Libye

Il était une fois, au cœur du Sahara central, une terre démesurée qui conjuguait beauté saisissante des paysages et fabuleux trésors historiques... la Libye. 
Au sud-ouest s’étire l'un des plus flamboyants déserts de la planète, le Fezzan. 
Paysages tassiliens grandioses, avec leurs aiguilles de grès serties dans un écrin de sable, canyons déchiquetés, cordons de dunes, lacs-oasis... tous les mythes du Sahara sont ici rassemblés. A l’est, le désert se poursuit à l’infini vers d’autres paysages superbes et méconnus, comme le Waw an Namous. Sans cesse, les peintures et les gravures rupestres, traces laissées par nos lointains ancêtres, racontent que ce désert était autrefois un paradis. Plus au nord, les magnifiques antiques cités romaines de la Tripolitaine s’affichent comme autres témoins d’un glorieux passé, dans un état de conservation exceptionnel. 
Dans ces lieux hors du temps, nos amis touaregs guident nos pas. Avec eux, vivez la magie du Sahara, les soirées autour du feu rythmées par leurs chants, leurs rires, leurs contes et paraboles, hymne au désert et à la vie...
Et, l’espace d'un voyage, donnez du temps au temps et, même, arrêtez le temps !
La Libye avec Allibert

Repères

 Population

 6,29 millions d’habitants.

 Superficie

 1 759 540 km2.

 Capitale

Tripoli.

Villes principales

 Benghazi, Misurata, Zwara, Sebha, Ghat.

Point culminant

 le Bikku Bitti (massif du Tibesti, 2 286 m).

Langues

 arabe (officielle), tamasheq (touareg), fezzanais (dialecte), italien et français.

Religion

islam.

Décalage horaire

 par rapport à la France, une heure de plus de novembre à mars, même heure d’avril à octobre. UTC/GMT : + 2 h.

Géographie

Au nord, la Libye est bordée par la mer Méditerranée. Elle partage ses frontières, à l'ouest avec l'Algérie et la Tunisie, au sud avec le Niger et le Tchad et à l'est avec le Soudan et l'Égypte. Bien qu’immense, le pays reste en grande partie désertique. Les parties les plus arides du Sahara, vastes plateaux désertiques constitués d’ergs sablonneux ou de hamadas rocailleuses, couvrent près de 90 % du territoire. La Libye est un pays plat descendant en pente douce vers la Méditerranée. Hormis l’extrémité nord du massif du Tibesti, son altitude maximale n’atteint 900 mètres qu’en trois points : le djebel tripolitain, prolongé par un désert de roches rouges, le djebel Akhdar, en Cyrénaïque près de la côte, et le djebel al-Soda, en arrière du golfe de la Grande Syrte. Le Fezzan abrite le Tadrart Akakous, qui présente une grande diversité de paysages, des dunes colorées aux arches (arches d’Afazedjar et de Tin Khlega), gorges, roches et montagnes. La zone est l’une des plus arides d’Afrique, mais on y trouve quelques végétaux comme des calotropis.

Climat

— Climat sec caractérisé par de très fortes variations de températures entre le jour et la nuit. L’absence d’humidité rend la chaleur ou le froid beaucoup plus supportable que sous nos latitudes. Les pluies sont extrêmement rares, mais peuvent se produire en toute saison. 
— Au cœur de l’hiver, les soirées et les nuits dans le désert peuvent être très rudes avec des températures en dessous de zéro. 
Dans tous les cas, la différence entre l’insolation forte de la journée et la nuit induit une sensation de fraîcheur dès que le soleil se couche.
Nous voyageons d’octobre à avril, période idéale pour découvrir le Sahara libyen.

