Grèce

Randonnées matinales sous une brise rafraîchissante, entre mer turquoise et montagnes Blanches ; pauses sous les oliviers, les tamaris ou à l’ombre des tavernes ; baignades improvisées dans une crique aux eaux transparentes ; sieste sur la place d’un petit village ; visite d’une chapelle... Apprécier la Grèce, c’est avant tout apprécier son rythme !
Loin de l’afflux touristique, nous vous emmenons goûter à la sérénité des multiples îles grecques et crétoises, authentiques et pleines de caractère, dispersées sur les mers Egée, Ionienne et Méditerranée, parmi lesquelles quelques perles rares découvertes au gré de nos explorations.
Venez savourer la douceur de vivre de ce havre de paix et de soleil, aux senteurs de thym et d’origan, sa cuisine typique, l’accueil traditionnel des insulaires, son histoire riche et complexe à l’origine de la culture européenne et des grands mythes modernes. La destination idéale pour concilier tous les plaisirs.

Voyages et randonnées en Grèce

Repères

Population

11,2 millions d’habitants.

 Superficie

131 957 km² (437 îles, dont 134 habitées).

 Capitale

Athènes.

Villes principales

Thessalonique, Patras, Héraklion.

 Iles principales

Crète, Karpathos, Naxos.

 Point culminant

Olympe (2 917 m).

 Langue officielle

grec.

 Religion

orthodoxe (98 %).

 Décalage horaire

par rapport à la France, une heure de plus toute l’année. UTC/GMT : + 2 h.

Géographie

La géographie
Située à l’extrémité sud de la péninsule des Balkans, la Grèce partage des frontières avec l’Albanie, la Macédoine, la Bulgarie et la Turquie. La mer Ionienne à l’ouest et la mer Égée à l’est, parties de la mer Méditerranée, encadrent le pays, qui compte près de 6 000 îles et îlots, et sont indissociablement liées à la civilisation et aux traditions grecques.
La Grèce est divisée en deux régions : la partie continentale qui comprend 81 % du territoire (Attique, Péloponnèse, Grèce centrale, Thessalie, Epire, Macédoine, Thrace), et la partie insulaire, les deux principales îles sont la Crète au sud et Eubée sur la mer Egée.
Dans ce pays très montagneux (80 % du territoire), 28 sommets dépassent 2 000 m. L’épine dorsale du pays est constituée par les montagnes du Pinde qui traversent la Grèce depuis la frontière albanaise jusqu’au golfe de Corinthe. A l’est du Pinde, d’autres massifs s’abaissent jusqu’à la mer Egée et culminent au mont Olympe. On trouve en Grèce de nombreux canyons et autres paysages karstiques, dont les Météores et les gorges du Vikos.
Au nord-est, le long de la frontière bulgare, le Rhodope descend jusqu’à la plaine côtière. Les principales régions de plaines sont la Thessalie, la plaine de l’Axios en Macédoine centrale et le littoral de la Thrace.
Le paysage côtier, très tourmenté, s’étend sur 13 680 km. Aucun point de Grèce n’est éloigné de plus de 100 km de la mer, dans le Péloponnèse et la Grèce centrale cette distance est même réduite à cinquantaine de kilomètres. Il n’existe pas de montagne d’où la mer ne puisse être aperçue.

Climat

Le climat
Le climat est méditerranéen, généralement tempéré dans les îles par les brises marines, souvent frais en montagne et sur les plateaux durant la nuit, tempéré et ombragé dans les gorges, plus chaud sur les versants sud et sous le vent. La saison idéale pour parcourir ces îles va du printemps à l'automne, car le régime anticyclonique est très stable.
- D’avril à mai, printemps doux (de 20 °C à 22 °C) et légèrement humide, idéal pour admirer les paysages printaniers, la floraison intense et profiter des sentiers parfumés. Mer fraîche, de 17 °C à 20 °C.
- De juin à août, temps très ensoleillé et chaud (entre 28 °C et 30 °C en général), surtout en août. La chaleur estivale supportable grâce aux vents extérieurs (meltemi, bonendis, vorias) de dominante nord. Température de l’eau excellente.
- De septembre à octobre, prolongement de l’été avec une lumière pure, parfait pour profiter de la mer encore chaude, des paysages changeants tout en croisant peu de monde sur les chemins.
- L’hiver en Crète, temps froid et sec, enneigement de bonne qualité sur les montagnes Blanches, idéal pour la pratique des raquettes.

Économie

L'économie
L’économie grecque a connu une croissance rapide depuis son intégration dans l’Union européenne en 1981.
La Grèce reste importatrice nette de biens industriels, de produits alimentaires et de pétrole. Les exportations principales sont les biens manufacturés, les produits alimentaires, les dérivés d’hydrocarbures, le ciment, les produits chimiques et pharmaceutiques.
L’agriculture, qui représente 5 % du PNB et 12 % de la main-d’œuvre, produit blé, coton, tabac, riz, vigne et oliviers. Ce secteur souffre de beaucoup de problèmes comme l’aridité, la présence de reliefs et l’érosion des sols, qui limitent ses capacités de production.
L’industrie est assez peu développée en Grèce : elle représente seulement 20 % du PNB et 20 % de la main d’œuvre.
Le secteur tertiaire, dont les activités de service, représente la majorité de l’économie grecque (75 % du PNB et 68 % de la main-d’œuvre). Le tourisme à lui seul représente 15 % du PNB.
Après dix ans de croissance soutenue (4 % en moyenne), la Grèce est entrée en récession dès la fin 2008 avec un déficit budgétaire de 12,7 % et une dette extérieure de 300 milliards d’euros. L’Union européenne a mis en place des aides en faveur de la Grèce pour éviter une éventuelle crise économique européenne.

