Islande

Songez à cette île de lave et de glace, bien vivante, où la nature, sauvage et violente, a engendré de ses profondeurs des montagnes coniques de rhyolite colorées. Autour des geysers, des panaches de vapeur se dressent régulièrement vers le ciel. Des fumerolles s’échappent un peu partout des 250 volcans en activité. Vous êtes en Islande... Terre de l’extrême, mais aussi de la beauté et de l’harmonie !
Au fil des randonnées, d’innombrables merveilles naturelles se disputent votre regard : les étendues lunaires contrastent avec les sommets enneigés et les plaines verdoyantes... Aux fjords mystérieux et aux glaciers bleuis succèdent les déserts de cendre noire. Et au milieu de ces paysages magiques, des sources chaudes, jaillies de ces entrailles minérales, offrent une baignade presque irréelle... Osez la nature à l’état brut et suivez-nous au pays des trolls, des elfes et des moutons, pour un grand bol d’air pur. Une fois que vous y aurez goûté, vous n’aurez qu’une envie... revenir.
Voyages en Islande : treks et randonnées

Repères

Population

337 000 habitants.

Superficie

103 125 km2.

Capitale

Reykjavík.

Villes principales

Akureyri, Egilsstadir, Hafnarfjördur, Kopavogur.

Point culminant

Hvannadalshnúkur (2 110 m).

Volcans actifs

le Hekla (1 491 m) et les volcans sous les glaciers du Vatnajökull et du Myrdalsjökull.

Glaciers

Vatnajökull (8 400 km2, plus grand d’Europe), Langjökull (1 000 km2), Hofsjökull (900 km2).

Langue

islandais.

Décalage horaire

par rapport à la France, deux heures de moins d’avril à octobre, une heure de moins de novembre à mars. UTC/GMT : + 0 h.

Géographie

L’Islande est une grande île, la dix-huitième du monde en termes de superficie, plantée dans le nord de l’océan Atlantique, à l’ouest de la mer de Norvège et au sud-est du détroit de Danemark. Elle est située à une distance de 250 km au sud-est du Groenland au milieu de la dorsale atlantique et représente sa seule partie émergée. Le cercle polaire arctique se trouve à quelques kilomètres du nord de l’Islande. La longueur de ses côtes est de 4 988 km.
L’Islande est en presque totalité composé de roches volcaniques et comporte de nombreux volcans actifs, la plupart se situant dans les hautes terres d’Islande. Ceci est dû à sa position au milieu d’une dorsale, entre les plaques américaines et eurasiennes, qui traverse l’île en diagonale du sud-ouest au nord-est. La matière remontant à la surface répare et comble au fur et à mesure les fissures causées par la séparation des plaques. Par conséquent, l’île est toujours en train de croître (d’environ 2 cm par an).

Climat

Sous l’influence du Gulf Stream, le climat est océanique “doux”, c’est-à-dire frais, humide et venté. Le temps est extrêmement changeant, avec de nombreuses alternances de soleil et d’ondées au cours d’une même journée, entraînant des lumières magnifiques. Se protéger convenablement des probables intempéries permet d’apprécier à sa juste valeur ce pays fantastique. Plus rarement, le temps peut être très beau sur de longues périodes. La saison idéale pour voyager en Islande va de mai à septembre pour les voyages à pied.
Juin est l’un des mois les plus favorables : la durée du jour est maximale (jour pratiquement permanent), la météo souvent plus stable que le reste de l’année et les fleurs apparaissent. C’est aussi la période idéale pour observer les colonies d’oiseaux marins, grouillantes de vie. Toutefois, certaines régions peuvent ne pas être accessibles avant la mi-juin (voire plus tard pour les pistes les plus hautes), car les routes dans les montagnes ne sont pas toutes dégagées ; tous nos circuits ne sont donc pas programmés à cette période.
Septembre est également une période que nous apprécions particulièrement : la météorologie est en général encore bonne, les touristes ont déjà largement déserté le pays et, dès la fin août il est possible d’admirer le phénomène fascinant des aurores boréales. A l’intérieur du pays, les couleurs d’automne (en particulier les plants de myrtilles qui agrémentent les paysages verdoyants de taches rouge vif) explosent début septembre pour s’étendre à l’ensemble du pays vers la mi-septembre.
L’hiver n’est pas aussi rigoureux que l’on pourrait le penser pour un pays qui frôle le cercle polaire. La durée du jour est minimale en décembre et janvier, puis augmente peu à peu pour dépasser celle de nos latitudes dès la mi-mars. L’enneigement est en général très bon à l’intérieur du pays et dans les massifs du Nord jusqu’au mois de mai.
 