Températures moyennes maximales et minimales en °C dans le Fezzan :

octobre

novembre

décembre

janvier

février

mars

avril

30 - 12

26 - 9

21 - 3

20 - 2

21 - 3

26 - 6

30 - 10

Économie

Avant que du pétrole ne soit découvert en 1958, l’économie libyenne reposait surtout sur l’agriculture. Malgré l’aspect désertique du pays, la Libye se contentait des plaines du nord longeant la Méditerranée et de ses quelques oasis. L'élevage nomade est naturellement plus développé (ovins, caprins et chameaux). L'alfa et le jonc, plantes spontanées, sont utilisées par un artisanat local. Quelques industries de consommation (brasseries, huileries, etc.) sont implantées, notamment dans les deux principales grandes villes, Tripoli, et Benghazi. Aujourd’hui, la Libye s’est transformée en pays pétrolier.
Le pétrole est la ressource quasi unique du pays qui reste dépendant de l’étranger pour tout le reste. Cependant, en cinquante ans, grâce aux revenus du pétrole, la Libye a vécu une grande transformation. Sous le régime du colonel Kadhafi, elle s’est urbanisée et a atteint l’un des niveaux de vie les plus élevés du continent.

 

Société

La Libye est un pays cosmopolite qui connaît une forte immigration de la part des pays voisins : Egypte, Tunisie, Turquie, Soudan... Les travailleurs étrangers constituent 22 % de la population. Ainsi, 90 % de la population sont arabes, d’origines très variées. Les Berbères constituent la deuxième ethnie du pays, avec 4,7 % de la population. 
La quasi-totalité des Libyens est sunnite et une petite minorité chrétienne. La femme libyenne a connu un développement remarquable depuis la prise du pouvoir par Kadhafi avec sa politique de scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans et l’autorisation du mariage portée à 20 ans. En 2008, les Libyennes sont majoritaires dans les universités nationales. Malgré tout, la tradition règne et la majorité des femmes libyennes est au foyer.

Les Touaregs sont des Berbères nomades vivant dans le Sahara, notamment en Libye, en Algérie, au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Leur langue est appelée tamasheq, tamajaq ou tamahaq, selon les régions. Ils utilisent un alphabet appelé tifinagh (prononcer “tifinar”). Descendants des premiers habitants de l’Afrique du Nord, les Touaregs portent traditionnellement une sorte de long vêtement et un chèche appelé taguelmoust ou encore turban. Traditionnellement, l’homme ne quitte jamais son turban fait en lin dont la teinture tend à déteindre sur la peau, valant au Targui (singulier de Touareg) son surnom d’homme bleu.

