Ouganda

Au cœur de l’Afrique des grands lacs - Edouard, Albert et Victoria - dans le grand rift africain, dominées par des volcans endormis ou des collines douces, les vallées agricoles sont exploitées par les Luos et les Atekers, d’origine nilotique, et par les Luganda, d’origine bantoue, qui se répartissent le territoire avec sagesse. Les savanes et les forêts tropicales humides abritent de nombreuses espèces de mammifères dont les primates et notamment quelques chimpanzés ou de rares gorilles. A l’ouest du pays, sur la frontière avec le Congo, le pic Margherita du mont Ruwenzori culminant à 5 110 m et les montagnes de la Lune s’imposent comme une destination d’aventure, mystérieuse et fascinante dans les traces des premiers explorateurs à la recherche des sources du Nil.
Voyages, trekkings et randonnée en Ouganda

Repères

Population

37,5  millions d’habitants.

Superficie

236 860 km2.

Capitale

Kampala. 

Villes principales

Jinja, Entebbe, Mbarara, Mbale, Soroti, Masaka, Gulu.

Point culminant

le pic Margherita (5 110 m).

Langues

anglais (off.), luganda, swahili.

Religions

catholiques (45 %), protestants (40 %), musulmans (10 %), autres 5 %.

Décalage horaire

par rapport à la France, deux heures de plus de novembre à mars, une heure de plus d’avril à octobre. UTC/GMT : + 3 h.

Géographie

Entouré par les trois lacs Edouard, Albert et Victoria, qui forment la majorité de ses frontières, l’Ouganda est enclavé entre le Soudan au nord, le Kenya à l’est, la Tanzanie et le Rwanda au sud, et la République démocratique du Congo à l’ouest. Traversé par l’équateur, le pays est principalement composé d’un plateau central, d’une altitude moyenne de 1 200 mètres, entouré de montagnes, les volcans Muhavura et Sabinyo, limitrophes du Rwanda, du horst de granit du Ruwenzori, long de 130 km et large de 35 km, et du massif volcanique de l’Elgon (4 321 m), sur la frontière du Kenya. Le pic Marguerita du mont Ruwenzori culmine à 5 110 mètres d’altitude.

Climat

Le régime équatorial est influencé par la mousson asiatique et par les zones montagneuses du pays.
Les deux saisons sèches sont idéales pour voyager, la petite, de décembre à février, et la grande, de juin à août.
Il fait très froid pendant les ascensions. Températures fraîches également dans les parcs au cœur de l’hiver austral (juillet-août). De gros orages sont possibles en toutes saisons.

 jan.

 fév.  

 mars 

 avril

 mai

 juin

 juillet

 août

 sept.

 oct.

 nov.

 déc.

saison sèche 

 saison des pluies

saison sèche

  saison des pluies

saison sèche


Économie

Le pays a peu de ressources. L'agriculture fournit la plupart des exportations, emploie les deux tiers de la population active et représente le tiers du produit intérieur brut ; les cultures vivrières sont le maïs et le manioc, suivis du sorgho, des pommes de terre, haricots, arachides, canne à sucre, blé et ananas ; la principale culture commerciale est le café ; on cultive également le thé, le coton et le tabac. La pêche est en progrès sur les principales étendues d’eau.
L’industrie comme le commerce sont traditionnellement entre les mains de grandes familles d’entrepreneurs d’origine indienne. L’Ouganda encourage le développement du tourisme par la mise en place d’infrastructures appropriées, mais ce n’est pas encore une activité courante dans le pays…

Société

La population est constituée de deux grands ensembles ethniques et culturels, les Bantous majoritaires (Bagandas, Banyankoles, Banyors et Toros), qui représentent les 3/4 de la population et habitent le sud, et les populations originaires du Nil (Acholli, Karamojong et Langis) qui habitent le nord.
La croissance démographique est très forte et la population très jeune (50 % ont moins de 14 ans). Les Ougandais parlent des langues bantoues ou nilo-sahariennes ; au total, on dénombre quelque 35 langues dans le pays.
L’Ouganda est avant tout rural, le taux d’urbanisation est à peine supérieur à 10 %.

