Costa Rica

Avez-vous déjà observé l’éclat du quetzal en vol ? Ecouté le concert des singes hurleurs ou le raffut du tatou ? Assisté au débarquement nocturne des tortues de la Caraïbe ? Relevé la trace du tapir et du jaguar ? Admiré mille espèces d’orchidées ?
Situé au centre des Amériques, le Costa Rica a le privilège d’accueillir une bonne partie de la faune et de la flore de la planète. La randonnée est le moyen idéal pour s’immerger dans cette vie aussi multiple que la nature le permet ! Ce paradis tropical où la nature règne en maître offre tout à la fois des plages de rêve et un relief montagneux, une jungle luxuriante et un volcanisme encore actif, une forêt tropicale mystérieuse et deux océans, aux vagues parfois impressionnantes... La richesse envoûtante de ces beautés naturelles n’a d’égale que la gentillesse et la chaleur des habitants, les Ticos, comme se surnomment eux-mêmes les Costariciens.
Alors, prêt à vivre une grande aventure dans ce véritable paradis sauvage ? Suivez-nous...
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Repères

Population

4,8 millions d’habitants.

Superficie

51 100 km2.

Capitale

San José

Villes principales

Alajuela, Cartago, Puntarenas, Heredia, Liberia.

Points culminants

Chirripó Grande (3 819 m).

Parcs nationaux

une quarantaine au total, soit près de 30 % du territoire en zone protégée.

Langue officielle

espagnol.

Religions

catholiques (76 %), protestants et mouvements évangélistes (14 %).

Décalage horaire

par rapport à la France, sept heures de moins de novembre à mars, huit heures de moins d’avril à octobre. UTC/GMT : - 6h.


Géographie

Le Costa Rica est bordé par le Nicaragua au nord, le Panama au sud-est, l’océan Pacifique à l’ouest et au sud et la mer des Caraïbes à l’est.
Le pays est traversé par trois zones montagneuses coupées de dépressions (dont la vallée Centrale), selon un axe nord-ouest sud-est : la cordillère volcanique de Guanacaste, la Cordillère volcanique centrale et la cordillère de Talamanca. La cordillère de Guanacaste et la Cordillère centrale comptent une multitude de volcans, actifs et éteints : le Rincón de la Vieja (1916 m), aux flancs ponctués de nombreuses mares de boue, le Tenorio, le Miravalles, le Turrialba... Les trois plus visités sont le Poás (2704 m), dont le cratère principal, occupé par un lac acide, est le plus large du monde (1320 m de diamètre), l’Irazú (3432 m) et l’Arenal (1633 m), actif depuis 1968, près duquel sont construits de nombreux hôtels et thermes. Cette succession de massifs sépare les plaines de la côte Caraïbe – 212 kilomètres de long – qui se distingue par des mangroves, marais et plages de sable de la côte Pacifique, plus découpée et plus rocheuse, et qui, ponctuée de golfes et de péninsules, s’étend sur 1 016 kilomètres.

Climat

Le Costa Rica connaît un climat tropical, en général humide et chaud. C’est un pays vert et luxuriant.
Randonner au Costa Rica est possible tout au long de l’année. Les températures sont agréables, avec plus de variations journalières que saisonnières. En moyenne : 19 °C à San José, 25 °C au niveau de la mer, 6 °C à 3 000 mètres d’altitude.
Schématiquement, deux saisons se distinguent :
- la saison sèche, de décembre à avril, le verano des Costariciens : soleil et ciel dégagé la plupart du temps ;
- la saison humide, de mai à novembre : moins de touristes, meilleure observation de la faune et une flore différente sont autant d’avantages pour voyager à cette période. Le temps est généralement ensoleillé le matin avec des averses parfois torrentielles l’après-midi. Il y a souvent un bel épisode ensoleillé en juillet (le veranillo). Par contre, les saisons sont plutôt inversées sur la côte Caraïbe, très ensoleillée entre août et novembre.
Le pays bénéficie de microclimats très variés : le Pacifique nord, par exemple, connaît chaque année plus de quatre mois de sécheresse absolue alors que certains versants reçoivent 8 à 10 mètres d’eau par an !