La crise de la dette publique grecque
Elle est issue de la crainte des créanciers de la Grèce sur sa capacité à rembourser sa dette publique ainsi que de payer les intérêts de cette dette. Elle résulte à la fois de la crise économique mondiale et de facteurs propres au pays : fort endettement (environ 120 % du PIB) en 2010, déficit budgétaire qui dépasse les 13 % du PIB. Cette crise a été aggravée par le manque de transparence dont a fait preuve le pays, lors de son entrée dans la zone euro, dans la présentation de sa dette et de son déficit, notamment par la levée de fonds hors bilan et par le biais d’instruments financiers mis au point par la banque d’investissement Goldman Sachs. Ce qui fait la spécificité de la crise grecque par rapport aux autres pays de la zone euro, c’est l'ampleur de ses problèmes structurels et notamment sa difficulté à prélever l’impôt. Cela conduit Bruxelles à créer une task force de hauts fonctionnaires pour aider l’Etat grec dans ces domaines.
Pour aider la Grèce et éviter que la crise n’atteigne le Portugal et l’Espagne, les pays de la zone euro et le FMI décident d’aider la Grèce et arrivent le 2 mai 2010 à un accord portant sur des prêts d’un montant de 550 milliards d’euros, conditionnés à la mise en place par la Grèce d’un ajustement structurel. Par ailleurs, la crise grecque pousse les pays à réformer les structures de la zone euro. Depuis mai 2011, la Grèce a dû à nouveau faire appel aux pays européens et au FMI. La crise connaît une seconde période de tensions. En particulier, elle entraîne de nouveaux débats entre Européens. Le gouvernement français étant prêt à aider à nouveau la Grèce, le gouvernement allemand voulant que les banques et les financiers qui ont prêté sans réellement prendre en compte la situation du pays soient également mis à contribution. Parallèlement, le gouvernement grec est soumis à la pression de la rue et l’ONU avertit, dans un rapport publié le 21 juin, que les politiques de réduction radicale des déficits publics menacent l’emploi, les dépenses sociales et rendent toute croissance économique très incertaine. La solution prônée pour la Grèce serait ainsi contre-productive.

Société

La société
De la Grèce antique à la Grèce contemporaine, plusieurs civilisations et régimes se sont succédé faisant de ce pays le berceau de la culture européenne. C’est sur son territoire que, dans l’Antiquité, sont nés la philosophie, la démocratie, le théâtre et les Jeux olympiques.
La population du pays est grecque à 98 %, les principales minorités nationales sont les Turcs, les Pomaques (en Thrace en particulier), et les Arméniens. La Grèce a longtemps été un pays de forte émigration et une importante diaspora grecque s’est établie dans le monde entier, en particulier en Australie, en Amérique du Nord et en Allemagne. Le pays est depuis 1992 confronté à l’arrivée d’immigrés d’Asie du Sud-Est, d’Europe de l’Est, d’Afrique et des Balkans, les Albanais constituant la principale communauté, avec 600 000 personnes.
La Grèce est l’un des pays européen aux taux de natalité les plus bas (1,34 enfant par femme), elle dépend de cette forte immigration pour renouveler sa population.
Il n’y a pas de séparation entre l’Eglise et l’Etat et le poids de l’Eglise orthodoxe est resté très important.