L'histoire du pays

L'histoire
Colonisé tour à tour par les Phéniciens, les Grecs, les Romains, les Vandales et les Byzantins, le pays tombe dans l'orbite arabe à partir de 643. Tandis que la Cyrénaïque garde une certaine importance comme zone de passage entre Alexandrie et Kairouan, et est islamisée par des tribus nomades venues de Haute-Egypte (XIe siècle), la Tripolitaine passe dans la mouvance de Tunis.
Après l'occupation turque de Tripoli en 1551, la piraterie se développe. Pendant près de trois siècles, elle assure au pays l'essentiel de ses revenus et favorise l'émergence de la dynastie des Karamanli (1711-1835), qui se contentent de payer un tribut annuel au sultan. En 1835, les Turcs rétablissent leur autorité, sauf en Cyrénaïque, où s'installe la confrérie des Senousis.
En 1911, l'Italie déclare la guerre à la Turquie et occupe la Libye, se heurtant à une très vive résistance des tribus. En 1919-1920, les Italiens négocient un accord avec les Senousis ; mais, dès 1922, ils doivent lutter contre une révolte générale qui se poursuit jusqu'en 1931. Les Italiens intègrent la Libye au territoire national italien en 1939.
Par le traité de paix de Paris de 1947, l'Italie renonce à ses droits. Une Assemblée nationale réunie en 1950 proclame roi Muhammad Idris al-Sanusi, et promulgue une constitution instaurant une monarchie héréditaire. La Libye est déclarée indépendante en 1951.
L'Angleterre reçoit en location plusieurs bases stratégiques et le droit de maintenir des troupes dans le pays. Les Etats-Unis édifient, près de Tripoli, la base de Wheelus Field, pièce maîtresse de leur stratégie en Méditerranée et au Moyen-Orient. Les accords de 1967, qui prévoient l'évacuation des troupes britanniques et de la base de Wheelus Field, marquent l'affirmation du nationalisme libyen.
Le 1er septembre 1969, un groupe d'officiers pro-nassériens, dirigés par le capitaine Mouammar Kadhafi, renverse Idris Ier. Le nouveau "guide de la révolution", âgé de 27 ans, décrète la prise de contrôle de 51 % du capital des banques étrangères, promulgue une constitution provisoire. Il négocie la nationalisation des biens italiens, prend le contrôle des sociétés pétrolières et fait relever les prix du brut. Il crée des institutions calquées sur le modèle nassérien de parti unique. Kadhafi, promu colonel, lance, à partir de 1973, la "révolution culturelle" afin de modifier profondément les structures sociétales, politiques et religieuses. Les premiers comités populaires sont organisés, l'Union socialiste arabe, canalisée par le Conseil du commandement de la révolution, dans l'optique d'une démocratie directe, exposée dans les deux premiers volumes du "Livre vert" publiés par le colonel en 1975-1978 est créée. Le Congrès général du peuple (Parlement) est constitué en 1977, et, une Djamahiriyya (République) arabe libyenne populaire et socialiste, décrétée "Etat des masses", est proclamée, après l'abrogation de la constitution de 1969, à laquelle se substitue une "Charte du pouvoir populaire".
Le petit commerce est supprimé, la propriété immobilière est limitée, les professions libérales, le secteur privé et le salariat disparaissent. Au plan religieux, le corpus des hadith du Prophète est rejeté au bénéfice du seul Coran et de la charia. Le statut de la femme est modifié, la polygamie interdite. La révolution culturelle, étroitement contrôlée, se heurte à de nombreuses réticences que le régime s'efforce de faire taire : répression du mouvement étudiant en 1977, procès contre les dirigeants de l'ex-secteur privé en 1980, ...
Parallèlement, Kadhafi adopte la théorie de la révolution mondiale. Hostile à tout accord avec Israël (1973, un avion libyen est abattu par la chasse israélienne), le colonel se lance, à partir de 1975, dans une politique d'armement (achats d'armes à l'URSS et à la France). Après les heurts frontaliers avec l'Egypte (1977), l'affaire du golfe de Gabès (1970-1982) et de Gafsa (1980) avec la Tunisie, et le saccage des ambassades françaises et américaines à Tripoli (1979), la Libye intervient dans tous les conflits (Ouganda, Soudan) et soutient tous les mouvements d'opposition armée en Afrique, au Proche-Orient et en Europe (IRA irlandaise, ETA basque). Ces engagements lui valent l'opposition virulente des Etats-Unis, qui classent la Libye parmi les Etats soutenant le terrorisme international.