Économie

Le Costa Rica présente une situation économique enviable en Amérique centrale, et plus généralement en Amérique latine. Grâce à la mise en place d’un Etat-providence, ce pays a réussi à réduire fortement la pauvreté et dispose des meilleurs indicateurs sociaux de la zone. La suppression de l’armée en 1948 a permis de consacrer 20 % du PIB à la santé et à l’éducation, d’où le taux actuel d’extrême pauvreté limité à 7 %, une espérance de vie culminant à 79 ans, un taux d’alphabétisation de 96 %, un PIB par habitant de 5 627 USD et un système de protection sociale couvrant plus de 80 % de la population.
Le secteur agricole (café, banane, mais aussi fleurs et fruits tropicaux) représente à peine 10 % du PIB, l’industrie pesant environ 30 % – le pays est le plus industrialisé de l’isthme –, et les services assurant plus de 60 % de l’activité (dont 10 % pour le seul secteur touristique).
Les variations climatiques du pays conduisent les exploitants agricoles à choisir leur région d'implantation en fonction de la culture qu'ils pratiquent : le café pousse entre 600 et 1 200 mètres d’altitude, tandis que la banane, l’une des principales ressources du pays, est cultivée dans les plaines humides de l’Est, du Sud-Ouest et du Nord.
Dans les années 1990, la production de produits agroalimentaires, chimiques, textiles et métallurgiques s’est développée, encouragée par l’augmentation de la demande étrangère, principalement nord-américaine. Traditionnellement, le Costa Rica exporte avant tout du sucre.

Société

La société costaricainne est jeune et urbaine : 27 % de la population a moins de 14 ans, 61 % des Costaricains vivent en ville. Bien que se proclamant une nation sans classes sociales et malgré une apparente homogénéité, la société costaricaine est incontestablement dominée par les descendants d’une oligarchie espagnole. La communauté noire n’a vu reconnaître ses droits qu’en 1949. Quant à la minorité indienne, peu nombreuse, elle vit à l’écart, largement ignorée du reste de la population.

L'histoire du pays

Le Costa Rica est exploré dès le XVIe siècle. Cartago, fondée en 1563, en est la capitale jusqu’en 1823. Des révoltes d’Indiens marquent l’époque coloniale. Le Costa Rica fait partie de la capitainerie générale de Guatemala et tire sa principale richesse de l’élevage de mules destinées au trafic interocéanique de Panamá. Le pays devient indépendant en 1823, l’esclavage y est aboli aussitôt. De 1824 et 1838, le Costa Rica est l’un des cinq Etats unis de la République fédérale d’Amérique centrale, avant de devenir une République souveraine. La grande homogénéité de la population et un cadre géographique limité expliquent le caractère paisible de la vie politique. Seule la dictature du général Tinoco (1917-1919) rompt la continuité constitutionnelle qui existe depuis 1882, et le pays connaît à partir de la présidence de González Flores (1914-1917) des lois fiscales modernes et l’intervention de l’Etat dans la vie économique.
La Constitution du Costa Rica rédigée en 1949 n’a pas changé depuis. Les femmes et les Noirs obtiennent le droit de vote, les présidents n’ont pas le droit de se représenter à la suite d'un premier mandat et un tribunal indépendant garantit la régularité des élections. La dissolution de l’armée figure également dans le texte de cette Constitution.
Bien que le Costa Rica compte plus d’une douzaine de partis, le Partido de Liberación Nacional (PLN), fondé par Don Pepe Figueres, et le Partido Unidad Social Cristiana (PUSC) dominent la vie politique. Figueres est élu en 1953 et 1970. Autre président célèbre de la même couleur politique, Oscar Arias gouverne le pays de 1986 à 1990. Son action constante en faveur de la paix lui a valu le prix Nobel de la Paix en 1987. Plébiscité par les couches laborieuses et pauvres de la population, le PUSC a vu son candidat, Rafael Angel Calderón Fournier, succéder à Oscar Arias. Après la victoire de José Maria Figueres (PLN) en 1994, largement critiqué pour sa mauvaise gestion économique et ses mesures impopulaires (hausse des prix et des taxes), c’est de nouveau le PUSC qui est aux affaires en 1998 avec la présidence de Miguel Angel Rodríguez.
Sous la pression d’une mobilisation sans précédent de la population en faveur du service public, le projet de privatisation de l’Institut costaricien d’électricité, recommandé par le Fonds monétaire international, est bloqué. Le président Miguel Angel Rodriguez doit même renoncer à une grande part de son programme de privatisation de l’économie costaricienne.
En octobre 2007, le camp présidentiel remporte le référendum de ratification de l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis (Tafta ; appelé aussi TLC dans le pays) mais il rencontre des difficultés à faire adopter les lois découlant de cette ratification ; pourtant, la nécessité de procéder à des réformes se fait sentir d’autant que la délinquance et le crime organisé, lié au narcotrafic, commencent à affecter durablement ce pays pourtant réputé tranquille.
En 2010, première femme à être élue à la tête de l’Etat, Laura Chinchilla, vice-présidente et ministre de la Justice d’Oscar Arias, l’emporte dès le premier tour avec près de 47 % des suffrages.
Malgré sa tentative de présenter sous un meilleur jour le bilan de son action, le gouvernement, soupçonné de corruption et accusé d’inefficacité, ne parvient pas à enrayer la très forte chute de sa popularité. La détérioration de l’image de la présidente et l’usure du pouvoir entraînent la défaite du PLN aux élections de 2014. S’il reste le premier parti, il recule, tandis que progresse la gauche conduite par le Front élargi, fondé en 2004.