L'histoire du pays

L'histoire
Fin du IIIe et et début du IIe millénaires avant J.-C., les hommes, dans lesquels on s’accorde à reconnaître les premiers Grecs, arrivent des steppes situées entre mer Caspienne et mer Noire et des hauts plateaux anatoliens. Au début du IIe millénaire, le monde autour de la mer Egée est dominé par la Crète qui connaît la brillante civilisation minoenne. A partir du XVIe siècle avant J.-C., à Troie, à Chypre et dans le Péloponnèse se développent des centres de civilisation. L’ambre, l’obsidienne, l’étain et le cuivre – échangés contre les surplus de l’agriculture – font l’objet d’un commerce à longue distance. Conflits internes, catastrophes naturelles expliquent la disparition de cette civilisation mycénienne à la fin du XIIIe siècle avant J.-C. Aux XIIe et XIe siècles, l’invasion dorienne ouvre une période obscure, connue par les textes d’Homère et d’Hésiode.
Les petites communautés, que l’invasion dorienne a dispersées, se regroupent en cités comprenant une agglomération urbaine et un territoire rural. La tradition grecque donne la date des premiers Jeux olympiques (776) comme marquant le début du fonctionnement normal des cités, et c’est effectivement dès la première moitié du VIIIe siècle avant J.-C. que s’organisent ces Etats avec prééminence du facteur politique, partage des responsabilités entre les citoyens. La religion entre peu à peu dans le processus de structuration de la communauté. L’écriture alphabétique est acquise. Du VIIIe au VIe siècles avant J.-C., un vaste mouvement de colonisation entraîne la fondation de cités grecques sur le pourtour de la Méditerranée. Athènes cherche à étendre son hégémonie politique sur toute la Grèce, malgré Corinthe et la ligue du Péloponnèse de Sparte. En 446, la paix de Trente Ans, qui ne sera qu’une trêve, reconnaît la coexistence des ligues athénienne et du Péloponnèse, partageant la Grèce en deux zones d’influence, et permet l’épanouissement de la civilisation hellénistique. Athènes, par la splendeur de ses monuments, par sa fécondité intellectuelle, surpasse toutes les autres cités ; cependant, malgré ce rayonnement spirituel, malgré l’activité maritime, Périclès ne pourra réaliser l’unité spirituelle et économique de la Grèce dont il rêvait.
Après le désastre de l’expédition de Sicile, la victoire du Spartiate Lysandre, allié à la Perse, contraint Athènes à accepter la paix de 404 qui la lie à Sparte. Les cités sont agitées par des conflits sociaux. A une minorité de riches commerçants, de manufacturiers et de gros propriétaires s’oppose le peuple misérable ; l’individu réclame ses droits et sa liberté contre la loi civique. Tous les philosophes – Isocrate, Xénophon, Platon – sentent la nécessité de réformer la cité. Les expériences des tyrans de Sicile éveillent des sympathies en Grèce. Au IVe siècle, Philippe II de Macédoine a fait de son royaume au nord de la Grèce une monarchie centralisée ; il convoque à Corinthe – dont la position stratégique et la puissance de la citadelle en font une place clé – un congrès des cités grecques qui fait de lui le maître de la Grèce. Arrivé au pouvoir en 336, Alexandre le Grand, le fils de Philippe, reprend la lutte contre la Perse et se lance à la conquête d’un immense empire. L’équilibre du pouvoir entre les monarchies hellénistiques issues du partage de l’empire d’Alexandre donne à la Grèce un sentiment illusoire d’autonomie vis-à-vis du pouvoir macédonien.
Le conflit entre Rome et la Macédoine éclate lorsque Rome établit une tête de pont sur l’Adriatique orientale en 229 avant J.-C. ; la deuxième guerre de Macédoine (200-197 avant J.-C.) fait de Rome la principale puissance en Grèce. Progressivement, au-delà de la Grèce, c’est tout le monde hellénistique qui passe sous la domination romaine. Cette domination est désastreuse du point de vue économique, Rome isolant les monarchies hellénistiques d’Orient les unes des autres et les coupant de la Grèce, brisant ainsi les liens commerciaux qui avaient été à l’origine de leur prospérité.
Le christianisme devient un concurrent pour l’hellénisme ; en 381, l’empereur Théodose interdit l’exercice du paganisme. Après la disparition de l’Empire romain d’Occident (476), la Grèce prend dans l’Empire byzantin une place éminente dans le domaine culturel. Théodose II fonde à Constantinople une université grecque en 425. Vers 630, Héraclius fait du grec la langue officielle ; l’Eglise chrétienne, usant de cette langue, contribue à sa diffusion. La Grèce est entraînée dans les querelles religieuses qui déchirent l’Empire, et se soulève, en 727, contre Léon III l’Isaurien, l’empereur iconoclaste. Comme le reste de l’Orient d’alors, elle adhère au schisme de 1054 et se rallie au patriarche de Constantinople.