L'histoire du pays

Avant la colonisation, plusieurs royaumes existent, qui se sont formés et ont disparu au gré des invasions. Au XIVe siècle, des pasteurs hima venus du Soudan s’installent au sud et dominent les agriculteurs bantous. Ils sont supplantés, vers 1500, par des Luos, qui fondent l’empire de Kitara, lequel se scinde en royaumes vassaux, le Bunyoro, l’Ankole, le Karagwe et le Buganda qui connaît son apogée au XIXe siècle.
Les explorateurs britanniques John Speke et Richard Burton, à la recherche des sources du Nil, puis Stanley reconnaissent la région. En 1894, le gouvernement britannique impose son protectorat ; le premier ministre du Buganda collabore avec l’administration coloniale, avec le soutien de l’aristocratie ganda. Après la Seconde Guerre mondiale, les revendications indépendantistes aboutissent à la naissance de partis politiques : l’United People’s Congress (UPC) de Milton Obote protestant et progressiste, et le Democratic Party (DP) libéral et catholique, du Ganda Benedicto Kiwanuka. outenant la cause de l’indépendance, puis exilé à Londres, le jeune roi du Buganda, Mutesa II, fait en 1955 un retour triomphal. L’indépendance est proclamée en 1962.
En 1963, Mutesa II est élu à la tête de l’Etat constitué des quatre royaumes historiques, Buganda, Ankole, Toro et Bunyoro. Mais, en 1966, Mutesa II est déposé par Milton Obote qui met fin à l’autonomie des royaumes, proclame une république unitaire et pratique une politique d’inspiration socialiste avec la nationalisation des grandes entreprises privées et la redistribution des terres des grandes propriétaires. En 1971, le général Idi Amin Dada, chef de l’état-major, un Kakwa musulman du nord, s’empare du pouvoir par un coup d’Etat. C’est une sanglante dictature qui s’installe ; Idi Amin Dada expulse plusieurs dizaines de milliers d’Indiens, industriels et commerçants, accusés de spolier les Africains, nationalise les intérêts britanniques et laisse son armée multiplier les exactions. Le Commonwealth condamne le régime pour violation des droits de l’homme. L’Ouganda attaque la Tanzanie, où se sont réfugiés ses opposants politiques ; l’armée tanzanienne défait les forces ougandaises.
M. Obote reprend le pouvoir en 1980 après des élections contestées ; plusieurs factions armées lancent des opérations de guérilla entraînant une répression sanglante jusqu’en 1985, date où le président Obote est renversé lors d’un coup d’Etat militaire par le général Tito Okello, un Acholi. Tito Okello est évincé en 1986 par la National Resistance Army (NRA) du général Yoweri Museveni, originaire de l’Ankole. Le nouveau régime s’efforce de redresser une économie en ruines, avec l’aide du Fonds monétaire international (FMI). En 1991, le chef de l’Etat propose la restitution de leurs biens aux Indiens expulsés : 4 000 d’entre eux reviennent. Si le pays retrouve une certaine prospérité, le calme est relatif, le régime se heurtant à diverses oppositions : le Front de la rive occidentale du Nil, formé par d’anciens partisans d’Idi Amin Dada et soutenu par le Soudan, l’Alliance des forces démocratiques, qui lutte pour un Etat fédéral, la plus importante et la plus meurtrière, se réclamant de la secte d’Alice Lakwena, la Lord’s Resistance Army (Armée de la résistance du Seigneur, LRA), dirigée par Joseph Kony et soutenue, elle aussi, par le Soudan. En juin 2000, le “système” instauré par Museveni est plébiscité par les Ougandais à 90,7 % et le multipartisme rejeté, son Mouvement continue de fonctionner comme un parti unique et de gérer le pays. En politique étrangère, l’Ouganda apporte son appui à la rébellion dans le sud chrétien et animiste du Soudan contre le régime islamiste de Khartoum, ce qui lui vaut la faveur des Etats-Unis.
Après deux décennies d’exercice du pouvoir sans partage, Museveni, consentant en 2005 à une relative libéralisation de la vie politique, fait adopter par référendum le retour au multipartisme, tout en ayant  pris soin de faire voter par le Parlement un amendement constitutionnel mettant fin à la limitation des mandats présidentiels. Le pays est sur la voie d’une relative pacification. En 2005, l’armée congolaise, appuyée par les Casques bleus, met en déroute les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées et de l’Armée nationale de libération de l’Ouganda, mouvements qui menacent le régime ougandais depuis 1996. Affaiblie par la perte de ses bases arrière au Sud-Soudan, la LRA, qui sème la terreur dans le nord de l’Ouganda depuis 1986, signe, entre 2006 et 2008, une série d’accords débouchant sur un cessez-le-feu permanent et permettant de ramener la paix et la sécurité dans cette région. S’engageant dans la résolution des conflits régionaux, l’Ouganda participe à l’opération de maintien de la paix en Somalie.
En 2011, mettant en avant les performances économiques du pays — une croissance de plus de 5 % en 2010 après des pics à 8 à 10 % en 2006-2008 —, s’engageant à faire de l’Ouganda un pays moderne grâce à l’exploitation des gisements de pétrole du lac Albert et vantant les succès dans la lutte contre la LRA, Museveni est réélu pour un quatrième mandat. Sa victoire peut également s’expliquer par le retour, pour la première fois depuis son accession au pouvoir, à une situation de paix grâce au programme de démobilisation et de réintégration des anciens rebelles et aux mesures d’amnistie. En revanche, la forte croissance de l’économie s’accompagne de plusieurs scandales de corruption que Museveni affirme vouloir combattre et, pour la population, d’une flambée des prix en grande partie due à des facteurs externes. De nouveau candidat et favori de l’élection présidentielle de 2016, Museveni est déclaré élu par la commission électorale avec 60 % des voix.

