Comment éviter de se faire piquer ?
– On évitera évidemment de séjourner, de camper dans les zones les plus propices à ces insectes : bois denses de fond de vallée aux eaux stagnantes pour préférer les zones aérées en hauteur.
– On pourra aussi modifier le rythme de la journée pour éviter d’être statique en zone exposée aux heures les plus « critiques ».
– Un bon feu de bois permet d’éloigner une partie de ces gêneurs. On n’hésitera pas à produire de la fumée, censée éloigner les mouches noires, en rajoutant des mousses et du bois vert.
– Si on doit séjourner dans une zone infestée, il est essentiel de se couvrir correctement, des pieds au cou. Tant pis pour le look ou le bronzage ! On n’hésitera pas à remonter les chaussettes sur le pantalon. Les couleurs claires ou kaki seront préférées aux couleurs sombres, les vêtements amples aux mailles serrées (ex : coupe-vent) aux collants. Dans les cas extrêmes, on n’hésitera pas à serrer les manches de son coupe-vent avec des velcros.
– Pour les mains et les poignets, si la zone est moyennement infestée, un simple répulsif pourra suffire (citronnelle, lavande, essence de tanaisie, etc.). Dans les zones infestées, deux seules solutions pour les mains et les poignets : les gants ou un répulsif puissant et longue durée (jusqu’à 4 heures) à base de DEET (diéthyl-toluamide, par exemple Watkins à 30 %). Cette substance toxique agit en bloquant les récepteurs qui permettent aux insectes de déceler la présence de CO2 émis par la victime. Il convient cependant de ne pas en abuser, car ce produit très actif peut irriter la peau (il fait fondre certaines matières plastiques : bracelet de montre, etc.).
– Pour la tête et le cou, il faut utiliser ce produit avec modération, en se contentant d’une couche mince pour le front et les joues. Si cela ne suffit pas, il est conseillé d’enfiler une moustiquaire de tête en mousseline légère qui ne quitte jamais la poche du coupe-vent. L’inconvénient de cette dernière est une visibilité amoindrie particulièrement gênante en fin de soirée si on doit encore se déplacer.
– La toilette du soir, à l’heure de la curée, est souvent un exercice difficile. On pourra la faire dans sa tente ou sous sa moustiquaire, à l’aide d’une cuvette ou de lingettes. On peut aussi se baigner et se savonner tout habillé. Une opération tout en un : toilette et lessive !
– Dans les zones infestées, il est indispensable, de dormir dans un lieu protégé par une moustiquaire (tente, de lit, etc.) imprégné ou non de produit répulsif. Dans tous les cas, il faut s’assurer que le volume est « clair » avant de s’endormir.