A la fin des années 1980, la chute des cours du pétrole provoque une crise économique et financière. La tension se développe  - tentative d'assassinat du colonel Kadhafi en 1984, raid américain de représailles, gel des avoirs libyens aux Etats-Unis, blocage des transactions commerciales, émeutes en 1989, ... Kadhafi, dont le pouvoir personnel s'accentue, opte pour le pragmatisme économique et prône la libéralisation politique : le petit commerce, les entreprises familiales, les services, les coopératives sont encouragés, les monopoles étatiques supprimés, et le salariat autorisé.
En 1991, Paris, Londres et Washington mettent en cause l'Etat libyen dans les attentats contre un avion de la Pan Am, en Ecosse (270 morts) et contre un DC-10 de l'UTA, en 1989 dans le désert du Ténéré (170 morts). La Libye est soumise à un isolement diplomatique croissant. En 1992, l'ONU décrète un embargo aérien et militaire, aggravé en 1993 avec le gel des avoirs financiers libyens à l'extérieur (quelque 21 milliards de dollars), avant d'être étendu aux biens d'équipement pétroliers. Ces années de crise sont marquées par une extrême tension. Le colonel Kadhafi, remettant en cause la politique d'unité arabe, débaptise la Djamahiriyya, qui, d'arabe, redevient libyenne. Les frontières sont à nouveau fermées avec la Tunisie et l'Egypte. Entre 1993 et 1995, des milliers de travailleurs étrangers sont expulsés du pays. Idem pour quelques 20 000 Palestiniens et pour plus de 350 000 migrants subsahariens.
Dans ce contexte difficile, la diplomatie libyenne, très active et habile, parvient à gagner à sa cause la Ligue arabe qui décrète une levée partielle de l'embargo en 1997, bientôt suivie par l'Organisation de l'unité africaine. Puis l'ONU suspend l'embargo aérien et militaire ainsi que le gel des avoirs financiers libyens. Ces décisions amorcent le retour progressif de la Libye sur la scène internationale. En 2003, reconnaissant sa responsabilité dans l'attentat de la Pan Am et acceptant d'indemniser les familles des victimes, Tripoli voit la levée de ses sanctions par les Etats-Unis et l'Union Européenne. La normalisation des relations avec les Etats-Unis intervient en 2006 avec l'ouverture d'une ambassade à Tripoli et le retrait de la Libye de la liste des Etats soutenant le terrorisme. En 2007, Kadhafi effectue une tournée européenne qui le mène en France, en Espagne et en Italie ; en 2009, entouré de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement, il célèbre avec faste ses 40 ans de pouvoir.
En 2011, prise en tenaille entre les révolutions tunisienne et égyptienne, la Libye est gagnée par un soulèvement de son peuple contre l'injustice à laquelle il est soumis. Les insurgés veulent renverser le colonel Kadhafi. Lâché par une partie des tribus et de l'armée, Kadhafi choisit la répression brutale. Excluant d'emblée toute intervention sur le terrain, la communauté internationale déclare illégitime le régime du colonel Kadhafi, adopte des sanctions lourdes contre le pouvoir libyen et saisit la Cour pénale internationale sur d'éventuels crimes contre l'humanité. Le clan Kadhafi, refusant d'abandonner le pouvoir, invoquant la thèse du complot et accusant al-Qaida d'être à l'origine de l'insurrection, contre-attaque. La Libye entre dans la guerre civile. Présentée par la France et parrainée par la Grande-Bretagne, la résolution 1973, tout en excluant le déploiement d'une force d'occupation étrangère, autorise des opérations militaires afin de bloquer la contre-attaque des forces loyales au colonel Kadhafi et d'assurer la protection des populations civiles ; les premiers bombardements frappent dans l’ouest et dans l’est du pays, près  des villes de Zouara, Tripoli, Misrata, Syrte et Benghazi. La Ligue arabe émet des réserves de même que la Russie et la Chine, tandis que l’Union africaine propose un plan de paix. Les opérations, sous commandement de l’OTAN et effectuées pour l’essentiel par les forces aéronavales françaises et britanniques, se poursuivent, le conflit s’enlise. Alors que le colonel Kadhafi – poursuivi pour crimes contre l'humanité ainsi que son fils Saïf al-Islam et son beau-frère Abdallah al-Senoussi (chef des services de renseignements libyens) – continue de défier la communauté internationale, le Conseil national de transition est reconnu comme autorité gouvernementale légitime de la Libye. La plus grande partie de ses infrastructures militaires étant détruite et, dans l’incapacité d’organiser une contre-offensive, le régime s’effondre. Le 20 octobre 2011, Kadhafi est tué au cours de la prise de Syrte, sa région natale.
