Malawi

Safaris dans les parcs nationaux et réserves — le Liwonde National Park abrite quelque 545 éléphants, 1 900 hippopotames, 500 buffles d’eau, 1 800 crocodiles et des lions, le parc national de Nyika est peuplé de zèbres, d'antilopes, et de léopards   — , randonnées dans les sites naturels comme celui du massif du mont Mulanje, cet immense inselberg de granit qui culmine à plus de 3 000 m, enrubanné parfois de brume, d'où son nom d'"île dans le ciel", farniente au lac Malawi, véritable mer intérieure nichée au creux du Grand Rift !
Un pays encore secret, où il n’est pas rare d’entendre le cri strident d’un couple de pygargues vocifères dans la jungle sauvage et dense...

 Malawi

Repères

Population

16,3 millions d’habitants.

Superficie

118 000 km2.

Capitale

Lilongwe.

Ville principale

Blantyre.

Point culminant

pic Sapitwa (3002 m), massif du Mulanje.

Langue officielle

anglais, chichewa.

Religions

chrétiens (65 %), religions traditionnelles (19 %), islam (16 %).

Décalage horaire

par rapport à la France, une heure de plus de novembre à mars, même heure d’avril à octobre. UTC/GMT : + 2 h.

Géographie

Le Malawi, bordé, à l'ouest, par le lac Malawi, s'étire sur 900 km du nord au sud, mais n'est large que de 80 à 160 km. Dans le Nord et le Centre, les plateaux étagés de Nyika et de Vipya jusqu'à 1 800-2 500 m d'altitude dominent le lac ; ils se terminent par un escarpement de faille tombant parfois directement dans le lac ou dominant une plaine côtière. Au sud, le relief est plus compartimenté avec le plateau de Zomba, le massif de Mulanje, - qui atteint 3 000 m -, et des fossés tectoniques : vallée drainée par la Shire, exutoire du lac Malawi, qui coule vers le Zambèze après avoir franchi des chutes, bassin du lac Chilwa.

Climat

Le climat est tropical avec une saison sèche de mai à octobre et un hivernage (saison des pluies) le reste de l'année. Les reliefs sont plus arrosés que les bassins ; ils reçoivent jusqu'à 3 m de pluies, alors que la vallée de la Shire est plus chaude mais plus sèche (moins de 700 mm de pluies).

Économie

Environ 90 % de la population active se consacre à l'agriculture – le tiers du produit intérieur brut (P.I.B.) et 90 % des exportations sont d'origine agricole. Le maïs constitue l'alimentation de base de la population, les cours d'eau et le lac Malawi fournissant du poisson tandis que l'élevage reste peu important. Les principales cultures commerciales sont le tabac, le thé et la canne à sucre, cultivés sur de grandes plantations privées, mais aussi sur de petites parcelles concédées dans le cadre de grands programmes d'aménagement rural.
Le sous-sol ne recèle pratiquement aucune ressource minière et l'industrie reste embryonnaire (cimenteries, textiles, brasseries, conserves, chaussures) ; représentant 20 % de l'activité économique, elle est concentrée à Blantyre, la ville la plus importante du pays.

Société

Le Malawi est peuplé d'agriculteurs bantous de tradition matrilinéaire. A ces populations locales (Chewas, Tumbukas, Chipetas, notamment) se sont d'abord ajoutés les Yaos, arrivés il y a plusieurs siècles, qui se sont mis au service des trafiquants d'esclaves après s'être convertis à l'islam, puis les Ngonis, un des groupes de guerriers zoulous qui se dispersèrent en Afrique australe au début du XIXe siècle. La densité de la population est importante, 130 habitants par km2, mais inégalement répartis sur le territoire et la croissance démographique soutenue, environ 2,8 % par an.