Fin du Xe siècle, les incursions bulgares sont menaçantes. En 1081, les Normands débarquent. Ces invasions plongent la Grèce dans la misère. Beaucoup de paysans refluent vers les villes, tandis que, dans les campagnes, se forment de grands domaines féodaux. La prise de Constantinople par les croisés, en 1204, aboutit à la dislocation de l’Empire byzantin et à la formation de principautés franques : le royaume de Thessalonique, le Péloponnèse, devenu principauté d’Achaïe ou de Morée, le duché d’Athènes. En 1456, Athènes tombe aux mains des Turcs. Les progrès des conquérants ont été facilités par les querelles entre princes byzantins et par la politique de Venise, qui a longtemps essayé de s’entendre avec eux pour obtenir des avantages commerciaux. La pacification de la Grèce ne sera jamais totale, et de nombreux soulèvements se produiront. Les sultans se montrent tolérants à l’égard des Grecs, qui gardent leur langue, leur religion et leur organisation religieuse. La Grèce est soumise à un administrateur de l’Empire ottoman, le beylerbey. Une partie des terres est confisquée pour être distribuée en fiefs militaires aux sipahi (“cavaliers”) ou attribuée en pleine propriété à des musulmans ou au clergé islamique. Mais les Ottomans laissent leurs biens aux monastères orthodoxes et aux grands propriétaires qui se soumettent. Le commerce se développe dans le monde méditerranéen et beaucoup de Grecs s’y adonnent, prenant la place jadis occupée par les Vénitiens. Ils s’enrichissent et forment une bourgeoisie influente jusque sur le gouvernement, qui leur abandonne certaines fonctions.
Le sentiment national grec s’éveille au XVIIIe siècle sous le double effet de la décadence turque et de la volonté de la Russie de prendre en main la cause de tous les orthodoxes soumis aux Turcs et de trouver des débouchés maritimes. En 1768, la tsarine Catherine II entre en guerre contre la Turquie et envoie sa flotte ; la lutte s’achève par le traité de Kutchuk-Kaïnardji, en 1774, qui établit le protectorat russe sur les orthodoxes. Mais les Grecs se dispersent en querelles internes qui facilitent la tâche des troupes modernes du pacha d’Egypte Méhémet-Ali qui reprend le pays. Après une période d’anarchie, la Convention de Londres (1832) fait de la Grèce un royaume indépendant, mais qui reste amputé de nombreux territoires dont la Crète, la Thessalie, la Thrace, l’Epire et la Macédoine. La reconquête de son intégrité territoriale devient le principal objectif des gouvernements grecs. Otton, le nouveau roi, transfère la capitale à Athènes (1834). Un coup d’Etat dirigé par Kallérghis (1843) l’oblige à promettre une Constitution, que vote, en 1844, une Assemblée nationale. Otton peut ainsi maintenir son autorité avec l’appui de la Russie. Mus par un mouvement nationaliste, les politiciens grecs exaltent l’idéal d’une Grande Grèce. Mécontente, l’Angleterre bloque Le Pirée en 1850. Mais cette intervention maladroite renforce l’influence russe. Des révoltes se font entendre contre Otton qui est déchu, l’Angleterre impose comme souverain le beau-frère du prince de Galles, Georges de Danemark, qui prend le nom de Georges Ier en 1863. Pendant la guerre russo-turque (1877-1878), les Grecs pénètrent en Thessalie, province dont la plus grande partie leur sera cédée en 1881. La crise balkanique, ouverte en 1908 et qui voit Serbes, Grecs et Bulgares se liguer contre le pouvoir ottoman, entraîne un mouvement nationaliste en Grèce et en Crète, où Elefthérios Venizélos, à la tête de l’insurrection crétoise, proclame le rattachement au gouvernement d’Athènes. Sous le patronage de la Russie, la Grèce s’allie à la Bulgarie, à la Serbie et au Monténégro, et cette Ligue balkanique déclare, en 1912, la guerre à la Turquie. L’armée grecque envahit l’Epire et la Macédoine, s’empare de Thessalonique. En 1913, Georges Ier est assassiné, et la couronne revient à Constantin, beau-frère de l’empereur allemand Guillaume II. La conférence de Londres de 1913 met fin au premier conflit, mais les discussions sur le partage de la Macédoine entraînent une seconde guerre. La défaite de la Bulgarie est suivie du traité de Bucarest (1913), qui assure à la Grèce une grande partie de la Macédoine avec Thessalonique, la Chalcidique, Kavála, l’Epire méridionale, la Crète et les îles de Sámos, Chio, Mytilène et Lemnos. En 1921, poussé par les Alliés, le Premier ministre Ghoúnaris lance une offensive générale en Anatolie. Mais l’armée turque de Mustafa Kemal remporte d’éclatants succès sur les Grecs. Par le traité de Lausanne (1923), la Grèce doit renoncer à Smyrne ainsi qu’à la Thrace et accepter d’échanger les minorités avec ses voisins turcs. Ces difficultés provoquent la formation de partis d’opposition : Union démocratique de Papanastassíou, parti communiste appuyé sur un syndicat ouvrier puissant. Après une tentative de coup d’Etat, le roi Georges II se retire. La république, proclamée en 1924, est confirmée par un plébiscite, l’amiral Koundouriótis devenant président. Mais le pays sombre dans l’anarchie, avant le rappel par plébiscite, de Georges II ; le roi laisse le général Metaxás abolir la Constitution de 1927, dissoudre le Parlement et établir une dictature, qu’il exercera de 1936 à sa mort en 1941. En 1940, l’Italie envahit la Grèce. En 1941, les Allemands viennent seconder les Italiens et établissent à Athènes le gouvernement fantoche du général Tsolákoghlou, contre lequel une guérilla est activement menée, à partir de 1942, par des organisations de résistance. Les Allemands évacuent la Grèce en 1944 ; les Britanniques débarquent au Pirée. Mais les résistants de gauche, constituant un front national à direction communiste, refusent de déposer les armes et engagent la lutte contre les Anglais. Le roi remet alors ses pouvoirs à un régent, le métropolite d’Athènes, Monseigneur Damaskinos, qui confie la direction du gouvernement au général Plastíras en 1945.