Bon à savoir

Informations pratiques

Costaricain, Costaricien ou Tico ?
Si costaricain semble le plus instinctif à employer, c'est pourtant costaricien qu'il faut privilégier en langue française. Sur place, c'est sous le terme "tico/tica" que se nomment les Costariciens.

¡ Pura vida ! et bonheur
¡ Pura vida ! s'utilise pour saluer et souhaiter bonne chance à son interlocuteur. A la question ¿ Qué tal ? (Comment ça va ? ), on répond par ¡ pura vida ! (parfaitement bien !) qui démontre surtout la bonne humeur.

Écologie et écotourisme
Pionnier de l'écotourisme, le Costa Rica a déclaré la paix à la nature.

Les carretas
A l'origine moyen de transport, ces charrettes de bois multicolores et décorées de manière ostentatoire sont aujourd'hui, objets de décoration et représentent le symbole de l'artisanat costaricien.

Le marimba
anime de nombreuses soirées. Composé de lamelles de bois local, c'est une sorte de xylophone.

Le rancho
Construction ouverte sur trois ou quatre côtés et le plus souvent recouverte de palmes. De nombreux bars et restaurants ont choisi cette architecture, bénéficiant ainsi d'une vue extraordinaire sur la plage, sur la forêt ou les montagnes.

La romería

Ce pèlerinage voit l’ensemble des habitants du pays converger tous les 2 août vers la cathédrale Notre-Dame-des-Anges de Cartago. Ils viennent rendre visite à la Negrita, sombre sculpture en pierre de la Vierge Marie, apparue au XVIe siècle à l’emplacement de la cathédrale.

Le quetzal
Considéré comme l'un des plus beaux oiseaux tropicaux du monde, le quetzal est l'emblème de la civilisation précolombienne. Le quetzal resplendissant possède un plumage émeraude. Son chant rivalise très bien avec celui du rossignol.

Est-il facile de prendre des animaux en photo ?
Au Costa Rica, nombre d’animaux sont visibles et se prêtent à l’observation et à la photo, si l’on respecte les règles simples de discrétion, d’approche silencieuse et de distance minimale. L’observation est parfois difficile car le milieu est relativement fermé, les animaux, petits, la végétation, luxuriante, et il y a peu de lumière. Il faut donc être à l’écoute du moindre bruit, se trouver si possible au bon endroit (un arbre aux fruits mûrs par exemple), savoir où regarder et quoi voir : il faut avoir observé un paresseux pour en dénicher un autre.  

Electricité
Tension électrique 120 V, 60 Hz. Prévoir un adaptateur.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger vos batteries.

