Martinique

Entre océan Atlantique et mer Caraïbe, ce lointain bout de France si dépaysant est appelé l’île aux fleurs. Au cœur de la culture créole, entre forêt tropicale et côtes arides, depuis les contreforts de la montagne Pelée jusqu’aux lagons paradisiaques du sud de l’île, venez découvrir les plus beaux sites naturels !
Voyages et randonnée en Martinique

Repères

Population

414 516 habitants.

Superficie

1 128 km2.

Villes principales

Fort-de-France (préfecture), Le Lamentin, Le Robert, Schœlcher.

Point culminant

la montagne Pelée (1 397 m).

Langues

français, créole.

Religion

catholicisme.

Décalage horaire

par rapport à la France, cinq heures de moins de novembre à mars, six heures de moins d’avril à octobre. UTC/GMT : - 4 h.

Géographie

Une petite île, mais très variée.
La Martinique est à la fois une région et un département d’outre-mer français. L’île d’origine volcanique s’étire sur environ 60 kilomètres de longueur, pour 27 kilomètres de largeur. Elle est située au centre de l’arc volcanique des Petites Antilles, entre l’île de la Dominique, au nord, et l’île de Sainte-Lucie, au sud. Le relief est très accidenté. Le nord, recouvert d’une végétation tropicale, est spectaculaire avec ses gorges, ses ravines et les pitons du Carbet et de la montagne Pelée. Au centre, c’est la plaine du Lamentin, avec les deux grandes villes de Fort-de-France et du Lamentin (aéroport). Les collines du sud abritent baies et anses qui cachent de superbes plages et mangroves.

Climat

L’île bénéficie d’un climat de type tropical maritime. L’anticyclone des Açores dirige vers l’île un vent d’est connu sous le nom d’alizé. La température de la mer des Caraïbes, ainsi que celle de l’océan Atlantique est d’environ 27  °C et atteint 28 °C à 29 °C l’été.
La température de l’air est relativement stable toute l’année.
Il y a deux saisons avec des transitions plus ou moins marquées :
- une saison sèche (appelée “carême”) de décembre à mai. L’air est plus sec et les averses sont peu fréquentes. Les températures sont agréables et les alizés généralement bien établis ;
- une saison plus humide (appelée “hivernage”) de juillet à octobre, accompagnée de périodes de pluies fréquentes et intenses l’après-midi.
Le soleil se lève vers 5 heures du matin l’été et 6 heures l’hiver pour se coucher respectivement vers 17 h 30 et 18 h 30.
 
- Moyenne des températures minimales et maximales à Fort-de-France, en °C :

 

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Économie

L’économie est presque exclusivement axée sur la production agricole : la banane a une place prépondérante, au point qu’on peut parler de monoculture. La situation géographique de l’île la rend vulnérable au passage des cyclones, qui peuvent à tout moment ravager les cultures. La canne à sucre apporte aussi de bons revenus. Le tourisme participe pour une part importante à l’économie locale. Le coût de la vie est élevé, alors que le niveau moyen des revenus stagne. La Martinique est partie intégrante du territoire douanier de l’Union européenne, mais est exclue de son territoire fiscal ; elle a donc été érigée en zone défiscalisée.
 
La Martinique est un département d’outre-mer, mais aussi une des régions ultrapériphériques de l’Union européenne. Elle constitue avec la Guadeloupe, située à environ 150 kilomètres plus au nord, et la Guyane, située au nord de l’Amérique du Sud, les départements français d’Amérique (DFA).

Société

La Martinique a connu une augmentation démographique importante. Mais la baisse récente de la fécondité, conjuguée à un solde migratoire négatif, explique la diminution de la population depuis 2006. Parallèlement, l’urbanisation a modifié la répartition géographique au profit principalement de Fort-de-France (qui rassemble un tiers de la population totale) et au détriment des zones rurales du nord et du sud-ouest. La population est composée à 80 % de Noirs et de métis, à 15 % d’Afro-Indiens et à 5 % d’Européens. La Martinique connaît donc un fort métissage, donnant une population de type créole. Même si la religion catholique constitue toujours la première communauté de l’île, d’autres viennent désormais ici prêcher la bonne parole : adventistes, baptistes, méthodistes, témoins de Jéhovah, hindouistes…

