude et fière est un paradis pour les randonneurs !
Sa position centrale ainsi que ses richesses naturelles en ont fait depuis des millénaires un point de passage et un enjeu stratégique pour les Phéniciens, les Piémontais, les Génois face aux Pisans, puis les Espagnols. En témoignent son riche héritage mégalithique, antique et médiéval, ses nombreuses églises romanes, gothiques ou baroques.
Le climat de la Sardaigne est de type méditerranéen, avec des étés chauds atténués par les brises marines, et des températures pouvant atteindre 35 °C en juillet et août. La période des pluies se situe entre novembre et février (surtout au nord-ouest), cependant le volume annuel des précipitations reste faible. Les hivers sont tempérés (10 °C en moyenne), mais beaucoup plus rigoureux au centre de l'île (où se trouvent les montagnes). L'ensoleillement est en moyenne de 300 jours par an. On peut se baigner d'avril à octobre.
Cette île est un gigantesque musée à ciel ouvert : on y décompte 9 000 sites archéologiques ! De nombreux peuples ont occupé l'île au fil des siècles : Phéniciens, Carthaginois, Romains, Arabes, Génois, Pisans, Catalans, maison de Savoie et même, les Français avec Napoléon. Parmi les civilisations qui se sont succédées sur l’île, les peuples nuragiques, apparus uniquement en Sardaigne au IIe millénaire avant J.C., sont mystérieux, ils n’ont laissé aucune trace écrite. Les archéologues en sont donc réduits à élaborer des hypothèses à partir des vestiges de l’ère nuragique, comme les statuettes votives, les sculptures de bronze et les monuments, dont les tours nuraghe. Ces forteresses de pierre à larges base qui se rétrécissent vers le sommet sont même devenues les monuments-symboles de l’île, qui n’en compte pas moins de 7 000.    
La végétation est très contrastée : côtes sauvages ourlées de pins, maquis broussailleux, forêts  de chênes-liège, champs de lavande ou montagnes arides. Les amateurs de fleurs sauvages partiront en avril pour  profiter de l'explosion de couleurs. Le climat permet la présence d'arbustes : genévrier, bruyère, arbousier, thym et surtout myrtille avec laquelle les Sardes font une liqueur. Les palmiers sont assez fréquents mais pour la plupart importés, à l'exception des palmiers nains. Les terres abritent des sangliers – souvent originaires d'Italie –, des daims, des mouflons et des petits chevaux sauvages. Plus de 360 espèces d'oiseaux dont certaines sont endémiques (pic épeiche, mésange charbonnière ou geai des chênes) peuplent l'île. En hiver, la Sardaigne accueille des flamants roses migrant entre l'Afrique et la Camargue. On observe également des canards sauvages, des hérons, des grues, des aigles royaux et des faucons pèlerins. L'île compte trois parcs nationaux, deux parcs régionaux et des réserves naturelles et marines. Les fonds marins, pour la plupart encore intacts, abondent en coraux, poissons, crustacés (dont la fameuse langouste) et mollusques. On assiste depuis quelques années au retour du phoque moine tandis que dauphins et petites baleines peuvent être parfois observées en bateau.
L'île compte 1,6 million d'habitants dont 1,3 millions utilisent le sarde comme langue quotidienne. Les principales activités sont l'agriculture (blé, olives, vignes, liège), l'élevage (la Sardaigne produit la moitié du lait de brebis italien), et le tourisme (7% du PIB local).

Présentation

Ile d'Elbe, Iles Eoliennes, Sicile, Sardaigne
Les îles italiennes recouvrent un peu plus de 50 000 km2 (49 000 pour la Sardaigne et la Sicile) , soit 17% du territoire italien.

L'île d'Elbe
Appartenant au parc national de l'archipel toscan, avec sa mer cristalline, ses plages de sable ou de galets, sa campagne verdoyante et ses villages perchés, l'île d'Elbe a su préserver ses anciens bourgs et les vestiges de ses civilisations passées. Avec ses 224 km2, ses 147 km de côtes, c'est la troisième île d'Italie en superficie, et la plus grande de Toscane.
Fondée par les Ligures, elle est habitée par les Etrusques, les Carthaginois et les Romains ; après avoir appartenue aux Medicis, elle est rattachée au royaume de Naples ; de 1802 à 1860, elle est française avant d'être sous la domination du Grand Duché de Toscane. Aujourd'hui, 35 000 habitants résident sur l'île, dont près de 12 000 à Portoferraio.
Un relief marqué (point culminant 1 019 m au mont Capanne), des côtes découpées, des paysages variés de hêtres et de pins, des cultures en terrasses de vignobles et de vergers, mais aussi du maquis, un climat tempéré (moyenne de 23° en été pour 10° en hiver), une mer qui oscille entre 19° en avril et 27° en été, l'île est idéale pour la randonnée.
Le parc de l'archipel toscan est un sanctuaire pour les dauphins et les baleines de Méditerranée ; il abrite aussi de nombreux oiseaux marins et une flore endémique (violette et bleuet d'Elbe). Si le tourisme notamment balnéaire (ici on se baigne encore tard en automne) est devenue l'activité principale de l'île, la plongée et la randonnée connaissent de par la richesse des lieux un véritable essor.