Bon à savoir

Informations pratiques

Le lac Victoria
ou Nyanza (encore appelé lac Ukéréoué — Ukerewe –, ou Nalubaale), est le plus grand lac d'Afrique et le deuxième au monde en superficie avec 68 100 km2. Il doit son nom à l'explorateur britannique Speke qui fut, en 1858, le premier Européen à l'atteindre, et qui le baptisa en l'honneur de la Reine Victoria. Situé au cœur d'une zone densément peuplée, il occupe une dépression encadrée par les deux branches de la vallée du grand rift, il est la source du Nil Blanc, le plus long affluent du Nil.

Electricité

Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Prévoyez un adaptateur pour les prises électriques.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?

Prévoir une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.
Nous vous conseillons d'emporter des jumelles d'approche pour admirer la faune dans les parcs, ainsi qu'un téléobjectif si vous en possédez un.

Quelques mots utiles
Parmi les quatre principaux groupes de population, il existe des centaines de sous-groupes avec leur propre dialecte (kikuyu, luo, masai, etc.). Cependant, le langage commun utilisé pour communiquer est le swahili (ou kiswahili). Apprendre quelques mots clés vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de faciliter vos échanges avec les tribus rencontrées. N’hésitez pas à utiliser les expressions ci-dessous.
Bonjour : djambo.
Bienvenue : karibu.
S’il vous plaît : tefadhali.
Comment ça va ? : habari ?
Très bien  : msuri sana.
Merci (beaucoup) : asante (sana).
Au revoir : kwaheri.
Oui : ndiyo. Non : hapana.
Pas de problème : hakuna matata.
Doucement : polé polé.
Rhinocéros : kifaru.
Eléphant : tembo.
Lion : simba.
Léopard : chui.
Buffle : mbogo.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer... Votre voyage n’en sera que plus riche ! Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Sites Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ouganda.
http://www.nationsencyclopedia.com/Africa/Uganda.

Récits, littérature
Hiver africain, Evelyn Waugh, Payot Voyageurs.
Aux sources du Nil, Richard-Francis Burton, John-Hanning Speke, Phébus.

Carte
Ouganda, 1/800 000, ITM n°936.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

En 2005, ce sont les premières reconnaissances sur place pour approcher les parcs et les sommets. 2008 voit notre premier groupe sur le Ruwenzori.
Forts de dizaines d’années de présence en Afrique de l’Est et équatoriale, nous avons développé cette destination pour vous proposer cette aventure unique. Pour organiser l’ascension du Ruwenzori, sommet mythique entre forêts équatoriales et incroyables glaciers, nous collaborons  avec l’une des meilleures agences ougandaises, dirigée par Bonifence, passionné de nature.

Le respect des us et coutumes

L’Ouganda est surnommée à juste titre "la perle de l’Afrique". Et pour cause, ce pays gâté par la nature avec ses paysages époustouflants n’a d’égal que sa culture préservée, liée à la présence d’une mosaïque de tribus, chacune ayant leurs propres coutumes et traditions. Le terme pour blanc est muzungu. Ce n'est pas un terme péjoratif, aussi si vous l'entendez, souriez et répondez d'un signe de la main.

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.

Ces précautions favorisent les échanges.

La préservation de l'environnement

Les hautes terres de l’Ouest abritent herbes et forêts. Dans l’extrême Sud-Ouest, la culture est intensive, même sur les pentes de haute montagne. Dans la région Nord poussent herbes courtes, savanes boisées, épineux et palmiers borasses.
L’éléphant, l’hippopotame, le buffle et les singes sont nombreux ; le lion, la girafe et le rhinocéros vivent également dans le pays.
Les oiseaux sont très présents, on rencontre notamment la grue couronnée, la corneille, le héron, les aigrettes, l’ibis, les oiseaux de Guinée, les pigeons, la colombe, le guêpier, la huppe, la cigogne marabout, le martin-pêcheur et le pygargue.
Dans la chaîne montagneuse du Virungas, partagée entre l'Ouganda, la République démocratique du Congo et le Rwanda, vivent les 700 derniers gorilles des montagnes, menacés par le braconnage et la déforestation.
 
Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. 
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.
 
Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Comment réduire votre empreinte

Comment réduire votre empreinte carbone ?
Vous pouvez participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en versant le montant de la compensation des émissions de CO2 liées à votre vol sur le site du GERES : http://www.co2solidaire.org/fr/component/hob_co2/?view=calculateur A titre d'exemple, voici le montant de la compensation pour un vol aller et retour vers l’Ouganda : Paris - Entebbe, 63 €.