Par plébiscite, Georges II est à nouveau rappelé. Mais les anciens résistants communistes refusent de se rallier à la royauté, et la guerre civile reprend dans les montagnes du Nord, menée par l’armée du général Márkos, qui institue, en 1947, à Kónitsa, en Epire, un gouvernement provisoire de la Grèce libre, soutenu par les Soviétiques. La lutte est menée contre lui d’abord par les Britanniques, puis, à partir de mars 1947, par les Américains. La guerre civile ne s’achève qu’en octobre 1949.
Les élections de 1950 donnent la victoire au parti de centre gauche du général Nikólaos Plastíras, qui forme le gouvernement. Les partis de droite se réorganisent, sous la direction du maréchal Aléxandhros Papághos, dans le Rassemblement hellénique, tandis que le fils de Venizélos forme une Union des centres. Une nouvelle Constitution, reprenant les principes de la monarchie parlementaire, est adoptée en 1952. Papághos forme un gouvernement en 1952. Après la mort de Papághos, en 1955, est mis en place le gouvernement dirigé par Konstandínos Karamanlís, qui, appuyé sur le parti de l’Union nationale radicale (ERE), est à la tête du pays jusqu’en 1963. Les élections de 1963 et celles de 1964 sont marquées par le succès de l’Union des centres, dont le chef, Gheórghios Papandhréou, dirige dès lors le gouvernement. Au roi Paul Ier, 1964, succède son fils, Constantin II.
Cible des attaques de la presse grecque de droite qui l’accuse d'abandonner la cause des Grecs de Chypre, Gheórghios Papandhréou entre en conflit avec les militaires et le roi. La crise semble trouver une issue provisoire, mais la nouvelle équipe gouvernementale se révèle impuissante à sortir le pays de l’instabilité. Dans la nuit du 20 au 21 avril 1967, deux jours avant l’ouverture de la campagne électorale, un coup d’Etat militaire est fomenté par un groupe d’officiers : le général Stylianós Pattakós, le colonel Gheórghios Papadhópoulos et le colonel Makarézos. Un nouveau gouvernement, présidé par Kostandínos Kóllias (avec le général Pattakós comme ministre de l’Intérieur et le général Spandidhákis comme vice-Premier ministre et ministre de la Défense), prête serment devant le roi. Se déclarant avant tout anticommuniste et “au-dessus des partis”, le nouveau gouvernement prend immédiatement des mesures autoritaires, atteignant surtout l’extrême gauche.
A l’extérieur, ce “régime des colonels” est confronté à une nouvelle crise grave à propos de Chypre. Devant l’attitude de plus en plus menaçante d’Ankara, il doit accepter, en 1967, le principe du retrait de ses troupes de l’île, concurremment à celui des forces turques. En décembre, le roi Constantin tente un “contre-coup d’Etat”, mais il échoue et se réfugie à Rome. Le colonel Papadhópoulos prend la tête du gouvernement, et le général Zoïtákis est nommé régent du royaume.
En 1968, une nouvelle Constitution, adoptée par référendum, attribue l’essentiel des pouvoirs à l’exécutif et reconnaît la prééminence de l’armée dans l’Etat. L’opposition a du mal à s’organiser. La plupart des chefs de parti sont en exil. A partir de 1970, la réalité du pouvoir appartient au seul colonel Papadhópoulos. Craignant un revirement de l’opposition en faveur du roi, en 1973, Papadhópoulos proclame la république et accède alors à la magistrature suprême. La même année, après des émeutes sévèrement réprimées, il est renversé par une junte dirigée par le général Ghizíkis, qui se proclame président de la République et forme un nouveau gouvernement. La Constitution est suspendue, et la loi martiale prorogée. La répression contre l’opposition s’amplifie.
Après le rétablissement de la Constitution de 1952 et des libertés fondamentales, les principales étapes du retour à la démocratie sont les élections de 1974, qui consacrent la victoire de la Nouvelle Démocratie, dirigée par Karamanlís, puis le référendum, par lequel les électeurs se prononcent en faveur de la république. En 1975, une nouvelle Constitution est adoptée par le Parlement. A partir de cette date, la vie politique est dominée par la Nouvelle Démocratie (ND) et par le parti socialiste panhellénique (Pasok).
Le Pasok et ND restent cependant prisonniers de discours populistes et de pratiques clientélistes, et renoncent à moderniser une fonction publique pléthorique qui nourrit leur clientèle respective, mais pèse lourdement sur l’économie. Cette réalité se traduit, en 1989, par une série de scandales financiers impliquant d’importants responsables du Pasok, et suscite un discrédit général de la classe politique. Enfin, la retraite politique de Konstandínos Karamanlís en 1995 suivie du décès d’Andhréas Papandhréou en 1996 privent la Grèce des deux grands ténors qui ont assuré le retour à la démocratie, et ouvre une nouvelle période de la vie politique grecque, davantage centrée sur les questions économiques et européennes.
Après 1974, les relations avec la Turquie constituent la préoccupation majeure de la Grèce. Au conflit à propos de Chypre s’ajoutent bientôt d’autres contentieux concernant les eaux territoriales et l’espace aérien de la mer Egée, ainsi que la minorité turque de Thrace occidentale. La question des rapports gréco-turcs déborde alors sur d’autres volets de la politique étrangère grecque.