Les îles Eoliennes
Inscrites au patrimoine mondial de l'humanité, les îles Eoliennes sont un archipel de 17 îles dont 7 sont habitées (Lipari, Stromboli, Vulcano, Alicudi, Filicudi, Salina, Panarea).
Au large de la Sicile, orientées en arc de cercle, ces îles offrent leurs beautés à qui veut les découvrir. Partie émergée de volcans récents dont certains encore actifs : Stromboli, Lipari et Vulcano. L'activité du Stromboli consiste en des explosions quasi continues à très basse énergie, avec le lancement de magma depuis l'une des bouches éruptives à l'intérieur du cratère. La dernière éruption du Vulcano a eu lieu en 1894. La dernière éruption de Lipari a eu lieu à l'époque romaine (du point de vue de la vie d'un volcan, le temps écoulé depuis est trop court pour envisager que celui-ci soit éteint).
Volcans actifs,
sources d'eau chaude sous-marines, fumerolles, souffre de Vulcano, pierre ponce et obsidienne de Lipari, parfum de fleurs sauvages de Salina, flancs escarpés de Alicudi et Filicudi, plages de sable noir, criques désertes, côtes déchiquetées, les terrasses vertes et fleuries côtoient les paysages lunaires de roches volcaniques - ce patrimoine exceptionnel et préservé est un bonheur pour tout visiteur.
14 000 habitants résident sur les 1200 km2 de ces îles dont 10 000 à Lipari et quelques centaines sur certaines.
Les Eoliennes bénéficient d'un climat méditerranéen doux et tempéré : 19° au printemps, 30° en été et 25° en automne ; la mer varie entre 17 et 26° ; le printemps et l'automne sont des périodes idéales pour découvrir ces îles. Les précipitations sont rares, les sources aussi ; l'eau potable est souvent apportée de Sicile.
Les Eoliennes sont recouvertes de bruyère, de chênes, de genêts ou d'euphorbes et abritent vigne, oliviers, capriers et figuiers ; la faune marine est riche et nombreuse. Le tourisme devenu la principale ressource cohabite avec des activités traditionnelles comme la viticulture, la pêche, la cueillette des câpres ou l'extraction et le traitement de la pierre ponce.

La Sicile
Région autonome d'Italie avec un parlement régional, c'est la plus grande île de Méditerranée. Sur ces 25 700 km2, résident un peu plus de 5 millions d'habitants. Si la langue officielle est l'italien, en famille ou entre amis, la population utilise couramment le dialecte sicilien. 
Une grande partie de la Sicile centrale est constituée d'un plateau, creusé de quelques lacs comme celui de Pergusa, et d'où émergent des pitons rocheux où s'accrochent petites villes et villages. Les côtes dont bordées de quelques plaines. Peu de rivières, encore moins de fleuves : comme ailleurs dans le Bassin méditerranéen, les rivières se transforment en torrents au moment des pluies et s'assèchent vite, dès le printemps.
La mer est proche, donc le climat largement tempéré par la brise. Au printemps, la Sicile est verte et fleurie, les orangers embaument l'air. En été, c'est un climat africain : végétation rase et desséchée, ce qui n'exclut pas parfois de gros orages. Un pull-over peut d'ailleurs être utile partout et en toute saison, surtout le soir. Les automnes sont doux, les hivers généralement ensoleillés, avec toutefois certains jours un peu frisquets. L'île est montagneuse - l'Etna culmine à 3 330 m ; son altitude élevée est à l'origine d'un micro climat humide - et la neige recouvre en hiver  les sommets de l'Etna et des massifs des Madonie et des Nebrodi.
Principale activité de l'île, l'agriculture emploie 15% de la population active, mais le manque d'eau et le régime des latifundia (grands domaines agricoles aux techniques archaïques) sont des obstacles au développement. La pêche est importante. L'île a de nombreux atouts touristiques, mais le manque d'infrastructures hôtelières, la vétusté des aéroports en freinent le décollage.
Le trinacria
Symbole de la Sicile, il signifie l'île aux trois pointes ;  c'est le nom que les Grecs donnèrent à la Sicile, alors que celle-ci s'appelait la Sicania au temps des Sicules et des Sicanes. Il est inspiré par le triskèle monnaie de l'époque sur lequel était représenté un tête de Gorgone entourée par trois jambes.