- Températures moyennes maximales et minimales, en °C :

 

jan.

fév.

mars

avr.

mai

juin

juil.

août

sept.

oct.

nov.

déc.

Reykjavík

2/-2

3/-1

4/-1

6/1

10/4

12/7

14/9

14/8

11/6

7/3

4/0

2/-2


Économie

Le secteur de la pêche reste le fondement de la prospérité du pays. Le développement de l'industrie de la congélation et le renouvellement de la flotte des chalutiers ont été des facteurs décisifs qui permettent à l'Islande d'occuper aujourd'hui une place de choix pour les prises et l'approvisionnement du marché international. Sa flotte est parmi les mieux équipées du monde. Le traitement du poisson s'est progressivement déplacé depuis les installations à terre, à celles en pleine mer, à bord des chalutiers-congélateurs. La morue est le principal poisson exporté. Les autres espèces importantes sont la crevette, le hareng, le lieu noir, l'églefin et le capelan. Parallèlement, se développe l'aquaculture. Les industries liées à la pêche sont devenues des secteurs de haute technologie.
Seul 1 % de la superficie de l'Islande est cultivé tandis que 20 % sont dévolus aux pâturages (moutons, volaille). Les exploitations agricoles pourvoient au marché intérieur en viande, produits laitiers et œufs. Dans les régions géothermiques, la production sous serre (tomates, concombres et fleurs) progresse.
Disposant d'un important potentiel hydroélectrique et géothermique, l'Islande a développé des énergies "propres". La géothermie est exploitée pour le chauffage des habitations, la culture sous serre et les piscines. Elle est en revanche encore peu utilisée dans l'industrie. Le pétrole, importé, est réservé aux transports et à l'industrie. Grâce au potentiel énergétique de l'île, des industries grosses consommatrices d'énergies se sont implantées (engrais, aluminium, ferro-alliage).
Les échanges internationaux jouent un rôle de premier plan dans l'économie. Cependant, la valeur annuelle des importations est supérieure à celle des exportations. Les principales importations sont le pétrole, la construction mécanique, les équipements de transports, les biens de consommation et les produits alimentaires. Les exportations sont toujours dominées par les produits de la pêche et par l'aluminium. Ces échanges sont, pour plus de la moitié, réalisés avec les pays de l'Union européenne (Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas). Le reste s'opère avec les pays de l'Association européenne de libre-échange ou AELE et les Etats-Unis.

Société

La plupart des Islandais habitent la côte sud, au climat plus clément que les rivages septentrionaux. Près de 60 % d’entre eux sont regroupés dans la région de Reykjavík. Avec 3,2 habitants au kilomètre carré, l’Islande est de loin le pays le moins densément peuplé d’Europe. La population est très jeune, 40 % ont moins de 18 ans, et exceptionnellement homogène, préservée des grandes vagues d’immigration par son isolement. Le pays a sa propre religion, l’Eglise évangélique luthérienne d’Islande, religion d’Etat reconnue par 80 % de la population.