En 1981, la Grèce devient le dixième Etat membre de la CEE. Sur le plan politique, cette adhésion consolide son retour à la démocratie. Sur le plan économique, elle lui ouvre les immenses marchés de l’Europe occidentale et lui permet de bénéficier d’importantes aides européennes au développement régional. Grâce à une politique de rigueur, la Grèce parvient à combler son retard par rapport aux autres membres de l’Union européenne, et peut rejoindre la zone euro à la date prévue (1er janvier 2001). A cette fin, une partie de la dette et du déficit publics est sciemment dissimulée, ce qui ne sera révélé que plusieurs années plus tard.
L’été 2007 est endeuillé par des incendies qui font au moins 77 morts dans le Péloponnèse, l’île d'Eubée et la région d’Athènes. Confronté à la colère de l’opinion publique scandalisée par l’incurie des services de l’Etat mise en évidence lors des incendies, Kóstas Karamanlís convoque des élections législatives anticipées, à l’issue desquelles les conservateurs n’obtiennent qu’une majorité parlementaire réduite. Le Pasok de Gheórghios Papandhréou (fils d’Andhréas Papandhréou) limite les dégâts. Les véritables gagnants du scrutin sont les petites formations – le parti communiste, la coalition de gauche radicale, Syriza, et l’extrême droite, le LAOS – qui profitent du discrédit des grands partis.
Gheórghios Papandhréou (à la tête du Pasok depuis 2004) devient Premier ministre ; il constitue un cabinet resserré dans lequel il se réserve, étant partisan d’un rapprochement avec la Turquie, le portefeuille des Affaires étrangères. Confronté à une situation économique et financière alarmante – un déficit public estimé après révision des statistiques (depuis 2004) à 12,7 % du PIB, une dette de 300 milliards d'euros (soit 113 % du PIB) –, à la défiance des marchés et à la mise en garde de l’Union européenne, il affirme dès la mi-décembre 2009 sa volonté de ramener le déficit à 3 % en 2012. Appelant ses concitoyens à un “pacte social’, G. Papandhréou dévoile un plan de sauvetage “douloureux”, prévoyant une cure d’austérité sans précédent dans la fonction publique, la réduction de l’exorbitant budget militaire et des dépenses de santé, le lancement d’une ambitieuse lutte contre la fraude fiscale et le recul de l’âge du départ à la retraite. Les ministres des Finances de la zone euro décident d’activer un mécanisme de soutien à la Grèce d’une ampleur inédite, en contrepartie de mesures supplémentaires d’austérité, dont l’annonce suscite de nouvelles manifestations et un mouvement de grève générale. Au terme de difficiles tractations entre le FMI, la BCE et les 17 membres de la zone euro (soucieux d’éviter la contagion à d’autres pays européens), la Grèce bénéficie d’un second plan de sauvetage. Sous la pression des marchés et des agences de notation, les 17 Etats européens parviennent finalement à un accord unanime prévoyant l’annulation de la moitié de la dette grecque auprès des banques et la poursuite du soutien financier au pays en échange d’un renforcement du contrôle des institutions créancières sur le budget national, d’une accélération du programme de privatisations et de la poursuite des mesures d’austérité. Contre toute attente, G. Papandhréou, décide avec le soutien son gouvernement, de soumettre cet accord à référendum avant d’y renoncer et de démissionner, cédant son poste à Loukás Papadhímos, un technocrate sans parti, ancien vice-président de la BCE.
Le scrutin organisé en 2012 se solde par l’effondrement du Pasok et de la Nouvelle Démocratie. La coalition de la gauche radicale, Syriza, menée par Aléxis Tsípras – résolument hostile à la politique d'austérité – fait une entrée fracassante sur la scène politique. La légère avance de ND face à Syriza permet à son chef, Antónis Samarás, de réunir une fragile coalition avec le Pasok et la gauche démocrate. En dépit des manifestations et des tensions aiguës qu’elle suscite, la politique d’austérité est poursuivie par le gouvernement Samarás. Appliquées dès le mois de janvier 2013, ces mesures comportent notamment de nouvelles réductions de salaires et de pensions dans les secteurs public et parapublic, un report de l’âge de la retraite de 65 à 67 ans, et des licenciements dans la fonction publique. La situation sociale continue de se dégrader (le taux de chômage dépasse 27 %, 58 % parmi les jeunes) constituant un terrain favorable aux actions brutales d’Aube dorée (extrême droite).
Appauvrie, avec un revenu disponible amputé d’environ un tiers depuis le début de la crise, la population grecque reste très majoritairement hostile à la politique menée, sans envisager pour autant ni une sortie de la zone euro ni une alternative claire au gouvernement en place. Des trois élections municipales, régionales et européennes organisées en 2014, le dernier scrutin retient le plus l’attention : Syriza arrive en tête devant ND. Par ailleurs, les scores d’Aube dorée montrent que l’extrême droite n’est pas près de disparaître malgré l’arrestation de plusieurs de ses dirigeants.
Le 25 janvier 2015, le rejet des programmes successifs d’austérité conduit à la victoire historique de Syriza ; A. Tsípras accède à la tête du gouvernement, avec pour premier objectif l’obtention de la part des créanciers du pays de la renégociation de la dette devenue quasi insoutenable. Des discussions très tendues s’engagent  entre Athènes, Bruxelles et le FMI.