L'histoire du pays

Découverte par Christophe Colomb en 1493, ce n’est qu’en 1635 que des Français y débarquent et exterminent les Indiens dont la présence était attestée depuis une quinzaine de siècles. Jacques Diel du Parquet, gouverneur de 1637 à 1658, est le véritable organisateur de la colonisation, favorisant la culture de la canne à sucre par des Hollandais chassés du Brésil. L’île est confiée en 1664, et pour un siècle, à la Compagnie française des Indes occidentales. Peu après, elle devient le siège du gouvernement général des Antilles françaises, et bénéficie d’une attention particulière de la part de la métropole. L’économie et la hiérarchie sociale sont fondées sur le système de la plantation. De riches créoles dirigent de grands domaines, où des esclaves noirs cultivent café, canne à sucre, indigo, coton. Noirs affranchis et métis se spécialisent dans le petit commerce et l’artisanat.
L’idée d’un régime autonome et aristocratique des planteurs, les velléités d’abolition de l’esclavage et l’exemple d’Haïti devenue indépendante sont à l’origine d’une radicalisation des Noirs, dont l’agitation ne va pratiquement pas cesser jusqu’à l’abolition de l’esclavage en 1848. Le marasme économique et les troubles sociaux qu’elle induit, la rivalité politique entre Victor Schoelcher (député de la Martinique sous la IIe République, de nouveau député puis sénateur à vie de l’île sous la IIIe République) et Bissette, mulâtre rallié aux colons, enfin l’incendie de Fort-de-France (1890) et l’éruption de la montagne Pelée (1902) marquent la seconde moitié du XIXe et le début du XXe siècle. Entre 1940 et 1943, l’île reste, comme les autres Antilles françaises et la Guyane, sous l’administration de Vichy.
La loi du 19 mars 1946, dont Aimé Césaire, devenu député, est l’un des rapporteurs, en fait un département d’outre-mer. La vie politique va bientôt tourner autour du statut de l’île, à partir du moment où Aimé Césaire, partisan de l’autonomie, mais hostile à tout extrémisme, rompt avec les communistes et fonde le parti progressiste martiniquais (1958). Dans le cadre de la décentralisation entreprise par le gouvernement Mauroy, une région se superpose au département (1982) et un conseil régional élu au suffrage universel est institué en 1983. Aimé Césaire en est le président jusqu’en 1988. Appelés en décembre 2007 à se prononcer par référendum sur la création d’une collectivité territoriale se substituant au département et à la région, les Martiniquais se prononcent par 50,48 % des voix pour le non. En janvier 2010, ils rejettent par 78,9 % de non le statut d’autonomie selon l’article 74 de la Constitution et optent à 68,3 % de oui pour la fusion région-département.

Bon à savoir

Informations pratiques

Le rhum
Sans le tourisme, les îles comme la Martinique ne vivraient, pourrait-on croire en débarquant, que par le rhum. Et que pour lui. En tout, c’est, dit-on, 65 % du rhum produit qui est bu sur place. Depuis la victoire de la betterave sur le sucre roux, le rhum reste le seul débouché pour l’océan de canne hérité des temps de la monoculture. La reconnaissance, fin 1996, d’une AOC a beaucoup fait pour la notoriété et la qualité du rhum en général. C’est le seul rhum au monde à avoir obtenu une telle reconnaissance : très stricte, elle exige du produit final qu’il soit typique, spécifique, et que son origine géographique soit clairement définie. Riches en arômes complexes, les vieux rhums de la Martinique comptent parmi les meilleurs au monde. Les quotas qui accompagnèrent l’AOC ont misé sur la qualité et ont évité ainsi l’effondrement des cours.
 
La sorcellerie et les superstitions
Un quimboiseur ou un séancier est l’équivalent de nos “j’teux d’sort” berrichons. Les Martiniquais les consultent toujours pour les mêmes raisons, l’argent et l’amour. Les recettes courantes consistent en la confection d’amulettes, de philtres, de tisanes ou de bains corporels à base d’herbes. Des pratiques plus noires en appellent à l’aide des morts pour éliminer un rival. Dans l’imaginaire antillais, les zombis restent d’actualité. Différent du vaudou haïtien, le terme désigne ici divers “grands diables” qui viennent vous tourmenter, le plus souvent la nuit.

La case antillaise
Dans les bourgs anciens et dans les campagnes, on peut observer, par l’évolution de la case antillaise, l’adaptation aux nouvelles façons de vivre. Case à deux pièces agrandie d’une terrasse, puis de deux, auxquelles on ajoute au fur et à mesure d’autres pièces. Si la plupart des Antillaises ont aujourd’hui une cuisine dans leur maison, à la campagne elles ont gardé l’habitude d’une cuisine extérieure.

L'artisanat
Bijoux en corail, tissus, vanneries, sculptures sur bois, objets en bambou ou en coquillages, meubles tropicaux, poteries ou poupées créoles peuvent être achetés dans les boutiques de souvenirs

Electricité
Tension électrique 220 V, 50 Hz. Prises électriques identiques aux prises françaises.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger vos batteries.

Quelques mots utiles
Apprendre quelques mots clés vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs, de faciliter et de rendre plus agréables vos échanges avec les Martiniquais rencontrés. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour messieurs dames : Mésyé zé dam bonjou !
Bonsoir  : Bonswa
Petit verre de rhum sec : Sèk-sèk
Blanc : Z'oreille
Donnez-moi un punch (citron, rhum, sucre) s'il vous plaît : Ba mwen an CRS souplé.