L'histoire du pays

L'histoire
Après des moines irlandais, au VIIIe  siècle, les Vikings abordent, à la fin du IXe siècle, l'Islande, qu'ils appellent "Terre de glace". L'immigration est favorisée par le roi norvégien Harald Ier Hårfager, qui se débarrasse de nobles turbulents. Les moines partis, le paganisme persiste jusqu'au XIe siècle, mais le christianisme s'imposera peu à peu. Entre 930 et 1262, époque du Fristat (indépendance), le gouvernement appartient à une assemblée des hommes libres, l'Althing, excluant les esclaves. L'Althing comprend une assemblée législative (Lögrétta) et un tribunal (Althings-domr) mais pas d'exécutif. L'absence de ce dernier entraîne des guerres entre clans familiaux qui ont constitué le sujet des sagas islandaises. En outre, la charge de godi (représentant de l'Althing), transmissible par héritage, se concentre bientôt entre les mains d'une oligarchie. Le roi norvégien Haakon Haakonsson fait reconnaître son autorité et, peu à peu, la royauté norvégienne substitue ses propres hommes et ses institutions à l'Althing.
En 1380, avec le rattachement de la Norvège au Danemark, la situation s'aggrave : imposition brutale, par le roi Christian III, de la Réforme luthérienne et monopole commercial conféré aux Danois, qui va ruiner la pêche islandaise, administration centralisée à Copenhague.
Au XVIIIe siècle, la variole, des éruptions volcaniques et une famine due à l'insuffisance de gestion de la Compagnie danoise d'Islande déciment la population. Un essai d'autonomie échoue en 1809. Le traité de Kiel de 1814 laisse l'Islande au Danemark, qui fait des concessions : deux députés au Parlement danois, conseil de dix membres à Reykjavík, rétablissement de l'Althing, institution de deux Chambres près du gouverneur. En 1903, l'Althing obtient qu'un ministère islandais soit créé à Reykjavík.
La Constitution de 1918 fait de l'Islande un Etat indépendant en union personnelle avec le Danemark. Lors de la Seconde Guerre mondiale, sa position géographique lui confère une valeur stratégique considérable. Les Britanniques, puis les Américains occupent l'île à titre de défense. A la suite du plébiscite de 1944, l'Islande devient une république indépendante. Une Constitution institue un président de la République et une Assemblée, l'Althing, élus pour quatre ans par le peuple, et un ministère responsable.
Après son adhésion à l'OTAN en 1949, qui la place dans le système de défense occidental, l'Islande accorde aux Etats-Unis l'utilisation de la base de Keflavík. Mais, dès mars 1956, l'Althing adopte une résolution demandant le retrait des troupes américaines de cette base ; le Conseil de l'OTAN refuse en raison de la guerre froide. En 1985, l'Althing interdit l'entrée des armes nucléaires sur son territoire.
Le bon fonctionnement démocratique amène au pouvoir des gouvernements de coalition souvent en alternance centre gauche/centre droit : parti de l'Indépendance (fondé en 1929), parti du Progrès ("agrarien", 1916), parti socialiste (1938), Alliance du peuple, parti de la Préservation nationale, parti social-démocrate. Dans les années 1980, les gouvernements successifs ne parviennent pas à juguler l'inflation, la plus forte du monde occidental : de 1980 à 1988, son taux moyen est de 38 % par an. En 1980, Vigdís Finnbogadóttir devient la première femme présidente de la République islandaise. Elle est reconduite dans ses fonctions en 1984, 1988 puis 1992. Après les élections législatives anticipées de 1983, Steingrimur Hermannsson, chef du parti du Progrès, forme un gouvernement de centre droit qui, en suspendant l'indexation des salaires, parvient à réduire l'inflation tout en faisant face aux grandes grèves de flottilles de pêche.
