
Quelles sont les précautions à prendre avant de partir ?
Reconstituez tout ce qui s’est passé durant la saison et, bien sûr, consultez la météo et les risques d’avalanche, en vous rappelant qu’il y a globalement moins d’accidents en niveau 4 qu’en niveau 2... tout bêtement parce que les montagnards sont moins vigilants lorsque le risque annoncé est faible…
Surtout, évaluez les risques dès la phase d’approche en observant le massif, la couleur de la neige, l’orientation du vent, la forme des nuages, la température... Ces données sont utiles pour identifier une situation potentiellement délicate.
Que faut-il faire pour éviter les risques pendant la course ?
Il faut avant tout être capable de changer d’itinéraire à tout instant : la nivologie est une science “en temps réel”, car, en montagne, rien n’est définitif, surtout pas la stabilité de la neige ! Il faut aussi savoir rebrousser chemin, voire annuler une sortie.
Pour prendre les bonnes décisions, vous devez sans cesse évaluer la force du vent, l’orientation des pentes, l’humidité ambiante et la température de l’air... tous ces éléments influent sur la neige et peuvent altérer sa stabilité.
Et, bien sûr, regardez, écoutez et sentez la neige : la moindre nuance de couleur, le plus petit craquement, l’odeur la plus infime peuvent révéler une mine d’informations sur sa stabilité. De manière plus scientifique, vous pouvez également prendre la température des différentes couches de neiges et regarder à la loupe la forme et la cohésion des flocons. Avec la neige, les cinq sens sont sollicités.
Où peut-on se former à la nivologie ?
La FFME (Fédération française de montagne et d’escalade) et l’Anena (Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches) sont les organismes les plus qualifiés en la matière. Un diplôme, c’est bien, mais rien ne vaut la pratique, la pratique et encore la pratique !