
A quel(s) moment et dans quelles circonstances est-on amené à bivouaquer ?
Dans la forêt amazonienne, où les chutes d’arbres sont le risque numéro un, il faut chercher un emplacement auprès d’un arbre sain en vérifiant sur un périmètre de 30 mètres que les arbres alentour le soient également. Pour éviter de s’égarer – la canopée est trop épaisse pour bénéficier de l’éclairage naturel de la lune —, l’idéal est d’installer une petite bougie à 1,50 mètres de son hamac. Dans la savane (Kenya, Tanzanie) où le bivouac permet de se protéger des animaux, je n’hésite pas à faire un feu ou un muret de broussailles et d’épineux.
Le souvenir de bivouac que vous aimeriez partager ?
Les nuits en bivouac sous les étoiles sont toujours des moments fabuleux, peut-être parce qu’elles ont su me rapprocher de l’époque où les hommes vivaient à l’extérieur et imaginaient des histoires sur ce ciel étoilé… Mais mon souvenir le plus marquant a sans doute été ces nuits passées au Zanskar, l’un des grands massifs du Cashmere situé non loin de la frontière du Pakistan. L’hiver, l’accès à la fois difficile et magnifique s’effectue en longeant une gorge sur un fleuve gelé : nous installions nos bivouacs dans des grottes sur des petites berges semblables à des balcons qui permettaient de profiter, sans aucune mesure, des constellations.
Matériel : pensez-y !