S. Hermannsson, revenu au pouvoir, forme une coalition tripartite, regroupant les progressistes, les sociaux-démocrates et l'Alliance du peuple, puis quadripartite avec la Fédération pour l'égalité et la justice sociale à laquelle s'agrège le parti du Citoyen. Cette nouvelle coalition de cinq partis – une première historique – gère avec succès la période de récession : à partir de 1990, l'inflation est maîtrisée avec un taux annuel moyen d'environ 3 % entre 1991 et 2000.
En mars 2001, bien que ne faisant pas partie de l'Union européenne, l'Islande est intégrée dans l'espace Schengen. A partir de fin 2008, l'Islande est l'un des pays d'Europe les plus durement touchés par la crise financière internationale en raison du poids de son système bancaire dans l'économie nationale. A l'effondrement de ce dernier, s'ajoutent la dépréciation d'environ 60 % de la couronne islandaise, l'explosion de l'inflation et l'insolvabilité des ménages et des entreprises. La crise financière s'étend rapidement à l'ensemble de l'économie qui entre en récession (- 6,6 % en 2009) tandis que le taux de chômage bondit de 1 % à 8 %. Les trois principales banques du pays, Glitnir, Landsbanki et Kaupthing, doivent ainsi être nationalisées, les mouvements de capitaux strictement contrôlés et le gouvernement faire appel à l'aide du Fonds monétaire international. Au bord de la banqueroute, le pays connaît une grave crise politique sur fonds d'émeutes, qui conduit à la démission du gouvernement de G. Hilmar Haarde en 2009. Une coalition minoritaire formée des sociaux-démocrates et des Verts lui succède sous la direction de Jóhanna Sigurdardóttir avant de remporter une victoire historique aux élections législatives anticipées. Refusant de trop faire peser sur les contribuables le coût de la faillite des banques, ce nouveau cabinet adopte un plan de sauvetage en étroite collaboration avec le FMI qui lui apporte une aide de plus de 2 milliards de dollars. Sous l'égide de l'Autorité de supervision financière, le système bancaire hypertrophié est restructuré avant le retour dans le secteur privé dès octobre 2009 et janvier 2010 de deux des trois nouveaux établissements alors créés. La dette des ménages (prêts immobiliers) et des entreprises est gérée avec prudence et, si la rigueur est de règle avec des hausses d'impôts et des restrictions budgétaires, le gouvernement préserve une équité fiscale et évite d'être entraîné dans une politique récessive d'austérité. En 2011, l'Islande renoue avec la croissance grâce à une reprise de la consommation et des investissements. Favorisés par la dévaluation de la monnaie, le commerce extérieur et le tourisme y contribuent également. Le taux de chômage est ramené à moins de 6 % en 2012 et l'inflation à environ 6 %. Si la dette publique atteint plus de 100 % du PIB (2011), sa progression diminue et le déficit budgétaire (13,5 % du PIB en 2008) est réduit à environ 3,5 % en 2012.
Alors que O. R. Grímsson est réélu à la présidence de la République pour un cinquième et dernier mandat en 2012, la coalition de centre gauche au pouvoir essuie une sévère défaite aux élections législatives de 2013 en dépit des résultats économiques de sa gestion. Les motifs de mécontentement, parmi lesquels l'endettement immobilier toujours important de nombreux ménages, la baisse du niveau de vie et les craintes quant à l'avenir des quotas de pêche en cas d'adhésion à l'UE, semblent l'avoir emporté. Les partis de l'Indépendance et du Progrès, les plus eurosceptiques et qui ont promis des baisses d'impôts ainsi que des allègements de la dette des ménages, arrivent en tête. Un cabinet de coalition est formé sous la direction de Sigmundur Davíð Gunnlaugsson, président du parti du Progrès. Le gouvernement de coalition est cependant fortement fragilisé à la suite du scandale international d'évasion fiscale dévoilé par les "Panama Papers". Suspecté, ainsi que deux autres membres de son cabinet, d'avoir dissimulé des actifs, le Premier ministre doit démissionner sous la pression d'importantes manifestations pour être remplacé par Sigurður Ingi Jóhannsson.