Bon à savoir

Informations pratiques

La musique
Si elle paraît parfois étrange à nos oreilles occidentales, ses mélodies n’en restent pas moins charmantes et agréables à écouter. Leurs influences orientales et occidentales les rendent très attachantes et variées. Elles sont parfois gaies et entraînantes, souvent tristes et mélancoliques. L’amour malheureux en est souvent le sujet principal. Les Grecs adorent chanter et connaissent tous par cœur les paroles des chansons phares de la musique populaire.
La musique grecque actuelle peut se diviser selon trois grandes catégories: le laïko, le dimotiko et les chants des îles (nissiotika) qui correspondent aux divisions géographiques et sociologiques, ville, campagne et îles. Tous ces courants se sont aujourd’hui regroupés pour former la musique grecque actuelle, qui emprunte souvent ces trois styles tout en les agrémentant d’apports étrangers.

Les fêtes religieuses
Elles tiennent une place toute particulière et révèle le caractère à la fois pieu et festif du pays. Lors des célébrations orthodoxes, tout le pays s'arrête et vit au rythme des cérémonies, des processions et des grandes réjouissances culinaires organisées. En tête des nombreuses fêtes : la Pâques orthodoxe, le Pentecôte et la Dormition de la Vierge le 15 août.

L'iconostase
L'iconostase est l'ensemble des icônes suspendues à un endroit particulier de chaque maison grecque. Depuis la querelle des images au VIIe siècle qui vit la victoire des iconolâtres sur les iconoclastes, l'orthodoxie consacre le culte des icônes. D'ailleurs les Grecs embrassent l'icône en entrant dans une église, puis se signent trois fois. Les icônes protègent la maison des mauvais esprits et sont souvent de véritables oeuvres d'art. L'iconostase désigne aussi la petite chapelle, parfois réduite à une simple boîte que l'on trouve sur le bord de la route, souvent dans les virages dangereux. Elle contient en général une image sainte, une bougie à l'huile, voire des photos. 

Le komboloï
Le komboloï est l'attribut du Grec par excellence. On dirait un chapelet, mais ce n'en est pas un, on s'en sert juste pour s'occuper les mains. Il aurait, paraît-il, d'authentiques vertus antistress.

Les mezze
Pour l'apéritif ou au début du repas, arrivent tzatziki, horiatiki (salade grecque), dolmadakia (feuilles de vignes garnies), houmous, taramosalata (oeufs de poisson) et autres petits mets à partager. Une kyrielle de saveurs à partager pour un maximum de plaisir gustatif !

Le café grec
Vous serez probablement étonné par les mille et une manières de préparer et de boire le café. On y trouve bien sûr le café grec, qui ressemble au café turc. Pour le commander, demandez : éna elliniko, autrement dit "un grec" ! Prenez votre temps pour le boire, le marc doit se déposer au fond de la tasse. En été, rien de tel qu'un café glacé qui se boit frappé (préparé à base de Nescafé) ou freddo (à base d'expresso).

L'ouzo
Le seul alcool grec exporté dans le monde entier. Bien qu'il soit élaboré dans plusieurs régions de Grèce, l'île verte de Lesbos est sans conteste le berceau de l'ouzo. Chaque année au début du mois d'août, des agriculteurs et leurs familles récoltent les précieuses graines d'anis qu'ils feront sécher avant de les envoyer aux distilleries. Pour boire l'ouzo comme les locaux, armez-vous d'un grand verre, versez l'ouzo, l'eau et les glaçons sans déroger à cet ordre. Lorsque l'ouzo est versé trop rapidement, l'alchimie et le goût sont altérés.

Le tavli
n'est autre que la version grecque du backgammon ou du jacquet. Ce jeu est extrêmement populaire et on y joue des heures durant aux terrasses des cafés. On le commande généralement avec sa boisson.

Non
Vous constaterez souvent que les Grecs répondent "non" en levant légèrement le sourcil. Les chauffeurs de taxis n'ont pas l'exclusivité de cette réponse sibylline et un peu expéditive. En revanche, le "oui" est accompagné par un petit coup de tête sur le côté, parfois en fermant les yeux.  

Quels sont les souvenirs intéressants à rapporter ?
Les souvenirs ne manquent pas : l’excellente huile d’olive, le retsina (vin raisiné), l’ouzo, les tissus brodés, les objets en cuir, le miel, les plantes aromatiques, les bijoux en or ou en argent… et beaucoup d’autres.

Electricité
Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Les prises sont de type français.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?

Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.

Quelques mots utiles
Le grec moderne, version populaire et simplifiée du grec ancien, est la langue officielle. On trouve cependant des particularismes régionaux. L’alphabet grec et les déclinaisons sont un peu déroutants. Rassurez-vous, l’anglais est utilisé dans les lieux touristiques, parfois le français. Toutefois, les Grecs sont ravis lorsque l'on fait l’effort de les aborder dans leur propre langue. Apprendre quelques mots clés vous permettra donc de gagner leur respect, de faciliter et de rendre plus agréables vos échanges. N’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour : kalí méra.
Au revoir, à votre santé ou à vos souhaits (expression incontournable pour saluer) : yiassas, yiassou est le tutoiement.
Au revoir : adío.
S’il vous plaît : parakaló.
Comment ça va ? : ti kanis ?
Bien et vous ? : kalá, ké esí ?
Merci : efkaristó.
Oui : .
Non : óchi.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer, votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Sites Internet
http://www.info-grece.com, un site très bien fait sur toute l’actualité grecque, en français.
http://www.amb-grece.fr/presse/, le site de l’ambassade de Grèce en France.
http://ambafrance-gr.org/france_grece/, le site de l’ambassade de France en Grèce.
http://www.athens-360.com, en anglais, nombreuses pages, site bien documenté.
http://www.athensguide.com, excellent, en anglais
http://www.athensinfoguide.com, le site de l’office du tourisme, en anglais, allemand, hollandais mais pas en français !
http://www.cityzeum.com/visites-thematiques/athenes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/grèce.

Bibliographie
Guides

Grèce, Lonely Planet, Le Routard Hachette, guide Bleu Hachette, Guide Gallimard…
Grèce, Aris Fakinos, Points Planète, éditions du Seuil.
Athènes et les îles grecques, Lonely Planet, Le Routard Hachette, Géoguide
On trouve également sur place des guides et des ouvrages thématiques en français sur l’archéologie, la flore, la cuisine, la mythologie, etc.