Afin d’éviter la fragmentation du pays sur des bases tribales et régionales, des institutions démocratiques susceptibles de représenter les différentes composantes de la société libyenne doivent être créées alors que des revendications en faveur d’un système fédéral et d’une autonomie des provinces se font jour. Le rôle de la charia reste à définir précisément, l’institution d’un système judiciaire légitime et le désarmement des milices sont nécessaires. Un autre enjeu essentiel est la relance de l’économie, fondée sur l’exploitation pétrolière.
L’élection de l'Assemblée constituante en 2012, première élection démocratique de l'histoire de la Libye, qui a mobilisé environ 62 % des électeurs, est une étape décisive de la transition politique. Cependant, les autorités centrales ne parviennent pas à s’imposer et l’instabilité s’installe. Elu en 2012 à la présidence du Congrès général national, Mohamed Magarief s’engage à démanteler les nombreuses milices lourdement armées issues de la révolution ; mais il doit démissionner pour être remplacé en 2013 par Nouri Bousahmein en vertu de la loi excluant de la vie politique toute personne qui a occupé un poste à responsabilité sous le règne de Kadhafi. Premier ministre depuis 2012, Ali Zeidan peine à former un gouvernement cohérent. Par ailleurs, l’assassinat du militant politique anti-islamiste Abdessalem al-Mesmari provoque la colère contre les Frères musulmans accusés d’en être les instigateurs. La détérioration de la situation sécuritaire se traduit également par la paralysie de la production pétrolière.
C’est dans ce contexte critique que le Premier ministre annonce, en août, la création d’une commission pour le dialogue national. Le Premier ministre reste impuissant, notamment face aux fédéralistes du Fezzan, et ceux de Cyrénaïque qui ont formé un "gouvernement autonome" en 2013 et se sont rendus maîtres des terminaux pétroliers dans l’est, tentant de mettre la main sur l’exportation de brut. A cette rébellion, se mêlent les règlements de compte entre milices, les enlèvements de diplomates et les attentats attribués à des groupes islamistes radicaux qui profitent du vide institutionnel pour s’implanter. En conflit avec un Parlement affaibli, divisé et délégitimé qui a prolongé son mandat dans l’attente de nouvelles élections, contrecarré par les Frères musulmans, Ali Zeidan, destitué en 2014, se réfugie en Europe. Le ministre de la Défense Abdullah al-Thani, qui lui succède provisoirement, peine à s’imposer. Plusieurs fois démissionnaire, il est maintenu à son poste faute de successeur.
Dans cette anarchie, au printemps 2014, le général Khalifa Haftar prend la tête d’une opération militaire contre les milices islamistes de Benghazi parmi lesquelles Ansar al-Charia. Une nouvelle Chambre des représentants est élue. Si les islamistes sont donnés perdants, les rapports de force sont difficiles à établir. Cette assemblée ne réussit pas à empêcher la situation de se dégrader, les islamistes étant accusés par leurs adversaires d’attiser les conflits. Les combats s’intensifient à Benghazi et à Tripoli, notamment en vue du contrôle de l’aéroport, entre les brigades puissamment armées de Zintan et celles de Misrata alliées aux islamistes. Dans l'été, loin de la capitale, le nouveau Parlement entre en fonctions. Le Premier ministre A. al-Thani est confirmé à son poste, alors qu’une coalition de milices (Fajr Libya, Aube de la Libye) menées par celles de Misrata s’est emparée de Tripoli. Ces forces et la minorité de députés islamistes du précédent Parlement, refusant de reconnaître le verdict des urnes, prennent le contrôle des institutions et désignent leur propre Premier ministre.
Représentée ainsi par deux autorités rivales, la Libye s’enfonce dans le chaos.
Au cours de l’année 2015, la situation devient d’autant plus explosive et incontrôlable que Daech est parvenu à s’immiscer dans le conflit libyen. Ses forces s’imposent dans le centre du pays autour du golfe de Syrte dont elles prennent le contrôle. Leur objectif est notamment de s’emparer des installations pétrolières situées plus à l’est. Inquiète de cette nouvelle menace, l’ONU tente d’inciter les dirigeants libyens à former un gouvernement d’entente nationale. Des négociations aboutissent, en février 2016, à la formation d’un gouvernement d’union nationale dirigé par Fayez al-Sarraj et soutenu par les Nations unies, mais dont la légitimité reste cependant encore à établir.