Bon à savoir

Informations pratiques

L’Islande est-elle un pays cher ?
La crise économique de 2008, qui avait vu la devise perdre 50 % de sa valeur, avait provisoirement diminué le coût de la vie, mais l’inflation — surtout dans le domaine des prestations touristiques — a vite effacé cette baisse et l’Islande est redevenue l’un des pays les plus chers du monde. Par ailleurs, la brièveté de la saison touristique fait que la demande en hébergements et moyens de transports excède très largement l’offre. Cela signifie que, bien que nous appliquons pour nos voyages dans ce pays des niveaux de marges nettement plus réduits que pour nos autres destinations, le rapport prestations/coûts est moins bon en Islande que dans le reste du monde : il faut en général mettre la main à la pâte pour la préparation des repas, ne pas s’attendre à un encadrement important ou à loger dans des hôtels confortables (d’ailleurs rarissimes à l’intérieur du pays), monter soi-même sa tente... Pour avoir en Islande un service équivalent à ce que nous offrons (par exemple) au Népal ou au Maroc, il faudrait mettre une petite fortune !

La fréquentation touristique est-elle importante ?
Le tourisme est en forte croissance en Islande et la haute saison touristique courte. Les lieux connus sont donc en général très fréquentés en haute saison (juillet-août) : Landmannalaugar, Myvatn et Skaftafell, bien que la fréquentation diminue rapidement dès que l’on s’éloigne des campings, refuges et pistes d’accès. Les sites proches de Reykjavík comme Geysir et Gullfoss ont tendance à être fréquentés toute l’année.

Des amis m’ont conseillé d’emporter un peu d’alcool dans mes bagages. Pourquoi ?

Ce conseil peut vous paraître bien étrange. Cependant, vous avez deux bonnes raisons de le suivre : c’est un cadeau très apprécié des Islandais et il favorise les contacts avec les habitants rencontrés.... La vente d’alcool est très réglementée dans ce pays et il y est très cher. C’est pour cela que nous vous invitons à profiter de la détaxe à l’aéroport de départ ou même à l’aéroport de Keflavík juste avant le passage de la douane en entrant en Islande. La législation islandaise autorise l’importation sur son territoire d’un litre d’alcool fort et d’une bouteille de vin par personne.

Le trek en Islande nécessite-t-il des précautions particulières ?
Les voyages en Islande peuvent être éprouvants du fait de conditions climatiques très changeantes et des particularités du terrain, qui n’aident pas toujours à avoir un rythme régulier. Nous vous recommandons donc de bien vous équiper contre ce climat parfois rude (en particulier vêtements de protection – veste et pantalon – contre la pluie).

Le jour presque permanent à certaines périodes peut-il être gênant pour dormir ?
Si vous êtes sensible à la lumière, n’oubliez pas d’emporter un bandeau noir, comme dans les avions, qui vous aidera à vous endormir.

Noms et prénoms

On se voit difficilement interpeller n’importe qui par son prénom et le tutoyer ! C’est pourtant ce qui se passe en Islande, car l’identité d’une personne est donnée par son prénom (ce que les Islandais eux appellent leur nom). En effet, le nom de famille est en fait composé du prénom du père suivi de l’attribut masculin son pour le fils et féminin dóttir pour la fille.
 
Electricité
Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Les prises sont de type français.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?

Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.

Quelques mots utiles
La langue parlée en Islande est le vieux norrois, c’est-à-dire le norvégien des Vikings. L’insularité a empêché presque toute évolution de la langue, contrairement aux autres langues nordiques continentales, influencées par les langues des pays d’échange comme la plupart des langues du monde. Bien que les Islandais parlent en général plusieurs langues (de trois à cinq !), apprendre quelques mots clés d’islandais vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de rendre plus agréables vos échanges avec les populations rencontrées. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
bonjour : gódan dag ;
oui : ; non : nei ;
au revoir : bless ;
merci : takk fyrir ;
comment allez-vous ? : hvernig gengur ?
bien, merci : gott, takk.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer, votre voyage n’en sera que plus riche ! Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !
Quelques astuces de prononciation :
— Þ (exemple : Þingvellir) se prononce comme le “th” anglais dans think ;
— ð (exemple : Skagafjörður) se prononce comme le “th” anglais dans there ;
— ll, comme dans Vatnajökull qui se prononce “Vatnayeukoudl” ;
— fn, comme dans Höfn, qui se prononce “Heupn” ;
— Hv, comme dans Hvannadalshnúkur, qui se prononce “Kvanadalsnoukour”.
Enfin, la sonorité des voyelles change si elles ont un accent, même si c’est un a ou un y.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer, votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Site Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Islande.