Quelques mots utiles
Apprendre quelques mots clés en espagnol, la langue nationale au Costa Rica, vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de faciliter vos échanges avec les Costariciens rencontrés. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour, comment allez-vous ? : ¿ Buenos días, cómo está ?
Salut, comment ça va ? : ¿ Holà, que tal ? Réponse : ¡ Muy bién, por dicho ! (très bien, par chance !).
S’il vous plaît : por favor.
Merci : gracias ; de rien : de nada.
Au revoir : hasta luego.
Oui : ; non : no.
Excusez-moi : discúlpeme.
Formidable ! : ¡ Pura Vida ! (expression fétiche du Costa Rica).
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer... Votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Sites Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Costa_Rica.
http://www.routard.com/guide/costa_rica.

Guides
Costa Rica, Lonely Planet.
Le Grand Guide du Costa Rica, Bibliothèque du Voyageur Gallimard.
Costa Rica, Footprint Gallimard.
Le Costa Rica, Karthala.
Costa Rica, voyage au cœur du vivant, Stéphan Bonneau, Vigot.
Costa Rica, National Geographic Society.
Guide des plantes des Caraïbes et d’Amérique centrale, Rolf Blancke, Ulmer.
La Forêt tropicale humide, Henri Puig, Belin.
Watching wildlife in Central America, Lonely Planet (en anglais).

Récit
Miskito Coast, Peter Ford, Payot.

Littérature
Mourons ensemble, Federico, Joaquin Gutiérrez, Actes Sud.
Maria la nuit, Anacristina Rossi, Actes Sud.
Déluge de soleil, nouvelles contemporaines, Collectif, Unesco.
Saison de fièvre, Ana Istaru, La Différence.

Ouvrages illustrés

Arts précolombiens d’Amérique centrale, Collectif, éditions Somogy.
Amérique centrale, les pays de l’arc-en-ciel, Alain Chenevière, Vilo.

Carte
Costa Rica, 1/330 000, ITM.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Eric, guide-accompagnateur Allibert de longue date, parcourt le Costa Rica depuis près de 15 ans. Fasciné par la diversité de ce pays et la richesse de ses écosystèmes, il y passe chaque année plusieurs mois en quête d’une curiosité naturaliste, d’un oiseau rare ou d’un itinéraire inédit. Tous nos voyages sont cousus main par ce découvreur de sentiers et excellent guide qui connaît parfaitement les ingrédients d’une randonnée réussie ! Autour de lui, une solide équipe d’accompagnateurs français ou costariciens, tous passionnés et grands connaisseurs de la faune et la flore tropicale.
Pour Eric, faire découvrir un Costa Rica authentique, c’est s’engager pour soutenir les initiatives locales. Elles sont nombreuses dans ce pays : associations de défense de l’environnement, réseaux de tourisme rural, agriculture organique… D’où le choix de travailler avec des prestataires impliqués dans l’écotourisme : écolodges, hébergements de type familial, guides locaux, coopératives.

Nos actions de tourisme responsable

Dans le cadre de notre démarche pour un tourisme responsable, nous avons soutenu le projet des femmes de l’île de Chira qui développent un accueil écotouristique. En 2007, nous leur avons fourni des vélos, ce qui leur permet d’avoir un revenu complémentaire en organisant des balades à vélo sur l’île.
 
Pour suivre toutes nos actions de tourisme responsable, rendez-vous sur notre site https://www.allibert-trekking.com/634-valeurs-et-engagement.

Le respect des us et coutumes

Le Costa Rica est le point de rencontre de deux grandes cultures ancestrales en Amérique. Le Nord du pays était le point le plus au sud de l’influence de l’empire maya quand les conquistadors espagnols sont arrivés au XVIe siècle. A l’opposé, le centre et le Sud du pays ont subi l’influence des Chibchas. Au cours des XVIIe et XVIIIe siècle, la côte atlantique du Costa Rica a été colonisée par des esclaves africains. Au même moment, des milliers de familles chinoises sont arrivées pour travailler sur les chemins de fer. Ces diverses influences ont développé une culture extrêmement variée.

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.
 
Ces précautions favorisent les échanges. 