Bon à savoir

Informations pratiques

Les chants touaregs
Les Touaregs marquent par leurs chants. Autour du feu, serrés les uns contre les autres, tapant le rythme avec les mains ou sur un jerrycan, ils chantent en chœur des hymnes au désert ou à l’amour. Des chansons proches de la transe par leur aspect répétitif, souvent ponctuées d’éclats de rire qui reflètent le bonheur d’un bon moment entre amis. Il nous appartient de leur donner envie de chanter devant ou avec nous...

A voir lors de votre passage en Tripolitaine
A Tripoli, la vieille ville avec ses artisans, marchés et maisons richement décorées, mais aussi le musée qui constitue une excellente introduction à la découverte des sites romains de la Tripolitaine. 
A une soixante de kilomètres à l’ouest, Sabratha possède le charme envoûtant des lieux un peu oubliés par le progrès et les foules. Cet ancien comptoir carthaginois conserve des trésors magnifiques comme le théâtre et ses superbes bas-reliefs. A 130 kilomètres à l’est de Tripoli, Leptis Magna, située dans une région très fertile, regorge sur 400 hectares de monuments remarquablement bien conservés, comme les thermes d’Hadrien, la basilique, l’arche de Septime-Sévère, le marché, le forum, etc. très peu visitée du fait de son éloignement, la vieille ville de Ghadamès, la “perle du désert”, classée au patrimoine de l’humanité par l’Unesco, au dédale de ruelles couvertes, était un carrefour caravanier reliant le Sahara à la Méditerranée.

Quels sont les souvenirs intéressants à rapporter ? 
Dans le Fezzan, vêtements touaregs, objets en cuir, bijoux. C’est à Tripoli que le choix sera le plus riche en artisanat et en épices.

Peut-on voyager en Libye pendant le ramadan ?
La période du ramadan n’empêche pas de voyager en pays musulman. Il y a simplement quelques petites adaptations concernant les repas et l’organisation de la journée. Lire notre conseil de guide https://www.allibert-trekking.com/191-ramadan-debut-fin 

Que faut-il savoir pour marcher dans les meilleures conditions dans le désert ?
Pour la marche, nous vous conseillons de porter des vêtements amples, à la fois agréables, mais aussi signe de respect pour les locaux. Nous vous rappelons que les contacts avec les populations locales sont facilités si votre tenue est en accord avec les coutumes locales. Avoir les bras et les jambes couverts dans le désert permet également de se déshydrater moins vite et réduit les risques d’insolation.
Pour vous protéger du soleil, du vent et de la poussière, vous pouvez acheter un chèche en début de voyage. Il remplace avantageusement foulard, chapeau, etc.

Le sable pose-t-il un problème dans certains cas ?
Malgré notre meilleure volonté et un entretien rigoureux, vous pouvez rencontrer des difficultés avec les fermetures à glissière des tentes : ces dernières sont définitivement incompatibles avec un vent de sable ! Ne forcez pas, nettoyez-les avec une vieille brosse à dents et informez votre guide. Merci de votre compréhension.
 
Electricité
Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Les prises électriques sont identiques aux prises françaises.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?

Prévoir une autonomie suffisante, car il n’est pas possible de recharger les batteries pendant les randonnées.

Quelques mots utiles 
La langue des Touaregs est le tamasheq. Apprendre quelques mots clés de cette langue vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de rendre plus agréables vos échanges avec les nomades touaregs. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour : madjafo.
Ça va bien alher ghas.
Merci tanemert.
Bonne nuit : artufat.
Chaleur : toukssé. Froid : essamed.
L'eau : amane. Le feu : temssé. Le désert : ténéré. La montagne : adghagh.
La nuit : ehad. L'étoile : atri. La lune : telit. Le soleil : toufouk. Le vent : adou.
Dormir : edisse. Manger : tété.
Partir : téklé.
Chameau alam
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer. Votre voyage n’en sera que plus riche ! Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Site Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Libye#Condition_f.C3.A9minine


Guides
Libye, Anthony Ham, Lonely Planet. 
Libye,
 Pierre Pinta, éditions Mondéos.
Libye, Pierre Pinta, éditions Olizane.

Beaux livres 
Libye, Danièle Boone et Ferrante Ferranti, éditions de Lodi.
Empreinte du Désert, Claude Brunerie et Jean-David Laurence, Critères Editions.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Notre équipe locale a vraiment du caractère ! Véritables hommes du désert à la forte personnalité, nos guides touaregs, fidèles et compétents, vous accueillent inlassablement avec la même chaleur et un sens de l’humour indéniable. La promesse d’un voyage inoubliable et surtout d’une expérience humaine riche en échanges et en découvertes !