La Sardaigne
Située au sud de la Corse, à mi-chemin entre l'Italie et la Tunisie, la Sardaigne (24 090 km2), deuxième plus grande île de Méditerranée après la Sicile, s'étend sur environ 270 klm de long et 120 de large.
Terre sauvage et préservée, presque impénétrable dès que l'on s'éloigne de ses côtes, son relief  est tout sauf monotone, les plaines et les plages ne représentent que 20% de sa superficie. L'intérieur est formé de collines qui créent un relief escarpé - son sommet le plus élevé, la punta Marmora, culmine à 1 834 m - entaillé de profondes gorges et de petites vallées enclavant les villages. Les côtes sont bordées de falaises surplombant la mer où s'égrènent des plages de sable blanc ourlées d'eaux turquoise. La Sardaigne compte également plusieurs rivières et plusieurs fleuves, notamment le Tirso et le Coghinas.  Cette terre rude et fière est un paradis pour les randonneurs !
Sa position centrale ainsi que ses richesses naturelles en ont fait depuis des millénaires un point de passage et un enjeu stratégique pour les Phéniciens, les Piémontais, les Génois face aux Pisans, puis les Espagnols. En témoignent son riche héritage mégalithique, antique et médiéval, ses nombreuses églises romanes, gothiques ou baroques.
Le climat de la Sardaigne est de type méditerranéen, avec des étés chauds atténués par les brises marines, et des températures pouvant atteindre 35 °C en juillet et août. La période des pluies se situe entre novembre et février (surtout au nord-ouest), cependant le volume annuel des précipitations reste faible. Les hivers sont tempérés (10 °C en moyenne), mais beaucoup plus rigoureux au centre de l'île (où se trouvent les montagnes). L'ensoleillement est en moyenne de 300 jours par an. On peut se baigner d'avril à octobre.
Cette île est un gigantesque musée à ciel ouvert : on y décompte 9 000 sites archéologiques ! De nombreux peuples ont occupé l'île au fil des siècles : Phéniciens, Carthaginois, Romains, Arabes, Génois, Pisans, Catalans, maison de Savoie et même, les Français avec Napoléon. Parmi les civilisations qui se sont succédées sur l’île, les peuples nuragiques, apparus uniquement en Sardaigne au IIe millénaire avant J.C., sont mystérieux, ils n’ont laissé aucune trace écrite. Les archéologues en sont donc réduits à élaborer des hypothèses à partir des vestiges de l’ère nuragique, comme les statuettes votives, les sculptures de bronze et les monuments, dont les tours nuraghe. Ces forteresses de pierre à larges base qui se rétrécissent vers le sommet sont même devenues les monuments-symboles de l’île, qui n’en compte pas moins de 7 000.    
La végétation est très contrastée : côtes sauvages ourlées de pins, maquis broussailleux, forêts  de chênes-liège, champs de lavande ou montagnes arides. Les amateurs de fleurs sauvages partiront en avril pour  profiter de l'explosion de couleurs. Le climat permet la présence d'arbustes : genévrier, bruyère, arbousier, thym et surtout myrtille avec laquelle les Sardes font une liqueur. Les palmiers sont assez fréquents mais pour la plupart importés, à l'exception des palmiers nains. Les terres abritent des sangliers – souvent originaires d'Italie –, des daims, des mouflons et des petits chevaux sauvages. Plus de 360 espèces d'oiseaux dont certaines sont endémiques (pic épeiche, mésange charbonnière ou geai des chênes) peuplent l'île. En hiver, la Sardaigne accueille des flamants roses migrant entre l'Afrique et la Camargue. On observe également des canards sauvages, des hérons, des grues, des aigles royaux et des faucons pèlerins. L'île compte trois parcs nationaux, deux parcs régionaux et des réserves naturelles et marines. Les fonds marins, pour la plupart encore intacts, abondent en coraux, poissons, crustacés (dont la fameuse langouste) et mollusques. On assiste depuis quelques années au retour du phoque moine tandis que dauphins et petites baleines peuvent être parfois observées en bateau.
L'île compte 1,6 million d'habitants dont 1,3 millions utilisent le sarde comme langue quotidienne. Les principales activités sont l'agriculture (blé, olives, vignes, liège), l'élevage (la Sardaigne produit la moitié du lait de brebis italien), et le tourisme (7% du PIB local).