La préservation de l'environnement

Une véritable culture écologique existe dans ce pays, partagée par l’ensemble de la population, ceci malgré les pressions économiques (projet de complexes hôteliers, recherche pétrolière, etc.).
Environ 30 % du territoire sont classés en zones protégées : parcs nationaux, réserves biologiques publiques ou privées. Les premiers parcs nationaux ont été créés en 1955 et un véritable système a été mis en place dès les années 1970 pour protéger un patrimoine naturel exceptionnel, rassemblant plus de 5 % des espèces de la flore et de la faune mondiale sur un territoire à peine équivalent à un dixième de la France. Environ un tiers du pays est recouvert par la forêt. Le pays a connu une déforestation galopante (au début du XXe siècle, les forêts couvraient 95 % du pays). A l’heure actuelle, la tendance semble s’inverser et des mesures restrictives ont été prises : une loi interdit par exemple l’abattage de tout arbre sans l’approbation du gouvernement.
 
Quelques animaux à voir, entendre, sentir, imaginer
• Les singes, seigneurs visibles de la forêt. Il en existe quatre espèces :
- le singe hurleur, le Pavarotti des forêts tendance rugissante, donne concert tous les jours à l’aube, frissons garantis…
- le singe-araignée ou atèle, un acrobate de haut vol mais du genre susceptible ; il lui arrive de brandir un bâton pour mettre en déroute les admirateurs ;
- le capucin moine, intelligent en diable, capable d’utiliser des outils à l’égal des primates plus évolués ;
- le saïmiri, singe-écureuil ou mono titi, mignon comme un cœur, mais chasseur aussi impitoyable que les fourmis soldats.
 
Les félins, seigneurs invisibles de la forêt
Voici, par ordre croissant de taille : l’oncille (tigrillo), de la taille d’un petit chat, le margay, le jaguarondi, l’ocelot, le puma et le jaguar (ce dernier pouvant atteindre 200 kg). Ils ont besoin d’un vaste territoire (jusqu’à 100 km2), et sont très menacés par l’homme, qu’ils évitent comme la peste. Les félins sont là, mais on ne les voit pas, sauf cas exceptionnels : il arrive parfois, dit-on, qu’un homme soit suivi par un jaguar qui se montre curieux, mais non agressif. Des groupes Allibert ont pu observer des félins à deux reprises : un jaguarondi littéralement tombé d’un arbre dans un grand feulement de mécontentement, et un puma entrevu en bordure d’un chemin.
 
• Autres mammifères
- le tapir, plus gros mammifère d’Amérique tropicale, est un herbivore de 300 kg à la beauté étrange d’un éléphant à courte trompe et à petites oreilles, capable d’évoluer avec la discrétion la plus totale sur ses pattes à trois doigts, dont on voit parfois les empreintes ;
- l’agouti et le paca, rongeurs impénitents de fruits au sol, l’un est diurne et le second nocturne ;
- le coati : imaginez grosso modo un corps de singe avec une tête de chien, qui se déplace en bande à la queue leu leu sur les arbres et sur le sol ;
- le raton laveur, cousin du coati, spécialiste du vol par effraction de tout ce qui est en boîte : crabes, œufs de tortue, graines, détritus…
- le tatou, affairé, bruyant et miro au point de heurter vos pieds si vous êtes immobile ;
- le fourmilier : genre petit ours vêtu d’un élégant gilet noir et orange, crochets au bout des pattes, tire une langue interminable de son museau en entonnoir, même comportement que le tatou, en fin de compte rien à voir avec un ours…
- le petit fourmilier, minuscule et nocturne, quand il dort, il ressemble à une balle de tennis jaune coincée dans les branches d’un arbre ;
- le paresseux, très bien adapté à la vie arboricole ; arrimé de ses deux ou trois doigts (selon l’espèce), il vit la tête en bas, a le poil vert et le sens du poil à l’envers, accélère le mouvement une fois par semaine quand il s’agit de faire ses besoins… au sol, moment où il est le plus vulnérable ;
- le coyote, aussi à l’aise en forêt qu’en ville (comme à San José), on le voit parfois trotter sur les routes la nuit (peut faire du 50 km/heure sur de bonnes distances), mais quelle émotion d’écouter le chant des meutes au crépuscule ;
- le pécari, sorte de petit sanglier qui se détecte plus à l’odeur qu’à la vue, redouté ou redoutable ; vit en grandes meutes sans craindre grand chose, sauf les hommes, à qui il montre les dents (impressionnantes) ;
- le kinkajou, petit fantôme de la forêt dont on entend le cri la nuit quand il explore son territoire arboricole ; c’est un carnivore qui…mange des fruits ; on peut voir ses grands yeux à la lumière des frontales ;
- les chauves-souris : la nuit leur appartient, et il y a 105 espèces de ces mammifères ; certaines sont frugivores, d’autres nectarivores ou piscivores (des serres pour capturer les poissons), ou encore carnivores comme les fameux vampires qui sucent le sang du bétail (pas des humains) ; ils sont capables d’altruisme en s’alimentant mutuellement pour survivre.
 