C’est en 1998 que Michel Vibert, guide de haute montagne savoyard, responsable à cette époque des destinations “déserts” chez Allibert, rencontre Ali Meloud, fils d’un sage chamelier touareg. Un beau partenariat avec l’équipe Allibert naît alors, assurant la prospérité de l'agence d’Ali. Ce succès jamais démenti tient surtout aux relations créées au fil du temps entre les guides français et libyens. Car pendant plusieurs années, ces guides ont travaillé en tandems, parfaitement complémentaires, l’un formant aux techniques de gestion d’un groupe de trekkeurs, l’autre communiquant sa passion et sa connaissance du désert. Puis un beau jour, nos guides libyens se sont montrés suffisamment efficaces pour encadrer nos voyages seuls... au grand regret de nos guides français qui aimaient tant partager avec eux ! A tour de rôle, nous invitons nos guides touaregs à venir effectuer un séjour de formation en France, dans les Alpes. De superbes expériences pour eux et pour nous...

Nos actions de tourisme responsable

En 2010, afin d’aider nos guides locaux pendant la basse saison, nous avons mis en place des microcrédits. Chacun a choisi d’investir, en fonction de sa sensibilité et de ses compétences, dans l’élevage ou dans l’artisanat.
2012 : Aide au Sahel, une action de solidarité
La collecte de dons pour aider nos équipes au Sahel, privées des revenus du tourisme après la fermeture de leur pays, a permis de récolter la somme de 23 790 euros auprès de nos voyageurs, de nos guides, prestataires, ... auxquels s'ajoute l'abondement Allibert, une somme équivalente, soit 47 580 euros. Dodo, Brahim et Dicko, nos trois guides libyens, ont reçu la somme de 8 300 euros, qui leur a permis d'acheter des moutons et des chèvres et de démarrer ainsi leur élevage.

Pour suivre toutes nos actions de tourisme responsable, rendez-vous sur notre site : www.allibert-trekking.com/84-tourisme-responsable-equitable.htm.

Le respect des us et coutumes

La Libye est le pays d’un peuple cosmopolite, mais nous rencontrerons surtout les Touaregs. Bien que sédentarisés, les Touaregs libyens restent encore très attachés à leur culture, à leur langue et à leurs traditions.
Notre équipe touarègue sera ravie de vous faire découvrir la richesse de sa culture. Après vous avoir donné les clés de la conduite à tenir, votre guide-accompagnateur n’insistera pas si vous ne suivez pas ses conseils. En effet, selon les coutumes locales, on ne contrarie jamais son hôte et on ne dit pas non. A vous de bien écouter ses remarques et ce qu’il veut vous faire comprendre, parfois par le biais d’histoires ou de paraboles compliquées... En règle générale, les Touaregs sont des gens ouverts et tolérants.
 
Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules.
— Si vous voyagez en période de ramadan, consultez notre conseil de guide : https://www.allibert-trekking.com/191-ramadan-debut-fin
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.

Ces précautions favorisent les échanges.

Les conseils de Ali, notre partenaire en Libye
— Lorsque vous mangez avec la main, utilisez la droite. La gauche est considérée comme impure.
— Avant d’entrer dans une tente, évitez de surprendre : annoncez-vous en toussotant par exemple et déchaussez-vous.

La préservation de l'environnement

La végétation se réfugie le plus souvent dans les lits d’oueds. Elle a développé des caractéristiques de type xénophile pour s’adapter au milieu désertique et recueillir toute trace d’humidité ou contenir le sel. Les plantes et les arbres procurent de multiples ressources aux habitants du Sahara : nourriture pour les hommes et les animaux, base de la pharmacopée traditionnelle, combustible et matériaux nécessaires à l’habitat et à la fabrication artisanale d’ustensiles.
Comme la végétation, la faune saharienne est adaptée au milieu désertique et développe ses propres stratégies pour résister à la chaleur et au manque d’eau. On trouve scorpions et scarabées et quelques reptiles (vipères et lézards), surtout présents pendant les périodes chaudes (il y a peu de risque d’en rencontrer au cours des randonnées, qui se déroulent en hiver). Les mammifères sont aussi présents dans le désert avec les gazelles, les mouflons de montagne ou les fennecs.
La sécheresse, la désertification, la déforestation, la salinisation, menacent le territoire.

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. 
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Les conseils de Alexandre, notre responsable pour la Libye

— Ne souillez pas les points d’eau avec les produits d’hygiène (savon, gel douche, etc.).

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans l’absorption carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking absorbe depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...