L'histoire du pays

L'histoire
Les alentours du lac Malawi sont occupés depuis des siècles par des populations bantoues (Nyanjas, Chewas, Tumbukas, etc.), qui subissent, à partir de 1840, les razzias des négriers zanzibarites, en même temps qu'elles sont soumises par les Ngonis, éleveurs chassés du Zoulouland. Les Yaos, Bantous à la solde des Swahilis, installés aux confins Malawi-Mozambique, se font les intermédiaires des esclavagistes de la côte au détriment des Chewas et des Nyanjas. 
Des missionnaires presbytériens d'Ecosse s'établissent en 1875, suivis en 1878 par les marchands écossais de la Compagnie des lacs africains. En 1889, l'administrateur anglais, H. H. Johnston, proclame le protectorat britannique et empêche les Portugais de s'emparer du territoire. Le pays prend le nom de Nyassaland. La population, demeurée pourtant propriétaire de sa terre, est tentée par le travail salarié dans les deux Rhodésies et en Afrique du Sud. En 1953, la Grande-Bretagne décide de la constitution d'une fédération de Rhodésie et du Nyassaland. Le retour au Nyassaland, en 1958, du Dr Hastings Banda, pour s'opposer au projet de fédération, radicalise les luttes destinées à obtenir l'indépendance. En 1962, la Grande-Bretagne accorde au Nyassaland le droit de se séparer des Rhodésies. Après avoir bénéficié en 1963 d'un statut de large autonomie, le pays reçoit l'indépendance en 1964 sous le nom de Malawi, et devient, en 1966, une république sous la présidence du Dr Banda. Le président se rapproche des pays sous domination blanche, le Mozambique, la Rhodésie et, surtout, l'Afrique du Sud, dont il refuse de condamner la politique d'apartheid. En contrepartie, Pretoria finance la construction de la nouvelle capitale, Lilongwe, inaugurée en 1975.
Le Malawi reste soumis au régime du parti unique, le Malawi Congress Party (MCP), le pouvoir étant concentré entre les mains du président et de son entourage immédiat : Cecilia Kadzamira, "hôtesse officielle" de la présidence et son oncle John Tembo, gouverneur de la banque centrale. Le chef de l'Etat détient la quasi-totalité du capital de Press Holdings, un trust aux ramifications multiples qui domine l'économie du pays. Le chef de l'Etat durcit sa politique et élimine les dirigeants de l'opposition en exil. En 1990, Amnesty International dénonce la pratique de la torture sur les détenus politiques dans les prisons.
En 1993, la pression internationale contraint le président à rétablir le multipartisme et, en 1994, Bakili Muluzi, leader de l'United Democratic Front (UDF), remporte l'élection présidentielle devant le Dr Hastings Banda et le leader syndicaliste Chakufwa Chihana, dirigeant de l'Alliance for Democracy (AFORD). L'ancien chef de l'Etat, âgé de plus de 90 ans, est traduit en justice pour meurtre, en même temps que Cecilia Kadzamira et John Tembo. Ils sont tous les trois accusés d'avoir camouflé en accident de la route, en 1983, l'assassinat du secrétaire général du MCP, Dick Matenje, potentiellement leur rival. Ils sont acquittés en 1995.
En 1999, Bakili Muluzi est réélu face à une coalition d'opposition formée du MCP et de l'AFORD, et menée par Gwandaguluwe Chakuamba-Phiri. En 2002, le pays affronte sa plus grave crise alimentaire depuis 40 ans ; faute de pluie, la récolte de maïs atteint à peine un quart de la production habituelle. A la sècheresse s'ajoutent une mauvaise gestion et surtout la corruption. Par ailleurs, l'épidémie de sida frappe 15 % de la population adulte. Après avoir échoué dans sa tentative d'introduire un amendement à la Constitution qui lui aurait permis de briguer un troisième mandat, le président Muluzi désigne, dès 2003, Bingu wa Mutharika comme son candidat à la prochaine présidentielle. Au terme d'une campagne électorale sans incident, Bingu wa Mutharika est déclaré vainqueur, avec une faible marge devant J. Tembo, candidat du parti du MCP et Gwanda Chakuamba de la coalition Mgwirizano regroupant sept partis d'opposition. La promulgation des résultats, contestés, provoque des émeutes.
En 2005, Bingu wa Mutharika quitte l'UDF pour fonder son propre parti, le Democratic Progressive Party (DPP). Cet économiste engage les réformes nécessaires - assainissement des finances publiques, programme de subventions agricoles, lutte contre la corruption - pour favoriser la reprise de bonnes relations avec les bailleurs de fonds et le Fonds monétaire international (FMI) alors que la croissance du pays est pénalisée par les pénuries alimentaires, la hausse du prix du pétrole, une situation sanitaire désastreuse.
La dérive autocratique du président Bingu wa Mutharika, facilement réélu en 2009, et la détérioration de la situation sanitaire et sociale, alors que le Malawi avait atteint la sécurité alimentaire en 2008, deviennent préoccupantes. Après plusieurs années de forte croissance de 2007 à 2010, l’économie du pays connaît un ralentissement alors que certains bailleurs de fonds suspendent leurs contributions à la suite de la répression brutale de manifestations contre les pénuries de carburant en juillet 2011.
A la suite du décès du président Bingu wa Mutharika en 2012, la vice-présidente Joyce Banda assure la présidence jusqu'aux prochaines élections de 2014, conformément à la Constitution. En 2013, elle doit faire face à un retentissant scandale de détournement de fonds publics impliquant de nombreux fonctionnaires et responsables politiques qui se seraient enrichis au cours des dix dernières années. Des poursuites pénales sont engagées, mais la crédibilité de J. Banda est sévèrement entamée.
C’est donc en position de faiblesse que la présidente sortante aborde les élections de 2014. Reléguée à la troisième place avec environ 20 % des suffrages, elle doit s’incliner, après avoir tenté en vain d’obtenir l’annulation du scrutin pour fraudes. Son principal adversaire, Peter Mutharika, frère de l’ex-président, déjà soupçonné d’avoir tenté d’empêcher son accession à la tête de l’Etat en 2012, l’emporte avec 36,4 % des voix.