• Les amphibiens
Si le crapaud doré de Monteverde semble disparu à jamais, il est possible d’admirer :
- le crapaud marin, de fait un honnête terrien chasseur d’insectes dont le poids peut atteindre 1,5 kg, la grenouille blue jeans, petite (2 cm), mais célèbre pour ses belles couleurs rouge et bleue et sa réputation sulfureuse. Hautement toxique, les Indiens l’utilisaient pour empoisonner leurs flèches ;
- la grenouille de verre, si transparente qu’on voit ses organes, ou encore le sapo borracho, littéralement le “crapaud bourré ”, qui sort (rarement) pour pousser un redoutable cri d’amour qui ne laisse aucun doute sur l’origine de son nom.
 
• Les reptiles
- les tortues marines : au Costa Rica, on trouve six espèces, dont la tortue verte de l’Atlantique (Tortuguero est le spot mondial de reproduction, pontes de juillet à octobre ) ; la gigantesque tortue luth (mars à juillet à Tortuguero) et la caret ;
- les lagartos : c’est ainsi que les Costariciens nomment les lézards, du gecko nain grand comme une moitié d’allumette au vénérable crocodile de 6 m de long : sachez bien interpréter les panneaux qui indiquent au bord des rivières Cuidado ! Lagartos ! Cette famille a pour représentant célèbre le lézard Jésus-Christ, star de cinéma (a servi de modèle pour Jurassic Park) capable de courir à la surface de l’eau sur 20 m avant de piquer une tête et foncer comme un hors-bord. L’iguane vert peut mesurer jusqu’à deux mètres, vit placidement sur les arbres et se laisse tomber dans l’eau pour échapper aux importuns (il est parfois braconné pour sa viande). Son cousin terrestre le cnetosaure, pas méchant non plus, secoue la tête en signe d’indignation quand vous êtes sur son territoire.
Et les serpents dans tout ça ? Il y a au Costa Rica 127 espèces de serpents, dont la majorité sont inoffensifs (plus de 100 espèces de couleuvres). Quelques spécimens sont dangereux, comme le serpent corail, le fer-de-lance, le crotale et autres vipères, mais, cela dit, les cas de morsure mortelle sont rares au Costa Rica (on trouve un sérum efficace dans tous les centres de soin du pays). En fait, les serpents sont peu nombreux à l’état naturel, discrets, nocturnes pour la plupart, ils évitent la présence de l’homme. Les rencontres sont donc fugaces, rares ou inexistantes, comme chez nous.
 
• Les insectes
Au Costa Rica, on estime qu’il y a plus de 500 000 espèces (dont une petite partie est connue actuellement). Voici une (très petite) sélection :
- les fourmis parasols, capables de découper toutes les feuilles d’un arbre respectable en une nuit qu’elles transportent le long d’impeccables autoroutes…
- les fourmis soldats opèrent en colonnes militaires et nomades pour capturer tout ce qui traîne au sol inférieur à la taille d’un scorpion. Nettoient les forêts, les habitations… Insecticide irrésistible et bruyant, car accompagné par un cortège d’oiseaux qui profitent de l’aubaine ;
- le morpho, grand papillon bleu métallisé, ondule négligemment dans l’air mais disparaît au regard dès il se pose et replie ses ailes ;
- l’esperanza, sauterelle imitant à la perfection une feuille posée à terre ;
- le chapulin, traduire “tracteur” en français, énorme cricket mesurant jusqu’à 25 cm d’envergure ;
- les dermestes lucioles à l’éclairage puissant, feux d’artifice des nuits du Costa Rica.
 
