Bannière Guides par passion

Dolpo, le “pays caché” du Népal

L’accès n’est pas facile, entravé par les cols enneigés, parfois à plus de 5 000 mètres. Mais lorsque l’on pénètre dans cette dernière enclave tibétaine, le spectacle est magique. Au nord de la barrière du Dhaulagiri, dans la haute chaîne de l’Himalaya, le Dolpo est un lieu hors du temps, longtemps interdit aux étrangers.

Loin de tout

Plusieurs jours de marche sont nécessaires pour rejoindre l’une des plus hautes régions habitées du monde, au cœur des sommets himalayens. Des chemins qui montent, descendent puis montent encore. Un “pays caché” découvert par Guru Rinpoché au VIIe siècle avant J.-C, raconte la légende… Historiquement, une région occupée par le Tibet depuis le Xe siècle jusqu’à 1769, où elle est annexée par le Népal.
Loin de tout, immenses forêts de pins et de junipers, minéralité des déserts d’altitude, glaciers sommitaux, vallées vertes, le Dolpo, absent des cartes géographiques jusqu’en 1950 et interdit aux étrangers jusque dans les années 80, a conservé intactes la culture et les traditions de l’ancien Tibet.

Dolpopas Népal

Peuple des montagnes

Ici, l’hiver dure six mois, six mois coupés du monde par les cols recouverts de neige, dans des conditions extrêmes.
Les Dolpopa, nomades d’origine tibétaine, pommettes hautes et yeux en amandes, large sourire, sont agriculteurs (orge, blé, pomme de terre, colza…) ou éleveurs, de yaks, de chèvres, de chevaux. Leurs maisons de pierre au toit plat, sans cheminée, sont percées d’une ou deux petites ouvertures pour empêcher le froid d’entrer. Partout, drapeaux à prières, murs à mani, chortens (équivalent du stupa népalais) et gompas rappellent l’importance du sacré. Bouddhisme et religion bön cohabitent harmonieusement La vie s’écoule au rythme des saisons et de la pratique spirituelle, réduite à la plus grande simplicité.

Shey Gompa Dolpo Népal

La route du Sel

Depuis la nuit des temps, dans ces villages perdus et ces vallées secrètes, les habitants pratiquent le troc. Les caravanes de yaks franchissent l’Himalaya deux fois par an pour rejoindre les hauts plateaux du Tibet. Là, ils échangent leur orge, contre le sel des lacs d’altitude, qu’ils monnayent ensuite dans les basses vallées du Népal. Ils ramènent du riz, du blé, du maïs..., qui leur permettront de subvenir à leurs besoins le reste de l’année.
Aujourd’hui, c’est le yarsagumba, une plante aphrodisiaque qui pousse sur les hauts plateaux très prisée en Asie, qui fait la richesse de la région.

Caravane de yaks Dolpo Népal

Passages obligés d’une randonnée au Dolpo

• Shey Gompa, le monastère de la “montagne de cristal”, lieu de pèlerinage bön et bouddhiste.
• Kanjeralwa, massif glaciaire encore secret culminant à 6612 mètres.
• Le vieux village fortifié de Chharka Bhot, dans le haut Dolpo (4320 m).
• Le lac glaciaire de Phoksundo, aux eaux turquoise.
• La vallée de Tarap et ses petits villages.