Littérature
Zorba le Grec, La Liberté ou la Mort, Le Christ recrucifié, ouvrages de Nikos Kazantzakis.
L’Eté grec, Jacques Lacarrière, Terres Humaines Presse Pocket.
Le Crétois, Pandelis Prevelakis, traduit du grec par Jacques Lacarrière, Gallimard.
Histoire de la Crète, Jean Tulard, Que sais-je ? PUF.
La Mythologie, Pierre Grimal, Que sais-je ? PUF.
L’Art grec, Jean-Jacques Maffre, Que sais-je ? PUF.
L’Illiade et L’Odyssée, Homère, nombreuses éditions
Vénus et la mer, Citrons acides, L’Ile de Prospero, romans et nouvelles de Lawrence Durell.
Un homme, Oriana Fallaci, Grasset. Le procès d’un poète et résistant face aux colonels.
Contrôle d’identité, Vassilis Alexakis, Seuil.
Paris-Athènes et La Langue maternelle, Vassilis Alexakis, Folio Gallimard.
L’Or des fous, Maro Douka, Actes Sud.
La Vie d’Ismaïl Férik Pacha, Réa Galanaki, Actes Sud.
Le Colonel Liapkine, Karagatsis, éditions Hatier.
Le Quart, de Nikos Kavvadias, Folio Gallimard.
En attendant les barbares et autres poèmes, Constantin Cavafis, Gallimard.
Ecritures grecques, guide de la littérature néo-hellénique, tome 1 : Poètes et romanciers, préface de Jacques Lacarrière, éditions Desmos.
 
Cartes et topos-guides
Depuis quelques années, apparaissent des topos-guides de randonnées en Grèce (Crète, Cyclades, Rhodes...), souvent en anglais ou allemand et pas toujours disponibles en France... Sur place, on trouve facilement cartes et topos moins coûteux qu’en France ou commandés sur internet.

Tourisme responsable

Le respect des us et coutumes

Le respect des us et coutumes
La majorité des coutumes grecques ont un caractère plutôt religieux. Les traditions grecques sont aussi anciennes que l’histoire du pays, certaines datent de l’Antiquité, et elles sont fêtées depuis des siècles avec beaucoup d’insistance.
Beaucoup de Grecs sont assez superstitieux et croient à certains phénomènes surnaturels comme le mauvais œil par exemple. Ces traditions et superstitions différent selon le village, l’île ou la région. Les traditions grecques les plus spectaculaires sont la fête du Nom, les cérémonies de mariage et de fiançailles, le baptême, le carnaval ou encore la fameuse fête de Pâques, la fête religieuse la plus importante en Grèce et dans les îles. Si vous aimez les fêtes et la foule, le spectacle des magnifiques processions et des costumes traditionnels est un régal pour les yeux et pour l’ambiance !

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.

Ces précautions favorisent les échanges.

La préservation de l'environnement

La préservation de l’environnement
Le littoral rocheux de la Grèce est très accidenté. Les îles sont des sommets de montagnes englouties il y a des millions d’années quand le bassin méditerranéen a été recouvert par les eaux. C’est la continuité des paysages des Balkans avec une connotation plus méditerranéenne. Vous traversez des terrains variés de plateaux, garrigues, lapiaz, forêts de pins et chênes, parcours de crêtes et côtes rocheuses.
Dans les îles, peut-être aurez-vous la chance d’apercevoir des dauphins et des marsouins qui suivent les bateaux. Près de Zante et de Céphalonie survit la dernière grande colonie de tortues de mer en Europe. Le phoque moine de Méditerranée, encore présent à Karpathos, est l’espèce de phoque la plus rare et l’un des six mammifères les plus menacés d’extinction dans le monde. Ces cent dernières années, leur nombre s’est réduit au point qu’il n’en resterait plus que 400, dont la moitié en Grèce. Les animaux que vous croisez le plus souvent en Grèce sont les chats, nombreux dans les rues des villages, les chèvres domestiques, laissées en liberté dans le maquis, et les moutons. Les montagnes abritent des chèvres sauvages (le kri-kri de Crète), des chamois (Rhodopes), des lièvres, de nombreux rapaces (gypaètes, vautours, aigles, faucons...) et des perdrix. La Grèce accueille les passages saisonniers de nombreux oiseaux migrateurs.

Pour conserver ce patrimoine naturel d’exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire.
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Dans le cadre d'une démarche responsable, évitez l'achat de bouteilles en plastique. Nous vous conseillons de prévoir une gourde personnelle que vous pourrez remplir.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre, pour éviter une surconsommation énergétique.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Comment réduire votre empreinte

Comment réduire votre empreinte carbone ?
Vous pouvez participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en versant le montant de la compensation des émissions de CO2 liées à votre vol sur le site du GERES : http://www.co2solidaire.org/fr/component/hob_co2/?view=calculateur.
A titre d'exemple, voici le montant de la compensation pour un vol aller et retour vers la Grèce : Paris - Athènes, 28 € ; Paris - Héraklion, 32 € ; Paris - Rhodes, 33 € ; Paris - Santorin, 31 €.