• Les oiseaux
850 espèces, dont beaucoup sont faciles à voir dans un territoire à peine plus grand que la Belgique… Même si le birdwatching n’est pas votre tasse de thé, cela ne peut pas vous laisser indifférent. En vrac, voici quelques-uns des représentants :
- les vautours et urubus, omniprésents dans le ciel du Costa Rica ;
- le tinamou, tout en rondeur, arpente le sol des forêts en sifflant une mélodie plaintive et flûtée ;
- le milan à queue fourchue, grand planeur à la forme d’une immense hirondelle blanche et noire ;
- les perruches et perroquets, toujours en couples, à la fois unis et chamailleurs, ils se déplacent en grandes troupes piaillantes et bigarrées (dorment parfois en ville) ;
- les colibris : une trentaine d’espèces, avions de chasse vrombissants – à ne pas confondre avec des coléoptères, parfois plus gros qu’eux –, spécialistes du ravitaillement en vol avec leur bec adapté au format des fleurs visitées ;
- les trogons, espèces tropicales (dont l’illustre quetzal) reconnaissables à leurs belles couleurs et leur comportement, souvent immobiles et perchés sur des branches en hauteur ;
- le motmot, bel oiseau très coloré avec une queue en forme de raquette de tennis ;
- les oiseaux fourmis, insectivores forestiers et paresseux ; escortent les fourmis soldats pour capturer tout ce qui dépasse (une trentaine d’espèces) ;
- les toucans, surnommés ici les “bananes volantes” ; six espèces aux couleurs et à l’allure très spectaculaires, avec leur vol un peu déséquilibré par le poids du bec, au demeurant creux et très léger ;
- les tyrans : nombreuse famille de gobeurs d’insectes aériens toujours postés sur le bord des routes, les fils, les antennes…
- l’oropendole, massif oiseau brun au bec noir, orange et bleu qui construit des nids tissés en forme de longues chaussettes qui pendent des arbres ;
- les tangaras : famille de petits passereaux des lisières et jardins aux couleurs très vives.

Quelques curiosités à plumes :
- le faucon rieur, un mangeur de serpents dont le chant est semblable à un fou rire hystérique qui monte crescendo ;
- le jacana, superbe oiseau des marais ; la femelle règne sur un harem de mâles qui couvent patiemment les œufs et s’occupent des nichées ;
- le héron à dos vert, inventeur de la pêche à la mouche, capable de balancer des appâts vivants pour gober les poissons ;
- le potou, rapace nocturne déguisé le jour en branche morte (quasi impossible à voir) ;
- l’oiseau cloche, dont le chant évoque à peu près la résonance d’une cloche en bronze ;
- les manakins, oiseaux danseurs et joueurs de claquettes (avec les ailes) : que ne ferait-on pas pour se faire remarquer des femelles…
- le toledo, calotte rouge, robe noire et bleu céleste avec deux longs filets du plus bel effet, est capable d’énoncer 5 000 fois par jour les syllabes magiques de son nom : to-le-do.
Et enfin, le quetzal, éblouissement des yeux quand on le voit en vol, longues plumes d’un vert iridescent (pour le mâle en saison amoureuse). Cet oiseau, symbole des rois aztèques, vit en altitude. Il n’aime pas être dérangé, et ne chante qu’en présence de son avocat : il migre en fonction de la maturité de son fruit favori, l’avocatillo. Il suffit donc d’identifier l’arbre pour voir l’oiseau. Plus facile à dire qu’à faire… Mais nos nombreux groupes qui l’ont vu sont là pour témoigner que, avec l’aide de nos guides, c’est possible !

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception : 
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire.
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez-les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou d'utiliser un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez ps les sentiers et abstenez-vous de cuillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre, pour éviter une surconsommation énergétique.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur : https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans la compensation carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking compense depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...