Guides
Islande, Bibliothèque du voyageur Gallimard.
Islande, Marcus.
Iceland, Lonely Planet (en anglais).
Iceland, Rough Guide (en anglais).
Guides des volcans d’Europe et des Canaries, Maurice Krafft et François-Dominique de Larouziere, Delachaux et Niestlé.

Ouvrages illustrés
Carnets d’Islande - Un hiver aux confins du cercle arctique, Véronique et Aurélien Brusini, éditions Les 2 Encres.
Impressions d’Islande (avec CD), Marc-Antoine Belledent et Danielle Allissant, éditions Médial.
Islande, entre feu et glace, Jean Hervoche, Terre de Brume.

Littérature
Le Berger de l’Avent, Gunnar Gunnarson, Arléa.
Nuits à Reykjavik, Thor Vilhjalmsson, Actes Sud.
Le Paradis retrouvé, Halldor Laxness, L’imaginaire Gallimard.
Sagas islandaises, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard.
Islande de glace et de feu, Internationale de l’imaginaire n° 18, Babel.

Cartes
Island, 1/500 000, Landmaelingar Islands (disponible uniquement en Islande).
Iceland, 1/400 000, Freytag.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Einar a effectué une partie de ses études hors d’Islande. Signe du destin, c’est à Grenoble, non loin des bureaux Allibert, qu’il atterrit ! De retour dans son pays, il se lance en tant que guide-accompagnateur dans l’encadrement de groupes francophones, avant de fonder, avec deux membres de sa famille, sa propre entreprise.
Par le biais de connaissances communes, Einar est entré en contact avec Allibert il y a bientôt 20 ans et est devenu notre partenaire privilégié dans l’organisation de nos voyages en Islande. Au fil du temps et des voyages, des liens solides se sont tissés entre lui et plusieurs personnes de l’équipe Allibert qui se retrouvent pour concocter des voyages inédits, chercher les itinéraires les plus originaux, skier ou randonner en famille, en Islande, en France ou ailleurs ! Einar sait faire partager les charmes de l’Islande : conviés à venir juger par eux-mêmes, tous nos vendeurs sont rentrés envoûtés par ce pays magique... et par Einar !

Le respect des us et coutumes


Si, pendant des siècles, les Islandais ont tous été paysans, aujourd’hui moins de 10 % de la population se consacrent à l’agriculture ou plutôt à l’activité pastorale. Deux tendances extrêmes : la majorité de la population, selon les statistiques, n’exclut pas l’existence des elfes, lutins, fées et revenants, mais, à l’inverse, l’Islande est à la pointe de la technologie : tout le monde a un portable et Internet. Une autre tendance : l’américanisation très visible de la société, notamment à travers la nourriture (les fast-foods pullulent). A cheval entre Europe et Amérique, l’Islande semble hésiter encore...