Bon à savoir

Informations pratiques

La cuisine
La nourriture traditionnelle s'articule autour du nsima, sorte de bouillie épaisse à base de farine de maïs, roulé en boule avec votre main droite et plongé dans une variété de ragoûts. Ceux qui peuvent se le permettre le mangent avec du bœuf, du poulet ou du poisson. Les autres se contentent de haricots, petits poissons séchés, feuilles de citrouille et d'autres légumes.
 
Le Gule Wunkulu
est un rituel exécuté par les Chewas du nord du pays, dansé par la confrérie Nyau, une société secrète qui a entre autre pour mission les rites initiatiques permettant aux jeunes garçons d'entrer dans l'âge adulte. Les costumes y sont à la fois effrayants et magnifiques, les masques de bois impressionnants.

L'artisanat
est très coloré et tout est fabriqué minutieusement à la main. Vous trouverez des sculptures, des objets décoratifs en bois, des batiks, des poteries et des instruments de musique traditionnels.

Electricité
Tension électrique : 220 - 240 V, 50 Hz. Prévoyez un adaptateur pour les prises électriques.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Prévoir une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.
Nous vous conseillons d'emporter des jumelles d'approche pour admirer la faune dans les parcs, ainsi qu'un téléobjectif si vous en possédez un.
 
Quelques mots utiles
Apprendre quelques mots clés en chichewa vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de faciliter vos échanges. Le chichewa est couramment parlé au Malawi.
Bonjour, bonsoir : moni.
Merci beaucoup : zikoma.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer, votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Tourisme responsable

Le respect des us et coutumes

Les habitants du Malawi sont très attachés à leurs origines ethniques avec des langues, des coutumes différentes ; on peut citer les ethnies Chewa, Nyanja, Tumbuka, Yao, Lomwe, Sena,Tonga, Ngoni,... Les Chewa représentent la majorité de la population et habitent le centre et le sud du pays. Les Yao vivent majoritairement au sud du lac Malawi, les Tumbuka habitent le nord du pays. Les Malawiates vivent traditionnellement en familles élargies dans des huttes regroupées en villages, ils partagent entre eux le travail et les ressources. De part sa population gentille et accueillante, le Malawi est souvent appelé le "coeur chaleureux de l'Afrique".

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.

Ces précautions favorisent les échanges.

La préservation de l'environnement

La préservation de l'environnement
Le lion a été réintroduit dans la réserve naturelle de Majete, la réserve naturelle de Nkhotakota abrite des crocodiles, le parc national de Liwonde est très prisé pour ses troupeaux d’éléphants et ses nombreux hippopotames, ses rhinocéros, ses impalas, guibs harnachés et koudous. Liwonde et Majete sont les parcs où vous avez des chances de voir des rhinocéros. Le parc national de Nyika est réputé pour son importante population de léopards. Le lac Malawi renferme plus d’espèces de poisson que n’importe quelle autre étendue d’eau intérieure du monde, soit plus de 600 espèces, dont environ 350 endémiques. Les amateurs d’oiseaux seront comblés : plus de 600 espèces sont répertoriées, dont le bec-en-ciseaux d’Afrique, le guêpier de Böhm et la grue caronculée.
Les forêts de miombo forment une canopée ouverte constituée principalement de julbernadia globiflora et de plusieurs types de brachystegia. Les forêts de mopanes sont présentes dans les zones de basses terres, notamment dans la vallée de la Shire, sur les plaines bordant le sud du lac Malawi et autour de certains lacs plus petits. L’emblématique baobab se rencontre fréquemment dans les forêts de mopanes. Si la plupart des forêts du Malawi on été défrichées, il existe encore certains espaces qui sont les vestiges des vastes forêts sempervirentes (à feuilles persistantes).

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. 
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.
 
Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans la compensation carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking compense depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...