Bibliographie

Sites Internet
http://www.routard.com/guide/martinique.
http://fr.wikipedia.org/wiki/martinique.
 
Guides
Martinique, Guide Voir, Hachette.
Martinique, Encyclopédies du voyage, Gallimard.
Martinique, Le Petit Futé.
Le Goût de la Martinique, Raphaël Confiant, Mercure de France.

Cartes
Martinique, 1/100 000, IGN.
Cartes IGN 1/25 000, série bleue Top 25

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Histoire de passion
Agriculteur de formation, Léon poursuit à sa manière la tradition familiale. Défendeur des jardins créoles comme son père qui s’inspirait du cycle lunaire pour les plantations, il est devenu il y a quelques années le premier exploitant bio de la Martinique. De là à souhaiter faire découvrir son île sans fard et loin des clichés, il n’y avait qu’un pas. Il devient donc l’initiateur du premier programme d’agrotourisme de l’île (adaptation du tourisme traditionnel à travers le milieu agricole). Amoureux du patrimoine, il vous guidera avec beaucoup d’enthousiasme au cœur de la Martinique authentique et profonde.
C’est chez lui, face à la Montagne Pelée, que vous séjournerez, dans des cases créoles où Arlette, sa femme, et Monique et Louise, ses deux sœurs, vous régaleront de produits frais du terroir cuisinés façon créole.

Le respect des us et coutumes

La Martinique fonctionne à son propre rythme. On ne change pas les habitudes et les continentaux doivent se plier aux coutumes locales, ce qui est, après tout, bien naturel. On ne touche pas aux modes de fonctionnement établis, qu’ils soient bons ou plus critiquables. La vie antillaise est inimaginable sans musique : dans les rues, sous les chapiteaux, sur les terrains de sport, dans votre gîte, la musique est omniprésente, rythmant chaque heure du jour et de la nuit. Enfin, le ti-punch est une véritable institution de la vie antillaise à laquelle on sacrifie de bonne grâce, de préférence dans un verre frappé à l’effigie des grandes distilleries qui portent le nom des vieilles familles créoles.
 
Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord. 
 
Ces précautions favorisent les échanges. 

La préservation de l'environnement

La Martinique dispose d’un patrimoine naturel si riche qu’il est pratiquement impossible d’en dresser la liste exhaustive.
La végétation de la côte méridionale se caractérise par une forêt littorale composée de raisiniers en bord de mer, mancenilliers, catalpas et amandiers-pays. Partout, on trouve aussi le flamboyant, le palmier royal, l’arbre du voyageur ou encore le bougainvillier et ses fleurs aux couleurs vives. Toutes les plantes ornementales qui poussent sous les tropiques se retrouvent en Martinique : l’orchidée, bien sûr, mais aussi le frangipanier, l’hibiscus, l’anthurium, le jasmin, etc. La plupart des fruits tropicaux y sont également présents : cocos, mangues, oranges, ananas, papayes, goyaves ou fruits de la passion. La liste des plantes vivrières et des arbres nourriciers que l’on peut trouver dans un jardin créole est sans fin. La patate douce, le chou caraïbe, le piment, l’igname ou le bananier, sans oublier la canne à sucre, en font notamment partie.
Au large des baies de la côte au vent, le récif corallien s’étend de Sainte-Marie jusqu’à la pointe des Anglais au sud. Ces paysages sous-marins font le bonheur des amateurs de plongée. Une cartographie générale des espaces naturels protégés a été établie en 1993. Pour préserver ce fragile écosystème, de nombreux sites sont désormais protégés au sein du parc naturel régional de Martinique, s’étendant sur 64 000 hectares. Le volcan de la montagne Pelée est partie intégrante de ce parc. Celui-ci est complété à l’est par la réserve naturelle recouvrant le site prestigieux de la presqu’île de la Caravelle (520 ha) et par le site classé du versant nord-ouest de la montagne Pelée (2 100 ha). Le conservatoire du littoral a par ailleurs acquis près de 1 200 hectares sur les sites littoraux les plus remarquables (Grand Macabou, Anse-Couleuvre, Pointe-Rouge, la Caravelle, Le Morne-Larcher). Une deuxième réserve naturelle est créée début 1995 sur les îlots de Sainte-Anne et de nombreux projets sont en cours.

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception : 
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire.
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Dans le cadre d'une démarche responsable, évitez l'achat de bouteilles en plastique. Nous vous conseillons de prévoir une gourde personnelle que vous pourrez remplir.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre, pour éviter une surconsommation énergétique.

 Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans la compensation carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking compense depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...