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Ne soyez pas surpris par l’accueil qui peut paraître froid : les Islandais sont généralement stoïques et réservés, et ne recherchent pas particulièrement le contact. Evitez de les brusquer.
— Evitez de critiquer devant eux la chasse à la baleine ou aux oiseaux, au risque de les vexer.
— On enlève ses chaussures en entrant dans les maisons. Souvent un petit panneau vous le rappelle. Dans les lieux fréquentés, des brosses sont mises à votre disposition. Sur certains sites, vous pourrez décrotter vos chaussures avant de remonter dans le bus ou dans votre voiture.
— Si vous êtes invité à une soirée par des Islandais, le seul alcool que vous boirez sera certainement celui que vous apporterez. Vous pourrez remporter votre bouteille si elle n’est pas finie !
— Beaucoup plus qu’ailleurs, l’égalité entre les hommes et les femmes est une réalité : les sexes ne se distinguent ni dans les attitudes ni dans les tâches. Très instructif quant aux progrès qu’il nous reste à accomplir dans ce domaine.
 
Ces précautions favorisent les échanges. 

La préservation de l'environnement

L’Islande était à l’origine une île boisée. Les forêts auraient été, au cours des siècles, exploitées par les habitants pour le chauffage. Le pays compte actuellement plusieurs programmes de reforestation. La végétation est constituée en particulier des mousses ou des lichens qui ont colonisé les laves récentes (dans l’est ou en altitude). Quelques fleurs ont réussi à s’implanter : campanule arctique, primevères, saxifrage et bruyère.
Les oiseaux constituent la véritable richesse de la faune de l’île, en particulier les grandes colonies d’oiseaux marins : jusqu’à quatorze espèces dans leur environnement, les villages de pêcheurs ou sur les falaises, hautes de 20 à 300 mètres, qui en abritent des centaines de milliers. Le pétrel fulmar, qui ressemble à la mouette, la mouette tridactyle, le macareux moine, le petit pingouin, le guillemot de Troïl, très répandu sur les côtes, l’eider, la sterne arctique, l’oie ou encore le goéland brun.
Les rivages, particulièrement poissonneux, abritent par ailleurs de nombreuses colonies de phoques et pas moins de dix-sept espèces de cétacés. Saumons, truites et anguilles sont particulièrement fréquents dans les eaux douces.
Le seul mammifère terrestre originaire d’Islande est le sympathique renard arctique. Quelques espèces ont été introduites sur l’île, notamment le vison et le renne. Parfois, des ours polaires, profitant des glaces dérivant depuis le Groenland, s’aventurent jusqu’aux abords de l’île.
L’eau, froide ou naturellement chaude, est extrêmement abondante dans l’île, il n’y a donc pas lieu de l’économiser particulièrement. Au contraire, une attitude responsable quand on fait la vaisselle consiste à utiliser beaucoup d’eau chaude et peu ou pas de détergent pour éviter la pollution.
Partir en Islande, c’est oser la nature à l’état brut : volcans, déserts de cendres noires, glaciers démesurés, superbes fjords, etc. Les Islandais sont imprégnés d’une conscience écologique poussée, afin de préserver ces beautés naturelles intactes, qui peut nous paraître extrême : ils respectent la nature jusqu’aux insectes et aux végétaux vivant sous une pierre, et s’ils déplacent le moindre élément, ils le repositionnent à l’endroit exact où ils l’ont trouvé !

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception : 
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire.
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou d'utiliser un filtre.
— Evitez les shampooings, lavages, savonnages en tout genre (même biodégradables) dans les sources chaudes. Les Islandais sont particulièrement sensibles au problème de pollution.
— L'équilibre écologique des régions que vous allez traverser est menacé. Le froid ralentit la décomposition des déchets organiques, et la sur-fréquentation contribue à la dégradation de l'environnement, même lors de visites en groupe restreint. Pour préserver l'écosystème, limitez le piétinement et ne sortez pas des sentiers, ne roulez pas en dehors des pistes.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur : https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Comment réduire votre empreinte

Comment réduire votre empreinte carbone ?
Vous pouvez participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en versant le montant de la compensation des émissions de CO2 liées à votre vol sur le site du GERES : http://www.co2solidaire.org/fr/component/hob_co2/?view=calculateur.
A titre d'exemple, voici le montant de la compensation pour un vol aller et retour vers l'Islande : Paris - Reykjavík, 30 €.